anticorps antithyroïde l.m.
thyroid antibody
Auto-anticorps spécifique d'organes rencontré au cours de différentes maladies de la thyroïde, en particulier au cours de la thyroïdite de Hashimoto et de la maladie de Basedow.
anticorps monoclonal l.m.
monoclonal antibody
Anticorps homogène produit par un clone de lymphocytes B descendant d’une seule et unique cellule mère et ne détectant généralement qu’un seul déterminant antigénique.
Ces anticorps ont la particularité d’avoir une structure (classe d’immunoglobuline, allotypie, idiotypie) et une fonction identiques (spécificité pour le même antigène ou le même épitope).
La production d’un anticorps monoclonal peut survenir « in vivo » comme c’est le cas dans certaines gammapathies monoclonales (myélome multiple, maladie de Waldenström, leucémies lymphoïdes chroniques, lymphomes malins). Cette production peut également être réalisée « in vitro » à partir d’hybridomes formés par la fusion de lymphocytes B normaux de spécificité connue avec des cellules de myélome. Des anticorps monoclonaux sont produits par la Souris auxquelles sont conférées des propriétés spécifiques de l’espèce humaine.
Un grand nombre de tels anticorps monoclonaux produits industriellement et de spécificités variées sont couramment utilisés en recherche et en biologie clinique pour le diagnostic et le traitement de plusieurs affections, particulièrement en cancérologie, en pathologie inflammatoire et immunitaire.
→ anticorps, antigène, immunoglobuline, allotypie, épitope, hybridome, gammapathie monoclonale, humanisé
[C1, G5]
Édit. 2019
anticorps spécifique de tissu l.m.
specific antibody of tissue
Anticorps dirigé contre les antigènes des tissus de l'organisme du sujet ayant produit ces anticorps.
Il s'agit donc d'auto-anticorps, qui peuvent être soit spécifiques d'un organe ou d'un type cellulaire (anticorps anticellule pariétale gastrique, anticorps antithyroïdiens, anticorps anti-canaux salivaires, etc.), soit non spécifiques (anticorps antimitochondries, antimuscle lisse, antinucléaires, etc.). Dans la majorité des cas, ces auto-anticorps sont la conséquence d'une maladie auto-immune et leur détection peut contribuer à son diagnostic.
antigène carcinoembryonnaire l.m.
carcinoembryonnic antigen
Antigène tumoral glycoprotéinique dont le dosage dans le sérum est utilisé dans la détection et le suivi thérapeutique des cancers en particulier colique et aussi pulmonaire, mammaire, pancréatique et de l’endomètre.
La sensibilité de ce marqueur est assez faible car sa teneur ne s’élève qu’en cas de lésion métastatique ou de volume tumoral important. D’autre part, elle peut être augmentée en cas de tabagisme ou de cirrhose hépatique, ainsi que dans certaines maladies coliques bénignes.
Le dosage est ainsi utilisé pour la surveillance après traitement mais jamais comme élément de diagnostic ou de dépistage. De faibles concentrations sont découvertes dans les cirrhoses hépatiques, la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn, ainsi que chez les grands fumeurs.
P. Gold, biologiste canadien (1965)
Sigle angl. ACE
[F2]
Édit. 2019
antiglutamate n.m.
Classe thérapeutique visant à bloquer les récepteurs glutamatergiques implqués dans la cytotoxicité neuronale.
L’antiglutamate Mémantine peut être proposé pour le traitement de la maladie d’Alzheimer aux stades modérément sévère à sévère.
antimigraineux (traitements) l.m.p
antimigraine sufferer
Traitements qui comportent deux modalités, concernant d'une part l'accès migraineux, d'autre part la maladie migraineuse.
Le traitement de la crise utilise les antalgiques classiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les dérivés de l'ergot de seigle et les triptans.
Le traitement de fond ne se justifie que si au moins quatre crises surviennent par mois, voire deux particulièrement intenses. Il fait appel aux bêtabloquants, aux antagonistes de la sérotonine, aux antidépresseurs tricycliques et à d'autres classes thérapeutiques comme le valproate de sodium ou les inhibiteurs calciques.
