Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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coenzyme B12 l.m.

coenzyme B12

Cobalamine dans laquelle la couche électronique de l’atome de cobalt est complétée par une liaison de covalence avec un groupement adénosyl .

Syn. Dibencozide, adénosyl-cobalamine

→ vitamine B 12, cobalamine

[C1]

coenzyme Q10 n.m.

→ ubiquinone

[C1]

cofacteur n. m.

cofactor

Molécule (souvent un ion minéral) dont la présence est nécessaire à l’activité d’une enzyme.

→ enzyme

[C1]

Édit. 2017

cofacteur à molybdène l. m.

molybdene cofactor

Molécule complexe contenant du molybdène indispensable pour l’activité de certaines enzymes.

→ enzyme, cofacteur

[C1]

Édit. 2017

colamine n.f.

colamine

→ éthanolamine

[C1]

COLEC11 gene sigle angl. pour collectin subfamily member 11

Gène situé sur le locus chromosomique 2p25.3 codant pour la protéine CL-K1 qui intervient dans une série de réactions appelées la voie des lectines du complément ; celle-ci joue un rôle dans la migration cellulaire durant la vie fœtale pour former les organes et les différents systèmes.
Cette voie est particulièrement importante durant la migration des cellules des crêtes neurales qui donnent naissance à de nombreux tissus : face, crâne, glandes endocrines et une partie du système nerveux.
Plus de cinq variétés de mutation de ce gène sont responsables du syndrome oculo-palato-squelettique

Syn. 3MC2, CL-K1, CL-K1-I, CL-K1-II, CL-K1-Iia, CL-K1-IIb, CLK1, collectin K1, collectin kidney protein 1, MGC3279

→ oculo-palato-squelettique (syndrome)

colipase n.f.

colipase

Protéine jouant un rôle co-enzymatique pour la lipase pancréatique, qu'elle protège contre l'effet inhibiteur exercé par les acides gras produits dans la réaction, ainsi que celui exercé par les sels biliaires qui servent à émulsionner les triglycérides dans l'intestin.
La colipase est biosynthétisée par le pancréas sous forme d'une procolipase qui est hydrolysée secondairement par la trypsine, qui détache un pentapeptide, l'entérostatine.

Étym. lipase

[C1]

collagénase n.f.

collagenase

Enzyme protéolytique catalysant l'hydrolyse de certaines liaisons peptidiques dans la molécule de collagène.
Il existe des collagénases bactériennes, en particulier chez les Clostridies, qui dégradent le collagène de manière assez étendue, permettant l'extension des lésions de la gangrène. Dans les tissus animaux les collagénases sont peu actives ; elles scindent une seule liaison impliquant la leucine ou l'isoleucine qui coupe les chaînes polypeptidiques en grands fragments.

[C1,D1]

collagènes n.m.

collagens

Famille de glycoprotéines présentes dans la matrice extracellulaire des tissus conjonctifs, synthétisées principalement par les cellules mésenchymateuses, en particulier les fibroblastes.
La famille des collagènes comporte actuellement 28 types différents, numérotés en chiffres romains de I à XXVIII. Ils représentent environ un tiers du total des protéines du corps humain. La molécule élémentaire de collagène est constituée de l’association de trois chaînes polypeptidiques appelées chaînes alpha, dont il existe une quarantaine de types différents. Tous les collagènes comprennent au moins un domaine en triple hélice. Ils sont répartis en trois  grandes catégories.
- La première catégorie est celle des collagènes formant des fibres. Au sein de celle-ci, le type I est le plus répandu, présent principalement dans la peau, les tendons , les ligaments et l'os. Le type II est spécifique du cartilage et du vitré. Le type III est associé aux fibres de type I et il est particulièrement abondant dans la paroi des vaisseaux. Les types V et XI sont des collagènes mineurs associés respectivement aux fibres de collagènes de types I et II.
- La deuxième catégorie est celle des collagènes associés aux fibres, appelés FACIT (« Fibril-Associated Collagens with Interrupted Triple Helix »). Ces collagènes mineurs, présents à la surface des fibres, permettent l’ancrage de celles-ci dans la matrice qui les entoure. Il s’agit du collagène IX pour les fibres de collagène type II, et des collagènes XII et XV pour les fibres de collagène types I et III.
- La troisième catégorie est celle des collagènes formant des réseaux. Le plus abondant est le collagène IV, constituant majeur des membranes basales. On y trouve également des collagènes mineurs : les collagènes VIII et X qui forment des réseaux hexagonaux dans la membrane de Descemet de la cornée de l’œuil, le collagène VI qui forme des filaments perlés au sein des tissus conjonctifs et le collagène VII qui forme des fibrilles d’ancrage unissant l’épiderme au derme sous-jacent.
Les collagènes exercent de multiples fonctions biologiques : outre leur rôle structural, joué essentiellement par les collagènes formant des fibres qui contribuent à l’architecture des tissus et à leurs propriétés mécaniques, ils interagissent avec des récepteurs spécifiques de la membrane cellulaire pour réguler des fonctions essentielles comme la prolifération, la différenciation et la migration cellulaires

