Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1371 résultats 

plissement musculaire l.m.

muscle tucking

Plissement de la portion terminale du muscle oculomoteur avec fixation du pli à la base de l'insertion primitive.

poids de naissance l.m.

Poids que présente un nouveau-né dans les minutes suivant l’accouchement.
1) L’insuffisance du poids de naissance, inférieur ou égal à 2500 g est un meilleur critère de prématurité que la durée trop courte de la gestation : il indique un risque d’anomalie de maturation des fonctions végétatives (respiration, circulation, thermorégulation, nutrition, etc.).
2) L’excès du poids de naissance, supérieur à 4000 g, fait craindre un trouble métabolique particulièrement le diabète.

→ prématuré, viabilité

poils de l'aisselle l.m.p.

hirci (TA)

Poils implantés dans la fosse axillaire

→ hircine ,hircisme

point graisseux l.m.

fatty dot

Accumulation de cellules spumeuses dans l’intima artérielle épaissie : jaunâtre, plat ou surélevé, parfois visible à l’œil.
Il peut être le prélude d’une strie. C’est une lésion potentielle de l’athérome.

Syn. point lipidique

poisson venimeux l.m.

venomous fish

Poisson dont le contact produit une envenimation.
Ces poissons, très nombreux, appartiennent à deux ordres : téléostéens, ce sont les plus dangereux, et sélaciens. Ils provoquent l'envenimation, soit par piqûre, grâce à un appareil inoculateur situé sur les nageoires (épines), les opercules (épines) ou la queue (aiguillon), soit par morsure.

→ envenimation, sélacien, téléostéen

porte hépatique l.f.

porta hepatis (TA)

porta hepatis

Sillon situé sur la face inférieure du foie, très près du bord postérieur et suivant une direction un peu oblique en arrière et à gauche.
Il s’étend entre la fissure antéro-postérieure droite du foie et la fissure du ligament rond à gauche. Il est souvent prolongé à droite, sur la face inférieure du lobe droit du foie, par la fissure du processus caudé. Il est occupé par les organes qui vont au foie ou en partent (vaisseaux, nerfs et voies biliaires).

Syn. anc.  hile du foie, scissure transverse du foie, sillon transverse du foie, sillon de la veine porte

porokératose actinique l.f.

actinic porokeratosis

Dermatose faite de multiples éléments papuleux de 5 à 10 mm. de diamètre, de coloration rouge-brun, entourés d'une fine margelle kératosique très discrète siégeant sur les zones exposées à la lumière, apparaissant surtout en été chez les femmes d'une quarantaine d'années et s'atténuant en hiver.
Quelques formes héréditaires ont été rapportées. Une photoprotection solaire est indispensable pour éviter les risques de survenue d'un carcinome.

M. E. Chernosky et R. G. Freeman, dermatologistes américains (1967) D. E. Anderson, médecin généticien et M. E. Chernosky, dermatologiste américains (1969)

Syn. porokératose actinique superficielle disséminée, porokératose de Chernosky

porokératose palmoplantaire et disséminée l.f.

porokeratosis palmaris et disseminata

Dermatose familiale exceptionnelle faite de papules cornées rouge-brun à extension centrifuge aboutissant à une plaque annulaire de 5 à 15 mm de diamètre, à centre atrophique et à périphérie hyperkératosique, dont le début se fait généralement à partir de la deuxième décennie, souvent sous l'influence du soleil, en commençant par les paumes et les plantes avant de s'étendre à d'autres parties du tégument.
La transformation en carcinome spinocellulaire est possible.

S. B. Guss, R. A. Osbourn et M. A. Lutzner, dermatologues américains (1971)

positron emission tomography  angl.

