Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Reese (dysplasie rétinienne de) l.f.

Reese’s retinal dysplasia

Malformation rétinienne bilatérale avec persistance du vitré primitif et pseudo-gliome, associée à d'autres anomalies oculaires et somatiques.
La rétine, siège de nombreux plissements, est collée sur un vitré primitif persistant en arrière du cristallin. Le cristallin est normal ou subluxé. L'œil est fréquemment microphtalme. On trouve souvent associées des malformations de la chambre antérieure telles qu'un colobome irien, une anomalie de clivage de l'angle ou un syndrome de Peters. Histologiquement la rétine est séparée de l'épithélium pigmentaire et les replis rétiniens ont un aspect en pseudo-rosettes. On peut également trouver d'autres malformations embryonnaires, des lésions du système nerveux, une cryptorchidie. Il s'agit souvent d'une trisomie 13 (Bartholin-Patau syndrome), mais d'autres syndromes présentent cette dysplasie comme la maladie de Norrie, le syndrome de Meckel, la cyclopie. Les cas unilatéraux peuvent exister. Affection sporadique avec possibilité de cas familiaux (MIM 266400).

A. B. Reese et F. C. Blodi, ophtalmologistes américains (1950)

Syn. Reese-Blodi (dysplasie de)

→ Krause-Reese-Blodi (syndrome de)

réflexe d'orientation conditionné l.m.

conditioned reflex of orientation

Test comportemental, basé sur le réflexe d’orientation vers une source sonore conditionné par une récompense visuelle, utilisé chez l’enfant de un à trois ans pour déterminer la valeur de l’audition.
En pratique, l’enfant est assis entre deux haut-parleurs disposés à 1,5 mètre et à 45° à droite et à gauche de lui, reliés chacun à un audiomètre délivrant une stimulation sonore calibrée et surmontés d’un système de projection de dessins ou de diapositives ludiques.
Dans un premier temps, on provoque alternativement, à plusieurs reprises et de façon aléatoire dans l’un des haut-parleurs une stimulation sonore et l’apparition simultanée d’une stimulation visuelle du même côté. L’enfant tournera sa tête du côté ainsi stimulé. Une fois l’enfant conditionné, on envoie le bruit seul. L’enfant, s’il perçoit le son, tourne sa tête du côté stimulé pour être récompensé par l’apparition d’une image.
Cette épreuve est binaurale, c’est-à-dire qu’elle interroge les deux oreilles en même temps en champ libre. Elle permet de déterminer le seuil d’audition à 15-20 dB près dans la zone des fréquences conversationnelles sans pouvoir préciser le côté.
L’interprétation des réponses reste très difficile chez certains enfants en retard psychomoteur ou intellectuel ou présentant des troubles du comportement.

Sigle ROC

réflexe myotatique l.m.

myotatic reflex, stretch

Contraction réflexe d'un muscle soumis à un allongement, qui a pour rôle de maintenir celui-ci à une longueur adéquate au maintien postural déterminé par le système nerveux central et dont la tendance à s'opposer aux modifications de longueur et de tension musculaire, avec constitution d'une "boucle de rétroaction négative", est primordiale.
Mis en évidence en physiologie chez l'animal décérébré ou spinal, il s'agit d'une réflexe très localisé au seul muscle soumis à l'allongement. Il est monosynaptique dans sa partie initiale phasique.
Née dans les fuseaux neuromusculaires, l'incitation est transmise à des fibres sensitives afférentes primaires (groupe Ia), myélinisées, de grand diamètre, à conduction rapide, qui rejoignent la moelle par les racines postérieures. Elles s'articulent directement, par une seule synapse, avec les motoneurones destinés au muscle "homonyme" dont elles sont issues et d'où nait l'activation, ou éventuellement à des muscles voisins "hétéronymes", synergistes. Ces mêmes afférences exercent, par l'intermédiaire d'un interneurone, un effet inhibiteur sur les motoneurones du muscle antagoniste (innervation réciproque). Le neurone gamma est le modulateur qui modifie la sensibilité fusoriale du muscle.
Le réflexe myotatique inverse est provoqué par les afférences tendineuses de Golgi (groupe Ib) qui inhibent les motoneurones α et γ par l'intermédiaire d'un interneurone. De nature phasique, cette inhibition cède lors de contractions musculaires durables.
Les réflexes ostéotendineux et le réflexe d'Hoffman sont des applications cliniques et électrophysiologiques du réflexe myotatique.

