rétinotopie n.f.
retinotopy
Projection ordonnée de l'image rétinienne sur une structure.
La plupart des structures du système visuel reçoivent les projections de la rétine selon une disposition rétinotopique. Cependant certaines structures privilégient la partie centrale de la rétine dont la représentation occupe une surface relativement disproportionnée.
retour veineux au cœur l.m.
venous return to the heart
Chemin parcouru par le sang depuis les capillaires jusqu’à l’oreillette droite.
Il est fait d’un ensemble de veinules et de veines qui contiennent 3000 à 3500 mL de sang soit 60 pour cent du volume sanguin circulant total. Le retour du sang au cœur est assuré par plusieurs facteurs mécaniques : le reliquat de la pression dynamique à la sortie de capillaires (vis à tengo), la pesanteur dans la partie supérieure du cœur ou en position déclive, la contraction des muscles, la présence de valvules dans les veines périphériques, les changements de pression provoqués par les mouvements respiratoires, les battements systoliques des artères longeant des veines, enfin l’activité cardiaque systolique qui crée un effort d’aspiration du sang.
Les anomalies congénitales du retour veineux peuvent concerner le système systémique ( les veines caves supérieures et inférieures qui s’abouchent soit dans le sinus coronaire , soit dans l’oreillette gauche ) et les veines pulmonaires qui peuvent s’aboucher dans la veine cave supérieure ou l’oreillette droite.
rétrotranscriptase n.f.
retrotranscriptase
Enzyme catalysant la synthèse d'une chaîne d'ADN en complément d'une chaîne d'ARN.
Un tel système enzymatique est généralement codé par un gène de rétrovirus à ARN, mais aussi par le virus de l'hépatite B. Cet enzyme est utilisé pour la synthèse in vitro d'ADNc (cDNA) à partir d'ARNm.
réveil (test de) l.m.
recovery test
Procédé d'évaluation des fonctions intellectuelles supérieures et de la coordination psychomotrice au décours d'une anesthésie générale ou locorégionale.
L'anesthésie réduit temporairement les performances des fonctions cognitives et de coordination des appareils sensoriels et moteurs dépendant du système nerveux central. On apprécie le réveil par des tests cliniques simples ou par des épreuves plus complexes. Ces tests peuvent aider à autoriser la sortie après une anesthésie ambulatoire. Cliniquement, on étudie la station debout, la marche en ligne droite et la posture avec une épreuve de Romberg.
Le score d'Aldrete, de 0 à 10 (calqué sur celui d'Apgar) comporte 5 items : pression artérielle, ventilation, motricité, conscience, coloration cutanée, cotés chacun de 0 à 2. La sortie de la salle de réveil est autorisée si le score est supérieur à 8.
Adaptés des tests utilisés en psychologie, les tests psychomoteurs ne sont employés que pour des recherches scientifiques. On utilise :
- l'étude de la rapidité de réaction, barrer une lettre donnée dans un texte écrit, temps de réaction visuelle, test de traçage (test de Trieger-Newman) ;
- le simulateur de conduite ;
- l'étude des saccades oculaires (par électrooculographie) ;
- la stabilométrie (équitest simplifié).
Après une anesthésie générale les tests sont perturbés pendant 90 à 180 minutes, voire plus. L'effet résiduel des médicaments dépend du patient (âge, antécédents) et de la nature des médicaments.
Virginia Apgar, anesthésiologiste américaine (1953) ; J. A. Aldrete, anesthésiologiste mexicain (1970) ; N. D. Trieger et M. G. Newman, stomatologues américains (1969)
→ Apgar (score d'), stabilométrie, Trieger-Newman (test de)
Reynolds (pentade de) l.f.
Reynolds’ pentad
Association, au cours d'angiocholites obstructives suppuratives, de : douleurs, ictère, fièvre, troubles de la conscience et hypotension artérielle.
Le pus présent dans un système complètement obstrué est soumis à de hautes pressions qui facilitent le passage des microorganismes dans la circulation.
B. M. Reynolds et E. L. Dargan, chirurgiens américains (1959)
rhombotine n.f.
rhombotin
Protéine nucléaire produite par un proto-oncogène dans le système nerveux en développement, qui comporte un homéodomaine de type LIM.
→ homéodomaine, LIM, proto-oncogène
rhytidectomie n.f.
face lift
Intervention de chirurgie cervicofaciale qui corrige la ptose liée au vieillissement cutané.
Elle consiste à réséquer la peau en excès et à l’amarrer au système musculo-aponévrotique sous-cutané.
Étym. gr. ruthis : ride ; ektomê : ablation
Syn. lifting facial, lissage, déridage
Rinne (épreuve de) l.f.
Rinne’s test, acoustic test
Epreuve acoumétrique et audiométrique monaurale consistant à comparer la perception sonore après une stimulation en conduction osseuse et en conduction aérienne.
