chemiluminescent, e adj.
chemiluminescant
Qualifie une réaction chimique qui permet d'identifier une sonde en la rendant visible par fluorescence, p. ex. une sonde chemiluminescente.
[C1]
chémokine n.f.
chemokin
Anglicisme utilisé à la place de chimiokine.
→ chimiokine, MIP
[C1]
chimie n.f.
chemistry
Science qui traite de la composition et de la structure des molécules et des atomes qui les constituent, ainsi que des réactions qui se produisent entre elles soit spontanément soit sous l'effet d'agents physiques.
[C1 ]
chimiokine n.f.
chemokine
Ensemble de cytokines de faible poids moléculaire qui induisent la migration des leucocytes vers le site de sécrétion de ces molécules ainsi que l’activitation cellulaire (adhérence, dégranulation).
Les chimiokines sont classées en trois familles structurales définies par de fortes homologies au sein de la même famille. La famille α ou famille CxC est définie par la présence de deux cystéines séparées par un autre acide aminé. Les chimiokines de cette famille sont codées par des gènes localisés en 4q12-21. Les principales chimiokines de la famille α sont l’IL-8, les protéines inflammatoires des macrophages MIP-2α et MIP-2ß, des facteurs plaquettaires (oncostatine ou PF4, thromboglobuline ß) et la protéine d’activation des neutrophiles AP-2.
La famille des chimiokines ß (C-C) est définie par l’association de deux cystéines. Les gènes de ces chimiokines sont localisés en 17q11-32. Cette famille comprend les protéines inflammatoires des macrophages MIP-1α et ß, les protéines chimioattractantes des monocytes MCP-1, 2 et 3 et la molécule RANTES.
La troisième famille C est représentée par la lymphotactine (Ltn).
Les chimiokines se fixent à des récepteurs à 7 domaines transmembranaires au nombre de 4 à 5 pour chacune des familles α et ß. La synthèse des chimiokines est induite par différents signaux inflammatoires (microbiens, toxiques). Les chimiokines peuvent être synthétisées par un grand nombre de cellules en particulier l’endo
Certains récepteurs de chimiokines sont des corécepteurs du virus de l’immunodéficience humaine.
[C1,C3 ]
chimiothèque n.f.
chemical library
Collection de molécules (plus de mille) utilisée en vue de sélectionner celles qui sont biologiquement actives.
Les chimiothèques servent à des opérations de tri. Pour cela, les molécules qu’elles contiennent sont testées sur leurs capacités d’interaction avec des protéines identifiées ou des systèmes plus complexes (membranes naturelles ou biomimétiques, cellules, organes isolés…). Ainsi, on peut découvrir de nouveaux médicaments ou caractériser les fonctions de protéines et de voies métaboliques. Les molécules retenues comme actives sont appelées touches ou en anglais « hits ». Les opérations de tri étant complexes et sujettes à fluctuations, leurs résultats doivent être confirmés par des essais répétés dans des laboratoires différents. Une étape essentielle est d’associer structure chimique et propriétés physiques (solubilité, charge électrique au pH du plasma…) aussi bien que biologiques. On peut ainsi tenter de prédire des propriétés d’une nouvelle molécule à tester dont on connaît la structure.
[C1]
Édit. 2015
chiral adj.
chiral
Dont la structure ne possède pas de plan de symétrie et qui diffère de son image dans un miroir comme une main droite par rapport à une main gauche : dans une molécule organique possédant un carbone asymétrique, il existe deux dispositions chirales, donnant lieu à deux énantiomères.
Étym. gr. kheir : main
[C1 ]
chiralité n.f.
-chirality
Propriété des molécules qui possèdent deux représentations spatiales différentes et opposées, l'une étant l'image de l'autre dans un miroir, comme les mains.
La chiralité entraîne l'activité optique. Elle est liée en principe à la présence dans la molécule d'un ou de plusieurs carbones dits asymétriques, porteurs de quatre substituants différents. La toxicité et l'activité pharmacologiques sont dépendantes de la chiralité.
