vaccin ourlien l.m.
mumps vaccine
Vaccin à virus vivant atténué, destiné à la prévention des oreillons et préparé à partir d’une souche de virus ourlien en culture.
Il s’administre en une injection unique, chez l’enfant, entre 9 et 12 mois, généralement en association avec les vaccins contre la rougeole et la rubéole. une deuxième injection est recommandée entre 3 et 6 ans.
Syn. Vaccin contre les oreillons
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin poliomyélite l.m.
Il existe deux sortes de vaccins :
1) Le vaccin inactivé Salk contient les trois types de virus poliomyélitiques 1,2,3, cultivés sur cellules Vero et inactivés par le formol.
Administré de préférence par voie intramusculaire, il induit la production d’anticorps sériques qui neutralisent le virus lors de la phase de virémie. Ils persistent au moins cinq ans après le premier rappel. Il existe un vaccin monovalent ; mais, en général, le vaccin est combiné à d’autres valences. La vaccination, obligatoire en France comporte trois injections et un rappel pour tous les nourrissons. Les rappels suivants sont faits chez l’enfant à six ans, onze ans, seize ans, puis tous les dix ans chez l’adulte. Ce vaccin a permis d’éliminer la poliomyélite en France.
2) Le vaccin vivant atténué Sabin, administré par voie orale, contient les trois types de virus poliomyélitiques vivants atténués.
Le virus se réplique dans l’épithélium de l’oropharynx et de l’intestin. Il s’administre en trois prises à un mois d’intervalle. Il n’est plus disponible en France, mais est largement utilisé dans le monde, en particulier dans les zones d’endémie et pour les campagnes d’éradication de l’OMS. La plupart des pays industrialisés l’ont remplacé par le vaccin inactivé parce qu’il existe un risque de poliomyélite vaccinale de ce vaccin oral de un pour sept millions de doses.
En supprimant le réservoir humain du virus, les vaccins Salk et Sabin sont susceptibles d’éradiquer la maladie. Cependant, leur efficacité est faible en cas de déficit immunitaire.
A. Sabin, microbiologiste américain (1906-1993); J. E. Salk, biologiste américain (1954)
→ poliomyélite antérieure aigüe
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin rougeole l.m.
measles vaccine
Vaccin à virus vivant atténué, destiné à la prévention de la rougeole et préparé à partir d’une souche de virus rougeoleux en culture.
Il s’administre en une première injection chez l’enfant, entre neuf et douze mois, le plus souvent en association avec les vaccins contre les oreillons et la rubéole. Une deuxième injection est recommandée entre trois et six ans.
Syn. vaccin morbilleux
→ rougeole
[D1, E1]
Édit. 2019
vaginoscope n.m.
vaginoscope
Petit spéculum pour enfant permettant l’examen de la cavité vaginale de la petite fille.
[O1, O3]
Édit. 2019
van Buchem (maladie de) l.f.
van Buchem disease
Forme particulière d’hyperostose corticale généralisée qui se développe chez l’adulte et se transmet sur le mode autosomique récessif.
La maladie est souvent découverte en raison de la déformation et de la protrusion antérieure de la mandibule. Radiologiquement, l’élargissement de la corticale des os de la voûte du crâne et l’hypertrophie de la mandibule sont caractéristiques. La condensation des os de la base du crâne peut entraîner une compression des VII et VIIIème paires de nerfs crâniens. Les concentrations de thyrocalcitonine et des phosphatases alcalines sont élevées. L’affection est en rapport avec une altération du gène SOST, locus en 17q12-q21. Une forme dominante a été décrite chez le grand enfant (Worth et Wollin).
F.S. van Buchem, médecin interniste néerlandais (1955) ; H.M. Worth et D.G. Wollin radiologues canadiens (1966)
→ hyperostose endostale, thyrocalcitonine, phosphatase alcaline, Worth et Wollin (maladie de)
[H1, I2, P3, Q2]
Édit. 2020
varicelle n.f.
varicella, chickenpox
Primo-infection par le virus de la varicelle et du zona (HVZ ou HVH 3), survenant habituellement chez l'enfant, bénigne, très contagieuse, qui, après une incubation de deux semaines, associe une éruption vésiculeuse généralisée, une fièvre modérée et un exanthème.