Des conseils hygiénodiététiques sont également utiles.
Une attitude thérapeutique à l'égard d'éventuels troubles psychiques, principalement dépressifs et anxieux, est indiquée.
→ triptans
anti-TNF alpha l.m.
Biomédicament constitué d’anticorps monoclonaux humanisés ou des protéines chimériques réceptrices solubles du TNF alpha par fixation.
La diminution du TNF permet de contrôler l’inflammation régionale.
Les anti-TNFalpha sont réservés aux formes sévères et aux cas d'échec des traitements de fond classiques de la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le psoriasis sévère et sa forme rhumatismale, l'arthrite juvénile idiopathique ainsi que certaines maladies inflammatoires chroniques de l'intestin comme la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn.
La tolérance générale des anti-TNF est bonne mais ces traitements exposent à d'importants risques d'infection, en particulier à la tuberculose et à d'autres infections opportunistes voire un cancer.
→ biomédicament, TNF
antiparkinsonien n.m.
antiparkinson drug
Médicament utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson et des syndromes parkinsoniens.
On distingue les antiparkinsoniens à visée substitutive renforçant la transmission dopaminergique (lévodopa associée à un inhibiteur de la décarboxylase), la bromocriptine, et les antiparkisoniens diminuant la transmission cholinergique, anticholinergiques (trihexylphénidyle).
antirhumatismal adj.
antirheumatic
Se dit d'une substance ou d'un traitement ayant pour objet les affections douloureuses des articulations.
En dehors des anti-inflammatoires, on utilise pour traiter la polyarthrite rhumatoïde des médicaments censés agir sur l'évolution de la maladie : méthotrexate, pénicillamine, sel d'or.
→ neuropathies des antirhumatismaux
anurie gravidique l.f.
anuria of pregnancy
Arrêt de la diurèse compliquant l'évolution de la toxémie gravidique et de l'éclampsie.
Elle est liée à l'hypovolémie ou à la nécrose corticale rénale mais n'est toujours qu'un symptôme de l'évolution de la maladie hypertensive gravidique.
aortopathie n.f.
aortopathy
Maladie atteignant ou intéressant l’aorte.
Apeu (virus)
Apeu (virus)
Virus à ARN de la famille des Bunyaviridae, responsable, en Amérique tropicale, de Syndromes fébriles et algiques.
Ce virus, qui appartient au "groupe C" des Orthabunyaviridae, entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant 4 à 5 jours. Il est transmis par des moustiques et ses hôtes habituels sont probablement des rongeurs.
Sigle APEUV
aphte n.m.
aphtha, aphthous ulcer
Lésion anatomoclinique observée sur les muqueuses buccale et génitale, précédée d'une phase érythémateuse, maculovésiculeuse, réalisant une ulcération superficielle punctiforme ou lenticulaire qui ne saigne pas, de 2 à 10 mm de diamètre en moyenne, douloureuse et à fond nécrotique jaunâtre « beurre frais », non induré, à bord net, taillé à l'emporte-pièce avec un liseré rouge inflammatoire.
Une régression spontanée est généralement observée en une ou deux semaines. L'évolution des aphtes est volontiers récidivante et chronique. Le plus souvent, ils sont isolés, comme les aphtes vulgaires d'aspect banal, mais ils peuvent parfois se regrouper en bouquets, comme les aphtes miliaires appelés aussi ulcérations herpétiformes de Cooke. L'ulcération peut parfois avoir une évolution plus nécrosante et l'on parle d'aphtes nécrosants ou géants, autrefois appelés « péri-adénites de Sutton » ou « peri adenitis mucosa necrotica recurrens ». Histologiquement, l'aphte comporte une vasculite oblitérante associée à un infiltrat inflammatoire. Au stade d'ulcération, les artérioles et les veinules sont obturées par des microthrombus fibreux. Ces lésions peuvent rester localisées à la muqueuse buccale, et on parle alors d'aphtose buccale, ou au contraire n'être qu'une des manifestations de la maladie de Behçet.
