système nerveux autonome l.m.
Ensemble des structures nerveuses dont les centres de contrôle, situés en dehors du système nerveux central, régissent le fonctionnement autonome des viscères et règlent les grandes fonctions vitales et viscérales de l'organisme (respiration, circulation, thermorégulation, digestion, excrétion, fonction sexuelle) et dont les effets, habituellement globaux et relativement lents, intéressent surtout les muscles lisses et échappent au contrôle volontaire.
Le système nerveux autonome est formé de deux branches, le système sympathique ou orthosympathique, dont les neurones efférents se situent au niveau vertébral thoracique et lombaire, et le système parasympathique, issu des régions crânienne et sacrée. Le premier se manifeste notamment par une dilatation pupillaire, une vasoconstriction viscérale, une accélération du rythme cardiaque, une inhibition gastrique et intestinale, une pilo-érection ; le second a une activité généralement opposée.
Emanant de la partie latérale de la substance grise médullaire, les corps cellulaires des neurones du système sympathique empruntent les racines antérieures, de même que les neurones moteurs, mais se divisent ensuite pour former une branche efférente distincte. Dès leur sortie du rachis, ils rejoindront les ganglions sympathiques.
Les fibres du système parasympathique proviennent essentiellement du tronc cérébral et des segments sacrés S2, S3 et S4. Elles n'empruntent pas le chaînon sympathique mais vont innerver les ganglions situés près de l'organe ou à l'intérieur de celui-ci. Leurs effets activateurs sont bien moins diffus que dans le système sympathique car les divers éléments de ce système touchent des organes spécifiques.
Continuellement actif sous le contrôle de certaines parties de l'encéphale comme l'hypothalamus, le tronc cérébral et certaines parties du circuit limbique, le système nerveux autonome a une fonction tonique de base résultant d'un équilibre entre ses constituants sympathiques et parasympathiques qui sont ainsi relativement antagonistes. L'organisation des fibres comporte des centres, des neurones préganglionnaires, des ganglions et des neurones postganglionnaires qui innervent les organes effecteurs : œil, tube digestif, cœur, vaisseaux, bronches, glandes sudoripares et salivaires, vessie, organes génitaux.
L'arc réflexe viscéral sympathique comprend en général :
- un neurone efférent situé dans la corne intermédiolatérale de la moelle (1) et son axone myélinisé, relativement court, qui quitte la moelle par la racine ventrale (v) ;
- un relais dans un ganglion de la chaîne paravertébrale ou dans un ganglion prévertébral à distance de la chaîne paravertébrale avec un neurone (2) dont l'axone non myélinisé atteint l'organe cible (c) ;
- cet organe cible est innervé par un neurone sensitif en T situé dans le ganglion dorsal de la racine nerveuse (d), dont la branche afférente, traversant le ganglion paravertébral, va par le rameau communiquant blanc vers son noyau et se termine dans la moelle sur un interneurone de la corne dorsale (3) ;
- ce dernier boucle le circuit réflexe en prenant contact avec le neurone effecteur (1).
Les fibres sympathiques efférentes quittent la moelle épinière entre les segments D1 et L2. Elles forment la chaîne sympathique paravertébrale (grand sympathique). Des fibres issues des trois dernières thoraciques innervent directement la médullosurrénale qui libère dans le sang des monoamines sympathomimétiques.
Certaines fibres postganglionnaires passent dans les nerfs rachidiens par l'intermédiaire des rameaux communicants gris et assurent l'innervation des vaiseaux sanguins, des glandes sudoripares et des muscles horripilateurs.
D'autres fibres sympathiques établissent une synapse dans un ganglion prévertébral situé à distance de de la chaîne sympathique (ganglions cœliaque, mésentérique supérieur, mésentérique inférieur).
Les neurones parasympathiques sont situés dans le noyau d'Edinger-Westphal (IIIe paire de nerfs crâniens), les noyaux salivaires supérieur (VIIe paire) et inférieur (IXe paire), le noyau moteur dorsal et le noyau ambigu (Xe paire) et la partie intermédiaire des segments (S2 à S4) de la moelle sacrée. Les fibres parasympathiques, généralement assez longues, quittent le système nerveux central soit par certains nerfs crâniens, soit par les 2ème, 3ème et 4ème nerfs sacrés. La majorité des fibres longues sont regroupées dans le nerf pneumogastrique, qui assure l'innervation parasympathique du cœur (le noyau ambigu ralentit le cœur), du poumon et des bronches, du foie, du pancréas et d'une bonne partie du tube digestif.