Histologiquement, les kératinocytes atteints subissent l’altération ballonnisante de Unna. La guérison survient spontanément en dix jours. Les complications à type de pneumopathie et encéphalopathie sont rares. Les formes de l'adulte sont souvent plus sévères et plus difficiles à diagnostiquer, en particulier chez la femme enceinte, d'où la valeur diagnostique de la juxtaposition de lésions prurigineuses d'âges différents liées à l’évolution par poussées successives, avec atteinte du cuir chevelu. Les immunodéprimés peuvent développer des formes mortelles par atteinte viscérale, ou hémorragiques. L'aciclovir administré précocement est réservé aux formes graves.
Cette virose est responsable, au 3e-4e mois de grossesse, de malformations fœtales : hypotrophie, microcéphalie, microphtalmie, cataracte, rétinopathie, atteinte du nerf auditif, pneumopathie, amputation de membres. Les enfants nés de mère atteinte de varicelle, avant de bénéficier des anticorps maternels, peuvent être contaminés et mourir de varicelle néonatale fulminante. La prévention est assurée par les immunoglobulines à la naissance.
Étym. diminutif de variole
Syn. petite vérole volante (obs.)
→ Unna (altération ballonnisante de), varicelle-zona (virus), vaccin varicelle-zona, zona
[D1, J1]
Édit. 2020
vaseline salicylée l.f.
salicylic ointment
Préparation pharmaceutique, faite d'acide salicylique dilué dans de la vaseline, utilisée pour traiter les dermatoses hyperkératosiques.
Selon l'efficacité désirée, la concentration d'acide salicylique peut varier de 1% pour les peaux sèches et les fines squames à plus de 50% pour les verrues. Les concentrations de 5 à 10% sont utilisées pour les psoriasis hyperkératosiques. En cas d'utilisation à trop fortes concentrations ou sur de trop grandes surfaces, surtout chez l'enfant, une intoxication salicylée peut survenir.
→ paraffine, vaseline, psoriasis, verrue
[G3, J1]
Édit. 2020
végétations adénoïdes l.f.p.
adenoid vegetations
Hypertrophie pathologique du tissu adénoïde des tonsilles palatines (amygdales pharyngiennes), comportant souvent une composante infectieuse bactérienne, s’observant surtout chez l’enfant.
L'hypertrophie des végétations adénoïdes par réaction inflammatoire ou infectieuse peut entraîner l'inflammation de l'oreille moyenne.
L’exérèse chirurgicale des végétations est l’adénoïdectomie.
Étym. gr. adên : glande
→ tonsille palatine, adénoïdectomie
[P1, O2]
Édit. 2020
thrombose de la veine rénale l.f.
renal vein thrombosis
Obstruction partielle ou totale de la veine rénale par coagulation intravasculaire.
Cette affection, qui atteint l'enfant et l'adulte, revêt des tableaux cliniques très différents en fonction d'une part de la vitesse d'installation et de l'extension de la thrombose et d'autre part du développement de la circulation collatérale. Elle complique des affections cliniques très diverses telles qu'une déshydratation, surtout chez le nourrisson, des affections rétropéritonéales, une maladie thrombo-embolique, diverses néphropathies notamment les néphropathies amyloïdes et surtout les glomérulonéphrites extramembraneuses. Les signes révélateurs peuvent être une protéinurie, un syndrome néphrotique. Les formes aigües sévères peuvent se compliquer d'infarctus rénal. L'évolution clinique est très variable, fonction de l'extension de la thrombose et du contexte étiologique. Lorsque le parenchyme rénal est normal, une thrombose de la veine rénale, même étendue, est compatible avec une évolution favorable. Le traitement spécifique comporte les anticoagulants et éventuellement la fibrinolyse.