Sigle  : PET

→ tomographie par émission de positons

postcardiotomie (syndrome) l.m.

postcardiotomy (syndrome)

Syn. syndrome postcommissurotomie, syndrome postpéricardiotomie, syndrome postthoracotomie

→ postcommissurotomie (syndrome)

postcommissurotomie (syndrome) l.m.

postcommissurotomy syndrome

Syndrome fébrile et inflammatoire observé après certaines commissurotomies mitrales à cœur fermé, manifestation le plus souvent bénigne et transitoire, dont le mécanisme n’est pas élucidé, particulièrement dans ses rapports avec la maladie rhumatismale causale de la valvulopathie mitrale.
Ces rapports possibles ont conduit à conseiller de traiter le syndrome postcommissurotomie par l’association d’antibiotiques et de corticoïdes.

poursuite lisse l.f.

smooth pursuit

Mouvement continu de l'œil sur une cible en déplacement régulier.

Ant. poursuite saccadique

pouvoir de ralentissement l.m.

stopping power

Représente le taux de perte d’énergie d’une particule ionisante en un point de sa trajectoire, c'est-à-dire le rapport dT/dx, où dT est l'énergie perdue par la particule en parcourant une longueur dx dans le milieu.
Il s’exprime habituellement en keV/µm. On distingue le pouvoir de ralentissement par collision correspondant à l’ensemble des pertes d’énergie subies par la particule dans les collisions avec les électrons du milieu en parcourant
1 micromètre, et le pouvoir de ralentissement par radiation correspondant aux photons de freinage.

Syn. (déconseillé) : pouvoir d'arrêt

→ rayonnement de freinage

précancérose condylomatoïde de Unna-Grisson-Delbanco) l.f.

Buschke and Löwenstein’s giant condylomata acuminata

Variété rare de végétations vénériennes siégeant principalement sur la verge, mais pouvant aussi s’observer à l’anus et sur la vulve, et qui, après un début sous forme de condylomes acuminés, évolue rapidement vers des végétations verruqueuses et des infiltrations simulant un carcinome spinocellulaire et s’accompagnant de fistules, d’ulcérations et de douleurs importantes.
Histologiquement, la lésion consiste en une prolifération épithéliale bien délimitée, d’aspect bénin, sans atypies cellulaires. Vu son caractère évolutif malin, certains la considèrent comme un état précarcinomateux et d’autres comme un cancer d’emblée à malignité atténuée.

P. Unna, dermatologue allemand, membre de l'Académie de médecine (1850-1929) ; H. Grisson chirurgien et E. Delbanco, dermatologiste allemands (1915)

Syn. condylome géant de Buschke-Löwenstein, condylomatose floride pseudocarcinomateuse, papillomatose géante mucocutanée pseudoépithéliomateuse

précipité rétrocornéen en graisse de mouton l.m.

mutton-fat precipitate

Groupe de volumineux précipité, souvent aggloméré, observé dans les kérato-uvéites tuberculeuses sévères.

préjudice d'établissement l.m.

Préjudice dont peut se prévaloir la victime d’un accident en raison de la perte d’espoir, de chance ou de toute possibilité de réaliser un projet de vie familiale « normale » du fait de la gravité du handicap permanent dont elle reste atteinte après la consolidation médico-légale.
Ce type de préjudice doit être apprécié  in concreto pour chaque individu en tenant compte notamment de son âge, du retentissement scolaire, des projets de carrière et de cas particuliers tels la capacité restante à communiquer ou de certains préjudices récurrents aléatoires non consolidables (hépatite C par exemple). C’est un préjudice non économique, extrapatrimonial.

Sigle  :  PET

→ nomenclature des postes de préjudices corporels

prématurissime n.m.

very premature infant

Enfant né avant la 32ème semaine d'âge fœtal, c'est-à-dire avant le 7ème mois de la grossesse.
Il partage avec une acuité particulière les risques d'une naissance trop précoce : absence de moyens de défense et immaturité des grandes fonctions. Il est en particulier menacé par la maladie des membranes hyalines, les saignements intracrâniens, les entéropathies vasculaires, la fibroplasie rétrolentale, les infections, sans préjuger des conséquences éventuelles liées à la cause de prématurité. L'enfant est menacé de séquelles nerveuses, principalement. Malgré les progrès des soins en néonatologie, les risques sont nettement accrus lorsque la naissance se produit au-dessous de 28 semaines, au point d'approcher la limite de viabilité au fur et à mesure que la durée de la gestation s'abrège davantage.