Les neuromédiateurs au niveau des synapses sont la noradrénaline et l'acétylcholine qui agissent sur des récepteurs βmuscariniques ou nicotiniques, pour l'acétylcholine et adrénergiques alpha (eux-mêmes subdivisés en alpha1, alpha2 et bêta1 et bêta2), pour la noradrénaline.
Organisation du système nerveux :
- en haut schéma d’une unité motrice,
- en dessous système nerveux autonome : G Ganglion ; pré : neurone préganglionnaire ;
post : neurone postganglionnaire ;
- récepteurs : Mu, muscarinique (éventuel), Ni, nicotinique, Na, adrénergiques
L. Edinger, neuroanatomiste (1885) et C. Westphal (1887) neuropsychiatre allemands
Syn. système nerveux végétatif, système viscéral
Sigle SNA
→ système nerveux autonome (atteintes du)
tunique muqueuse de l'utérus l.f.
tunica mucosa uteri, endometrium (TA)
endometrium
Tunique muqueuse qui tapisse la cavité uterine.
On lui reconnait trois portions de structure différente : 1) dans le corps de l’utérus et la partie haute de la cavité cervicale, un épithélium prismatique simple dont certains éléments sont ciliés et qui repose sur un chorion constitué par des fibroblastes ; elle adhère étroitement au muscle sous-jacent ; de longues cryptes épithéliales, dites improprement glandes utérines, lui sont annexées. 2) à la partie inférieure de la cavité du col (muqueuse endocervicale), c’est un épithélium simple à cellules polyédriques comportant des cellules caliciformes à mucus ; les glandes cervicales sont moins nombreuses et plus volumineuses que sur le col ; très polymorphes au niveau de l’orifice utérin, elles peuvent se transformer en kystes, les œufs de Naboth ; le chorion est ici riche en fibres conjonctives et pauvre en fibroblastes ; cette portion de l’endomètre est parcourue par les plis palmés qui forment l’arbre de vie. 3) au niveau de la portion vaginale du col (museau de tanche), c’est un épithélium pavimenteux stratifié reposant sur un chorion très riche en fibres conjonctives et élastiques. Au cours de la vie de la femme la tunique muqueuse de l’utérus présente une série de modifications anatomo-fonctionnelles en rapport avec le stade du développement génital, le cycle oestral et la gestation.
Syn. endomètre
Valentin (ganglions de) l.m.p.
Valentin’s nodes
Ganglions nerveux interposés entre le tronc du nerf lingual et les glandes sous-maxillaire et sublinguale, par lesquels transitent les fibres sécrétoires destinées à ces glandes.
G. Valentin, physiologiste allemand, membre de l’Académie de médecine (1810-1883)
→ ganglions de Valentin, ganglion sous-maxillaire, ganglion submandibulaire
vestibulite n.f.
vestibulitis
Inflammation non spécifique des glandes muqueuses du vestibule vulvaire, à l'origine d'un érythème vestibulaire de contours imprécis, parfois douloureux, généralement symétrique, souvent localisée autour des orifices des glandes de Bartholin.
Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)
Weber (glande de) l.f.
Weber’s gland
Syn glandes linguales, Syn anc glandes de Blandin
E. H. Weber, médecin et anatomiste allemand, membre de l'académie de médecine (1827)
facteur de croissance épidermique l.m.
epidermal growth factor
Polypeptide constitué de 57 acides aminés, possédant un effet stimulant sur la prolifération des kératinocytes et d'autres cellules épithéliales, favorisant le processus de cicatrisation par le biais d'une stimulation de l'angiogenèse et intervenant dans la carcinogenèse.
Il s’agit d’une protéine, dont le gène codant est situé sur le chromosone 4. Son site d’action ne se résume pas au tissu épidermique mais à l’ensemble des tissus épithéliaux.