→ glomérulonéphrites extramembraneuse, syndrome néphrotique, infarctus rénal.
[F4, K4, M1]
Édit. 2020
veines thymiques l.f.p.
venae thymicae (TA)
thymic veins
Veines volumineuses chez l’enfant, en général au nombre de deux ou trois, qui se détachent de la face postérieure de chaque lobe thymique et gagnent dans la lame thyro-péricardique, le bord inférieur de la veine brachio-céphalique gauche où elles se terminent.
Après l’involution thymique elles deviennent très grêles et sont de simples veines adipeuses. Quelques veines thymiques peuvent gagner la veine thoracique interne, les veines thyroïdiennes inférieures ou la veine cave supérieure.
ventilation artificielle à haute fréquence par oscillations l.f.
high frequency oscillation ventilation
Ventilation comprise entre 300 et 3 000 mouvements par minute.
On distigue, très arbitrairement, la ventilation mécanique en pression positive, à fréquence élevée (60 à 100 mvt/min), la jet ventilation (100 à 200 mvt/min) et la ventilation par oscillation (300 à 3 000 mvt/min). Ce dernier mode de ventilation est surtout utilisé chez le jeune enfant.
En fait toutes les ventilations, naturelles ou artificielles, se font par oscillations et celles à haute fréquence utilisent des artifices pour réduire l'espace mort afin de permettre des volumes courants très réduits (ventilation en pression positive : 3 à 5 mL/kg) ; jet ventilation (2 à 5 mL/kg) ; ventilation par haute fréquence (1 à 3 mL/kg).
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ jet ventilation, volume courant
ventilation mécanique (dommages dus à la) l.m.p.
mechanical ventilation (damages caused by the)
Dommages qui résultent des grands volumes courants et des fortes pressions d'insufflation en ventilation artificielle assurée par un respirateur.
Le système poumon-cage thoracique du patient subit les oscillations forcées que lui impose le respirateur quelle que soit sa fréquence. Il y a donc lieu de considérer l'énergie fournie par le respirateur et dissipée dans les poumons, énergie qui dépend de la résistance des voies aériennes, de la compliance pulmonaire et de l'inertie des masses en mouvement (notamment celle de l'air) qui constituent l'impédance ventilatoire. Celle-ci est minimale pour la fréquence propre de la mécanique ventilatoire qui est de l'ordre de 90 mvt./min chez l'adulte normal et plus élevée chez l'enfant : l'énergie dissipée dans les poumons est minimale pour cette fréquence et par conséquent les dommages causés par la ventilation artificielle (barotraumatismes) sont alors minimaux. La respiration artificielle au voisinage de la fréquence propre est donc particulièrement indiquée pour la ventilation des poumons fragiles.
L'énergie dissipée par cycle respiratoire est proportionnelle au produit : volume courant x pression d'insufflation.
Comme la compliance, c, est sensiblement constante pour les petits volumes autour de la position d'équilibre, (V = c. P), l'énergie par cycle est proportionnelle au produit : (pression d'insufflation)2 .c ou à celui équivalent (volume courant)2 / c. Ces formules montrent que la pression génératrice de barotraumatismes est rapidement dangereuse quand la pression ou le volume courant deviennent trop forts.
On peut assimiler l'énergie dissipée dans les poumons à un toxique inhalé dont la concentration serait équivalente à la puissance dissipée (puissance = énergie x fréquence). Cette puissance suit donc la loi de Haber : il y a un seuil au-dessous duquel il n'y a pas de dommage, la respiration physiologique le prouve, au-dessus du seuil les dommages croissent comme le carré du volume insufflé, de plus la pression d'insufflation (proportionnelle au volume insufflé), comprime les vaisseaux pulmonaires et retentit sur le travail du cœur, ainsi les dommages ne sont pas limités aux poumons, ils peuvent intéresser le cœur droit, en réduisant le débit de retour des veines pulmonaires et par là retentir sur tout l'organisme. C'est pourquoi il faut réduire le volume de chaque insufflation et éviter que l'on se place sur la portion inspiratoire non linéaire de la courbe de compliance.