Étym. gr. kheir : main
Syn. isomérie optique
[C1 ]
chitine n.f.
chitin
Polyoside constitué par la condensation de nombreuses molécules de N-acétyl-D-glucosamine liées en 1-4'.
La chitine forme le squelette cutané des Arthropodes.
Étym. gr. khiton : tunique
[C1]
chitobiose n.m
chitobiose
Diholoside constitué de deux molécules de N-acétylglucosamine, unies par une liaison β 1-4'.
Ce dioside se forme par hydrolyse de la chitine. C'est aussi le premier maillon servant de lien entre le reste d'asparagine d'une protéine et les oligomannosides qui constituent les glycoprotéines cellulaires.
[C1]
chitosamine n.f.
chitosamine
[C1]
chloramine n.f.
chloramine
Nom générique pour des dérivés organiques chlorés utilisés pour la désinfection des eaux (chloramines T, arylsulfonamides chlorés qui libèrent de l’acide hypochloreux en solution aqueuse).
Ces produits sont utilisés dans les piscines, mais on les accuse de provoquer une irritation des muqueuses nasales et de l’appareil respiratoire dont peuvent être victimes les maîtres- nageurs et les agents d’entretien des piscines.
[C1]
chlorémie n.f.
chloremia
Teneur plasmatique ou sérique en ions Cl-.
La teneur normale en chlore du sérum est de 100 à 107 mEq/L, soit 3,6 g/L ; celle des globules de 50 mEq/L (1,8 g/L).
[C1]
chlorure n.m.
chloride
1) Sel de l'acide chlorhydrique.
2) Combinaison du chlore avec des corps simples ou avec des composés organiques, comme le chlorure d'éthyle, ou le chlorure d'acétyle.
[C1]
choléglobine n.f.
choleglobin
Pigment vert provenant de la dégradation de l'hémoglobine au cours de sa transformation en pigments biliaires.
L'oxydation de l'hème est catalysée par une α-méthényl-oxygénase qui coupe le noyau tétrapyrrolique entre les cycles I et II et élimine le méthényle angulaire sous forme de CO, laissant ouverte la chaine tétrapyrrolique, qui a la formule de la biliverdine, mais encore attachée au fer ferreux et à la globine. Cette choléglobine est encore capable de fixer une molécule d'oxygène ou celle du monoxyde de carbone. Lorsqu'elle perd son fer, après oxydation en fer ferrique, elle reste liée à la globine en donnant la verdoglobine. Celle-ci, attaquée par des protéinases, libère la biliverdine, précurseur de la bilirubine.
[C1]
cholépoïèse n.f.
[C1,L1]
cholérèse n.f.
choleresis
Excrétion de la bile du foie dans les voies biliaires et dans l'intestin.
Étym. gr. kholê : bile ; rheô : je coule
Syn. cholépoèse, cholépoïèse
[C1,L1]
cholestane n.m.
cholestane
Hydrocarbure tétracyclique saturé à 27 atomes de carbone, rattaché au groupe des terpènes et fournissant le squelette fondamental de nombreuxstéroïdes naturels, dont le choletérol.
Il comporte une structure à quatre cycles (cycloperhydrophénanthrène saturé), portant deux restes méthyle sur les carbones C10 et C13 ainsi qu’unechaîne diméthyl-1,5-hexyle sur le carbone C17.
[C1]
cholestanol n.m.
cholestanol
Dérivé hydrogéné du cholestérol qui s'accumule dans les tissus au cours de la xanthomatose cérébrotendineuse.
Syn. 5α-dihydrocholestérol
[C1]
cholestase n.f.
cholestasis
La cholestase témoigne d’une diminution de l’excrétion biliaire : rétention de bilirubine dans le foie, soit dans le cytoplasme des hépatocytes ou des cellules de Kupffer, soit dans les canaux biliaires : thrombi biliaires.
Le terme de cholestase est un terme biologique.
Selon le siège originel de l’anomalie, on distingue la cholestase intra et extra-hépatique.
Elle est liée à un défaut de sécrétion ou d'excrétion de la bilirubine. Elle peut avoir pour conséquences un ictère, un prurit, et une élévation de la teneur des phosphatases alcalines dans le sang.
