Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

5262 résultats 

cellule appartenant à la lignée granulocytaire l.f.

polymorphonuclear leucocyte

Cellule appartenant à une lignée myéloïde dont les polynucléaires sanguins constituent le stade terminal de maturation.

[A2,F1]

cellule de Virchow l.f.

Virchow's cell, lepra cell, lepra foamy cell

Macrophage présent exclusivement dans l’infiltrat des lésions cutanées et/ou nerveuses lépromateuses.
Il correspond à un histiocyte d’aspect spumeux en raison de la présence dans son cytoplasme de nombreuses vacuoles lipidiques contenant de très nombreux bacilles de Hansen isolés ou en amas visibles après coloration de Ziehl-Neelsen.
Bas du formulaire

R. Virchow, anatomo-pathologiste et anthropologue allemand (1864)

Syn. histiocyte spumeux

→ lèpre lépromateuse

[A2,D3]

cellule fantôme l.f.

ghost cell

Hématies dégénérées passant, à partir d’une hémorragie intra-vitréenne ancienne, dans l’humeur aqueuse et venant obstruer le trabéculum.
La stase de ces hématies fantômes est responsable d’une hypertonie oculaire.

[A2,P2]

cellule lymphoïde l.f.

lymphoid cell

→ lymphocyte

[A2,F1]

cellule photodyskératosique l.f.

sunburn cell

Altération histologique épidermique la plus spécifique liée à l'agression par les rayons UV de kératinocytes qui prennent l'aspect de cellules dyskératosiques : ce sont des cellules dispersées à cytoplasme éosinophile, vacuolisé, avec un noyau pycnotique entouré d'un halo clair, situées dans la couche suprabasale entre des kératinocytes normaux.
Ces altérations sont très précoces, apparaissant après 30 minutes d'exposition, avant la survenue de l'érythème, et sont maximales à la 24ème heure. Elles sont provoquées par les UVC, les UVB et par les UVA à forte dose. Au plan physiopathologique, il s’agit de cellules en apoptose.

Syn. cellule « coup de soleil »

[A2,J1]

cellule photoréceptrice l.f

photoréceptor cell

→ cône, bâtonnet (cellule à), photorécepteurs de la rétine

cellule physaliphore l.f.

physaliferous cell

Étym. gr. phusalis : vessie

→ chordome

[A2,M3]

cellule spumeuse l.f.

foam cell, foamy cell

Cellule dont le cytoplame présente de petites vacuoles claires, sans préjuger de leur contenu lipidique, glucidique, mucineux, etc.
Ces cellules sont le plus souvent des macrophages ou des cellules musculaires lisses de la média artérielle contenant dans leurs vacuoles distendues des esters de cholestérol, sous la forme de gouttelettes soudanophiles. Dans les plaques d’athérosclérose, ces cellules sont groupées autour du cœur lipidique de la lésion. La transformation spumeuse des macrophages est en partie sous la dépendance d’une voie particulière de captation et de métabolisme des lipides, le système éboueur.
La transformation spumeuse des cellules musculaires artérielles n’est pas encore expliquée de manière aussi claire.
Les cellules spumeuses sont communément observées dans l’intima artérielle longtemps avant l’existence de la plaque d’athérosclérose. Leur présence caractérise le type I, vu chez le nouveau-né et le nourrisson quand elles sont éparses et le type II chez l’enfant et l’adolescent quand elles sont groupées en amas.
Dans les xanthomes, existent des cellules histiocytaires mononuclées, appelées cellules de Chambard, souvent de grande taille, remplies de microvacuoles lipidiques donnant au cytoplasme un aspect clarifié dû à la dissolution des graisses lors des techniques histologiques d’inclusion. Sur des coupes faites en congélation, le contenu de ces très fines vacuoles peut toutefois être coloré par le rouge Soudan. Avec ou sans les cellules de Touton, les cellules de Chambard constituent la partie la plus importante de l’infiltrat des xanthomes.
Le terme cellule spumeuse de Virchow a été attribué aux histiocytes du granulome de la lèpre lépromateuse.
Dans la vésicule biliaire, la surcharge des macrophages sous-muqueux entraîne une cholestérolose

K. Touton, dermatologue allemand (1885) ; R. Virchow, pathologiste allemand (1863)

Étym. lat. spume : écume

Syn. cellule xanthomateuse, cellule lipophagique, lipophage, cellule spumeuse

→ athérosclérose (classification des lésions d'), stries graisseuses, système éboueur, xanthomes, Touton (cellule de), Virchow (cellule de), lèpre lépromateuse, cholestérolose, Chambard (cellule de), achalasie, tumeurs stromales gastro-intestinales

[A2,K4]

cellule T l.f.

T cell

Support de l'immunité cellulaire du tissu lymphoïde.
Ses molécules de surface permettent de distinguer le lymphocyte activateur CD4+ et le lymphocyte suppresseur CD8+. Certains lymphocytes sont appelés nuls parce qu'ils ne possèdent aucun de ces deux marqueurs de surface.