→ entéropathie vasculaire du nouveau-né, éthique en réanimation pédiatrique, fibroplasie rétrolentale, maladie des membranes hyalines

prévention de la transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob l.m.

safety against CJ disease transmission

La prévention contre la transmission iatrogénique de la maladie de l'encéphalopathie spongiforme est obligatoire en France (Circulaire de la Santé DGS/DH, N° 100 du 11-12-1995).
C'est un grave sujet de préoccupation pour les chirurgiens, les anesthésiologistes et les endoscopistes. Aussi, pour préciser les risques, les tissus ont-ils été classés en quatre catégories en fonction de leur infectiosité (classification OMS, établie par analogie avec les ovins - Circulaire de la Santé du 11-12-1995)
Prévention : il est très difficile de désinfecter un objet souillé par des prions et la solution qui consiste à n'employer que des instruments jetables est difficile à envisager pour des appareils onéreux comme les endoscopes. Aussi, lors de la consultation pré-anesthésique, le médecin doit interroger soigneusement le patient afin de rechercher une présomption de MCJ.
C'est pourquoi le Ministère de la Santé a défini les «sujets considérés comme particulièrement à risque (risque = 1%)» - (Circulaire 11-12-1995) afin que des précautions spéciales soient prises au cours de l'intervention :
Sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission de la MCJ :
- a : Ceux ayant des signes évocateurs de la MCJ après élimination des autres causes.
- b : Ceux ayant reçu de l'hormone de croissance extractive, des gonadotrophines extractives ou de la glucocérébrosidase.
- c : Ceux dont un membre de la famille, surtout apparenté au premier degré (père, mère, fratrie), est mort de MCJ confirmée ou suspectée.
- d : Ceux qui ont subi une intervention neurochirurgicale, en particulier la pose d'une greffe de dure-mère intracrânienne.

H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)

→ maladie de Creutzfeldt-Jakob, encéphalopathie spongiforme, prion, infectiosité des tissus aux prions

[H1]

prion n.m.