Mais pour que la ventilation soit efficace il faut que le volume courant reste supérieur au volume de l'espace mort, toutefois, à ventilation alvéolaire égale, on réduit quand même de moitié environ le volume courant à la fréquence propre et par conséquent, à impédance constante, l'énergie dommageable peut être réduite au quart. Comme l'impédance est minimale à la fréquence propre, la réduction d'énergie nocive est beaucoup plus faible encore. On peut encore réduire l'impédance en utilisant les mélanges à l'hélium, ce qui élève la fréquence propre par réduction de la densité du mélange gazeux. Enfin l'injection de l'air insufflé par une sonde au voisinage de la carène réduit considérablement l'espace mort et permet donc de réduire le volume courant d'autant. Toutes ces améliorations permettent une ventilation mécanique efficace de poumons très fragiles.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, respirateur, compliance pulmonaire, barotraumatisme, Haber (loi de), espace mort, fréquence propre, impédance, ventilation à haute fréquence par oscillation, ventilation x fréquence (diagramme)
ventilation par bouche à bouche l.f.
mouth to mouth ventilation
Procédé de ventilation artificielle le plus simple, toujours appliquable en urgence: le sauveteur insuffle directement son air expiré dans la bouche de la victime.
C'est la seule méthode utilisable par un sauveteur en mer. Pour être efficace le sauveteur doit pincer les narines de la victime afin que l'air insufflé ne ressorte pas par le nez. Chez le jeune enfant la bouche du sauveteur peut recouvrir le nez et la bouche. Une position défléchie de la tête en arrière est très importante pour maintenir la glotte ouverte, sinon l'air insufflé va dans l'estomac.
Comme l'air insufflé est plus riche en oxygène au début de l'insufflation (il provient de l'espace mort), il y a avantage à utiliser une fréquence rapide (20 à 25 /min). Des canules spéciales (formées par deux canules de Guedel juxtaposées, une dans la bouche du sauveteur, l'autre dans celle de la victime) permettent d'augmenter l'espace mort et d'éviter les risques de contamination du sauveteur lors d'un bouche-à-bouche direct.
A.E. Guedel, anesthésiologiste américain (1883-1956)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
verrue vulgaire l.f.
verruca vulgaris, common wart
Verrue exophytique, localisée principalement sur les doigts et la paume des mains, due le plus souvent au papillomavirus PVH 2 et touchant principalement l'enfant et l'adulte jeune.
Les verrues vulgaires sont hémisphériques ou aplaties, parfois hérissées de villosités kératosiques indolores. Les verrues péri-unguéales et sous-unguéales sont souvent douloureuses et peuvent entraîner des déformations de l’ongle. Le traitement par cryothérapie ou par applications d'acide salicylique, voire d'antimitotique, n'empêche pas les récidives qui sont fréquentes. La disparition spontanée des verrues après quelques mois ou années est la règle.
Étym. lat. verruca : verrue
→ verrue, verrue plantaire, cryothérapie, papillomavirus
[J1]
Édit. 2019
verrues en mosaïque l.f.p.
mosaic wart
Verrues plantaires superficielles, indolores, multiples et confluentes en placards kératosiques, dues au papillomavirus PVH 2, touchant surtout l'enfant.
Étym. lat. verruca : verrue
→ papillomavirus, verrue plantaire
[J1]
Édit. 2019
vertige récurrent l.m.
recurring vertigo
Crises de vertiges sans signes auditifs, revenant à plusieurs reprises dans la vie du patient.
Elles peuvent correspondre à un équivalent migraineux chez l’enfant, à un vertige paramenstruel caractéristique par sa périodicité dans la phase prémenstruelle, enfin précéder de plusieurs années une authentique maladie de Menière.
