Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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antiseptique n.m.

antiseptic

Produit chimique ou procédé utilisé dans des conditions définies et appliqué sur les tissus ou les surfaces des dispositifs médicaux, pour éliminer ou tuer les micro-organismes ou inactiver les virus présents.
L’activité des différentes solutions antiseptiques varie selon la nature des germes. Un antiseptique peut avoir ainsi un effet létal et être bactéricide, fongicide, éventuellement virucide ou inhiber la croissance de bactéries (bactériostase), de levures et de champignons filamenteux (fongistase). Cette activité est parfois dose- dépendante et nécessite toujours un temps de contact suffisant. Les principaux antiseptiques sont les oxydants (à base d’iode ou de chlore), les alcools, la chlorhexidine, les carbanilidés, les peroxydes, les ammoniums quaternaires et certains acides organiques.
En ce qui concerne les prions, seule la solution d’hypochlorite de sodium à 6 % de chlore libre (eau de Javel fraîche diluée par moitié) a une relative efficacité.

 Bactéries à Gram+Bactéries à Gram-Myco-bactériesSpores bactériennesLevures ou champignonsVirusPrions
Alcool à 70°++++++0++0
Aldéhydes+++=++++++++++0
Ammoniums quaternaires++++00++0
Chorehexidine+++++00++0
Composés chlorés+++++++++++++++
Iode et dérivés++++++++++++++0
Dérivés mercuriels++++00+0 ou +0
Hexachlorophène++++00+00

désinfectant, prion

acide phénique l.m.

phenic acid

Substance cristalline qui dissoute dans l'eau, possède des propriétés antiseptiques .

Syn. phénol

phénol

[C1]

Édit. 2020

alcool benzylique l.m.

benzylic alcohol

Alcool de formule globale C6H5CH2OH , trouvé naturellement dans certaines plantes.
L’alcool benzylique est utilisé pour ses propriétés antiseptiques et analgésiques. Il est également utilisé comme solvant dans l’industrie cosmétique mais aussi dans les peintures, encres et vernis.

Syn. phénylméthanol

[C1]

Édit. 2017 

allergie à l'iode l.f.

iodine allergy

C'est  un mauvais terme, car en tant que telle, l'allergie à l'iode n'existe pas.
Il y a souvent confusion entre l'allergie aux fruits de mer (à certaines protéines des crustacés), l'allergie aux antiseptiques cutanés (à la polyvidone de la bétadine) et l'allergie aux complexes moléculaires qui accompagnent les molécules iodées des produits de contraste radiologiques, donc qui dépendent du type de ceux-ci. Ces trois phénomènes ont des déterminismes différents et il n'y a pas d'allergie croisée entre eux.
S'il n'y a pas d'allergie à l'iode, il existe en revanche une allergie aux produits de contraste iodés qui peut survenir avec tous les produits de contraste, même après une prémédication, même en cas de première injection ou, inversement, même en cas de nième injection sans problème antérieur.
Ces réactions d'hypersensibilité peuvent être immédiates, soit de nature allergique (IgE dépendante, par le biais d'une libération d'histamine et de tryptase par les basophiles et les mastocytes), soit de nature non allergique (non IgE dépendante), ou être retardées (par un mécanisme cellulaire).
Les réactions immédiates surviennent dans la minute ou les minutes qui suivent une injection intravasculaire, beaucoup plus rarement une injection locale. Elles peuvent être :
- bénignes (5% des cas : nausée, vomissement, éternuement, toux, vertige, prurit, urticaire localisé, angoisse, céphalée...) ne nécessitant pas de traitement particulier.
- modérées (0,5% des cas : urticaire géant, vomissements répétés, palpitations, dyspnée, douleurs thoracique ou abdominale, céphalées sévères, oedème laryngé, crise d'asthme), nécessitant un traitement ambulatoire.
- graves (0,05%  des cas : oedème laryngé obstructif, hypotension prolongée, infarctus, troubles du rythme, arrêt cardiaque, oedème pulmonaire aigü, convulsions...), nécessitant une prise en charge en réanimation.
- voire létales (0,0005% = 1/200.000 cas).
Après une  réaction d'hypersensibilité à un produit de contraste iodé, des dosages répétés d'histamine et de tryptase doivent être réalisés, ainsi que des tests cutanés (après quelques semaines à mois) pour essayer de faire le diagnostic de la nature allergique on non de l'incident, dans un but pronostique au cas où une autre injection serait nécessaire.
- Si celui-ci est reconnu comme non allergique (les plus fréquents, en général moins graves, non spécifiques d'un produit de contraste iodé particulier, avec une tryptase non augmentée, une histamine subnormale), on pourra utiliser une prémédication anti-H1.
- S'il est reconnu comme de nature allergique (potentiellemnt plus sévère), il y a une très forte probabilité de récurrence, en plus sévère, si le même produit de contraste iodé est utilisé : il convient donc de le bannir définitivement. La prémédicatio est inutile, mais l'injection d'un produit de contraste
iodé différent sera éventuellement possible.

