chromogranine n.f.
chromogranin
Protéine acide présente dans les granules sécrétoires de différentes cellules endocrines : de la parathyroïde, de l'adénohypophyse.
On connaît plusieurs chromogranines humaines (hCgA, hCgB) et d'autres protéines analogues appelées sécrétogranines (sécrétogranine I, II, III, IV, etc.). Elles peuvent jouer un rôle dans la modulation de la sécrétion d'hormones peptidiques. Leur hydrolyse conduit à des peptides biologiquement actifs comme la pancréastatine, qui inhibe la libération de l'insuline du pancréas induite par le glucose, et la chromostatine, qui inhibe la sécrétion des cellules chromaffines.
Syn. sécrétogranine
[C1]
chromolipoïde n.m.
chromolipoids
[C1]
chromoprotéide n.f.
Syn. peu usité de chromoprotéine
→ protéide
[C1]
chromoprotéine n.f.
chromoprotein
Hétéroprotéine composée d'une protéine et d'un groupement prosthétique coloré.
Selon la nature de ce pigment, on distingue les chromoprotéines porphyriniques telles que les hémoprotéines, et les chromoprotéines non porphyriniques telles que les flavoprotéines, les caroténoprotéines et certaines métalloprotéines.
Syn. chromoprotéide
[C1]
chromosome artificiel de levure l.f.
yeast artificial chromosome
Vecteur de clonage produit à partir de séquences chromosomiques de la levure du boulanger (Saccharomyces cerevisiae).
Un chromosome artificiel de levure peut intégrer des segments d’ADN étranger de 100 kilobases à 1 mégabase.
Sigle YAC
→ chromosome, kilobase, mégabase, vecteur, clonage, Saccharomyces cerevisiae
[C1, Q1]
Édit. 2019
chromostatine n.f.
chromostatin
Peptide provenant de l'hydrolyse d'une chromogranine A, ayant la propriété d'inhiber la sécrétion des cellules chromaffines.
[C1]
chronobiotique n.f.
Substance chimique capable de remettre à l’heure une horloge interne désynchronisée en agissant directement sur celle-ci ou sur d'autres systèmes biologiques participant à son contrôle.
La mélatonine est un exemple de chronobiotique.
[C,C1]
chrysarobine n.f.
chrysarobin
1) Produit renfermant 70 à 85% de dérivés anthraquinoniques, extrait de la poudre de Goa.
2) Substance chimique pure, la 1,8-dihydroxy-3-méthyl-9-androne, obtenue par réduction de l'acide chrysophanique, qui constituait environ 30% de la chrysarobine du commerce .
Celle-ci, utilisée autrefois comme anti-psoriasique, était irritante pour les muqueuses et pouvait provoquer de dangereuses inflammations oculaires si elle venait au contact de l'oeil; appliquée sur de trop vastes surfaces cutanées, elle pouvait entrainer des réactions allergiques et des troubles rénaux.
Syn. cignoline
[C1]
chyme n.m.
chyme
Bol alimentaire après la digestion gastrique et le passage du pylore.
Le chyme est au départ un liquide hypertonique et très acide, que les sécrétions digestives (bile, suc pancréatique, secrétions intestinales) diluent et neutralisent pour permettre l'absorption intestinale. Le chyme est le principal lieu d'activité des enzymes de la digestion qui transforment les aliments en nutriments qui vont être absorbés par les entérocytes.
Étym. gr. khumos : humeur
[L1,C1]
chymopapaïne n.f.
chymopapain
Enzyme provenant de la papaye hydrolysant les polypeptides non collagènes du nucleus pulposus tout en épargnant le collagène de l'annulus.
Elle est utilisée pour traiter les hernies discales par chimionucléolyse.
→ papaïne
[C1]
chymosine n.f.
chymosine
→ rennine
[C1]
chymosine A n.f.
chymosine A
Enzyme du suc gastrique des nouveau-nés qui hydrolyse la caséine en un site spécifique de la chaine К pour coaguler le lait.
La chymosine active est formée à partir d'une prochymosine, zymogène activé par le milieu gastrique après la secrétion du suc gastrique. Son action spécifique est similaire à celle de la pepsine A. La faible activité protéolytique de la chymosine permet aux nourrissons au cours des premières semaines, de recevoir des immunoglobulines du lait maternel sans que celles-ci soient inactivées par la digestion.
La chymosine agit sur la К -caséine en libérant un caséinoglycopeptide de masse moléculaire 8 kDa contenant 28% de glucides.
Elle catalyse l'hydrolyse de liaisons peptidiques et phosphamide (pH opt. 4-5). Elle est sécrétée par l'estomac des mammifères jeunes et par la caillette des jeunes ruminants à partir de laquelle elle a été obtenue à l'état cristallisé (masse moléculaire 40 kDa). On l'utilise dans la fabrication de fromages.
Syn. rénnine A
→ présure
[C1,C2,O1]
chymosinogène n.m.
chymosinogen
[C1]
chymostatine n.f.
chymostatin
Protéine agissant comme un inhibiteur de protéinases, isolée de Streptomyces.
[C1]
chymotrypsine n.f.
chymotrypsin
Enzyme de type endoprotéase d'origine pancréatique, catalysant l'hydrolyse de liaisons dans lesquelles sont engagés les carboxyles d'acides aminés aromatiques ou de quelques aminoacides hydrophobes, tels que leucine, isoleucine ou méthionine.
Protéine de masse moléculaire voisine de 25 kDa, la chymotrypsine α se présente souvent sous forme de dimère.