P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)
Étym. lat. vertere : tourner
→ vertige, Menière (syndrome de), migraine
[P1]
Édit. 2019
vessie urinaire l.f.
vesica urinaria (TA)
urinary bladder
Réservoir dans lequel l’urine qui s’écoule par les uretères s’accumule et séjourne dans l’intervalle des mictions.
Elle est contenue dans la cavité pelvienne, en arrière de la symphyse pubienne et du pubis, au-dessus du plancher pelvien. Chez l’homme, la vessie est située au-dessus de la prostate, au-dessus et en avant du rectum et des vésicules séminales. Chez la femme, elle se trouve en avant de l’utérus et du vagin.
Sa capacité physiologique, un peu plus grande chez la femme que chez l’homme, est en moyenne de trois cents millilitres.
Les orifices urétéraux se situent aux deux angles supérieurs du trigone de la vessie, tandis que l’orifice uréthral interne ou col de la vessie en occupe l’angle inférieur.
La paroi vésicale comporte trois tuniques : une externe, la couche sous-séreuse, conjonctive (adventis) en partie doublée en surface par la tunique séreuse ; une couche moyenne, musculaire, le muscle détrusor de la vessie ; une couche profonde, muqueuse qui, lisse chez l’enfant, devient aréolaire chez l’adulte par hypertrophie des fibres musculaires ; chez le sujet âgé elle peut prendre l’aspect de vessie à colonnes ; entre le détrusor et cette tunique muqueuse s’interpose une couche sous-muqueuse conjonctive.
[A1, M3]
Édit. 2019
vibration n.f.
vibration
Mouvement de va-et-vient agitant le corps qui y est soumis.
Les forces qui causent les vibrations peuvent être destructrices, donc nocives pour les tissus vivants. Selon la fréquence on distingue les vibrations sonores (audibles de 20 à 20 000 Hz), les ultrasons au-dessus de la limite d'audibilité et les infrasons, au-dessous, ces derniers étant communément appelés vibrations.
Pour des fréquences de l'ordre de 0,2 Hz on observe chez l'adulte des signes de cinétose, pour l'enfant les fréquences sont plus élevées conformément à l'isométrie.
Pour des fréquences un peu plus élevées les effets des vibrations sont d'abord une sensation d'inconfort, puis apparaissent progressivement des douleurs thoraciques, des douleurs précordiales analogues à celles de l'infarctus du myocarde, des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, des douleurs pelviennes, une miction et une défécation, correspondant à des réactions neurovégétatives et nerveuses. Il y a une diminution ou abolition des réflexes tendineux au-dessus de 20 Hz.
Des lésions organiques apparaissent pour une forte intensité : hémorragies pulmonaires, cérébrales et myocardiques, fractures osseuses, désinsertions d'organes abdominaux.
Lors de l'exposition chronique à des intensités tolérables, on note le plus souvent des lombalgies et, plus rarement, des dorsalgies ou des cervicalgies.
Les forces, f, en jeu à l'intérieur d'un corps sont égales au produit de la masse vibrée, m, par l'accélération du mouvement produit par la vibration (loi de Newton). Autrement dit, il y a deux facteurs à considérer : l'accélération, dérivée seconde du mouvement, et la masse, caractérisée par la fréquence propre, fo, du corps ou de l'organe considéré.