[F3,G3, G4 ,B2 ]

Édit. 2020 

amanite phalloïde l.f.

amanite phalloid

De son ancien nom Amanita phalloides, resté usuel en raison de son importance considérable, espèce du nouveau sous-genre Lepidella, à anneau, marge non striée et spores amyloïdes, responsables de fréquents accidents graves, voire mortels parce que contenant de fortes quantités de phallotoxines et d'amatoxines, polypeptides cycliques résistant au chauffage lors de la cuisson même prolongée du champignon récolté par erreur. Le goût  agréable et le caractère retardé des symptômes en font un champignon particulièrement dangereux. L'intoxication phalloïdienne évolue en trois phases : une phase de latence durant en moyenne 12 heures (de 6 à 36 heures), une phase digestive durant 1 à 3 jours, marquée par des douleurs abdominales, une diarrhée et des vomissements conduisant dans les cas graves à une hypotension et des désordres hydro électrolytiques. La troisième phase est marquée par l’atteinte du foie qui débute 36 heures après le repas et qui atteint son maximum le cinquième jour.
On distingue trois formes  de gravité croissante: les formes bénignes caractérisées par une diarrhée et des douleurs abdominales durant 3 à 5 jours et une atteinte du foie modérée, évoluant favorablement; les formes de gravité intermédiaire caractérisées par un tableau d'hépatite aiguë qui évoluent vers la guérison complète en 2 à 3 semaines; les formes graves caractérisées une insuffisance hépatocellulaire aigue avec encéphalopathie, ictère, chute des facteurs de la coagulation. Il peut s’y associer une atteinte rénale. Une hospitalisation doit être réalisée en urgence, le traitement est symptomatique (rééquilibrage hydro-électrolytique avec correction de l’hypoglycémie, de l’acidose métabolique, administration d’antiseptiques intestinaux) et en cas d’hépatite fulminante nécessité d'une transplantation hépatique en super urgence. La mortalité est élevée dans les formes graves d’environ 15 % et particulièrement chez les enfants de moins de 10 ans.
Cette intoxication peut être causée par d’autres champignons toxiques (autres amanites et petites lépiotes), mais dans 95 % des cas, c’est l’Amanite phalloïde qui est en cause. 

syndrome panthérinique, accidents précoces par ingestion de champignons, phallotoxine, amatoxine

[D2, G4, L1]

Édit. 2020

antidiarrhéique n.m.

antidiarrheal agent

Médicament dont l’effet s’oppose à la diarrhée.
Certains d'entre eux correspondent à des ralentisseurs du transit agissant sur la motricité intestinale : opiacés (élixir parégorique, dérivé de la codéine), anti-cholinergiques, hordénine, diphénoxylate, lopéramide. D'autres ont un effet anti-sécrétoire (acétorphan).
Parmi ces agents, on classe :
- des opiacés, qui augmentent le tonus des fibres circulaires et diminuent le péristaltisme (élixir parégorique, poudre ou teinture d’opium, laudanum, codéine) ;
- des produits synthétiques (diphénoxylate, lopéramide).
- des topiques, qui agissent comme astringents (silicate d’aluminium, tanin, qu’on trouve dans le coing et le ratanhia), ou comme adsorbants (charbon végétal, pectine).
- des antiseptiques intestinaux, qui agissent sur les germes pathogènes responsables de diarrhées (antibiotiques naturels, comme la néomycine, la colistine ; produits de synthèse, comme les dérivés du nitrofuranne).