→ réflexe d'étirement, réflexe H (réflexe d'Hoffman), réflexe ostéotendineux

réflexe stapédien l. m.

acoustic reflex

Réflexe polysynaptique conduisant à une contraction du muscle stapédien lors d’une stimulation de l’oreille avec un son d’au moins 80 dB au-dessus du seuil auditif du patient.
Ce réflexe met en jeu le système auditif périphérique, les noyaux cochléaires et du nerf facial, le nerf facial puis le muscle stapédien. La contraction du muscle stapédien en réponse à une stimulation sonore intense pourrait avoir un effet protecteur contre les bruits traumatisants mais non impulsionnels. L’étude du seuil du réflexe stapédien est nommé « test de Metz ».
O. Metz, otologiste danois (1952).
 Syn. réflexe acoustique

→ Metz (test de)

reflux hépatojugulaire l.m.

hepatojugular reflux

Reflux du sang veineux vers le système jugulaire, provoqué par la compression du foie.
Il se recherche sur le patient en décubitus dorsal en comprimant fortement avec la paume de la main la face antérieure du foie pendant une vingtaine de secondes et en observant les conséquences de cette compression sur les veines jugulaires. La réponse est positive lorsque la manœuvre entraîne une turgescence nette et durable.
C’est l’un des signes de l’insuffisance ventriculaire droite.

régime agricole l.m.

1) Ensemble de la réglementation constituant le système d’assurance sociale réservé aux exploitants et aux salariés des professions agricoles.
 Les risques couverts concernent : la maladie, l’invalidité, les accidents du travail, la vieillesse et aussi la maternité et les charges de famille.
2) Expression désignant l’ensemble des caisses administrant et gérant ces risques pour les professions agricoles.

→ mutualité sociale agricole

régime complémentaire l.m.

supplementary regime

Système de protection sociale servant à un assuré à compléter les avantages qui lui accorde un régime de base. L’adhésion à un régime complémentaire est volontaire, en ce qui concerne l’assurance maladie, elle est obligatoire en ce qui concerne l’assurance vieillesse.

→ assurance volontaire, régime de retraite complémentaire

régime contributif l.m.

contributory regime

Système d’assurance ou de retraite garanti totalement ou en partie par les cotisations des adhérents.
Les avantages accordés sont fonction du risque couvert et du montant des cotisations.

régime d'assurance obligatoire l.m.

compulsory regime

Système d’assurance auquel une personne qui remplit certaines conditions est obligée légalement de s’affilier.
En France, la loi impose pour toute la population active l’affiliation à un régime d’assurance. D’une façon générale le régime d’affiliation est déterminé par la profession de l’intéressé.

→ régime facultatif

régime facultatif l.m.

optional regime

Système d’assurance auquel une personne n’est pas légalement contrainte de s’affilier.

→ régime obligatoire

régime obligatoire l.m.

Système d’assurance auquel une personne qui remplit certaines conditions est obligée légalement de s’affilier.
1) En France, la loi impose pour toute la population active l’affiliation à un régime d’assurance.
2) D’une façon générale le régime d’affiliation est déterminé par la profession de l’intéressé.

→ régime facultatif

rejet aigu de greffe cardiaque l.m.

acute rejection

Intolérance tissulaire précoce d'une allogreffe cardiaque induite par le système lymphocytaire.

→ rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA

rejet de greffe l.m.

graft rejection

Processus immunologique complexe qui induit l'exclusion par destruction d'un tissu ou d'un organe greffé provenant d'un autre individu de même espèce (greffe dite allogénique) ou d'espèce différente (greffe xénogénique).
Le processus de rejet est plus ou moins précoce et intense : suraigu immédiat en cas de pré immunisation du receveur (nécrose fibrinoïde et thrombose des vaisseaux), aigu, souvent réversible, survenant dans les premiers jours ou semaines (infiltration de l'interstitium par des cellules mononucléées avec tubulite), lent, pouvant évoluer sur plusieurs années (fibrose interstitielle et endoartérite fibroproliférative). Les mécanismes de rejet mettent en jeu des facteurs humoraux et cellulaires multiples au sein desquels les lymphocytes T et B jouent un rôle important.
Les antigènes d'histocompatibilité impliqués dans la réaction de rejet sont sous le contrôle d'une région chromosomique, le complexe majeur d'histocompatibilité, appelé chez l'homme le système HLA.
La réaction de rejet peut être évitée ou atténuée en sélectionnant un donneur ayant avec le receveur une bonne histocompatibilité, et en réduisant la réaction de l'hôte contre le greffon par un traitement immunosuppresseur adéquat.