Étym. gr. aphtein : brûler
→ Behçet (maladie de), Crohn (maladie de)
aphte vulvaire l.m.
vulvar aphtous ulcer
Localisation vulvaire de la maladie de Behçet, avec thrombose et nécrose fibrinoïde de l'artériole afférente.
Étym. gr. aphtein : brûler
aphtose (grande) de Touraine l.f.
aphtosis, Behçet's Syndrome
Ensemble symptomatique souvent dénommé maladie ou Syndrome de Behçet.
Le concept de grande aphtose a été établi par A. Touraine (1941) et conçu comme un cadre plus large comprenant la triade décrite par H. Behçet (1937) (aphtes buccaux, aphtes génitaux, iritis à hypopyon) ainsi que d'autres manifestations cutanéomuqueuses (ulcère aigu de la vulve de Lipschütz, érythème noueux), vasculaires, articulaires et viscérales.
A. Touraine, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1941) ; H. Behçet, dermatologiste turc (1937)
Étym. gr. aphtein : brûler
Syn. Behçet (maladie de)
aphtose bipolaire l.f.
bipolar aphtosis
Entité correspondant à la présence chez un même patient d'aphtes sur les muqueuses buccale et génitale, soit isolément, soit conjointement, évoluant de façon récidivante et chronique.
Les aphtes génitaux laissent parfois une cicatrice, en particulier sur le scrotum. L'aphte isolé aigu de la vulve, autrefois appelé ulcère aigu de Lipschütz, est une forme particulière, isolée ou unique, d'évolution très nécrotique mais rarement récidivante. L'aphtose bipolaire peut rester isolée et évoluer pour son propre compte de façon récidivante et chronique, mais elle peut aussi faire partie des manifestations de la maladie de Behçet.
Étym. gr. aphtein : brûler
apolipoprotéine E n.f.
apolipoprotein E
Protéine de liaison des lipides circulant dans le sang des vertébrés supérieurs (reptiles, mammifères), composant mineur des lipoprotéines de haute et de très haute densité (HDL et VHDL).
L'apoE humaine contient 299 acides aminés. Sa masse moléculaire est de 39 kDa et sa concentration plasmatique est normalement de 50 mg/L. Il existe sur un même locus du chromosome 19 plusieurs allèles du gène codant pour cette apoE (ε2, ε3 et ε4), qui sont liés génétiquement au risque de développement de certaines maladies : hypercholestérolémie, athérosclérose, maladie d'Alzheimer. L'apoE2 contient deux cystéines en position 112 et 158. L'apoE3, qui est la plus fréquemment rencontrée, a une arginine en position 158 et une cystéine en position 112. L'apoE4 a deux arginines en position 112 et 158. L'apo E2 ne se fixe pas sur les récepteurs membranaires des lipoprotéines contrairement aux apoE3 ou E4, ceci contribue à expliquer les hyperlipoprotéinémies (de type III, ou dyslipoprotéinémies familiales) des sujets porteurs des deux allèles epsilon2 (ε2/ε2). On a identifié d'autres allèles plus rares, tels que ε2*, ou ε2** correspondants à d'autres mutations ponctuelles.
L'apoE est biosynthétisée dans le foie, mais aussi dans d'autres tissus comme le tissu nerveux.
Abrév. apoE
apomorphine n.f.
apomorphine
Agoniste dopaminergique, dérivé hémiSyn.thétique de l'opium, utilisé en injections sous-cutanées dans la maladie de Parkinson pour traiter les blocages lors d'akinésies majeures.
aponévrectomie n.f.
aponeurectomy
Résection chirurgicale d’une aponévrose.
Elle se pratique par ex. au niveau de la main dans le traitement de la maladie de Dupuytren ou parfois au niveau de l’aponévrose plantaire.
apophysectomie n.f.
apophysectomy
Résection chirurgicale d’une apophyse, devenue gênante par une saillie excessive.