L’obstruction est le plus souvent le fait d’un calcul ; mais il peut s’agir de parasites, de caillots sanguins, de fragments tumoraux ou de compression de voisinage.
Étym. gr. kholê : bile ; stasis : action de s’arrêter
Syn. rétention biliaire, cholostase
[C1,L1]
cholestase intrahépatique progressive familiale de type 1 l.f.
progressive familial intrahepatic cholestasis, PFIC11
Maladie infantile, d’origine génétique à transmission récessive se manifestant par une cholestase.
Cette entité actuellement démembrée correspond au type 1 des cholestases intrahépatiques progressives familiales (PFIC1) qui est la forme la plus rare des trois PFIC.
La maladie débute après plusieurs mois de vie, dans la petite enfance. Elle se manifeste par des selles décolorées, des urines foncées, un ictère, une hépatomégalie, un prurit. Le diagnostic est suspecté en raison de la concentration élevée en acides biliaires dans le sang et de la normalité de la gamma glutamyltransférase (γ-GT). Parmi les cholestases avec γ-GT normale, le diagnostic différentiel inclut principalement les déficits de synthèse des acides biliaires primaires et la PFIC2. Les voies biliaires sont normales. Spontanément, l’évolution se fait vers une fibrose cirrhogène. Des atteintes extrahépatiques ont été rapportées (diarrhée, pancréatite, surdité). Un traitement par l’acide ursodésoxycholique (AUDC) doit être initié chez les patients pour prévenir la progression des lésions hépatiques mais il n’est pas totalement efficace. La rifampicine aide à contrôler le prurit. Du fait de la sévérité de la cholestase, une transplantation hépatique est nécessaire avant l’âge adulte chez environ la moitié des patients.
La PFIC1 est causée par des mutations du gène ATP8B1 (18q21-22) codant la protéine FIC1 exprimée à la membrane canaliculaire des hépatocytes ainsi que dans d'autres cellules épithéliales. Dans les hépatocytes, la protéine FIC1 serait impliquée dans la sécrétion biliaire et en particulier des acides biliaires dont la concentration est diminuée dans la bile des enfants atteints de PFIC1. L'expression extrahépatique de la protéine FIC1 explique les atteintes extrahépatiques observées chez les malades.
Un dépistage prénatal peut être proposé si la mutation a été identifiée chez chacun des deux parents.
Clayton (1965)
Étym. : Jacob Byler, fondateur de la communauté Amish dans laquelle les premiers cas ont été décrits
Syn. cholestases intrahépatiques progressives familiales, cholestase familiale récurrente cirrhogène, cholestases intrahépatiques familiales, cholestases fibrogènes familiales , cholestases intrahépatiques progressives familiales, PFIC , maladie de Byl
→ ATP8B1 gene, protéine FIC1, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 2, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 3, gamma glutamyltransférase, acide ursodésoxycholique, rifampicine
[A4,C1,C3,L1,O6,Q2]
cholestase intrahépatique progressive familiale de type 2 l.f.
progressive familial intrahepatic cholestasis (PFIC2)
Cholestase apparaissant dans la période néonatale, caractérisée par une concentration élevée en acides biliaires dans le sang et une activité sérique de la gamma-glutamyl transférase (γ-GT) normale.
Les signes de cholestase (selles décolorées et urines foncées) apparaissent souvent dans les premiers mois de vie avec un ictère récurrent ou permanent, une hépatomégalie et un prurit sévère ou un syndrome de malabsorption. La PFIC2 fait partie des cholestases à γ-GT normale. La concentration des acides biliaires primaires très élevée dans le plasma, est très basse dans la bile. Habituellement la concentration sérique d'alpha-fœtoprotéine est élevée et l'activité sérique de l'alanine-amino-transférase est 5 fois supérieure à la normale. L'échographie hépatique montre parfois une vésicule biliaire volumineuse lithiasique. L'histologie hépatique montre une cholestase canaliculaire, une métaplasie biliaire des hépatocytes périportaux sans réelle prolifération ductulaire, une nécrose et une transformation en cellules géantes des hépatocytes, une fibrose et une inflammation lobulaires et périportales prononcées. L'immunomarquage de BSEP (bile salt export pump) est le plus souvent négatif. La cholangiographie montre un arbre biliaire normal (sauf en cas de lithiase) et permet un prélèvement de bile. L'apparition d'une insuffisance hépatique (IH) et/ou la progression vers un carcinome hépatocellulaire (CHC) pendant la première année de la vie est possible. L'évolution est souvent péjorative avant l'âge adulte.