→ histocompatibilité (système d'), HLA, traitement immunosuppresseur et transplantation

relaxation n.f.

1) En physique, retour d'un système à l'équilibre après sa perturbation par un agent extérieur

En IRM, le système est constitué par les moments des protons et par le champ magnétique permanent B0 de l'aimant. L'agent extérieur est une impulsion électromagnétique appartenant à la bande des radiofréquences. Celle-ci fait basculer le vecteur de magnétisation M0 des protons d'un certain angle de sorte que la relaxation des protons qui suit peut être décomposée en deux termes :
a) la relaxation longitudinale, restaurant la composante longitudinale de Mz l'aimantation, parallèle à B0. La rapidité de cette restauration se mesure par le temps T1, temps nécessaire pour retrouver 63% de la valeur d'équilibre. Le mécanisme en cause est une interaction avec les moments de la structure chimique environnante, soumis à l'agitation brownienne : d'où l’ancien nom de relaxation spin-réseau également donné à la relaxation longitudinale ;
b) la relaxation transversale, qui diminue la composante transversale Mxy de la magnétisation, perpendiculaire à la précédente. La rapidité de cette diminution se mesure par le temps T2, temps nécessaire pour descendre à 37 % de la valeur initiale. Le mécanisme en cause est le même que le précédent, auquel s'ajoutent les interactions des spins les uns sur les autres : d'où l’ancien nom de relaxation spin-spin également donné à la relaxation transversale.
2) En psychiatrie, ensemble de techniques de résolution neuromusculaire à visée thérapeutique.
Hormis celles concernant des sujets normaux (responsables soumis à des émotions répétées, sportifs, etc.), leurs indications majeures sont les suivantes : troubles moteurs (retards psychomoteurs en particulier) ; troubles du langage (bégaiement) ; troubles de l'organisation spatiotemporelle ; troubles affectifs (de l'hyperémotivité aux troubles névrotiques et caractériels, avec notamment réduction de l'anxiété) ; dysharmonies ; troubles psychososomatiques…
Edit. 2018

→ Bloch (équations de), temps de relaxation T1 et T2

[B1,B2,B3,H3]

remplissage vasculaire rapide l.f.

volume loading, intravascular volume replacement

Perfusion d'un débit important, au moins 50 mL par minute, de solutions cristalloïdes, colloïdes ou de produits sanguins (albumine, plasma, concentrés érythrocytaires) pour le traitement d'une hypovolémie consécutive habituellement à une hémorragie aigüe importante (plaie par arme blanche ou à feu, plaie opératoire d'un gros vaisseau, etc.).
Le remplissage vasculaire rapide demande l'emploi de plusieurs voies veineuses ou l'accès à un gros tronc veineux. On utilise un accélérateur de perfusion et si possible un système de réchauffement.

Rendu-Osler (angiomatose hémorragique héréditaire ou familiale de) l.f.

hereditary hemorrhagic telangiectasia, Osler-Rendu-Weber disease

Maladie familiale caractérisée par la survenue dans l'enfance d'épistaxis à répétition et, chez l'adulte jeune, de bouquets de télangiectasies et de multiples formations angiectasiques saillantes, localisés principalement à la face, sur les muqueuses buccale et nasale, parfois aux extrémités, saignant facilement et qui peuvent évoluer vers la formation d'angiomes atteignant le volume d'un pois.
Les télangiectasies seraient le résultat d'un dysfonctionnement des shunts artério-veineux.
Les hémorragies peuvent conduire à une anémie grave. La maladie peut s'accompagner de lésions viscérales, telles des fistules artério-veineuses pulmonaires, une sclérose hépatosplénique, des télangiectasies et des anévrismes artériels du tube digestif.