Par ex. la « maladie du Haglund », bursite du talon provoquée par la saillie de la tubérosité postérieure du calcanéum (tuber cananei), peut être une indication d’apophysectomie.
Étym. gr. apo: hors de; phusis: croissance
appariement statistique n.m.
statistical matching
En statistique, l’appariement est une méthode utilisée pour évaluer l’effet d’un traitement en comparant des individus visant à rendre les groupes les plus semblables possibles.
La méthode la plus précise pour mesurer l’effet d’un traitement est de mener une étude expérimentale où un certain nombre de patients sont randomisés (c’est-à-dire déterminés par tirage au sort) en deux groupes, l’un qui reçoit le traitement (groupe intervention), et l’autre qui reçoit un autre traitement ou un placebo (groupe témoin). Lorsque la randomisation est effectuée correctement, il n’y a pratiquement aucun risque de différences entre les deux groupes quant aux caractéristiques de base. L’appariement est parfait. Il s’agit donc d’un essai de phase 3, (indiqué après l’essai de phase 1 qui évalue la toxicité du traitement, l’essai de phase 2 qui évalue la posologie optimale et avant la phase 4, après la mise sur le marché qui évalue à long terme les effets indésirables rares du médicament). Dans l’essai de phase 3, le médicament testé est comparé au médicament de référence ou à un placebo. Les médicaments doivent être administrés « en aveugle » ou, lorsque cela est possible en « double aveugle ». Le critère de jugement principal est le critère qui va servir à définir l’efficacité du traitement étudié (survie, raccourcissement de la durée de la maladie…). Le calcul du nombre de sujets nécessaires dépend de la différence minimale à laquelle on s’intéresse. La puissance du test est la probabilité minimale de mettre en évidence une différence quand elle existe. Les tests statistiques de comparaison utilisés dépendent de la taille des échantillons. Lorsqu’on compare deux moyennes ou deux pourcentages sur de grands échantillons, on peut tester l’hypothèse nulle, c’est-à-dire que la moyenne des 2 échantillons est égale ou l’hypothèse alternative c’est-à-dire que la moyenne des 2 échantillons est différente. En cas de comparaison de 2 moyennes de petits échantillons, les tests statistiques utilisés sont différents lorsque les variables sont distribuées selon une loi normale (test t de Student Fischer) ou non normale (tests non paramétriques).
On peut aussi réaliser des études d’observations sur des cohortes de patients analysés de façon rétrospective ou prospective. Les facteurs de confusion doivent être éliminés le plus possible. On a le choix entre différentes techniques parmi lesquelles l’appariement entre le groupe traité et le groupe non traité est fait avant l’analyse. Les facteurs de confusion doivent être identifiés. La probabilité de suivre un traitement déterminé (la propension à se le voir prescrire) dépendra donc d’un certain nombre de facteurs de confusion. Il est possible d’utiliser un score « le score de propension »qui signifie tendance, qui désigne la probabilité d’être exposé à un traitement. À l’aide d’un programme informatique, on peut ensuite apparier le groupe sous traitement à celui qui n’y est pas exposé en veillant à ce que la différence absolue entre les scores de propension soit la plus petite possible.
apraxie oculomotrice de Cogan l.f.
oculomotor apraxia, Cogan’s type
Ataxie à minima des mouvements latéraux des yeux avec diminution ou disparition des mouvements oculaires de la poursuite latérale, qui sont compensés par de brusques saccades de la tête du côté de la poursuite.
Il existe une lenteur d'initiation avec hypométrie des saccades oculaires horizontales, les saccades verticales sont normales. La maladie a été décrite sur deux générations par Vassella en 1972, mais il y avait consanguinité à la première génération. Le défaut des mouvements oculaires de poursuite apparait également dans l'ataxie télangiectasique de Louis Bar mais il concerne alors aussi bien les mouvements latéraux que les mouvements verticaux. L’affection est autosomique récessive (MIM 257550).