Produit notamment par les glandes de Brünner duodénales et les glandes sous-maxillaires, il est retrouvé dans tous les fluides humains et possède des récepteurs spécifiques des membranes de toutes les cellules sauf des éléments hématopoïétiques. Dans l'épiderme, ces récepteurs sont d'autant plus nombreux que les cellules sont moins différenciées, dans la couche basale notamment.
Des anticorps monoclonaux ciblant le récepteur de l'EGF 3 tels le cétuximab, le panitumumab le matuzumab sont utilisés dans le traitement de certains cancers. On utilise aussi des petites molécules inhibitrices des tyrosines kinases tel que le afatinib, erlotinib, gefitinib, osimertinib
J. von Brünner, anatomiste suisse (1653-1727)
Sigle angl. EGF
→ kératinocyte, angiogenèse, récepteurs, carcinogenèse, anticorps monoclonaux chimériques
[C1, F2, J1]
Édit. 2019
syndrome lacrymo-auriculodentodigital l.m. (LADD)
Association d'anomalies congénitales multiples caractérisée par une hypoplasie, une aplasie ou une atrésie du système lacrymal ; des anomalies des oreilles et une surdité ; une hypoplasie, une aplasie ou une atrésie des glandes salivaires ; des anomalies dentaires et des malformations digitales.
Décrite chez une vingtaine de cas dans 7 familles différentes (6 de ces 7 familles comprenaient 2 malades ou plus, sur 2 ou 3 générations, l’affection a une prévalence estimée à moins de 1 000 000.
L'atteinte lacrymale est une obstruction des canaux lacrymaux nasaux qui peut entraîner une épiphora ou une conjonctivite chronique en raison de l'absence de larmes.
Une aplasie ou hypoplasie des glandes salivaires peut y être associée, avec bouche sèche et apparition précoce de caries.
Les signes auriculaires sont des pavillons d'oreilles en cupules avec surdité neuro-sensorielle ou mixte.
L'atteinte dentaire se caractérise par une éruption tardive des dents, des incisives latérales petites et pointues avec hypoplasie modérée de l'émail. L'agénésie des incisives latérales supérieures a aussi été décrite.
Les anomalies des doigts peuvent se traduire par une clinodactylie des 5ème doigts, une duplication de la phalange distale du pouce, un triphalangisme du pouce et/ou une syndactylie.
Le syndrome LARD (lacrymo-auriculo-radio-dental) a été proposé en tant qu'autre acronyme étant donné qu'une aplasie unilatérale radiale et une synostose radio-cubitale ont aussi été décrites.
Chez un patient, une néphropathie entraînant la mort en période néonatale, une fente labio-palatine, et un hypospadias ont été observés.
Un autre cas présentait une malformation thoracique complexe, avec paralysie du diaphragme droit (aussi présente chez la mère de l'enfant), un hypodéveloppement de la vascularisation pulmonaire sans anomalies bronchiques, une hypoplasie modérée de l'artère pulmonaire gauche et, à l'échocardiographie, un anévrysme du septum inter-auriculaire.
L’hérédité est autosomique dominante mais les bases génétiques du syndrome LADD restent inconnues à ce jour. La grande variabilité d'expression de ce syndrome nécessite une grande prudence lors du conseil génétique.
Après la naissance d'un cas index, le syndrome peut être reconnu lors d'une échographie prénatale, sur la découverte d'une anomalie radiale ou sur le profil foetal qui montrerait au minimum un front haut et une micrognathie sévère.
Syn. syndrome de Levy-Hollister, syndrome lacrymo-auriculo-radio-dental
Réf. Orphanet (2006)
→ hypoplasie, atrésie, aplasie, épiphora, clinodactylien hypospadias, micrognathie
[L1, M1, M2, O1, P1, P2, P3, Q2]
Édit. 2019
séborrhée n.f.
seborrhoea
Sécrétion excessive de sébum par les glandes sébacées donnant à la peau un aspect gras, luisant, quelquefois franchement huileux, souvent accompagnée d'hypertrophie de ces glandes.
D'origine généralement hormonale, elle se voit surtout sur le front, le nez et les zones médiothoraciques antérieure et postérieure et est souvent associée à de l'acné.
