Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1418 résultats 

transforming growth factor (TGF) l. angl. m.

Facteur de croissance transformant, appartenant à une large famille de cytokines qui comportet actuellement une vingtaine de membres importants dans le développement, les réactions inflammatoires et la cicatrisation.
Les facteurs de croissance transformants (TGF) sont des facteurs de croissance polypeptidiques exprimés dans toutes les cellules de l’organisme et jouant un rôle important dans le développement embryonnaire, la cicatrisation, les fibroses, la régulation du système immunitaire et certains cancers.
Ils ont été isolés de cultures de cellules malignes et ajoutés au milieu de culture de cellules normales, il leur confèrent la capacité de se multiplier indéfiniment.
Cette famille de polypeptides comporte au moins deux groupes de molécules nommées TGF alpha et TGF bêta dans lequel on distingue 3 isoformes chez l’Homme, appelées TGF-bêta 1, TGF bêta-2 et TGF bêta-3.
- un TGFalpha a été isolé de cultures de mélanome, constitué de 63 acides aminés de structure très proche de l'EGF (facteur de croissance de l'épiderme) ;
- les TGFbêta en diffèrent par la nature des récepteurs auxquels ils se fixent ; certains TGFbêta ont une structure voisine de la protéine transformante codée par l'oncogène sis. La plasmine agit sur un TGFbêta par protéolyse et permet de stimuler la multiplication des cellules musculaires lisses des parois vasculaires.

T. Schwann, anatomiste et physiologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1839), H.T. Lynch, oncogénéticien américain (1967)

[A2,C3]

Édit. 2017/2

transforming growth factor alpha l. angl.

Facteur de croissance polypeptidique activant la prolifération et la différenciation cellulaires.

Étym. initialement caractérisé dans des milieux de culture de cellules transformées par des oncogènes

Syn. epidermal growth gactor

Sigle TGF alpha

→ epidermal growth factor

[A2,C3]

Édit. 2017/2

Trichinella spiralis

Trichinella spiralis

Ver nématode de la famille des Trichinellidae, à peine visible à l’œil nu, vivipare, agent de la trichinellose.
Chez cet helminthe, les adultes parasitent l’intestin grêle et les larves se développent et s’enkystent dans les muscles de divers mammifères (notamment des Rongeurs et des Porcins) et, accidentellement, de l’Homme. L'Homme parasité est à la fois hôte intermédiaire et hôte définitif, hébergeant les larves et les adultes du parasite, ce qui explique les particularités cliniques de la trichinellose.

→ trichinellose, Trichinella

[D1]

Édit. 2020

trichostasis spinulosa l.f.

trichostasis spinulosa

Anomalie d'évolution des follicules pilo-sébacés, responsable de comédons saillants siégeant au visage, au tronc, aux membres supérieurs et au cuir chevelu, et contenant jusqu'à 50 ébauches de cheveux duvets.
Des poussées inflammatoires sont possibles. le traitement repose sur des applications locales d'acide rétinoïde et/ou sur l'utilisation d'agents dépilatoires. Cette affection est à différencier des pili multigemini qui sont des poils matures.
Elle a été décrite par deux dermatologistes qui pensaient à une rétention par le follicule de duvets sucessifs.

E. Galewsky, dermatologiste allemand (1911) et G. Nobl, dermatologiste autrichien (1913)

syndrome du trou déchiré postérieur l.m.

jugular foramen syndrome

Syndrome caractérisé par l'atteinte des IXème, Xème et XIème paires crâniennes, caractérisé par des troubles de la phonation (enrouement), de la déglutition, une régurgitation des liquides par le nez, quelquefois une hypersalivation et de la toux.
À l'examen, on reconnait une paralysie de la corde vocale, du sternocléidomastoïdien, du trapèze, une agueusie de la partie postérieure de la langue et une hémianesthésie du voile, du pharynx et du larynx.
D'autres associations de paralysies des dernières paires crâniennes ont été décrites : syndrome condylodéchiré postérieur (Collet-Sicard), adjoignant une paralysie de la XIIème paire crânienne ; syndrome de l'espace sous-parotidien postérieur (Villaret), comportant essentiellement une atteinte des quatre dernières paires et un syndrome de Claude Bernard-Horner ; syndrome de Tapia, avec association prévalente d'atteintes des IXème et XIIème paires.
Parmi les étiologies, il peut s'agir : de tumeurs variées de la base du crâne (surtout métastatiques), de paragangliomes (tumeurs du glomus jugulaire), de lésions vasculaires (ischémie de l'artère pharyngée ascendante, dissection de la carotide interne), voire de traumatismes cervicaux (lésions souvent bilatérales, pouvant provoquer des paralysies étagées de la VIème à la XIIème paire crânienne et des déficits pyramidaux et sensitifs).