prion

Particule de nature protéinique responsable d’encéphalopathies subaigües spongiformes transmissibles (ESST) chez l’Homme (kuru, maladie de Creutzfeldt-Jakob, insomnie fatale familiale) ou chez d'autres espèces animales (tremblante du Mouton, encéphalite bovine dite de « la vache folle »).C’est un agent transmissible non conventionnel (ATNC), dont les propriétés physicochimiques et biologiques sont très particulières. Ni bactérie, ni virus, il est étroitement associé à une sialoglycoprotéine, PrP, normalement biosynthétisée par les cellules saines, plus particulièrement par les neurones du système nerveux central.La protéine PrP (masse moléculaire 35 kDa) est constituée de 230 acides aminés, groupés en 4 hélices α. Elle est fixée sur la membrane plasmique par une ancre glycosylée dont le gène est localisé sur le bras court du chromosome 20. Elle interviendrait dans le fonctionnement des synapses inhibitrices, surtout GABA-ergiques, surtout. Elle jouerait un rôle dans le maintien du rythme circadien.Une modification de sa forme, transformant les hélices α en feuillets bêta, lui conférerait le caractère infectant. On estime que, dans le déclenchement pathologique, intervient un jeu complexe entre la transmission infectieuse et le matériel génétique de l'hôte. La protéine «scrapie» (tremblante du Mouton), PrPsc, favoriserait la modification de la PrP cellulaire en prions infectants, modification d'autant moins rapide que la contamination a été plus faible, ce qui explique les longs délais d'incubation (parfois plusieurs décennies).Les prions sont particulièrement résistants aux agents physiques (chaleur jusqu'à 130°C en milieu humide et au-delà en chaleur sèche, rayons ultraviolets et radiations ionisantes) et aux antiseptiques tels que éthanol, formol, acide paracétique, peroxyde d'hydrogène, permanganate de K. La stérilisation des dispositifs souillés par des prions pose un réel problème, mal résolu, pour la réutilisation de dispositifs onéreux en chirurgie, en anesthésiologie et pour tous les endoscopes. L'emploi exclusif d'instruments jetables est difficile à envisager pour ces appareils. Pour la stérilisation, l'OMS a proposé  des techniques d'inactivation des agents infectieux en plusieurs temps (Circulaire DGS/DH N° 100 du 11-12-1995) :- décontamination conventionnelle (nettoyage), qui devrait être faite par du personnel formé et protégé ;- suivie d'une inactivation chimique à 20°C pendant 1 h (soude molaire ou hypochlorite de Na - eau de Javel concentrée - à au moins 2% de Cl libre) ;- puis stérilisation à l'autoclave (134°C pendant 18 min ou 125°C pendant 20 min) ou à l'oxyde d'éthylène.Malheureusement ces traitements sont souvent corrosifs pour les métaux et mal supportés par les matériaux thermosensibles. Sauf l'incinération à 1400°C, préconisée pour les déchets, et l'utilisation de matériel jetable, on ne connait pas de "prionicides" efficaces.La circulaire DGS/DH n°100 du 11 décembre 1985, complétée par la circulaire DGS/DH du 14 mars 2001, a classé les tissus en quatre catégories selon leur infectiosité aux prions (maximale pour le système nerveux central, l'hypophyse et l'œil) et également en quatre autres catégories les sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission (en premier lieu, ceux ayant des signes évocateurs après élimination des autres causes). Ces circulaires ont également énoncé les précautions destinées à éviter la transmission des encéphalopathies subaigües spongiformes transmissibles, dont la maladie de Creutzfeldt-Jakob.La protection du personnel contre une contamination est difficile. La recherche d’une présomption d’infection à prions doit être soigneuse lors de toute consultation préanesthésique.

S. B. Prusiner, neurologue et biologiste américain, prix Nobel de médecine en 1997 (1981)

Étym. Acr. pour PROtéine Infectieuse (1982)

Syn. agent transmissible non conventionnel (ATNC), virus lents non conventionnels, virinos

→ antiseptiques, Creutzfeldt-Jakob (maladie de), encéphalopathie spongiforme, encéphalopathie spongiforme subaigüe transmissible, kuru, scrapie, tremblante du mouton, vache folle (maladie de), infectiosité des tissus aux prions, insomnie fatale familiale, sialoglycoprotéine, PrNP gene 

[C1,H1]

Édit. 2017

prions (maladies à) l.f.p.

Maladies transmissibles qui occupent une place à part au sein des maladies rares.
Leur prévalence ne dépasse pas 1/2000 en Europe, 105 cas probables ou décédés ont été recensés en France, en 2011 comme en 2012.
Ce sont aussi des maladies diversement transmissibles (selon leur variété) qui ont la propriété de pouvoir être:
- sporadiques (certaines maladies de Creutzfeldt-Jakob), kuru, ou
- génétiques, en fonction de diverses mutations du gène de la Prion-related-Protein (PrP) situé sur le chromosome 20 : certaines maladies de Creutzfeldt-Jakob, syndrome de Gerstman-Straüslser-Jakob et insomnie fatale familiale.
Rares chez l’Homme, elles sont bien plus fréquentes chez certaines espèces animales (tremblante, ou « scrapie » du mouton, encéphalopathie spongiforme des bovins…), où elles existent soit sous forme endémique soit sous forme épidémique. La «barrière d’espèce» est parfois franchie, sans, parfois, que l’on en puisse trouver la raison.
Les crises sanitaires qu’ont entraînés ces maladies («vache folle», sang contaminé, hormone de croissance) ont conduit les autorités publique à confier au ministère de la Santé et à l’Institut de veille sanitaire l’organisation d’un système de surveillance exceptionnel qui comporte:
- une Cellule nationale de référence recensant toutes les déclarations obligatoires des cas suspects, possibles, probables ou certains, c’est-à-dire authentifiés par examen du cerveau (prélevé par biopsie ou préférentiellement, pour des raisons éthiques, par autopsie).
- un Centre national de référence regroupant un «Réseau national de neuropathologie de la maladie de Creutzfeldt-Jakob», les Centres agréés pour le dosage de la protéine 14-3-3 du LCR et pour les recherches génétiques de la PrP et des centres de recherche.
Une dernière particularité des agents infectieux responsables tient à la grande stabilité (ils résistent à 3 ans d’enterrement) et à la résistance exceptionnelle des prions (due notamment à leur absence d’ARN ou d’ADN et à la stabilité de la PrPres infectieuse, liée à une transconformation transmissible par simple contact de la PrPc habituelle) aux techniques de décontamination habituelle (seule l’incinération à plus de 800° garantit leur destruction définitive). Elle impose des mesures de précaution très sévères (notamment manipulation en confinement de type L3).