D. G. Cogan, ophtalmologiste américain (1952 et 1953)
Étym. gr. apraxia : inaction (a : privatif ; praxis : action)
Syn. apraxie oculomotrice
arbovirose n.f.
arbovirosis
Maladie virale, provoquée par un arbovirus et transmise par la piqûre de divers arthropodes dont les moustiques.
Les principales arboviroses sont la fièvre jaune et la dengue.
Il s'agit d'infections aigües fébriles. Après une incubation de 2 à 12 jours, le début, très brutal, associe fièvre élevée, frissons, céphalées, myalgies et arthralgies, parfois rash et adénopathies. Au bout de 2 à 4 jours, une brève rémission se manifeste puis survient la phase d'état au cours de laquelle trois tableaux cliniques peuvent schématiquement être observés suivant le virus en cause :
- syndrome "dengue-like" : fièvre, algies intenses, fatigue, éruption, durant 8 à 10 jours et guérissant spontanément sans séquelle,
- syndrome de fièvre hémorragique virale, allant de quelques manifestations hémorragiques sans gravité à des hémorragies multiples et abondantes liées à une coagulation intra-vasculaire disséminée, susceptibles de mener au décès,
- syndrome encéphalitique, allant de quelques signes méningés bénins à un tableau de méningo-encéphalo-myélite aiguë gravissime, conduisant à la mort ou à une guérison avec, parfois, d'importantes séquelles neurologiques.
Le diagnostic est effectué par mise en évidence du virus ou de son génome ou, plus tardivement, par détection d'anticorps spécifiques. Aucun traitement spécifique n'est disponible. A la suite de ces infections persiste une immunité spécifique et durable. Tous les arbovirus peuvent aussi entraîner, chez L'Homme, des infections inapparentes ou très frustes, dont le diagnostic ne peut être que rétrospectif par sérologie.
On connaît une centaine d'arbovirus pathogènes pour l'Homme, par exemple ceux de la fièvre jaune, de la dengue, de l'encéphalite japonaise, de la fièvre de la Vallée du Rift, les virus West Nile, Chikungunya, etc.. Dans leur grande majorité, les arboviroses humaines sont contractées accidentellement à partir d'un réservoir animal, par l'intermédiaire de la piqûre d'un arthropode vecteur (moustique, phlébotome, tique, ...). La plupart des arboviroses s’observent en zone intertropicale, mais quelques unes existent dans les régions tempérées, notamment en Europe. Certaines arboviroses des animaux domestiques posent d'importants problèmes économiques.
La prévention des arboviroses repose sur la lutte contre les vecteurs et, parfois, sur la vaccination des populations humaines ou animales exposées.
argininurie n.f.
argininuria
1) Présence ou quantité d'arginine dans les urines.
Elle est normalement de l'ordre de 5 à 10 mg/j. Elle peut augmenter dans certaines anomalies congénitales.
2) Maladie congénitale caractérisée par une élimination urinaire augmentée d'arginine et des autres acides aminés basiques.
Un déficit d'arginase dans les globules rouges a pu être mis en évidence. Elle s'accompagne d'une teneur élevée en arginine et en méthionine dans le sang et d'une hyperammoniémie après les repas.
Argyll-Robertson (signe d') l.m.
Argyll-Robertson’s sign
Abolition du réflexe photomoteur avec conservation du réflexe d'accommodation-convergence, signe caractéristique de la syphilis nerveuse.
Il est souvent associé à un myosis et à une anisocorie.
Il peut être observé aussi en cas d'anévrisme aortique, d'insuffisance aortique syphilitique avec sténose des ostias coronariens, de neuropathies dégénératives héréditaires (maladie de Déjerine-Sottas, de Thévenard) ou métaboliques (diabète), ou lors de lésions tectales (pinéalome). Le siège lésionnel reste discuté.
D. Argyll-Robertson, ophtalmologiste écossais (1869)