La vibration s'amortit au cours de sa propagation à l'intérieur du corps, si le coefficient d'amortissement, c, est inférieur à une valeure critique (c < cc = 4 π f m), le mouvement est apériodique. Pour les fréquences très basses par rapport à la fréquence propre, la transmissibilité est totale (rapport de transmission = 1). Si la fréquence se rapproche de la fréquence propre et si l'amortissement est hypocritique, de petites forces peuvent produire des oscillations de grande amplitude : la transmissibilité est amplifiée au maximum pour la fréquence propre. La transmisibilité diminue au-dessus de la fréquence propre, quand la fréquence atteint 1,4 fo, le rapport de transmission = 1, ensuite la transmissibilité décroit d'autant plus rapidement que le coefficient d'amortissement est plus faible. Par ex. chez un sujet assis, pour une vibration dans le sens vertical de fréquence comprise entre 4 et 7 Hz la transmissibilité est supérieure à 1 avec un maximum vers 5 Hz. Dans cette bande de fréquence se trouvent les principaux organes thoracoabdominaux (cœur, estomac, foie) ainsi que les épaules ; les reins et la colonne vertébrale ont une fréquence propre un peu plus élevée, elle est encore plus élevée pour la tête et surtout pour les yeux. La limite de tolérance à l'exposition aux vibrations dépend du temps d'exposition, de l'accélération et de la fréquence : dans la bande de 4 à 8 Hz, une accélération de l'ordre de 0,5 à 1 G n'est tolérable que pendant quelques minutes, tandis que pour quelques centièmes de G elle est supportable pendant 24 h. Si la vibration s'applique transversalement sur le corps, la bande de fréquence sensible est inférieure à 2 Hz.
Étym. lat. vibratio : action d'agiter, de secouer, de brandir
→ accélération, cinétose, fréquence, fréquence propre, hertz, isométrie
vide articulaire l.m.
En radiologie des articulations (surtout hanche et épaule), clarté gazeuse qui apparaît entre les cartilages d'encroûtement articulaire,
Elle est parfois visible spontanément, plus souvent après traction sur le membre, ce qui crée une dépression intracavitaire et une extraction du gaz dissout dans le liquide synovial. Cet aspect est recherché chez l'enfant, en particulier à la hanche, pour éliminer un épanchement intra-articulaire.
vigabatrin n.m.
Médicament antiépileptique gabamimétique.
Les patients traités par Vigabatrin doivent être soumis à une surveillance, car il peut entraîner, chez l’adulte comme chez l’enfant (dans 50% des cas environ) des altérations du champ visuel à type d’amputation bilatérale et symétrique, aboutissant à un rétrécissement avec respect de la macula. Une altération de l’électro-oculogramme sensoriel (modification du rapport d’Arden) avec atteinte, ou non, du champ visuel est signalée. Elle serait la conséquence de l’action des gamma-mimétiques sur le métabolisme du potassium.
G.B. Arden, ophtalmologiste britannique (1962)
Étym. lat. vigil : éveillé, attentif, vigilant
→ épilepsie, électro-oculogramme, Arden (rapport d'), champ visuel
violence n.f.
violence
1. En droit pénal : ensemble des infractions portant atteinte à l'intégrité des personnes.
2. En criminologie et psychopathologie : forme de rupture du compromis entre certaines contraintes de la société ou d'un entourage parfois intolérant ou hostile et un individu dont les seuils de tolérance et de déclenchement de l'agresssivité sont faibles.
3. En nosographie psychiatrique : conduite pathologique rencontrée lors d'un état aigu (crise comitiale avec risque d'acte automatique parfois meurtrier, état confusionnel avec onirisme terrifiant, suicide altruiste du mélancolique, psychose du postpartum avec danger pour l'enfant), d'une psychose au long cours (notamment schizophrénique ou passionnelle) et chez certaines personnalités psychopathiques.
Des problèmes souvent délicats de responsabilité pénale peuvent se poser. Si la violence peut intervenir en pathologie mentale, celle-ci n'a pas en soi de relation avec celle-là.
→ dangerosité en psychiatrie, impulsivité, passage à l'acte, passage à l'acte (en criminologie)
violences conjugales l.f.p.
conjugal violences
Dans leur forme la plus fréquente, coups et blessures infligés à sa compagne par un homme réputé violent et alcoolique, pourtant régulièrement repentant.
En effet, ce type de personnalité sélectionne ses victimes au plus près. En général, après s'être réfugiée au commissariat et après son passage aux urgences médicojudiciaires, la femme rejoint son tourmenteur.
Plus ou moins bruyante, parfois dramatique, cette conjugopathie peut aussi être occultée, n'apparaissant qu'après enquête ou expertise médicolégale. Toute la cellule familiale est concernée, nécessitant si possible une approche multidisciplinaire de sa dynamique et principalement de ces personnes vulnérables sur le plan à la fois psychique et juridique que sont les enfants.