Étym. gr. kolla : colle ; genos : origine

→ fibre de collagène, maladie du collagène, membrane basale

[C1]

collectine n.f.

collectin

Protéine animale du type des lectines capable de reconnaître certaines structures glucidiques présentes à la surface de bactéries, de champignons ou de virus, mais plus rarement de cellules animales.
Les collectines sont constituées de trois sousunités formées chacune de trois peptides, dont la partie N-terminale est semblable à une chaine de collagène et dont la partie C-terminale porte le domaine lectine.
On connaît trois collectines dans le plasma sanguin : la conglutinine, la MBP (mannose-binding protein) et CL-43 et deux protéines du surfactant pulmonaire : SP-A et SP-D.

[C1]

colloïde n.m. ou f.

colloid

1) En anatomie (n. f) : partie acellulaire et amorphe de la glande thyroïde, où est concentrée la thyréoglobuline.
2) En biochimie : substance de dimension moléculaire ou particulaire importante, qui diffuse lentement en solution et qui ne traverse pas les membranes semi-perméables de dialyse.
La plupart des macromolécules biologiques sont des colloïdes qu'on peut séparer des cristalloïdes par dialyse ou ultrafiltration.

[A1,C1]

comburant n.m.

comburens

Corps qui par combinaison avec un autre entraîne sa combustion complète : l'oxygène est le comburant type.
L'oxygène et l'oxyde nitreux sont comburants, en anesthésie ils peuvent être cause d'accidents (explosions, incendies) ce qui impose des précautions spéciales d'emploi.

Étym. lat. comburens : brûlant complètement

→ carburant, oxydation, oxyde nitreux, oxygène

[C1]

combustible n.m.

combustible

Corps capable de brûler.
Les substances combustibles sont une source d'accidents graves en milieu hospitalier car de nombreux appareils, la literie et de nombreux ustensiles (particulièrement ceux en matières plastiques) sont combustibles. Leur combustion dégage des gaz et des vapeurs toxiques. Le nettoyage à l'éther (actuellement interdit) ou à l'alcool fait courir des risques mal mesurés par les utilisateurs.

→ comburant, combustion, explosion, fumée toxique, incendie

[C1]

compartiment biologique l.m.

biologic compartment

Ensemble d'entités biologiques identiques, atomes, molécules, cellules, engagées dans le même processus physiologique, dont la localisation anatomique est éventuellement précisée.
P. ex. compartiment iodure thyroïdien ou vasculaire, compartiment des granulocytes sanguins ou médullaires.

[C1]

compétence n.f.

competence, competency

1) En microbiologie, état naturel ou obtenu artificiellement au laboratoire qui permet l’entrée d’ADN étranger dans une bactérie au cours de la transformation.
2) En psychiatrie, capacité active du nourrisson à utiliser ses aptitudes sensorielles et motrices pour agir ou tenter d'agir sur son environnement.
P. ex. l'échelle de Brazelton a pour but de cataloguer le comportement interrelationnel du nouveau-né, c'est-à-dire d'évaluer sa compétence interactive.
3) En droit, capacité fondée sur les connaissances scientifiques ou techniques et sur l’expérience, que l’on reconnaît à une personne physique ou morale.
C’est l’aptitude d’une autorité publique à accomplir des actes dans des conditions déterminées. Plus spécifiquement, c’est le droit qu’un tribunal ou un juge a de connaître de telle ou telle matière ou de telle ou telle cause.
Dans le domaine expertal, l’expert judiciaire doit être compétent dans la discipline et la spécialité qu’il exerce pour émettre un avis sur les faits, mais le juge reste seul compétent en matière de droit.
La compétence s’acquiert, elle ne se délègue pas.

T. B. Brazelton, J. K. Nugent, pédiatres américains (2001)

Étym. bas lat. competentia : proportion, rapport exact

→ expert, expert judiciaire, expertise, expérience

[C1,H3]

complémentarité des bases nucléiques l.f.

nucleic bases complementarity

Capacité des bases nucléiques (puriques ou pyrimidiques), se trouvant dans une ou plusieurs chaînes d'acides nucléiques, à s'apparier spécifiquement.
Les associations de bases complémentaires sont : A et T dans l'ADN, A et U dans l'ARN, C et G dans l'ADN et l'ARN.