antiperspirant n.m.

antiperspirant

Produit appliqué localement pour réduire la transpiration.
Les tannins et le formaldéhyde étant irritants, donc peu employés, on a recours aux sels de zinc, de zirconium et surtout d'aluminium, qui limitent l'excrétion puis la sécrétion de sueur en formant un bouchon dans le canal excréteur des glandes eccrines ; leur effet est renforcé par l'utilisation d'un traitement électrique, l'iontophorèse. On associe souvent l'application d'antiseptiques pour réduire l'odeur secondaire à la décomposition de la sueur par les germes saprophytes cutanés. (La propanthéline, antispasmodique atropinique administré per os, n'est plus guère employée.)
.

antiseptique cutanéomuqueux l.m.

cutaneomucous antiseptic

Substance chimique à pouvoir anti-infectieux, soit inhibiteur, soit destructeur, actif sur les micro-organismes du revêtement cutané et muqueux tels que bactéries, champignons, virus, et dont l'innocuité pour la peau et l'organisme l'oppose aux désinfectants, plus caustiques et plus agressifs.
Son intérêt est à la fois préventif et curatif.
Appliqués directement sur la peau et laissés en place s'il s'agit de lotions, crèmes, ou pommades, ou destinés à être rincés, associés ou non à des agents lavants, les antiseptiques sont employés seuls ou combinés avec d'autres produits actifs tels que hydratants ou corticoïdes. Les principaux sont l'alcool éthylique, des oxydants (eau oxygénée), des halogénés, chlorés ou iodés, des dérivés métalliques (sulfate de cuivre et de zinc, sels d'argent, organomercuriels), des ammoniums quaternaires, des acides faibles, des dérivés biguanidiques tels que hexamidine et chlorhexidine, des carbanilides ; les colorants du genre vert et violet de méthyle et éosine, de même que le permanganate de potassium, sont actuellement peu employés.

argent n.m.

silver

Élément de numéro atomique 47 et de masse atomique 107,87. Métal précieux blanc, excellent conducteur de l'électricité, plus oxydant que le cuivre.
Utilisé comme monnaie, dans l'orfèvrerie ou dans l'industrie des films photographiques et radiographiques, ses sels ont été utilisés pour leurs propriétés antiseptiques et astringentes. Il est présent en très petite quantité dans les tissus humains.

Étym. lat. argentum : argent 

Symb. Ag

biofilm (propriétés caractéristiques d'un) l. f. p.

biofilm (characteristic properties of one)

Ce sont des propriétés physiques et biochimiques qui ont des conséquences en pathologie humaine et animale et en hygiène industrielle et domestique.
Propriétés physiques : l’observation au microscope électronique à balayage montre une surface irrégulière, plus ou moins lacunaire avec la présence constante d’une matrice cellulaire qui se reconstitue rapidement en cas d’agressions par des enzymes destructrices ou des surfactants,
Propriétés biochimiques : les cellules incluses dans un biofilm survivent en milieu très pauvre, ont un métabolisme réduit, un gradient décroissant d’activité depuis la surface jusqu’au support et résistent spontanément aux antibiotiques, antiseptiques et désinfectants.

bactéries planctoniques, biofilm microbien,

Édit. 2017

cathétérisme infecté l.m.