Étym. lat. sebum : suif ; gr. rhein : couler
→ kérose
abcès anal l.m.
anal abscess
Collection de pus autour de l'anus secondaire à une infection d’une des glandes présentes à la partie haute du canal anal dans l'épaisseur du muscle sphinctérien.
Les causes sont multiples : diverticulite intestinale, rectocolite hémorragique, maladie de Crohn. maladie de Verneuil. L'évolution peut se faire vers l'apparition d'une fistule avec la peau ou un autre organe comme le vagin ou la vessie.
→ diverticulite colique, rectocolite hémorragique, Crohn (maladie de), Verneuil (maladie de)
[D2,L1,L2]
Édit. 2017
abcès tubéreux du mamelon l.m.
tuberous abscess of the nipple
Abcès localisé du mamelon au niveau d'une des glandes aréolaires.
Cette suppuration sous-cutanée localisée peut céder au traitement antibiotique, mais demande parfois une incision chirurgicale.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, O5]
Édit. 2020
absorption percutanée l.f.
cutaneous absorption
Ensemble des mécanismes de pénétration sans effraction à travers la peau d'une substance lui permettant d'aller de son point d'application jusqu'à la circulation générale.
Ce processus, qui peut être actif ou passif, comporte deux phénomènes successifs : une phase de pénétration de la substance puis une phase de résorption à travers le derme et les parois vasculaires vers la circulation générale. L'absorption varie selon la taille, l'hydrosolubilité et le type de préparation contenant la substance, mais aussi selon l'épaisseur de la peau, la région et la technique d'application. Le massage ou l'occlusion la facilitent. Les voies de pénétration au niveau de la peau sont le stratum corneum, les glandes sudoripares et les follicules pilosébacés.
Étym. lat. absorbere : absorber
Syn. pénétration transcutanée
→ fonction barrière de l'épiderme, stratum corneum, couche cornée
[C2,L1]
Édit. 2017
acide chlorhydrique l.m.
hydrochloric acid
Corps chimique de formule HCl dont la dissolution dans l'eau aboutit à un acide fort, jusqu’à une concentration de 823 g/L.
Le principal lieu de production d'acide chlorhydrique chez l'homme est la muqueuse gastrique. L'acide chlorhydrique sécrété par les glandes fundiques de l'estomac sous l’influence de la gastrine sert à la phase initiale de la digestion des aliments. La concentration du suc gastrique en acide chlorhydrique est de l’ordre de 0,16 mol/L.
→ gastrine
[C1, C2, L1]
Édit. 2020
acné néonatale l.f.
acne neonatorum, neonatal acne
Eruption survenant à la naissance ou dans les premières semaines, faite de papules érythémateuses et de pustules des joues, du front, du menton, voire des oreilles et du cuir chevelu, durant 2 à 4 semaines et guérissant spontanément sans cicatrices.
Sa physiopathologie est mal comprise et l'on a invoqué une stimulation hormonale des glandes sébacées par les androgènes d'origine maternelle, ainsi que l'intervention de Malassezia furfur. Aucun traitement n'est en principe nécessaire ; la suppression de facteurs favorisants tels que les laits de toilette ou certaines crèmes dites hydratantes est conseillée.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[J1,O1]
Édit. 2017
acrinie salivaire l.f.
salivary acrinia
Absence de sécrétion des glandes salivaires.
Étym. gr. a privatif ; krinein : sécréter
→ asialie, aptyalisme, xérostomie
[C2,P3]
Édit. 2017
Addison (maladie d') l.f.
Addison disease
Insuffisance surrénale lente par atteinte primitive des 2 glandes surrénales.
La tuberculose en constituait la cause traditionnelle. Elle fait place surtout actuellement à la rétraction corticale d’origine auto-immune (isolée ou dans le cadre de polyendocrinopathies auto-immunes de type 1 et 2).