S’y associent des malformations multiples, dont des fistules artério-veineuses pulmonaires, qui peuvent être la cause d'embolies septiques bactériennes ou mycosiques du cerveau, voire d'emboles cruoriques responsables d'accidents ischémiques cérébraux et même d'embolies gazeuses. Des angiomes du système nerveux central ont aussi été décrits.
En ophtalmologie : larmes de sang, angiomes conjonctivaux ayant l'aspect de pétéchies, et hémorragies striées ou en nappes avec angiomes et dilatations vasculaires au fond d'œil.
L'affection est chronique, mais les symptômes ont tendance à s'atténuer avec l'âge.
C’est une phacomatose mésodermique liée à une mutation du gène codant l’endogline sur le chromosome 9q3 (locus du gène (ORW, HHT) en 9q33-q34.1). Elle se transmet en dominance régulière. (MIM 187300).

M. Rendu, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1896), W. Osler, Sir, médecin canadien, membre de l'Académie de médecine (1901)

Étym. gr. telos : fin ; aggeion : vaisseau

Syn. télangiectasie hémorragique héréditaire, télangiectasie hémorragique héréditaire de Rendu-Osler

→ fistule artérioveineuse pulmonaire, télangiectasie, angiome, shunt, phacomatose

[H1, J1, K1, L1, O1, P1, P2, Q3]

Édit. 2019

réparation par recombinaison l.f.

recombination repair, daughter-strand gap repair, post-replicative recombination repair, double-strand break repair

Chez certaines Bactéries, système de réparation fidèle de l'ADN agissant sur l'ADN double-brin nouvellement répliqué, au niveau d'une brèche ou d'une cassure sur les deux brins.
La réparation a lieu par recombinaison homologue de la molécule lésée avec une autre molécule possédant des séquences complémentaires. Cette molécule peut être la molécule-soeur de la molécule lésée ou une autre copie du chromosome bactérien.

représentation 3D de surface l.f.

volume rendering

En scanographie moderne (mais aussi en échographie et en IRM) possibilité de montrer la surface des structures observées en créant l'impression d'une représentation en trois dimensions.
En TDM, la plus usitée, cette représentation inclut quatre phases :
1) Détermination d'un seuil de densité. L'impression tridimensionnelle est obtenue par un système d'ombrage qui simule l'existence d'une source lumineuse ponctuelle, la surface la plus proche de cette source étant la plus blanche sur l'image. Ainsi, l'échelle de gris n'est plus utilisée pour coder la densité des voxels, mais leur topographie. Cela suppose le choix d'un seuil de densité, les voxels ayant une densité supérieure à celui-ci étant les seuls à être représentés. Ainsi, pour représenter en 3D un massif facial, si l’on choisit un seuil assez élevé, l'image visualisera la surface du squelette. Si l’on choisit un seuil faible, elle représentera la peau du visage. Si l'on veut représenter les axes vasculaires, il faut choisir un seuil correspondant à la densité des vaisseaux opacifiés.
2) Segmentation spatiale. Cette étape permet de définir le volume à représenter et de supprimer les structures inutiles. Par exemple, lors de l'examen d'une hanche, on peut supprimer la tête fémorale pour visualiser l'arrière-fond de l’acétabulum ou, pour étudier le processus odontoïde en vue postérieure, supprimer les arcs neuraux des vertèbres cervicales. En acquisition hélicoïdale à visée angiographique, on peut supprimer toutes les structures autres que les vaisseaux.
3) Interpolation. Avec la plupart des appareils modernes, de nouvelles coupes peuvent être recalculées par interpolation linéaire à partir des coupes déjà reconstruites afin de générer un volume de données isotropiques (voxels cubiques).
4) Visualisation. Celle-ci permet de montrer l'image sur l'écran et de la faire pivoter dans l'espace sous tous les angles désirés, en supprimant certaines structures gênantes (fonction "cut scalpel" ou "scalpel électronique").