La PFIC2 est héréditaire à transmission autosomique récessive. Le caractère familial est facilement reconnu lorsque plusieurs enfants de la même fratrie sont atteints. La consanguinité des parents est fréquente. La maladie est due à des mutations du gène ABCB11 (ATP binding cassette subfamily B member 1), situé sur le locus 2q24, codant la protéine BSEP, qui permet l'export des sels biliaires dans la bile. La mutation explique les constatations biologiques, BSEP étant exclusivement exprimée au pôle canaliculaire des hépatocytes, cela explique qu’il n'y a pas d'atteinte extra-hépatique dans la PFIC2.
Le diagnostic prénatal peut être proposé si une mutation est identifiée chez les deux parents. Un traitement par l'acide ursodésoxycholique (AUDC) doit être initié mais son efficacité n'est pas totale. La rifampicine aide à contrôler le prurit. Un drainage naso-biliaire peut aider à la sélection des répondeurs potentiels à une dérivation biliaire externe. Du fait de l'évolution vers une cholestase sévère, une IH ou l'apparition d'un CHC, 50% des patients sont candidats à la transplantation hépatique avant l'âge adulte. L’évolution vers le CHC doit être surveillée dès la première année de vie. L'évolution de la PFIC2 semble être plus sévère que celle de la PFIC1. Le traitement précoce par l'AUDC ou par dérivation biliaire externe permet de prévenir la morbidité et la mortalité liées à l'IH terminale.
Une mutation du gène ABCB11 est aussi responsable de formes moins sévères de cholestase appelées cholestase récurrente bénigne intrahépatique (BRIC2), cholestase médicamenteuse, cholestase gravidique.
Syn. cholestases intrahépatiques progressives familiales, cholestase familiale récurrente cirrhogène, cholestases intrahépatiques familiales, cholestases fibrogènes familiales , cholestases intrahépatiques progressives familiales, PFIC
→ ABCB11 gene, protéine BSEP, Byler (maladie de), cholestases intrahépatiques progressives familiales, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 1, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 3, acide ursodésoxycholique, alpha-fœtoprotéine, alanine-amino-transférase cholestase récurrente bénigne intrahépatique, cholestase médicamenteuse, cholestase gravidique, gamma-glutamyl transférase
[A4,C1,C3,L1,O6,Q2]
cholestase intrahépatique progressive familiale de type 3 l.f.
progressive familial intrahepatic cholestasis (PFIC3)
Affection autosomique récessive familiale, caractérisée par une cholestase chronique sévère et une fibrose hépatique.
Les signes de cholestase (selles décolorées, urines foncées) apparaissent pendant la première année de vie chez environ un tiers des patients ou plus tard dans l'enfance, voire chez le jeune adulte. L'évolution est caractérisée par des épisodes récurrents d'ictère et un prurit modéré. La PFIC3 évolue vers une cirrhose biliaire secondaire. Des hémorragies digestives dues à l'hypertension portale peuvent révéler la maladie. Les patients présentent une activité sérique de la gamma-glutamyl transférase (γ-GT) élevée, des concentrations en acides biliaires sériques modérément augmentées tandis que celles du cholestérol sont normales. L'échographie hépatique, habituellement normale, peut montrer une vésicule biliaire volumineuse et une lithiase. L’arbre biliaire est normal. L'histologie hépatique montre une vraie prolifération ductulaire avec un infiltrat inflammatoire mixte, une fibrose portale et à un stade plus avancé, une cirrhose biliaire. L'immunomarquage de la protéine MDR3 est le plus souvent négatif, ce qui oriente vers le diagnostic de PFIC3. Le diagnostic différentiel inclut les maladies des voies biliaires et les autres causes de cholestase intrahépatique et de cirrhose à γ-GT élevée.