Syn. maladie à agents transmissibles non conventionnels (ATNC)

→ prion, prions (maladies familiales à), Creutzfeldt-Jakob (maladie de), Gerstmann-Straüssler-Scheinker (syndrome de), insomnie fatale familiale, encéphalopathie spongiforme bovine, PRNP gene

[D1,E1,H1 ]

Édit. 2017

produit de fission l.m.

fission product

Noyau résultant de la fission d'un noyau lourd. Sa masse atomique, approximativement moitié de celle du noyau lourd, se situe aux environs de 100.
Le 137Cs est un produit de fission radioactif utilisé pour les sources de curiethérapie gynécologique.

pseudo-anodontie, atrophie optique, retard de croissance et alopécie l.f.

growth retardation, alopecia, pseudoanodontia and optic atrophy

→ Gapo syndrome

pseudoscissure azygos l.f.

azygos fissure

En radiologie pulmonaire, image linéaire courbe de l'apex droit, concave en dedans, et renflée à sa partie inférieure, évoquant une virgule inversée.
Cette image rare (5/1000) est due à la migration embryologique tardive de la veine azygos qui s'invagine dans l'apex pulmonaire entraînant avec elle la plèvre viscérale et pariétale. La pseudoscissure est donc faite en haut de quatre feuillets pleuraux et en bas de la projection de la veine azygos. Cette disposition est bien analysée en scanographie.
A titre exceptionnel, un aspect semblable est parfois visible à gauche, liée à la migration tardive de la veine intercostale supérieure gauche.

Syn. scissure azygos

puissance n.f.

power

1) Faculté de pouvoir effectivement faire quelque chose.
2) En physique, pour une machine, un courant électrique, etc., quotient de l'énergie produite par le temps.
Elle se mesure en watts, 1 W = 1 J /s .
En physiologie on utilise souvent la V'O2 pour mesurer la puissance dépensée.
En médecine, dans les épreuves d'effort, sur tapis roulant par ex., la puissance imposée est indiquée en watts : une épreuve d'effort à 200 W nécessite une consommation d’oxygène de 0,85 L/min.
En pharmacologie, la puissance d'un médicament est mesurée par la dose efficace à 50% de son effet maximal, (DE50), ou de sa concentration efficace à 50% de l'effet maximal, (CE50).
En anesthésiologie on utilise la concentration efficace minimale à 50% (CEM50) pour les médicaments injectables ou la concentration alvéolaire minimale efficace à 50% (MAC) pour les anesthésiques volatils.

Étym. fr. déverbal de pouvoir

Syn. flux énergétique, flux thermique

→ activité, calorimétrie indirecte, CEM50, MAC

puissance anesthésique l.f.

anaesthetic power

→ concentration anesthésique efficace minimale à 50%

[G1]

Édit. 2018

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