→ filtre de traitement d'image, reformatage

[B2,B3]

Édit. 2020

résistance vasculaire périphérique l.f.

peripheral resistance

Résistance à l'écoulement du sang le long des vaisseaux, exprimée par le rapport de la différence de pression (mmHg) entre l'origine et le point considéré du système vasculaire, et le débit cardiaque (mL/s).
Elle concrétise l’opposition à l’écoulement du sang dans les vaisseaux sanguins.
Le débit dans un vaisseau est déterminé par trois facteurs : la différence de pression du sang entre ses deux extrémités, la force de propulsion du sang, et l'opposition à son écoulement.
Elle peut être calculée à partir d'une formule dérivée de la loi d'Ohm :
R = (Pi – Pf)/ Q ou Pi est la pression moyenne initiale du vaisseau, Q le débit, Pf la pression moyenne finale dans le vaisseau.
Dans la circulation systémique, la résistance à l’écoulement du sang est pour ses deux tiers environ le fait des artérioles dont le diamètre peut varier dans un rapport de 1 à 4 selon la loi de Poiseuille :
R = 8 η l / π r4 (η est la viscosité du sang, l la longueur et r le rayon du vaisseau).
Ce phénomène de variation du diamètre des vaisseaux appelé vasomotricité est un facteur majeur de régulation de la pression artérielle systémique et localement des débits régionaux. De plus, les résistances systémiques favorisent la transformation du débit pulsatile artériel en débit continu capillaire et veineux nécessaire aux échanges entre les cellules et le compartiment vasculaire.

→ Poiseuille (loi), Ohm (loi d')

résonance magnétique l.f.

magnetic resonance

Opération qui consiste à exciter, à l'aide d'une onde électromagnétique de radiofréquence, un système constitué par des moments magnétiques placés dans un champ magnétique constant et à étudier leur mode de retour à l'équilibre.
L'onde de radiofréquence est dite en résonance lorsque sa fréquence correspond à celle de la précession des moments magnétiques. On parle de résonance paramagnétique électronique (RPE) lorsqu'il s'agit des moments des électrons, et de résonance magnétique nucléaire lorsqu'il s'agit des moments des noyaux. La spectrométrie par résonance magnétique (SRM) donne des informations sur les structures biochimiques à partir de la répartition des fréquences de résonance. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) conduit à des représentations en coupes du corps humain.

Sigle RM

→ écho en IRM, relaxation, spectrométrie, IRM

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

résonance plasmonique de surface l.f.

La résonance plasmonique de surface est une technique optique permettant la détection d’un ligand (molécule organique, biologique, micro-organisme, …) se fixant à un récepteur immobilisé (adsorbé) à la surface d'une couche métallique.
Le système de détection SPR mesure la variation de l'indice de réfraction au voisinage de l'interface quand le ligand se fixe aux récepteurs. Le plasmon de surface est une onde à décroissance exponentielle des deux côtés de l’interface séparant un métal (or, argent, etc.) d’un milieu diélectrique sans pertes (milieu biologique par exemple), parallèlement à laquelle elle se propage. Le champ électromagnétique dans le milieu biologique présente un caractère d’onde évanescente, c’est-à-dire d’amplitude décroissant exponentiellement avec la distance à l’interface. La fixation de molécules sur l’interface va modifier l’information contenue dans l’onde tant au niveau de sa phase que de son amplitude. L’onde plasmon joue le rôle de sonde dans le milieu où se situe la réaction biomoléculaire. L’information pourra alors être recueillie soit sur la phase soit sur l’amplitude du faisceau réfléchi. Généralement, l’onde incidente, polarisée transverse magnétique (TM), traverse d’abord un prisme de verre d’indice de réfraction élevé et se réfléchit sur l’interface recouverte de métal sous un angle d’incidence supérieur à l’angle critique défini par rapport au milieu biologique. Ce prisme constitue le dispositif de couplage de l’onde incidente avec l’onde de surface (plasmon de surface).
La résonance plasmonique de surface ne nécessite aucun marquage préalable des molécules cibles, permet une détection en temps réel qui peut être quantitative. En outre, les capteurs SPR peuvent être régénérés par injection d’une solution dite de régénération.

→ interactomique

[B,B2,B3]

respiration contrôlée l.f.

controlled respiration

La ventilation artificielle contrôlée consiste à imposer au patient la fréquence et le volume courant.
La ventilation est entièrement imposée par l'appareil (respirateur ou système anesthésique) et le patient doit rester complètement passif ; par conséquent la ventilation est quantitativelment stable.
On règle l'appareil sur une ventilation un peu supérieure à la demande ventilatoire. Si les poumons sont effectivement ventilés et si la circulation est convenable, les centres respiratoires restent au repos. Sinon, ils réagissent et cherchent, en vain, à obtenir une ventilation plus importante : le patient montre alors des signes de dyspnée (battement des ailes du nez, par ex.) et lutte contre l'appareil, s'il le peut. Ce mode de ventilation convient bien pour la ventilation mécanique de tous les patients dont les centres respiratoires ne maitrisent plus l'équilibre respiratoire : coma profond et sédation poussée, curarisation, paralysie des muscles respiratoires, tétraplégie, etc.

