crésolase n.f.
cresolase
[C1]
Creutzfeldt-Jakob (prévention de la transmission de la maladie de) l.m.
safety against CJ disease transmission
La prévention contre la transmission iatrogénique de la maladie de l'encéphalopathie spongiforme est obligatoire en France (Circulaire de la Santé DGS/DH, N° 100 du 11-12-1995).
C'est un grave sujet de préoccupation pour les chirurgiens, les anesthésiologistes et les endoscopistes. Aussi, pour préciser les risques, les tissus ont-ils été classés en quatre catégories en fonction de leur infectiosité (classification OMS, établie par analogie avec les ovins - Circulaire de la Santé du 11-12-1995)
Prévention : il est très difficile de désinfecter un objet souillé par des prions et la solution qui consiste à n'employer que des instruments jetables est difficile à envisager pour des appareils onéreux comme les endoscopes. Aussi, lors de la consultation pré-anesthésique, le médecin doit interroger soigneusement le patient afin de rechercher une présomption de MCJ.
C'est pourquoi le Ministère de la Santé a défini les «sujets considérés comme particulièrement à risque (risque = 1%)» - (Circulaire 11-12-1995) afin que des précautions spéciales soient prises au cours de l'intervention :
Sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission de la MCJ :
- a : Ceux ayant des signes évocateurs de la MCJ après élimination des autres causes.
- b : Ceux ayant reçu de l'hormone de croissance extractive, des gonadotrophines extractives ou de la glucocérébrosidase.
- c : Ceux dont un membre de la famille, surtout apparenté au premier degré (père, mère, fratrie), est mort de MCJ confirmée ou suspectée.
- d : Ceux qui ont subi une intervention neurochirurgicale, en particulier la pose d'une greffe de dure-mère intracrânienne.
H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)
→ Creutzfeldt-Jakob (maladie de), encéphalopathie spongiforme, prion, infectiosité des tissus aux prions
[C1,D1,D5,E1,H1 ]
Édit. 2017
crinopectine n.f.
crinopectin
Facteur polypeptidique de croissance sécrété et adhérent à des structures cellulaires sous une forme biologiquement inactive.
On peut distinguer deux types de crinopectines : le type I, qui comporte le FGF et le TGF β, correspond à des protéines qui s'attachent à des protéoglycanes extracellulaires ; le type II, qui comporte le EGF et le TGFα, correspond à des protéines transmembranaires.
Étym. gr. krinein : sécréter ; pektein : adhérer
[C1]
crotonase n.f.
crotonase
Enzyme qui catalyse la réaction réversible d'hydratation d'un déhydroacyl-coenzyme A en β-hydroxyacyl-coenzyme A.
Il agit plus de 150 fois plus vite sur le crotonyl-coenzyme A que sur les acides gras homologues supérieurs ; il est donc un enzyme limitant pour la β -oxydation des acides gras.
Syn. énoyl-CoA-hydratase
[C1]
crotonisation n.f.
Réaction chimique de condensation de molécules d’aldéhydes ou de cétones, l’élimination d’une molécule d’eau conduisant à la formation d’une double liaison.
[C1]
CRP sigle angl. f. pour C-Reactive Protein
[C1]
cryptidine n.f.
cryptidine
Peptide antiviral sécrété par les cellules épithéliales des cryptes intestinales.
Ce polypeptide cationique, formé de 70 acides aminés, inhibe la translocation des bactéries et module la synthèse d’hormones intestinales
[C1,C3]
cryptoxanthène n.m.
cryptoxanthene
[C1]
cryptoxanthine n.f.
cryptoxanthin
Hydroxy-3 β-carotène. Pigment caroténoïde végétal, isolé des fruits de Carica papaya et de Physalis. On en trouve de petites quantités dans l'huile de maïs ; il a des propriétés de vitamine A.
Syn. cryptoxanthène
[C1]
CTP sigle m. pour Cytidine-TriPhosphate
[C1]
Cu
Symb. du cuivre.
A côté des deux isotopes naturels 63Cu (69%) et 65Cu (31%), on connaît un isotope artificiel radioactif, 64Cu de période 12,8 h.
[C1]
cubiline n.f.
cubilin
Protéine de masse 450 kDa présente au niveau des membranes des cellules épithéliales et jouant un rôle dans le transport épithélial de la vitamine B12 (cobalamine) liée au facteur intrinsèque, dont elle serait un récepteur dans les cellules iléales.
Sa structure comporte 8 domaines EGF du côté N-terminal et 27 domaines CUB (Complement/Urchine/Bone morphogenic protein l) de 110 acides aminés, qui constituent 80% de la protéine, d’où le nom qui lui a été donné, et qui présentent des possibilités de liaison avec de nombreuses espèces moléculaires. La cubiline peut interagir avec des protéines, des lipides et des glucides. Les anticorps anticubiline ont des effets tératogènes.