CVC-associated bloodstream infection (BSI), Intravascular-device BSI, catheter-related BSI

L’infection sur cathéter veineux central (CVC) peut être d’origine externe ou endogène. 
L’origine externe est due au personnel de soins qui peuvent apporter des bactéries des mains ou du rhinopharynx, ou à une antisepsie insuffisante de la plaie d’insertion.
L’origine endogène est fonction du site de l’intervention, indépendante des mesures d’asepsie effectuées par le personnel.
Les signes de l’infection sur cathéter sont essentiellement : une fièvre supérieure à 38°C, l’inflammation du site d’insertion, la présence de micro-organismes dans le cathéter et d’autres sites : sang périphérique, plaie d’insertion.
L’infection est favorisée par: l’âge : âges extrêmes, prématuré et vieillard. (3,9 pour 1000 j et 0,9 pour 1000j chez l’adulte), l’immuno-déficience (4,7 pour 1000 j en cas de sida), la nutrition parentérale, la nature du biomatériau (le PVC est thrombogène, le polyuréthane et le silicone fixent moins les bactéries ; les cathéters plus hydrophobes fixent mieux les bactéries hydrophobes (flore cutanée, Staphylocoques à coagulase négative, Corynébactéries…) et les plus hydrophiles favorisent l’adhésion des bacilles à coloration de Gram négative, le staphylocoque doré, les entérocoques, le plus souvent d’origine endogène. La capacité du cathéter à fixer les protéines plasmatiques est aussi un facteur de risque, et à un moindre degré, leur pouvoir pro-inflammatoire.
La prévention des infections des cathéters veineux centraux est difficile en raison de leur caractère multifactoriel. La formation du personnel est indispensable, les mesures d’asepsie sont nécessaires mais pas suffisantes (infections endogènes). Les propositions préventives ne sont que palliatives : un manchon évitant le contact avec le tissu sous-cutané est peu efficace, la tunnellisation évite le contact avec le tissu sous-cutané, les anticoagulants peuvent prévenir la thrombose et l’occlusion du CVC (l’héparine et les héparines de bas poids moléculaire ne semblent apporter aucun bénéfice et pourraient même augmenter la formation de biofilm de Staphylococcus aureus) ; par contre, le citrate de sodium à concentration supérieure à 0,5% inhibe la formation de biofilms de Staphylococcus. aureus et Staphylococcus epidermidis, de même que l’EDTA sodique. Une concentration inférieure à 0,5 % favorise la formation de biofilm de S. aureus. L’usage de CVC revêtus d’antiseptiques (chlorhexidine et argent) ou d’antibiotiques (minocycline-rifampicine) présente un intérêt certain pour les uns, médiocre pour les autres.
En cas d’infection, l’ablation du cathéter est indispensable. Il faudra attendre la guérison pour réintroduire un CVC.
Il convient d’interdire de déboucher un cathéter obstrué par un thrombus avec un fibrinolytique ou par surpression, d’utiliser un guide passé dans la lumière du cathéter contaminé pour en installer un autre.

cathéter

[B3,K4,D1]

contamination n.f.

contamination

Atteinte d'un organisme vivant ou souillure d'un objet (sol, eau, air) par un micro-organisme pathogène (parasite, bactérie, virus). par un agent radioactif, un polluant, un pesticide, un métal.
La contamination peut se faire :
- par voie aérienne par la respiration (aérosols) ou par projection, d'une personne à l'autre, de gouttelettes de salive au cours de la parole ou de la toux (ex. tuberculose, grippe) ;
- par voie digestive, grâce à des boissons ou aliments souillés (ex. typhoïde, poliomyélite) ;
- par contact direct sur la peau (ex. souillures manu-portées) ou par dépôt de poussière ;
- par contact direct sur les muqueuses (p. ex. maladies sexuellement transmissibles).
A titre d’exemples : la contamination de l’eau du robinet par les tuyauteries en plomb est responsable de saturnisme ; la mort des poissons peut être rapportée à la contamination de la rivière par les rejets industriels en amont ; l’accident de Tchernobyl est responsable de la contamination radioactive des sols ; le réchauffement des eaux marines favorise la contamination des huîtres par des bactéries et virus pathogènes.
La prévention primaire (suppression de la cause) repose sur la stérilisation, la protection contre les poussières, le port de masque et de gants par le personnel soignant et, s'il y a lieu, la mise en quarantaine des sujets suspects de maladie contagieuse.