L’installation de la maladie lente et progressive, se constitue en plusieurs mois ou années. La mélanodermie de teinte brunâtre, prédomine sur les parties découvertes, les zones de frottement, les cicatrices, se renforce au niveau des plis de flexion mais aussi sur les lignes de la paume des mains ce qui la distingue du hâle solaire. Elle peut atteindre les muqueuses sous forme de taches sépia sur les faces endojugales de la bouche, les muqueuses génitales. Elle s’accompagne d’asthénie à tous les modes, d’hypotension artérielle, d’amaigrissement, de troubles digestifs mineurs (anorexie, constipation)…
On observe une tendance aux hypoglycémies, à l’hyponatrémie, à l’éosinophilie, une opsiurie. La cortisolémie du matin est basse ou effondrée, coïncide avec un accroissement de l’ACTH. Sont constatées des valeurs basses de l’aldostérone plasmatique, du sulfate de DHA, un accroissement de l’activité rénine plasmatique ou de la rénine active.
La preuve de la nature auto-immune est apportée par la présence d’auto-anticorps surtout anti 21-hydroxylase. La présence de calcifications radiographiques des aires surrénaliennes, les anomalies tomodensitométriques plaideraient encore en faveur de l’origine bacillaire, compliquant souvent des tuberculoses extrapulmonaires.
Le traitement repose sur l’hydrocortisone souvent à des doses proches de 15 à 25 mg/j réparties en 2 ou 3 prise quotidiennes, doublées lors de toute situation stressante. Des formes à galénique différente (chronocort, duocort) autorisent une seule prise quotidienne. Le régime doit être normosodé. L’adjonction d’un minéralocorticoïde (9 alfa-fluorohydrocortisone) 50 à 100 microg/j, est habituellement nécessaire. La DHEA (25 ou 50 mg/j) peut s’envisage chez la femme jeune.
Sous traitement bien suivi et adapté, les sujets ont une vie normale à tous égards. La méconnaissance du diagnostic, l’interruption ou l’inadaptation des doses des médications exposent aux redoutables décompensations surrénales aiguës qu’annoncent souvent des douleurs abdominales, nausées, vomissements. Elles sont à risque de collapsus et de décès.
Dans des contextes particuliers, d’’autres causes d’insuffisance surrénale sont possibles : métastases, hémochromatose, amylose, mycoses, hémorragies, syndrome des antiphospholipides…. Dans un contexte syndromique sont aussi à envisager des affections génétiques rares à début néonatal : adrénoleucodystrophie, maladie de Wolman, mutation du gène DAX1.
T. Addison, médecin britannique (1849)
Syn. insuffisance corticosurrénalienne lente, insuffisance corticosurrénalienne primitive
→ cortisol, ACTH, aldostérone, rénine, activité rénine plasmatique, DHA, anticorps anti21-hydroxylase, polyendocrinopathies auto-immunes, adrénoleucodystrophie, maladie de Wolman, DAX1, insuffisance surrénale aigüe
[O4]
Édit. 2020
adéno-acanthome des glandes sudorales l.m.
Variété de carcinome spinocellulaire présentant des foyers de dyskératose avec ségrégation cellulaire et aspects pseudoglandulaires.
Le terme « adénoacanthome » proposé par Lever (1947) traduisait l'interprétation de l'auteur, qui considérait cette tumeur comme un carcinome des glandes sudoripares et des conduits excréteurs. Il n'est plus utilisé à ce jour, Lever ayant admis, à la suite d'autres auteurs, qu'il s'agissait d'un carcinome spinocellulaire avec dyskératose.
adenoacanthoma, pseudoglandular, adenoid squamous cell carcinoma (obs.)
Étym. gr. adên : glande ; akantha : épine ; oma : tumeur
Syn. carcinome spinocellulaire acantholytique, carcinome spinocellulaire adénoïde, carcinome spinocellulaire dyskératosique
[A3,F2,J1]
Édit. 2017
adénolymphome l.m.
adenolymphoma, cystadenolymphoma, Warthin’s tumor
Tumeur bénigne des glandes salivaires habituellement développée dans la parotide, parfois multiple ou bilatérale.
Cette lésion d’évolution lente est faite d’une double prolifération épithéliale et lymphocytaire. L’épithélium est souvent agencé en deux couches de cellules cylindriques d’aspect volontiers oxyphile. Il repose sur un tissu lymphoïde ordonné en follicules lymphoïdes.
A. Warthin, anatomopathologiste américain (1929)
Étym. gr. aden : glande ; lymphè : eau ; ome : tumeur
[A3,F5,P3]
Édit. 2017
adénome n.m.
adenoma
Tumeur épithéliale bénigne développée aux dépens d'un tissu glandulaire et dont elle peut reproduire plus ou moins la structure glandulaire.