La PFIC3 est due à des anomalies du gène ABCB4 (7q21) codant la protéine MDR3 (MultiDrug Resistant 3), impliquée dans la sécrétion biliaire des phospholipides. L’intégrité du gène est essentielle pour la protection de la membrane canaliculaire vis à vis de l’action détergente des sels biliaires. L'effet détergent des acides biliaires hydrophobes qui ne sont plus solubilisés par les phospholipides explique la cholangite. De plus la concentration biliaire des phospholipides est insuffisante pour maintenir la solubilité du cholestérol ce qui augmente la lithogénicité de la bile. Une forme de lithiase biliaire est individualisée chez l’adulte jeune de moins de 40 ans, caractérisée par des calculs intra hépatiques et appelée lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides ou LPAC (low phospholipides associated cholelithiasis). Les mutations au niveau du gène ABCB 4 peuvent également être responsables de cholestases gravidique ou secondaire aux œstroprogestatifs.
Le diagnostic prénatal peut être proposé si une mutation a été identifiée chez chacun des parents. Un traitement par l'acide ursodésoxycholique (AUDC) doit être initié chez tous les patients. Ses effets bénéfiques sont en général observés en présence au moins d’une mutation faux-sens. Chez la moitié des patients, le traitement par l'AUDC échoue et la transplantation hépatique est nécessaire du fait de l'insuffisance hépatique. L’AUDC doit être prescrit impérativement chez les patients présentant une lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides.
Syn. cholestases intrahépatiques progressives familiales, cholestase familiale récurrente cirrhogène, cholestases intrahépatiques familiales, cholestases fibrogènes familiales , cholestases intrahépatiques progressives familiales, PFIC
→ ABCB 4 gene, MDR 3, lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides, Byler (maladie de), cholestases intrahépatiques progressives familiales, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 1, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 2, cirrhose biliaire secondaire, hypertension portale, gamma-glutamyl transférase, cholestase médicamenteuse, cholestase gravidique, acide ursodésoxycholique
[A4,C1,C3,L1,O6,Q2]
cholestases intrahépatiques progressives familiales l.f.p.
progressive familial intrahepatic cholestasis
Les cholestases intrahépatiques progressives familiales constituent un groupe hétérogène de maladies autosomiques récessives rares, apparaissant chez le nouveau-né ou au cours de la croissance chez l'enfant ou l’adolescent et affectant la sécrétion biliaire.
La prévalence exacte n'est pas connue, elle est estimée à la naissance entre 1/50 000 et 1/100 000. Trois types de PFIC ont été identifiés sur le plan moléculaire. Les gènes impliqués codent pour des transporteurs hépatocytaires jouant un rôle dans la sécrétion biliaire. Les PFIC1 et PFIC2 se manifestent le plus souvent dès les premiers mois de vie alors que la PFIC3 peut se révéler plus tard dans la petite enfance, l'enfance voire chez l'adulte jeune.
Les principales manifestations cliniques sont une cholestase, un prurit, un ictère et une hépatomégalie. Des atteintes extrahépatiques peuvent compliquer l'évolution des PFIC1. Tandis que les enfants atteints de PFIC1 ou de PFIC2 présentent une activité gamma-glutamyltransférase sérique (γGT) normale, les enfants atteints de PFIC3 ont une γGT élevée.
Les PFIC1 et PFIC2, toutes deux dues à un défaut de sécrétion des acides biliaires dans la bile, sont liées respectivement à des anomalies des gènes ATP8B1 (codant la protéine FIC1) et ABCB11 (codant la protéine BSEP, pompe d'export des sels biliaires). Des mutations du gène ABCB4, codant la protéine MDR3 (Multi-Drug Resistant 3), impliquée dans la sécrétion biliaire des phosphatidylcholines, sont responsables de la PFIC3.