La prévention secondaire (élimination de la souillure) repose sur les mesures de décontamination (ex. lavage pour éliminer les poussières radioactives, lavage des mains avec des solutions antiseptiques, etc.).
Ces mesures sont nécessaires pour réduire la contagion nosocomiale et éviter la dispersion des maladies.
La prévention tertiaire (en cas de contamination avérée) implique un traitement immédiat (ex. sérothérapie antitétanique après une blessure souillée).
Contamination n’est pas synonyme de contagion.

Étym. lat. contaminare : entrer en contact avec

nosocomiale (infection), prévention

[D1, D2, E1, G4]

Édit. 2020

dermite fessière syphiloïde de Sévestre et Jacquet l.f.

Jacquet's erosive diaper dermatitis

Dermite fessière du nourrisson de moins de six mois, commençant par des lésions vésiculopustuleuses des convexités, devenant secondairement ulcéronécrotiques, probablement de nature infectieuse (staphylocoque doré, Candida albicans, entérobactéries).
Ces dernières lésions sont progressivement remplacées par des papules violacées de 2 à 3 mm de diamètre. Le traitement associe des soins antiseptiques et protecteurs, voire un antimycosique local et éventuellement une antibiothérapie générale. Les mêmes lésions ont été décrites chez la personne âgée incontinente.

L. Sévestre et L. Jacquet, pédiatres français (1886-1887) ; C. Leiner, pédiatre autrichien (1908) ; A. Moussous, pédiatre français (1857-1926)

Syn. érythème papuloérosif syphiloïde de Sevestre et Jacquet

érythème fessier, dermite en W, dermite séborrhéique du nourrisson, dermite fessière syphiloïde de Sévestre et Jacquet, érythrodermie desquamative de Leiner-Moussous, napkin psoriasis

désinfectant adj. et n.m.

disinfectant

Qualifie un produit chimique ou un procédé utilisé dans des conditions définies et appliqué à des milieux inertes pour éliminer ou tuer les microorganismes et/ou inactiver les virus présents.
Leur innocuité vis-à-vis de la peau et des muqueuses n’est donc pas nécessaire, contrairement aux antiseptiques.

antiseptique

désinfectants (classification des) l.f.

A - surfaces : sols, murs, mobilier fixe et mobile, appareils de grand volume non immergeables…

Les désinfectants de cette catégorie peuvent avoir en outre des propriétés détergentes (usage en aérosols).
Sous-catégorie A1 : locaux communs, couloirs, accès aux chambres de malades non contagieux.
Sous-catégorie A2 : locaux spéciaux, chambres de malades contagieux, salles de réanimation, bloc opératoire
B - instruments : nettoyage de matériel avant stérilisation. Ils doivent être à la fois détergents et désinfectants pour protéger l’environnement.
C - matériel médico-chirurgical réutilisable : désinfection chimique par trempage
D - linge
E - excréta et déchets
F - peau : antiseptiques

désinfection n.f.

disinfection

Action destinée à enlever ou à détruire les germes infectieux qui peuvent se trouver sur les téguments du patient ou d'un opérateur ainsi que dans ou sur un objet, un local.
La première étape de toute désinfection est le nettoyage de façon à éliminer mécaniquement toutes les souillures accessibles. On évitera que ce nettoyage soit, par lui-même, une source de pollution (poussière du balayage à sec ou rejet d'aérosols contaminants par un aspirateur domestique, lavage avec une eau contaminée, brossage des mains avec du savon inapproprié, etc.). Cette étape élimine une grande partie des souillures et des germes infectieux et améliore considérablement l'efficacité de la stérilisation proprement dite.
La deuxième étape de la désinfection a recours à des moyens physiques (exposition à la chaleur sèche ou humide, aux rayons ultraviolets, aux ultrasons) ou chimiques (antiseptiques). Cette étape élimine la quasi-totalité des germes restants, mais elle ne constitue pas une vraie stérilisation qui devrait éliminer, en principe, la totalité des germes, c'est pourquoi les chirurgiens mettent des gants stériles après s'être désinfecté les mains.

antiseptiques, aspirateur domestique, infection, prion, stérilisation

fistulotomie interne l.f.

Traitement d’une fistule anale par la section de sa paroi, la dilatation et l’instillation d’antiseptiques.