Étym. angl. controlled : du verbe to control : maitriser, dominer

→ demande ventilatoire, respiratoire (centre), ventilation mécanique

responsabilité administrative médicale l.f.

medical administrative liability

La responsabilité médicale dans les établissements publics de soins relève du droit administratif régi par le code de justice administrative ; il en résulte qu’en cas de survenue d’un évènement indésirable grave dans un établissement public de soins, le ou les acteurs de soins ne sont pas personnellement mis en cause ; sauf faute détachable du service qui relève alors d’une juridiction judiciaire (pénale pour la répression et civile pour la réparation), c’est l’établissement public de soins qui est responsable.
La faute de service dite  « non détachable du service » est le fondement de cette responsabilité. Elle reprend dans sa définition juridique les mêmes termes qu’en juridiction judiciaire : maladresse, imprudence, inattention, négligence, manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements mais y ajoute un concept propre au droit administratif, le manquement dans l’organisation du service public.
A côté de ce système de  responsabilité pour faute, la jurisprudence du Conseil d’État a introduit le concept de « responsabilité sans faute » que ne connaissent ni le droit civil ni le droit pénal. La responsabilité sans faute s’identifie avec la théorie du risque et se rattache au principe général du droit de l’égale répartition des charges publiques. Depuis en particulier l’arrêt Dejous (CE – 7 mars 1958), la jurisprudence admettait la « présomption de faute ». Le Conseil d’État ne s’était pas laissé entraîner à admettre que le caractère obligatoire de certains régimes administratifs (ce qui est le cas de l’hospitalisation publique où n’existe pas le libre choix du médecin) puisse justifier l’application de la responsabilité sans faute. Trois arrêts ont bouleversé cette responsabilité médicale administrative : arrêt époux V. (CE – 10 avril 1982), arrêt Gomez (CAA Lyon -21 décembre 1990) et arrêt Bianchi (CE -9 avril 1993). Ce fut successivement l’abandon de la faute lourde, la reconnaissance de la responsabilité sans faute puis de la responsabilité pour risque qui indemnise sur la base de l’aléa médical.
« La loi doit être la même pour tous » (art.6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen). Le droit public a influencé la doctrine en droit privé (cf. responsabilité civile médicale). Ce fut à l’origine du développement des « biais » de la jurisprudence de la Cour de cassation pour rejoindre le droit public au nom de l’équité.

→ évènement indésirable, faute détachable du service, responsabilité, responsabilité civile médicale, responsabilité pénale médicale

RET gene sigle angl. pour ret proto-oncogene

Gène situé sur le locus chromosomique 10q11.2 codant pour une protéine impliquée dans les signaux cellulaires, essentielle pour le développement des cellules nerveuses incluant celles de l’intestin et celles du système nerveux autonome.
Elle est également nécessaire pour le développement rénal et la spermatogenèse.
Des mutations de ce gène entraînent la maladie d’Hirschsprung, la néoplasie endocrinienne multiple, le cancer pulmonaire, le paragangliome non syndromique
Syn. CDHR16, HSCR1, hydroxyaryl-protein kinase, MEN2A, MEN2B, MTC1, PTC, rearranged during transfection, RET-ELE1, ret proto-oncogene (multiple endocrine neoplasia and medullary thyroid carcinoma 1, Hirschsprung disease), RET/PTC, RET51, ET_HUMAN

→ Hirschsprung (maladie de), néoplasie endocrinienne multiple, cancer pulmonaire, paragangliome

réticulum endoplasmique rugueux l.m.

rough endoplasmic reticulum

Système intracytoplasmique intercommunicant de cavités et citernes intracytoplasmiques en continuité avec la citerne périnucléaire et limitées par une membrane largement fenêtrée dont la face externe est recouverte de ribosomes.
Il joue un rôle fondamental dans la secrétion des protéines.

Syn. ergastoplasme, reticulum endoplasmique granulaire

→ ribosome

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