L’adénome comporte toujours une double prolifération du tissu épithélio-glandulaire et du tissu conjonctif de soutien. Représentant un tissu bien différencié, l’adénome conserve les propriétés sécrétoires spécifiques de la glande originelle (adénome parathyroïdien, adénome Langerhansien). Lorsque le tissu glandulaire fait partie d’un épithélium de revêtement, une muqueuse digestive par exemple, on parle de polyadénome, ou plus banalement de polype.
Lorsqu'il apparaît au niveau d'une muqueuse digestive, l'adénome forme généralement une saillie par rapport à la muqueuse adjacente, saillie plus ou moins pédiculée constituant macroscopiquement un polype et répondant souvent histologiquement à un polyadénome ou polype néoplasique adénomateux.
En ophtalmologie, tumeurs peu courantes de la glande lacrymale et des glandes de Meibomius.
L’adénome géant du sein est une tumeur très rare frappant essentiellement la jeune fille en période pubertaire. Il peut atteindre une taille considérable et posséder un aspect clinique très inquiétant.
On doit distinguer l’adénome de l’hyperplasie localisée. Cette dernière est réversible et disparaît avec la ou les causes qui l’ont engendrée.
Étym. gr. adenos :glande
[A3, F5, L1, O4, P2]
Édit. 2020
adénome à cellules basales l.m.
basal cell adenoma
Variété de tumeur bénigne des glandes salivaires dont les cellules s’agencent en nappes de petits éléments à caractère parfois fusiforme et de nature épithéliale.
Des différenciations canalaires s’observent parfois au sein des massifs tumoraux, parfois bordés en périphérie par une assise palissadique de cellules tumorales.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
Syn. adénome basocellulaire
[A3,F5,P3 ]
Édit. 2017
adénome à cellules claires l.m.
clear cell adenoma
Variété de tumeur bénigne des glandes salivaires dans laquelle la couche de cellules externes myo-épithéliales prolifère en abondance.
Les cellules se chargent en glycogène et prennent un aspect clarifié. On reconnaît plus ou moins aisément des cellules épithéliales bordantes résiduelles souvent peu proliférantes.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[A3,F5,P3]
Édit. 2017
adénome bronchique l.m.
bronchial adenoma
Tumeur bénigne constituée d'acini reproduisant les glandes bronchiques dans le cadre des adénomes monomorphes.
Les adénomes pléomorphes et oncocytaires sont exceptionnels et tout aussi bénins.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5,K1]
Édit. 2017
adénome canaliculaire l.m.
canalicular adenoma
Variété de tumeur bénigne des glandes salivaires faite de petits canaux agencés dans un stroma fibreux.
Ces canaux ont une assise de cellules épithéliales, une couche de cellules épithéliales cylindriques et une lumière souvent de petite taille.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
Syn. adénome tubuleux, adénome canalaire, adénome tubulaire
[F5,P3]
Édit. 2017
adénome colorectal l.m.
colorectal adenoma
Adénome développé aux dépens des glandes de la muqueuse colorectale, de la valvule de Bauhin à la ligne pectinée anorectale.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5,L1,L2]
Édit. 2017
adénome monomorphe l.m.
monomorphic adenoma
Variété de tumeurs bénignes des glandes salivaires principales et accessoires opposée aux adénomes pléomorphes en ce sens que la prolifération tumorale y est d’aspect monotone, très différencié, n’intéressant qu’un type cellulaire ou un modèle architectural.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[A3,F5,P3]
Édit. 2017
adénome parathyroïdien l. m.
parathyroid adenoma
Tumeur bénigne développée aux dépens d'une, ou plus rarement, de plusieurs glandes parathyroïdes, responsable d'hyperparathyroïdie primaire.
Se différenciant de l’hyperplasie, l’adénome comporte non seulement une prolifération des cellules principales, un appauvrissement en cellules adipeuses, mais aussi une encapsulation et en périphérie un « rim » (en français : jante) correspondant au reste du parenchyme parathyroïdien hypofonctionnel.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5, O4]
Édit. 2020