→ appariement des bases, base purique, base pyrimidique

[C1,Q1]

complexant n.m.

complexing or masking agent

En chimie, molécule capable de former un complexe avec une autre qu'elle masque ou empêche de réagir.
Ce terme s'applique essentiellement aux molécules qui masquent les ions métalliques comme les ions calcium.

[C1]

complexe n.m.

complex

1) En chimie, association moléculaire entre deux corps chimiques dans laquelle les propriétés de l'une des deux substances sont occultées tant que persiste la liaison avec l'autre appelée complexant.
Par ex., l'acide éthylène-diamine-tétra-acétique est un complexant des ions divalents : Ca2+, Mg2+.
2) En biochimie, association de plusieurs macromolécules unies stœchiométriquement pour une fonction déterminée.
Par ex., les complexes I, II, III, IV, V de la chaine respiratoire de la membrane interne des mitochondries.
3) En psychiatrie, selon la théorie psychanalytique le complexe est un ensemble structuré de représentations et d’affects susceptible de déterminer certains comportements normaux ou pathologiques.

→ complexe psychique

[C1, H3]

Édit. 2019

complexe synaptonémique l.m.

synaptonemal complex

Chez les Eucaryotes, structure protéique longitudinale tripartite visible au microscope électronique en prophase I de la méiose.
Elle comporte un élément latéral sur chacun des chromosomes homologues et un élément central qui apparaît au moment de l'appariement ; des nodules de recombinaison visibles sur l'élément central au stade pachytène correspondraient à des points d'enjambement. Ce complexe disparaît à partir du stade diplotène.

[C1,A2]

compliance n.f. angl.

1) En biologie, rapport de la différence de volume à la différence de pression. C = Δ V/ Δ P, exprimé en l/kPa ou en L/cm eau, qui reflète la distensibilité de l'organe considéré.
C'est l'inverse de l'élastance.
2) En cardiologie, capacité d'une grosse artère de se dilater lorsque la pression augmente, c'est la distensibilité qui se définit par le rapport Δ V/ Δ P (Δ V = variation de volume artériel, Δ P = variation de pression artérielle) et s'exprime en mL/mmHg.
C'est l'inverse de l'élasticité. Son rôle est d'amortir le choc de l'ondée systolique.
3) En thérapeutique, cet anglicisme, parfois employé incorrectement en français pour désigner la façon dont un patient suit son traitement, est inutile et inacceptable : dire observance du traitement.

Étym. angl. compliance : acquiescement, complaisance, servilité, du lat. compleo : remplir

→ compliance dynamique, élastance, observance, pression

[C1,K2,G5]

composant sécrétoire l.m.

secretory component

Polypeptide produit par clivage protéolytique du récepteur d’immunoglobulines polymériques de certaines cellules épithéliales, permettant le transport intracellulaire d’IgA sécrétoires et les protégeant de la digestion dans le tractus digestif.

Syn. pièce sécrétoire

[C1]

composé n.m

compound

Substance chimique formée de plusieurs atomes et dont la composition est constante.

[C1]

COMT sigle f. pour Catechol-O-Methyl-Transferase

[C1]

concatamère d'adn l.m.

concatemer, concatemeric DNA

Molécule multimérique d'ADN formée de monomères identiques disposés linéairement dans une même orientation.
Une telle molécule se forme lors de la réplication de l'ADN de certains phages, p. ex. : le phage lambda.

→ cercle roulant, encapsidation

[C1,Q1]

concentration n.f.

concentration

1) Action de concentrer en un même lieu, des éléments de même nature, afin notamment d'augmenter leur intensité, leur densité, leur force.
Ex. concentration des rayons lumineux au foyer d'une lentille convexe, concentration de la chaleur.
2) En chimie : opération qui consiste à augmenter la proportion d'une substance dans le milieu où elle est contenue en solution ou en suspension.
L'expression d'une concentration varie selon la définition choisie et on lui donne alors un nom différent. Par ex. molarité, molalité, fraction molaire, en chimie.
Le mot «taux», employé à tort comme synonyme de concentration, est à éviter. Dans l'industrie et en toxicologie on exprime les concentrations en partie pour cent, ppc, ou par millions, ppm, en poids ou par volumes, ppv.
3) Désigne aussi le résultat de cette action : rapport existant entre la masse d'un corps dissous et le volume du solvant qui le contient.
Ex. la concentration d'un alcool.
4) Au sens figuré « se concentrer » désigne le fait de porter tout l'effort d’attention sur un sujet donné.
Concentration intellectuelle.

Étym. lat. cum (réunir) ensemble, centrum : centre, réunion de personnes ou de choses dans un même lieu.

→ concentration fractionnelle, fraction molaire, molalité, molarité, taux

[B1,C1]

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