[C1,C3]
cuivre n.m.
copper
Élément de numéro atomique 29 et de masse atomique 63,55, métal appartenant au groupe des oligoéléments, présent dans l'organisme humain principalement sous forme de cuproprotéines : de nombreuses oxydases sont des enzymes à cuivre.
L'hémocyanine, pigment respiratoire des Mollusques et des Crustacés, est une cuproprotéine bleue contenant 2 atomes de cuivre par molécule. Le besoin quotidien de l'Homme en cuivre est d'environ 2,5 mg. L'élimination urinaire est en moyenne de 0,5 mg/j.
[C1]
cultiver v.tr
culture (to)
En biologie, favoriser la croissance d'un type particulier de cellules ou de microorganismes dans des conditions déterminées, habituellement en inoculant un milieu de culture approprié.
Ce verbe est couramment employé d'une manière intransitive.
[C1]
culture n.f.
1) technique permettant le développement d'un inoculum dans un milieu liquide ou solide après une incubation convenable ;
2) milieu de culture dans ou sur lequel s'est multipliée une population cellulaire ou microbienne.
→ cultiver
[C1,D1]
culture in vitro l.f.
in vitro culture
En biologie animale, ensemble des méthodes et techniques assurant la multiplication de lignées cellulaires.
Elle connaît plusieurs applications en génie génétique.
[C1,Q1]
culture mixte l.f.
mixed culture
Culture contenant plusieurs types de micro-organismes.
[C1]
culture pure l.f.
pure culture
Culture ne contenant qu'un seul type de micro-organisme (souche, espèce).
[C1]
culture sur membrane l.f.
Culture développée sur une membrane à travers laquelle a été filtré un volume donné de liquide et qu'on a posé sur une plaque de gélose ou un tampon absorbant imprégné d'un milieu de culture liquide.
Les solutions nutritives passent à travers la membrane et, après incubation, les bactéries qu'elle a retenues forment des colonies à sa surface, ce qui permet leur dénombrement.
[C1]
cuproporphyrine n.f.
cuproporphyrin
Porphyrine contenant du cuivre.
Une telle cuproporphyrine est connue comme pigment des plumes du Touraco. On en trouve aussi dans les excreta des malades porphyrinuriques.
[C1]
cuproprotéine n.f.
cuproprotein
Protéine contenant du cuivre.
Parmi les cuproprotéines, on connaît des pigments respiratoires, comme l'hémocyanine d'animaux invertébrés, des enzymes comme la cytochrome-oxydase, la tyrosinase, la polyphénol-oxydase, les cupréines ou superoxyde-dismutases (hépatocupréine, érythrocupréine, cérébrocupréine), ainsi que la protéine plasmatique transportant le cuivre, la céruléoplasmine ayant des propriétés de ferroxydase.
[C1]
cyanocobalamine n.f.
cyanocobalamin
Dérivé cyané de la cobalamine, dans lequel l'atome de cobalt porte le reste -CN.
Substance cristalline rouge, soluble dans l'eau et l'alcool, elle est l'une des formes de la vitamine B12 antianémique, utilisée en thérapeutique de l'anémie de Biermer, administrée soit par voie parentérale, soit par voie orale avec le facteur intrinsèque.
[C1]
cyanure (test au)
cyanide test and cystinuria
Test particulièrement fiable utilisé pour détecter une cystinurie.
L'adjonction à l'urine de cyanure de sodium et de nitroprussiate de sodium induit une couleur pourpre des urines si celles-ci contiennent plus de 75 mg/L de cystine.
[C1,R1]
cybernine n.f.
cybernin
Substance sécrétée par une glande endocrine ou paracrine modulant la sécrétion d'une autre glande, en particulier en l'inhibant, dans un système "cybernétique" de rétro-inhibition.
Ce terme caractérise l'effet de la somatostatine qui joue un rôle de rétro-inhibiteur sur la sécrétion d'hormones digestives comme la gastrine, la cholécystokinine ou la sécrétine, hormones qui stimulent la sécrétion de somatostatine ; celle-ci inhibe aussi la sécrétion de la somathormone.
R. Guillemin, médecin endocrinologue américain, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de Médecine en 1977
Étym. gr. kubernein : diriger
[C1,O3]
cybernine gonadique l.f.
gonadal cybernin
Substance sécrétée par l'ovaire entraînant une modulation locale de l'action des hormones agissant sur l'ovaire, les gonadotrophines hypophysaires notamment, en se fixant sur leurs récepteurs et en les inhibant, p. ex. la gonadocrinine, l'inhibine, ou l'inhibiteur de la maturation ovocytaire.
R. Guillemin, endocrinologue américain d’origine française, prix Nobel de Médecine en 1977, membre de l’Académie des sciences
Étym. gr. kuberno, diriger
[C1,O3]