Après une séparation, la lutte peut se poursuivre dans le couple par des affrontements légaux souvent intenses concernant les enfants, notamment au sujet des droits de garde, de visite et d'hébergement.
Sont souvent retenus chez l'agresseur : des sévices dans l'enfance, des éléments abandonniques liés aux séparations mère-enfant, un état limite. Par la thérapie, des compromis, voire des sortes de contrats sont réalisables.
violeur n.m.
rapist
Individu qui pratique un viol.
On peut en distinguer trois types, selon que le viol est commis :
- par un individu isolé avec, pour facteurs favorisants, l'alcool, le faible niveau intellectuel, l'existence rare de perversions, une structure de personnalité particulière dominée par l'incapacité à anticiper l'échec, l'utilisation de mécanismes de défense projectifs, les difficultés à verbaliser et le mauvais contrôle des comportements. Un état psychotique, surtout alcoolique délirant, est rare, de même qu'une hypergénitalité incitant à envisager des anti-androgènes. Dans 40% des cas, l'auteur et la victime avaient des relations personnelles et dans les 60% restants, la victime est souvent choisie après une étude prolongée ;
- par un groupe d'adolescents avec, pour facteurs favorisants, l'alcool et les phénomènes de groupe, qui facilitent le passage à l'acte et diluent la responsabilité individuelle ;
- à l'intérieur de la famille.
Principalement chez les personnalités pathologiques dans leur diversité, une répétition parfois stéréotypée est à redouter. Le viol en série répond à des fantasmes irrépressibles de sexe, de violence, et aussi de mort. La victime est annulée en tant que personne. L'homicide associé est rare. Dans ce cas, le pédoclaste, à la fois violeur et tueur d'enfant (R. Bornstein), impressionne les instances répressives et les experts par son détachement et sa froideur.
→ viol, abus sexuel dans l'enfance, sévice sexuel dans l'enfance, sévice sexuel dans l'enfance (conséquences psychiques d'un), agression sexuelle, inceste, sadisme sexuel (aspects cliniques), sexopathe délinquant,victimologie, traumatisme psychique
virus respiratoire syncytial l.m.
respiratory syncytial virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Paramyxoviridæ et au genre Pneumovirus.
Le réservoir de ce virus strictement humain ; la transmission est directe par les sécrétions respiratoires ou indirecte (mains ou objets souillés par celles-ci). Les infections provoquées par ce virus touchent surtout le nourrisson et le jeune enfant. La plus fréquente est la bronchiolite du nourrisson, mais il peut aussi s’agir d’infections des voies aériennes supérieures ou de pneumopathies. A ce jour, il n’existe pas de vaccin efficace contre ces virus.
Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez les personnes âgées. Elles peuvent être communautaires ou nosocomiales. L’identification du virus repose soit sur la détection rapide des antigènes viraux par technique immunoenzymatique ou immunofluorescence, soit sur son isolement en cultures cellulaires, à partir d’une aspiration naso-pharyngée.
Sigle VRS
→ Paramyxoviridæ, bronchiolite, virus respiratoire syncytial (infection à)
virus respiratoire syncytial (infection à) l.f.
respiratory syncytial virus infection
Comme le virus de la rougeole, le virus respiratoire syncytial est responsable de bronchiolites et de pneumonies très fréquentes chez le jeune enfant et le nourrisson, évoluant par petites épidémies hivernales.
L'infection se traduit par de la toux, des sifflements, des râles bronchiques, parfois de la dyspnée avec hypoxémie. L'évolution est en règle bénigne, le traitement symptomatique est le désencombrement. Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez les sujets âgés.
Le diagnostic se confirme en identifiant le virus par immunofluorescence spécifique dans les sécrétions bronchiques.
→ bronchiolite, Paramyxoviridae, virus respiratoire syncytial