Étym. la lettre T est l'initiale de thymus, organe où ces cellules sont abondantes

Syn. lymphocyte T

→ cellule T suppressive cellule T auxiliaire

[A2,F3]

cellule tueuse naturelle l.f.

natural killer cell, NKcell

Grand lymphocyte issu d'une lignée différente de celle des lymphocytes B et T, qui détruit les cellules anormales, tumorales ou infectées par un virus, ou encore celles que lesquelles se sont fixées des immunoglobulines reconnues par leurs récepteurs.

Syn. cellule NK, lymphocyte NK

Sigle NKC

→ cellule tueuse, récepteur, immunoglobuline

[A2, C1, F3]

Édit. 2019

cénestopathie n.f.

cenesthopathia

Ensemble d'"altérations de la sensibilité commune" (cénesthésie) définies comme "simples, essentielles, irréductibles à un autre processus morbide... localisées, circonscrites", proches en soi de paresthésies d'étiologie neurologique, mais sans rapport avec la réalité anatomique.
En fait plus pénibles que douloureuses, les sensations étranges décrites, souvent imagées (vide, nœud, torsion, etc.) sont en général attribuées à un organe ou à un territoire (cerveau, cœur, organes sexuels, etc.). Ainsi peut s'exprimer la dimension somatique d'états pathologiques variés, névrotiques surtout (anxieux, hystériques), dépressifs, délirants (cénestopathies hallucinatoires : pénétration anale, intestin pourri, parasitose délirante, etc.), enfin la mosaïque clinique et psychopathologique que recouvre l'hypocondrie.

G. Deny et P. Camus, neuropsychiatres français (1905) ; E. Dupré, psychiatre et psychologue (1907)

[H1,H3]

centre de cure ambulatoire en alcoologie l.m.

alimentary hygiene and alcohology centre

Structure en principe départementale, d'accueil, de soins et de prévention, ainsi dénommée depuis 1999, qui assure l'accompagnement ambulatoire, médical, relationnel et social, par une équipe pluridisciplinaire, des alcooliques.
Diversifiés, ces centres s'adaptent aux situations locales, soit en se limitant aux buts originels de dépistage et de traitement précoces des consommateurs à risque, soit en assumant également la prise en charge des sujets alcoolodépendants.
Financés par l'État, ils dépendent d'une gestion soit publique (DDASS, centres hospitaliers), soit privée (Association nationale de prévention de l'alcoolisme - ANPA - par l'intermédiaire de ses comités départementaux).
Des prestations banalisées et gratuites au sein des lieux de vie, des actions de prévention générale et spécifique auprès des sujets adressés par l'autorité publique au décours d'un dépistage d'alcoolémie, confèrent à ces centres un intérêt et une originalité particuliers.

Sigle CCAA

→ alcoolique (traitement de la maladie), alcoolisme (prévention de l')

[E,G3]

centre hospitalier l.m.

Etablissement public d’hospitalisation dont la mission est d’assurer le traitement des malades pendant la phase aigüe de la maladie. Le centre hospitalier est un établissement de court séjour.
L’admission dans un centre hospitalier est prononcée soit sur certification médical, soit en urgence. Ce type d’établissement doit disposer d’une unité d’accueil et de réception des urgences. Il existe quatre types de centres hospitaliers : de secteur, général, régional, spécialisés.

Sigle CH

[E]

centre hospitalier général l.m.

Centre hospitalier de court séjour dont la mission est de satisfaire aux besoins courants de la population ; cette vocation polyvalente est plus large que celle des centres hospitaliers de secteur.
Un centre hospitalier général doit comporter au moins les unités suivantes : accueil des urgences, anesthésiologie, réanimation, médecine générale, gynécologie-obstétrique, radiodiagnostic, biologie médicale, pharmacie, explorations fonctionnelles, rééducation fonctionnelle.
Un centre hospitalier général doit disposer en outre d’un plateau technique élaboré et d’équipes médicales et paramédicales permettant de répondre en permanence aux urgences.
Un CHG peut en outre comporter des unités de long et de moyen séjour, ainsi que des unités destinées aux maladies mentales.

Sigle CHG

[E]

centre hospitalier régional l.m.

Centre hospitalier de court séjour à vocation régionale dont la mission est d’assurer les soins courants à la population de son secteur, et les soins plus complexes pour la population de la région.


  1. Le centre hospitalier régional se distingue par sa haute technicité, l’importance de ses services de diagnostic et de traitement, la qualité de son corps médical hospitalo-universitaire.

  2. Les centres hospitaliers régionaux sont associés par convention à des unités médicales de formation et de recherche pour former les centres hospitaliers régionaux et universitaires.

Sigle CHR

[E]

centre hospitalier régional et universitaire l.m.

Centre hospitalier régional résultant de la convention qui, aux termes de la loi, doit obligatoirement lier le centre hospitalier régional et l’unité de formation et de recherche médicale pour qu’ils organisent conjointement leurs services pour assurer les soins aux malades, l’enseignement et la recherche dans une région donnée.
Le CHU n’a pas d’existence juridique propre et résulte d’une convention entre deux établissements publics.