Elle résulte de l'hydrolyse par la trypsine, dans l'intestin, du chymotrypsinogène du suc pancréatique, qui donne successivement plusieurs formes de chymotrypsines actives : chymotrypsine π, δ (après départ d'un dipeptide Ser-Arg), α (après départ d'un autre dipeptide Thr-Asn), β ,γ.
Étym. de chyme et de trypsine
[C1]
ciclosporine n.f.
ciclosporine
Polypeptide cyclique formé de onze acides aminés extrait à l'origine d'un champignon du sol Tolypocladium inflatum appartenant aux Fungi imperfecti, actuellement obtenu par synthèse.
La cyclosporine est un immunodépresseur puisant qui agit sur les lymphocytes T auxiliaires (CD4+) à un stade précoce de leur activation par un antigène. Elle inhibe les réponses immunitaires à médiation cellulaire, en particulier les réactions de rejet de greffe en prévenant la différenciation des lymphocytes T cytotoxiques (CD8+) et les réponses des anticorps nécessitant une interaction entre lymphocytes T auxiliaires et lymphocytes B.
Son mécanisme d'action réside en l'inhibition de la transcription des gènes de l'interleukine 2 et d'autres cytokines produites par les lymphocytes T auxiliaires du fait de sa fixation sur la cyclophiline.
La ciclosporine doit être maniée avec précaution en raison de sa néphrotoxicité et de nombreuses interactions médicamenteuses, (entraînant la diminution ou l’élévation de ses taux circulants et nécessitant de suivre ses concentrations sanguines). Elle est utilisée essentiellement pour prévenir le rejet des greffes d'organes, de moelle osseuse et de cellules souches hématopoïétiques allogéniques.
[G3,C1,F3]
cinca n.f.
cryopyrin
Protéine cytoplasmique intervenant dans le contrôle de l’inflammation par la production et la régulation du récepteur de l’interleukine-1 bêta.
Elle est codée par le gène CIAS/NLPR3 en 1q44 dont les mutations sont responsables des syndromes du groupe CAPS (Cryopyrine-Associated Periodic Syndromes). Sa surproduction conduit à une production non contrôlée de IL-1β provoquant des phénomènes inflammatoires.
Syn. NALP3 (NAcht-Leucine-repeat Protein 3)
→ interleukine -1, syndromes CAPS, NLPR3 gene, syndrome CINCA
[C1,C2]
circulatoire adj.
circulatory
Relatif à la circulation du sang.
L’appareil circulatoire groupe toutes les structures anatomiques et fonctionnelles qui concourent à assurer la circulation sanguine.
[C1,K4]
cire n.f.
wax
Substance lipidique solide, saturée et très hydrophobe, constituée de cérides, esters d'acides gras à très longues chaines, tels les acides cérotique, montanique ou mélissique, de 26, 28 et 30 carbones, qu'on trouve dans les cires des cuticules des feuilles ou des fruits, et dans les cires d'abeille.
[C1]
cire D l.f.
wax D
Extrait de mycobactérie soluble dans le chloroforme et insoluble dans l'acétone bouillante, ayant des propriétés adjuvantes.
[C1]
cisapride n.m.
cisapride
Benzamide substitué, modificateur de la motricité digestive dont le mécanisme d'action est lié à une stimulation de la libération physiologique d'acétylcholine à partir des terminaisons nerveuses, au niveau des plexus myentériques.
Il augmente l'activité péristaltique œsophagienne et la pression du sphincter inférieur de l'œsophage, accélère la vidange gastrique et augmente l'activité propulsive intestinale.
Après administration par voie orale, il est rapidement et complètement absorbé. Il est utilisé dans le traitement du reflux gastroœsophagien, de l'œsophagite par reflux et dans les troubles de l'évacuation gastrique (gastroparésie). En accélérant la vidange gastrique, il peut modifier l'absorption de certains médicaments (tels que anticoagulants oraux, benzodiazépines, etc.). Des troubles du rythme cardiaque ont été décrits après surdosage, chez l'insuffisant rénal, ou en cas d'association avec des médicaments imidazolés ou des antibiotiques de la classe des macrolides qui inhibent le cytochrome P 450.
[C1,C2,L1]
citrase-synthétase n.f.
[C1]
citrate-déshydratase n.f.
citrate dehydrase
Enzyme catalysant une réaction de soustraction d'une molécule d'eau au citrate, produisant le cis-aconitate.
Différent de l'aconitase, il n'agit pas sur l'isocitrate et ne participe pas au cycle tricarboxylique.
[C1]
citrate-lyase n.f.
citrate lyase
Enzyme catalysant la scission d'une molécule d'acide citrique en une molécule d'acide oxaloacétique et une molécule d'acétyl-coenzyme A, en présence d'ATP et de coenzyme A.
Cet enzyme cytoplasmique a pour substrat le citrate formé à partir du pyruvate dans la mitochondrie ; il donne naissance à un acétyl-CoA dans le cytosol, où il est le précurseur des acides gras. Il est donc impliqué dans la voie de la biosynthèse des lipides à partir des glucides dans le foie et le tissu adipeux. Sa concentration, relativement faible au cours du jeûne, s'élève considérablement après un apport alimentaire de glucides.
Syn. ATP-citrate-lyase
[C1]
citrate-synthase n.f.
citrate synthase
Enzyme catalysant la synthèse d'une molécule d'acide citrique à partir d'une molécule d'acide oxaloacétique et une molécule d'acétyl-coenzyme A.
Cet enzyme présent dans les mitochondries est le premier des enzymes du cycle tricarboxylique. Il participe aussi à la voie de la lipogénèse.
Syn. citrate-synthétase
[C1]