Étym. lat. fistula : canal ; gr. tomê : section

[N2]

Édit. 2018

folliculite n.f.

folliculitis

Inflammation du follicule pileux, le plus souvent d'origine infectieuse.
Les folliculites superficielles ou ostiales, ou ostiofolliculites, très fréquentes, sont le plus souvent d'origine staphylococcique (Staphylococcus aureus) : il s'agit de pustules folliculaires du visage, des membres, du tronc, des cils (orgelets), favorisées par les traumatismes répétés tels que rasage, frottements, grattage, etc. par les cosmétiques ou par certaines expositions professionnelles (boutons d'huile) ou médicamenteuses. Le traitement par antiseptiques avec suppression des facteurs favorisants est en règle suffisant.
Les folliculites profondes c'est-à-dire intéressant le follicule de l'ostium à la glande sébacée sont également le plus souvent staphylococciques et réalisent des nodules douloureux inflammatoires centrés par une pustule folliculaire, des furoncles ou des sycosis.
Plus rarement, les folliculites sont dues à d'autres microorganismes : folliculites à bacille Gram négatif, folliculites à Trichophyton rubrum favorisées par le rasage des jambes, folliculites à Candida albicans du cuir chevelu, de la barbe, des aisselles ou du pubis chez les héroïnomanes, folliculites du thorax à Pityrosporum ovale.
Le terme de folliculite est parfois utilisé pour désigner des lésions inflammatoires non infectieuses du follicule pileux : p. ex. folliculite disséquante de Hoffmann, épilante de Quinquaud, à éosinophiles d'Ofuji, etc.

E. Hoffmann, dermatologiste allemand (1908) ; C. E. Quinquaud, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1888) ; S. Ofuji, dermatologiste japonais (1970) ; H. Behçet, dermatologiste turc (1937)

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

Syn. adénotrichie (obsolète), ostiofolliculite (folliculite superficielle)

pseudofolliculite de la maladie de Behçet, pseudofolliculite de la barbe, ostiofolliculites, Staphylocoque, orgelets, boutons d'huile, furoncle, sycosis,Trichophyton rubrum, Candida albicans, Pityrosporum ovale, folliculite épilante de Quinquaud, folliculite disséquante du cuir chevelu,folliculite à éosinophiles

[D1,J1]

Édit. 2018

furoncle n.m.

carbuncle, furuncle, boil

Folliculite profonde nécrosante due au staphylocoque doré, caractérisée par une nécrose dermique périfolliculaire ou bourbillon, guérissant par élimination de tout l'appareil pilosébacé sphacélique.
Les furoncles siègent volontiers dans les territoires velus, surtout nuque, pubis, aisselles, ou les zones de frottement telles que fesses, épaules, ceinture. Ils commencent par un nodule inflammatoire douloureux dont le centre, occupé par une pustule, se nécrose et s'élimine. Le risque sur le visage est celui d'une staphylococcie maligne de la face. La multiplication ou la répétition des furoncles réalise la furonculose ; l'agglomération de furoncles est un anthrax. Le traitement est essentiellement local par antiseptiques, antibiotiques antistaphylococciques locaux, extraction du bourbillon, plus rarement général, par antibiothérapie antistaphylococcique en cas de fièvre ou dans les localisations dangereuses du visage.

Étym. lat. furunculus : petit bourgeon

Syn. folliculite nécrotique, clou (familier)

[D1, J1]

Édit. 2019

intertrigo n.m.

intertrigo

Dermatose inflammatoire des plis.
Il peut s'agir d'une dermatose générale localisée aux plis, d'une dermite allergique de contact ou caustique, ou d'une dermatose infectieuse, p. ex. intertrigo bactérien, candidosique, dermatophytique.
Tous les plis peuvent être atteints. L’intertrigo interdigitoplantaire est aussi appelé pied d'athlète. Les bactéries en cause sont les streptocoques, les staphylocoques, les bacilles à Gram négatif, colonisant une peau auparavant normale ou plus souvent un pli macéré. L'obésité ou une dermatose préexistante sont des facteurs favorisants. L'intertrigo bactérien est volontiers macéré et pustuleux. Le traitement consiste surtout à supprimer la macération en évitant l'emploi de corps gras, et à appliquer des antiseptiques. Le psoriasis des plis peut prendre l'aspect d'un intertrigo : certains auteurs le considèrent même comme une variété d'intertrigo.

