Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

99 résultats 

voie excrétrice urinaire l.f.

urinary tract

Ensemble des structures anatomiques, creuses et musculaires, qui assurent le transport, le stockage et l'élimination de l'urine définitive.
Elle commence à la papille rénale et se termine au méat uréthral. On distingue la voie excrétrice supérieure (calices, bassinets, uretères) et inférieure (vessie et urèthre). Elle est tapissée de haut en bas par un revêtement muqueux de même structure : l'urothélium.

voie gynécologique combinée l.f.

combined route

En gynécologie, double abord chirurgical du pelvis, réalisé par l'abdomen d'une part et le périnée d'autre part, le vagin le plus souvent.
Cette combinaison des deux voies d'abord est réalisée simultanément par deux équipes dont les rôles et les gestes ont été préalablement harmonieusement définis.

voie immunologique classique l.f.

classical (pathway)

En immunologie, voie par laquelle les complexes antigène-anticorps contenant des IgM, des IgG1 ou des IgG3 activent le complément par la voie de C1.
Différentes molécules bactériennes qui interagissent avec C1q, en particulier les lipopolysaccharides, peuvent activer cette voie en l’absence d’anticorps. La voie classique implique les composants C1, C2, C4 et elle génère une C3 convertase C4b2a. Celle-ci est liée de façon covalente à la surface activatrice..

voie intraosseuse l.f.

intra-osseous access

perfusion intraosseuse

voie intrasinusale rénale l.f.

renal sinus approach

Voie d'abord chirurgicale consistant en une dissection étendue à l'intérieur du sinus du rein, ménageant les éléments vasculaires et permettant l'accès aux tiges calicielles principalement dans la cure d'une lithiase intrarénale.

pyélonéphrolithotomie, lithiase urinaire

voie lemniscale l.f.

lemniscal tract

lemnisque, somesthésie

voie occipitopariétale de conduction optique l.f.

occipito-parietal approach

voie dorsale de conduction optique

voie occipitotemporale de conduction optique l.f.

occipito-temporal approach

voie ventrale de conduction optique

voie occipito-pariétale l.f.

occipitoparietal tract

Voie de connexion entre l’aire corticale visuelle V1 et le cortex pariétal.
L'activation se fait sous le contrôle exclusif des cellules M du corps genouillé latéral et joue un rôle de coordination visuomotrice dans la perception d'objets en mouvement ou dans les déplacements de l'individu.
Les neurones répondent à des stimulus dont le déplacement se fait à vitesse rapide et leur réponse est également rapide.

Syn. voie dorsale

voie occipito-temporale l.f.

occipitotemporal tract

Voie de connexion entre l’aire corticale visuelle V4 et le cortex inférotemporal.
L'activation se fait sous le contrôle des cellules M, P et K du corps genouillé latéral. Cette voie intervient dans la reconnaissance des formes, la discrimination des couleurs et la perception des détails.

Syn. voie ventrale

voie pariétale de conduction optique l.f.

parietal approach

voie dorsale de conduction optique

voie périnéovaginale de Cunéo et Picot l.f.

Cunéo and Picot’s perineo-vaginal access

Variété de périnéotomie par incision transversale du périnée à 2 cm de la fourchette vulvaire, utilisée dans l'hystérectomie par voie vaginale.

B. Cunéo et G. Picot, chirurgiens français, membres de l’Académie de médecine (1920)

périnéotomie, hystérectomie, hystérectomie vaginale

voie spino-tectale l.f.

tractus spino-tectal

voie temporale de conduction optique l.f.

temporal stream

voie ventrale de conduction optique

voie transpéritonéovésicale l.f.

transperitoneovesical access

F. Legueu, chirurgien français, memebre de l'Académie de médecine (1898)

Legueu (opération de)

voie transpubienne l.f.

transpubienne access

pubectomie

voie transsymphysaire l.f.

transsymphysaire access

symphysiotomie

voie uvéosclérale l.f.

uveoscleral outflow

Voie accessoire d’élimination de l’humeur aqueuse entre les fibres du muscle ciliaire vers l’espace supraciliaire.

voie ventrale de conduction optique l.f.

ventral stream

Module anatomique de traitement des signaux visuels de détails fins de formes, de texture et de couleurs, constitué par les connexions réciproques d'un groupe d'aires visuelles qui regroupe les aires étroitement connectées au cortex inférotemporal.
La voie ventrale reçoit des projections de type M(magnocellulaire), P(parvocellulaire) et K (koniocellulaire) dont la latence de réponse est très dispersée. Elle pourrait donc fonctionner selon un motif temporel d'activité créé par l'activation successive de ses composants. Dans cet ensemble, les neurones de l'aire V4 sont activés de façon optimale par les couleurs et les formes. Dans l'aire TE (temporale externe) du singe, les champs récepteurs répondent à des formes complexes centrées sur le point de fixation. C'est donc le module de traitement de la reconnaissance visuelle des formes.

Syn. voie occipito-temporale

voies de conduction optique

voie sublinguale l.f.

sublingual access

Voie d'administration des médicaments en les plaçant sous la langue, ce qui assure une absorption rapide pour une petite dose de produits actifs.
Ex. : prise de granules de trinitrine en cas de douleur angineuse de poitrine.

Étym. lat. sub : sous ; lingua : langue

administration des médicaments (voie d')

Watson-Jones (voie d'abord de) l.f.

Watson-Jones’ approach

Abord antérolatéral de l’articulation de la hanche, au bord antérieur du muscle moyen fessier gluteal (gluteus medius).

R. Watson-Jones, Sir, chirurgien britannique (1935)

York Mason (voie transanosphinctérienne de) l.f.