F. Collet, otorhinolaryngologiste français (1915) ; J. Sicard, médecin interniste et radiologue français (1916-1917) ; Claude Bernard, physiologiste français, membre de l’Académie de médecine  (1858) ; J. F. Horner, ophtalmologiste suisse (1869)

Syn. syndrome du foramen jugulaire

→ Collet-Sicard (syndrome de), Villaret (syndrome de l'espace parotidien postérieur de), Claude Bernard-Horner (syndrome de), Tapia (syndrome de), paragangliome, tumeur du glomus jugulaire

[H1]

Édit. 2018

Trypanosoma cruzi

Trypanosoma cruzi

Trypanosome latinoaméricain, agent de la maladie de Chagas, existant chez l’Homme sous forme amastigote, immobile, localisée dans le système lymphomonocytaire et le myocarde.
Dans le sang périphérique, il se présente sous forme trypomastigote où il a l’aspect d’un trypanosome (flagellé) mais dont la membrane ondulante est moins marquée que dans les espèces africaines.
Chez l’insecte vecteur, une réduve, Trypanosoma cruzi est absorbé sous forme trypomastigote. Dans l’estomac de l’insecte, après un passage sous forme épimastigote (également observée en culture) se produit une multiplication sous forme promastigote. La forme épimastigote réapparaît dans l’intestin moyen et, dans l’intestin postérieur, il y a transformation en forme trypomastigote métacyclique infestante qui sera déposée sur la peau avec les déjections de l’insecte. Trypanosoma cruzi n’est en effet pas transmis par piqûre de la réduve. Il pénètre activement dans la peau par l’orifice de piqûre ou au niveau des muqueuses, en particulier oculaires (d’où le signe de Romaña).

C. Romaña, médecin argentin (1935)

t (test) l.m.

t test

Test de Student

W.S. Gosset (pseudonyme Student), chimiste et statisticien britannique (1908)

→ Student test

[E1]

Édit. 2020

tunique muqueuse des bronches l.f.p.

tunica mucosa bronchorum l.f.

mucosa of bronchi, mucous membrane of bronchi
Muqueuse de revêtement profond des bronches caractérisée par la présence de glandes bronchiales.

TWIST2 gene sigle angl. pour Twist family BHLH transcription factor 2

Gène localisé en 2q37.3 codant pour un facteur de transcription capable d'inhiber la maturation des ostéoblastes.
Ce gène peut stimuler l’évolution de cancers : bronchique, colorectal, ovarien, épidermoïde de la tête et du cou, ainsi que sarcome, mélanome, hépatocarcinome et leucémie lymphoïde chronique,
Ses mutations sont à même de provoquer la dysplasie faciale ectodermique, le syndrome ablépharie-macrostomie.

Syn. AMS, FFDD3, BBRSAY, DERMO1, SETLSS, bHLHa39

→ Barber-Say syndrome, syndrome ablépharie-macrostomie, dysplasie faciale ectodermique

ubber bleb nævus (syndrome du) l.angl.

Syndrome rare caractérisé par l'association de malformations veineuses cutanées et digestives.
Les éléments cutanés, bleutés, sont dépressibles au doigt avec aspect en « tétine de caoutchouc ».
La transmission se fait sur le mode autosomique dominant, bien que plusieurs cas sporadiques
aient été rapportés. Le diagnostic repose sur la clinique : angiomes veineux dépressibles parfois
associés à des hémorragies digestives, et sur la recherche d'angiomes digestifs. Le traitement
consiste en une résection intestinale partielle en cas d'hémorragies importantes et d'anémie.

W. B. Bean, médecin interniste américain (1958)

Étym. angl. blue : bleu ; rubber : caoutchouc ; bleb : bulle

Syn. Bean (syndrome de), blue rubber bleb hamartoma

→ glomangiomatose de Bailey

UBE3A gene sigle angl. pour ubiquitin protein ligase E3A

Gène localisé en 15q11-13 qui code pour l’ubiquitine-ligase.
Sa mutation sur le chromosome maternel est à l’origine du syndrome d’Angelman.

Syn. E6-AP, CTCL tumor antigen se37-2, EPVE6AP, human papilloma virus E6-associated protein, oncogenic protein-associated protein E6-AP

→ ubiquitine-ligase, ubiquitine, Angelman (syndrome de)

[H1, P2, Q2]

Édit. 2018

U.H. sigle pour Unité Hounsfield.

G. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine de 1979

→ Hounsfield (unités)

unguis n.m.

Ancienne dénomination de l’os lacrymal

→ ongle

[A1, J1]

Édit. 2018

Unna, Santi et Pollitzer (parakeratosis variegata de) l.f.