Sigle CHU ou CHRU

[E]

centre hospitalier de secteur l.m.

Centre hospitalier de court séjour dont la mission est de satisfaire dans les meilleures conditions de sécurité, aux besoins les plus courants de la population.
Les centres hospitaliers de secteur doivent comporter au moins l’une des unités suivantes : médecine, chirurgie ou gynécologie-obstétrique, cette dernière unité devant permettre des interventions chirurgicales et le radiodiagnostic. Les centres hospitaliers de secteur doivent encore assurer les prestations de pharmacie et de laboratoire de biologie, soit en propre soit par convention avec un autre établissement public ou privé.

[E]

centre hospitalier spécialisé l.m.

specialized hospital center

Autrefois asile d’aliénés ou établissement psychiatrique, le centre hospitalier spécialisé (appellation instituée par la loi du 31/12/1970) est dédié à l’accueil et au traitement des personnes souffrant de troubles psychiques.
Depuis la législation de 1838 chaque département est doté d’un ou plusieurs centres hospitaliers spécialisés. Ces établissements sont sous la tutelle du département, de l’agence régionale de santé et du ministère de la santé. Ils accueillent des patients en hospitalisation libre aussi bien que des patients hospitalisés sans avoir donné leur consentement (soins psychiatriques à la demande d’un tiers et soins psychiatriques à la demande du représentant de l’état). Les mesures d’hospitalisation sans consentement (également dites sous contrainte) sont sous la surveillance de l’autorité judiciaire ainsi que du contrôleur des lieux de privation de liberté.

Sigle CHS

→ hospitalisation d'office, hospitalisation d'urgence, hospitalisation médico-légale, hospitalisation sans consentement, centre hospitalier spécialisé

centre médico-pédagogique de cure ambulatoire l.m.

Etablissement pratiquant sans hospitalisation le diagnostic et le traitement des enfants présentant des troubles neuropsychique ou d’une restauration psychothérapeutique ou psychopédagogique sous autorité médicale.
Son objectif est de réadapter l’enfant en le maintenant dans son milieu familial, scolaire ou professionnel et social.

Syn. centre médico-pyscho-pédagogique

Sigle CMP ou CMPP

[E,O1,H4]

centre médico-psychologique (CMP) l.m.

medicopsychological centre

Institution située au sein de la communauté, dont la dénomination a été fixée par la loi du 31 décembre 1985 définissant les équipements de secteur, et vouée à des soins ambulatoires.
Les CMP ont remplacé les anciens dispensaires d'hygiène mentale, installés systématiquement dans les dispensaires d'hygiène sociale à partir de 1945. Depuis 1985, ils sont gérés par les hôpitaux spécialisés de rattachement et participent à leurs actions de soins. Ils peuvent être associés à des hôpitaux de jour ou à des centres d'accueil pour constituer des centres de santé mentale et représentent des éléments essentiels de l'appareil de soins de secteur. Leur mission reste d'organiser des actions de prévention, des soins ambulatoires et des soins de post-cure, à proximité du milieu habituel des malades.

[E,H4]

centre médico-psycho-pédagogique l.m.

child guidance clinic

Établissement pratiquant le diagnostic et le traitement ambulatoire des enfants et adolescents en difficultés psychologiques, dont l'inadaptation est liée à des troubles neuropsychiques ou comportementaux pouvant bénéficier d'une prise en charge adaptée par une équipe pluridisciplinaire sous autorité médicale.
Aujourd'hui très nombreux, ces organismes privés ou semi-publics à but non lucratif sont officiellement reconnus et financés par le ministère de la santé. Les premiers d'entre eux (1956) ont été les pionniers et les promoteurs de l'évolution de la pédopsychiatrie et de la psychopédagogie modernes.

Sigle CMPP

[E,H4,O1]

centre régional d'informatique hospitalière l.m.

Structure rattachée à un centre hospitalier régional en vue du traitement informatique, pour le compte des hôpitaux de la région, de certaines tâches administratives telles que paie du personnel, gestion des stocks, etc.

Sigle CRIH

[E]

céphaline n.f.

kephalin

Chacun des glycérophospholipides non choliniques.
On range dans cette classe de lipides les phosphatidyléthanolamines, les phosphatidylsérines et les inositolphosphatides.

Étym. gr. kephalê : tête, parce qu'ils sont relativement abondants dans le cerveau.

Syn. phosphatidyl éthanolamine

→ phosphatidyl éthanolamine

[C1]

céphalothoracopage n.m.

cephalothoracopagus

Monstre double dont les têtes et les troncs sont fusionnés jusqu’à l’ombilic, avec quatre bras et quatre jambes.

[Q2]

cervicographie n.f.

cervicography

Photographie de la portion intravaginale du col utérin.

Syn. colpophotographie

[B2,O3]

| page précédente | /211 | page suivante