Étym. lat. intertrigo : écorchure, de inter : entre et terere : frotter

lactoperoxydase n.f.

lactoperoxidase

Enzyme de la classe des peroxydases présent dans le lait.
La lactoperoxydase est aussi présente dans la salive et dans les larmes, milieux qu'elle contribue à rendre antiseptiques en utilisant le thiocyanate comme substrat.

langue noire villeuse l.f.

black tongue, black hairy tongue

État correspondant à une modification de la partie postérieure du dos de la langue, caractérisé par une élongation et une hypertrophie des papilles linguales qui prennent souvent une coloration noire.
Son étiologie est inconnue mais probablement multifactorielle : tabagisme, mauvaise hygiène dentaire, usage prolongé d'antiseptiques ou antibiotiques buccaux, troubles digestifs et métaboliques, etc. La découverte d'une mycose linguale traduirait une surinfection et non une cause. Cette entité est entièrement différente de la leucoplasie orale chevelue de l'infection VIH. Elle s'observe surtout chez les adultes et les personnes âgées atteints de candidoses et soumis à une antibiothérapie massive ou présentant une affection maligne. Cependant, la découverte d'une mycose linguale traduirait une surinfection et non une cause. Cette entité est entièrement différente de la leucoplasie orale chevelue de l'infection à VIH.

Syn. langue noire pileuse, lingua villosa, lingua pilosanigra

mercure n.m.

mercury

Élément de numéro atomique 80 et de masse 200,61 ; métal liquide à la température ordinaire, fusible à -39°, de densité 13,6, inaltérable à l'air, donnant des amalgames avec la plupart des métaux.
Ses sels mercureux ou mercuriques peuvent être utilisés comme antiseptiques. Le mercure est très toxique ; les intoxications sont appelées hydrargyries.
En médecine du travail, le mercure et ses composés,  sont responsables de cas historiques d’encéphalopathies aiguës, de tremblements intentionnels et d’ataxie cérébelleuse. lors de l’extraction et de  la distillation , ainsi que dans la fabrication d’instruments de mesure (thermomètres, baromètres), dans les métiers de l’électricité (lampes, redresseurs de courant, piles, accumulateurs), dans le travail des peaux, la dorure, l’argenture, l’étamage, dans l’industrie chimique et pharmaceutique (en grande partie abandonnée), en pratique dentaire (amalgames).
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 2 du RG et 12 du RA)  avec un délai de 10 jours entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes) pour les encéphalopathies aiguës et de  1 an pour les tremblements intentionnels et l’ataxie cérébelleuse.
La pollution de l’environnement notamment marin peut contaminer les mollusques et les poissons, puis l’homme (maladie de Minamata au japon due au méthylmercure : 900 décès entre 1949 et 1965)

Symb. Hg

néphrotoxicité des sels de mercure, allergie au mercure, maladie de Minamata, ataxie cérébelleuse

[E2, G4]

Édit. Edit. 2018

or n.m.

gold

Élément de numéro atomique 79 et de masse atomique 197,2.
Métal précieux, très ductible et très malléable, inoxydable à l'air, inattaquable par les acides, facilement dissous dans l'eau régale.
Il existe dans la nature surtout à l'état natif dans les mines d'or, ses composés étant relativement peu stables. Sa présence a été signalée dans l'eau de mer, dans les cendres de plantes marines et dans des organes animaux. Sous forme d'alliages avec l'argent et le cuivre, l'or est utilisé en dentisterie. Ses composés ont des propriétés antiseptiques puissantes, mais sont toxiques ; on utilise encore certains sels d’or dans le traitement des affections rhumatismales.

Symb. Au

Édit. 2017

ovule vaginal l.m.

vaginal suppository, vaginal ovule

Forme des médicaments administrés par voie vaginale, p. ex. des antiseptiques, des antibiotiques, des antifongiques ou des prostaglandines.

Édit. 2017

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