York Mason's procedure

Voie d'abord chirurgicale transanorectale utilisée en urologie pour la cure des fistules prostato- ou uréthrorectales.
L'intervention fend sur la ligne médiane postérieure l'anus, les éléments du sphincter anal, la paroi rectale postérieure, ce qui donne un accès direct à la fistule qui s'abouche à la face antérieure, et permet de la réparer par excision du trajet et suture des deux viscères

A. York Mason, chirurgien urologue britannique (1970)

lithiase de la voie biliaire principale ou lithiase du canal cholédoque. l.f.

choledocolithiasis.

La lithiase de la voie biliaire principale  (VBP) secondaire, le plus souvent à la migration d’un calcul provenant de la vésicule, plus rarement au développement des calculs de novo in situ,dans la VBP, est responsable de l’angiocholite et la pancréatite aigüe.
La lithiase de la VBP est précédée à court terme par des douleurs de type biliaire, c’est-à-dire une douleur de l’épigastre ou de l’hypochondre droit, se propageant vers l’épaule droite, durant de 30 minutes à plusieurs heures. Les calculs de petite taille s’impactent souvent au niveau du sphincter d’Oddi entraînant une obstruction distale à l’origine d’une pancréatite aigüe. Les calculs plus volumineux s’impactent à un niveau plus haut situé dans la VBP à l’origine d’une obstruction proximale et entraînant ictère et angiocholite.
Les tests biologiques hépatiques sont pathologiques, en particulier dans les 72 premières heures, les premières anomalies sont une élévation des transaminases souvent importante et rapidement régressive. L’imagerie première est l’échographie abdominale qui visualise les calculs vésiculaires et de manière inconstante la lithiase de la VBP. Si la lithiase n’est pas objectivée au niveau de la VBP, l’imagerie de deuxième intention est la bili-IRM ou en cas d’indisponibilité l’échoendoscopie bilio-pancréatique.
L’angiocholite se manifeste par la classique triade de Charcot douleur de type biliaire, fièvre élevée avec frissons et ictère, ayant une spécificité élevée mais une faible sensibilité. Les perturbations biologiques mettent en évidence une hyperleucocytose, une élévation de la protéine C-réactive et des anomalies des enzymes hépatiques de type cholestatique et cytolytique. La conduite à tenir comporte une antibiothérapie à large spectre et surtout la décompression biliaire. Le traitement recommandé est l’extraction des calculs par sphinctérotomie endoscopique lors d’une cholangiopancréatographie endoscopique (CPRE), associée à une cholécystectomie par laparoscopie pour la lithiase vésiculaire, idéalement dans le même temps. Mais le plus souvent en pratique, l’ablation de la vésicule est réalisée en post-opératoire, et doit l’être dans un délai rapide.
Le diagnostic de pancréatite aigüe biliaire est basé  sur la présence de douleurs abdominales associées à une élévation de la lipasémie et des enzymes hépatiques chez un patient ayant une lithiase vésiculaire et/ou de la VBP. En cas d’angiocholite associée à la pancréatite, le traitement exige une antibiothérapie à large spectre et l’extraction des calculs par sphinctérotomie endoscopique lors d’une CPRE si possible dans les 24 heures. En l’absence d’angiocholite ou d’obstruction biliaire, il n’y a pas d’indication à une CPRE en urgence. En cas de pancréatite biliaire sévère ou non sévère, sans angiocholite ni obstruction biliaire, il n’y a pas d’indication à une CPRE précoce. Une IRM biliaire ou une échoendoscopie bilio-pancréatique permettent de savoir si la lithiase de la VBP est toujours présente ou a migré spontanément. Si la lithiase de la VBP est présente, elle doit être extraite par CPRE. Si la lithiase de la VBP est absente, en cas de pancréatite non sévère, la cholécystectomie  doit être faite pendant le même séjour hospitalier. En cas de pancréatite sévère, il n’y a pas de recommandations formelles concernant le délai de réalisation de la cholécystectomie. Néanmoins, elle peut être faite lorsque les collections péri pancréatiques ont disparu ou lorsque ces collections sont persistantes, on peut proposer de faire la cholécystectomie au moins 6 semaines après la pancréatite aigüe.

Réf. EASL Clinical Practice Guidelines on the prevention, diagnosis and treatment of gallstones. Journal of Hepatology 2016 ; 65 : 146-181.

angiocholite, pancréatite aigue, cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique, lithiase vésiculaire, enzymes hépatiques, bili-IRM, Charcot (triade symptomatique de), protéine C-réactive, sphinctérotomie endoscopique, cholécystectomie, lipasémie

[L1]

Édit. 2018

voie de signalisation hippo l.f.

hippo pathway

Voie de signalisation contrôlant la taille d’un organe en régulant la prolifération cellulaire et l’apoptose dont un de ses composants fondamentaux est la protéine kinase hippo.
Des mutations du gène de la protéine kinase hippo conduisent à une augmentation de la croissance cellulaire.
La voie de signalisation Hippo comporte une série de kinases (enzymes phosphorylants) intervenant dans la prolifération des tumeurs malignes. Un rôle majeur est joué par la protéine YAP qui diminue l’inhibition de contact, processus par lequel la confluence des cellules stoppe leur prolifération par manque d’espace. L’activité de YAP est accrue dans les cancers supprimant ainsi toute inhibition de contact.

Étym. hippo :dénomination due à  l’augmentation de la croissance cellulaire aboutissant à un phénotype « hippopotame »

protéine-kinase, apoptose

[C2]

Édit. 2018

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