Le diagnostic se base sur l'examen clinique, l'échographie hépatique, la cholangiographie, l'histologie hépatique et sur l'exclusion des autres causes de cholestase par des tests spécifiques. L'étude par immunomarquage de l'expression hépatocytaire des protéines MDR3 et BSEP et l'analyse de la composition en lipides de la bile peuvent orienter le diagnostic qui est confirmé par biologie moléculaire. Un diagnostic prénatal peut être proposé aux familles lorsque les mutations causales ont été identifiées.
Une surveillance du risque de carcinome hépatocellulaire, notamment chez les patients PFIC2, doit être assurée dès la première année de vie.
Sigle PFIC
Réf. Orphanet, C. Baussan, E. Gonzales, E. Jacquemin, A. Spraul (2011)
→ syndrome d'Alagille, , cholestase intrahépatique progressive familiale de type 1, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 2, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 3, Byler (maladie de)
[A4, C1, C3, L1, O1, O6, Q2]
Édit. 2018
cholestéride n.m.
cholesterol ester
Lipide formé par l'estérification d'une molécule de cholestérol par un acide gras, sous l'action soit d'une lécithine-cholestérol-acyl-transférase (LCAT) dans le plasma sanguin, soit d'une acyl-coenzyme A-cholestérol-acyl-transférase (ACAT) dans les cellules.
Les cholestérides (ou esters de cholestérol) sont relativement abondants dans le plasma (plus de 2 g/L), surtout localisés dans les LDL, auxquelles ils confèrent des propriétés athérogènes. Dans les cellules ils représentent la forme de mise en réserve du cholestérol, tant dans le foie que dans les glandes endocrines à hormones stéroïdes. L'accumulation pathologique de cholestérides s'observe dans certaines dyslipidoses telles que la maladie de Hand-Schüller-Christian, ou la polycorie cholestérolique du foie. L'hydrolyse des cholestérides peut être catalysée par une cholestérol-estérase, ou par une lipase plus ou moins spécifique, comme celle qui est activée par phosphorylation dans les glandes à hormones stéroïdes sous l'effet des stimulines hypophysaires et de l'AMP cyclique.
A. Hand, pédiatre américain (1921) ; A. Schüller, neuroradiologue autrichien (1916) ; H. Christian, médecin interniste américain (1919)
[C1,R1]
cholestérol n.m.
cholesterol
Stéroïde à squelette cholestane, possédant en outre une liaison éthylénique en 5-6 et une fonction alcool secondaire en 3 β.
La structure affecte la forme chaise, plus stable, les substituants se trouvant en position équatoriale ou axiale. La fonction alcool reste libre (cholestérol libre) ou est estérifiée par des acides gras (cholestérol estérifié).
Du moins chez les Eucaryotes, le cholestérol est un des constituants fondamentaux de la membrane cellulaire dont il contribue à assurer la rigidité en s’intercalant entre les chaînes de phospholipides. Le cholestérol est abondant dans le foie d’où il est véhiculé vers toutes les cellules de l’organisme, en particulier par l’intermédiaire des LDL (Low Density Lipoproteins). Les fractions non utilisées ou provenant de la dégradation des cellules retournent au foie en association avec les HDL (High Density Lipoproteins). L’origine du cholestérol est d’une part endogène (biosynthèse depuis le radical acétique, via l’acide mévalonique, le squalène et le lanostérol), d’autre part exogène par l’apport alimentaire, la première origine comptant pour plus de 80 %. Le cholestérol intervient dans la biosynthèse de nombre d’hormones stéroïdiennes. Partiellement métabolisé en acides biliaires, il est excrété par la bile. Par suite d’un défaut de métabolisme des HDL, il peut s’accumuler dans les tissus, en particulier en se déposant sur la paroi des artères et entraîner la formation de plaques d’athérome.
K. Bloch, biochimiste américain d'origine allemande, prix Nobel de médecine en 1964 (1965)
Étym. gr. kholê : bile ; stereos : solide ; ol (alcool)
→ embolie de cristaux de cholestérol, embolies multiples de cholestérol (syndrome de l'
[C1]
Édit. 2020