P. G.Unna, dermatologue allemand, membre de l'Académie de médecine, Santi, S. Pollitzer, otologiste autrichien (1890)

→ parakeratosis variegata

Ureaplasma urealyticum

Ureaplasma urealyticum
Variété de mycoplasme saprophyte des voies génitales masculines et féminines, pouvant provoquer chez
l’Homme des urétrites et des épididymites.
Elle semble impliquée dans certaines infections (méningites, pneumopathies) du nouveau-né. Elle pourrait aussi intervenir dans la genèse du syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter. Ureaplasma urealyticum, qui peut être mis en évidence dans les spermocultures et les prélévements cervicovaginaux, est sensible aux tétracyclines et aux macrolides.

N. Fiessinger, médecin interniste français, membre de l'Académie de médecine et É. Leroy, médecin français (1916) ; H. Reiter, bactériologiste allemand (1916)

→ mycoplasme, urétrite, épididymite, Fiessinger-Leroy-Reiter (syndrome de)

uta n.f.

uta

Forme particulière de la leishmaniose due à Leishmania peruviana.

Étym. du péruvien

Syn. pian-bois en Guyane

→ leishmaniose, Leishmania, leishmaniose tégumentaire sud-américaine, leishmaniose cutanée, Leishmania peruviana

[D1]

Édit. 2019

Uukuniemi (virus)

Uukuniemi (virus)

Virus à ARN du genre Uukuvirus (famille des Phenuiviridae) largement répandu en Europe centrale, septentrionale et orientale.
Les hôtes habituels de ce virus sont des rongeurs et des oiseaux, ses vecteurs sont des tiques du genre Ixodes et peut-être, occasionnellement, des moustiques. Il serait responsable, chez l'Homme, de syndromes fébriles et algiques d'évolution bénigne. Les virus
Potepli et Sumakh sont considérés comme de simples variants du virus Uukuniemi.

Syn. virus Potepli, virus Sumakh

Sigle UUKV

→ Ixodidae, Phenuiviridae

[D1]

Édit. 2018

vaccin anti-Haemophilus influenzae type b l.m.

Haemophilis influenzae type b vaccine

Syn. vaccin Haemophilus influenzae type b

→ vaccin Haemophilus influenzae type b

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin contre l'Haemophilus influenzae type b l.m.

Haemophilis influenzae type b vaccine

→ vaccin Haemophilus influenzae type b

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin contre les infections à Papillomavirus (HPV) l.m.

Papillomavirus vaccine

→ vaccin infections à Papillomavirus (HPV)

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin Haemophilus influenzae type b l.m.

Haemophilis influenzae type b vaccine

Vaccin constitué du polyoside capsulaire, couplé avec une protéine porteuse, l’anatoxine tétanique.
Bien toléré, il est destiné à prévenir les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, chez le nourrisson à partir de deux mois, en particulier la méningite  purulente.
La vaccination consiste en trois injections à un mois d’intervalle, avec un rappel un an plus tard ; elle est souvent couplée aux vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche.

→ Haemophilus influenzae, anatoxine tétanique

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin infections à pneumocoque l.m.

Streptococcus pneumoniae vaccine

Vaccin de type polysaccharidique associant les antigènes soit de 7, soit de 23 sérotypes de pneumocoques les plus fréquemment rencontrés au cours des infections pneumococciques invasives (bactériémie, méningite, pneumonie).
Le vaccin conjugué est indiqué dans la prévention des infections invasives à pneumocoques, chez le nourrisson et les patients à risque (splénectomie, drépanocytaires, immunodéprimés...) (vaccin à 13 valences)  et le vaccin polysaccharidique l’est pour les personnes de plus de soixante-cinq ans (vaccin à 23 valences).
La protection dure 9 ans et la revaccination faite avant 3 ans fait courir un risque anaphylactique.

→ pneumocoque

[D1, E1]

Édit. 2019

vacuum n.m.

vacuum

En urologie, appareil destiné à provoquer l'érection du pénis dans les cas d'insuffisance érectile majeure, constitué d'un cylindre dans lequel est introduit le pénis et où peut être réalisé le vide grâce à une pompe.
Le sang afflue dans les corps caverneux en raison de la dépression, provoquant l'érection. Celle-ci est maintenue par une bande élastique placée à la
racine de la verge, s'opposant au retour veineux.

[B3, M2]

Édit. 2019

vacuum extractor l.m.

vacuum extractor

Syn. ventouse obstétricale

→ ventouse obstétricale

[O3]

Édit. 2019

vacuum sinus l.m.

Barotraumatisme sinusien.
Il est favorisé par une déviation de cloison nasale, une congestion, une infection de la muqueuse nasale obstruant l’ostium des sinus de la face lors d’une variation de pression.

→ barotraumatisme

[P1]

Édit. 2019

| page précédente | /57 | page suivante