Epreuve essentielle qui consiste à étudier la perception sonore par voie osseuse et par voie aérienne, puis à les comparer. Le « Rinne » est dit positif lorsque le patient perçoit mieux les stimulations sonores en conduction aérienne qu’en conduction osseuse. Ceci témoigne d’un système auditif normal ou de la présence d’une surdité de perception. Le « Rinne » est dit négatif lorsque la perception en conduction aérienne est plus faible qu’en conduction osseuse. Ce fait apparaît dans les surdités de transmission.
H. Rinne, otorhinolaryngologiste allemand (1855)
→ acoumétrie, audiométrie, surdité
Riolan (arcade de) l.f.
Riolan’s arch
Artère siégeant dans le mésocôlon transverse et constituant une anastomose entre le système de l’artère mésentérique supérieure par l’artère colique droite et celui de l’artère mésentérique inférieure par l’artère colique gauche.
J. Riolan, médecin et anatomiste français (1580-1657)
risque majeur l.m.
Risque d’occurrence d’un événement qui, par son caractère exceptionnel et par l’étendue de ses conséquences est susceptible de déjouer les capacités humaines à y faire face en raison des moyens de parade qu’il suppose, de sa capacité à rendre inefficace le système de défense lui-même et des comportements tant individuels que collectifs.
La notion de risque majeur s’applique aux risques naturels et aux risques technologiques lorsque ampleur du phénomène et vulnérabilité se conjuguent.
Roseolovirus
Roseolovirus
Genre de virus à ADN de la famille des Herpesviridae, sous-famille des Betaherpesvirinae, comportant notamment les Herpesvirus humains 6 et 7.
Ces virus entraînent surtout des infections latentes dans les cellules sanguines mononucléées, peut-être aussi dans les tissus épithéliaux glandulaires et, pour l'Herpesvirus humain 6, le système nerveux central. Ces infections sont le plus souvent asymptomatiques mais l'Herpesvirus humain 6 peut être responsable d’exanthème subit (roséole infantile) ou un épisode fébrile isolé, ou encore d'affections viscérales plus graves. Le mode de transmission est surtout salivaire.
→ Herpesviridae, Herpesvirus humain 6, Herpesvirus humain 7
[D1]
rythme biologique l.m.
biological rythm
Variation endogène régulière, cyclique, assimilable à une fonction sinusoïdale, observée dans presque toutes les fonctions physiologiques, et caractérisée par sa période, son amplitude et sa phase.
Selon leur période, on distingue les rythmes circadiens, les plus étudiés (entre 21 et 29, voire 33 heures), circasemidiens (autour de 12 heures), infradiens (de 30 à 48 heures, parfois plus) et ultradiens (inférieurs à 21 heures). Il s'agit donc d'un phénomène périodique et prévisible.
Le terme de synchroniseur externe ("zeitgeber", "donneur de temps", J. Aschoff) désigne les signaux temporels de l'environnement qui permettent l'ajustement du système circadien sur 24 heures.
→ chronobiologie en psychiatrie
saccharase n.f.
saccharase
Enzyme de type β-fructosidase qui catalyse l'hydrolyse du saccharose.
Ce terme ne correspond pas à un système enzymatique défini sans ambiguïté par rapport aux sucrases, car on appelle dextrane-sucrase et lévane-sucrase les enzymes qui libèrent soit le fructose, soit le glucose, en transférant l'autre ose sur une chaîne polyosidique de dextrane (polyglucoside) ou de lévane (polyfructoside).
sac de yolk l.m.
vesicula umbilicalis, saccus vitellinus (TA)
yolk sack
Sac membraneux attaché à l’embryon humain, destiné à le nourrir avant que fonctionne le système circulatoire.
Il commence à se former au cours de la deuxième semaine du développement embryonnaire, en même temps que le sac amniotique.
Étym. angl. yolk, egg yolk : jaune d’œuf
Syn. : sac vitellin, vésicule ombilicale
→ tumeur du sinus endodermique, tumeur du sac de yolk
Sandhoff (maladie de) l.f.
Sandhoff’s disease
Génopathie à transmission autosomique récessive liée à un déficit en hexosaminidase A et B dans le sérum et dans tous les tissus, avec accumulation de gangliosides GM2 dans le système nerveux central, caractérisée par une régression psychomotrice progressive et une cécité, auxquelles s’ajoutent parfois une hépatomégalie et des déformations osseuses.
Il en existe 2 formes : une infantile et une juvénile, moins sévère. Proche de la maladie de Tay-Sachs, le diagnostic prénatal en est possible par biopsie de villosités choriales ou culture de cellules amniotiques.
K. Sandhoff, biochimiste allemand (1968)
Syn. gangliosidose de type II
→ Tay-Sachs (maladie de), gangliosidoses, Tay-Sachs (maladie de)
[C3, H1, I2, L1, P2, Q3]
Édit. 2018
santé communautaire l.f.
community health
Discipline qui se consacre à la protection de la santé d’une collectivité et des individus qui en sont membres.
1) Les partisans des réalisations de santé publique à l’échelle d’une communauté, par exemple une commune ou un quartier, visent à la meilleure coordination possible des services médicaux et des services sociaux ; une équipe pluridisciplinaire travaillant en un lieu unique est en permanence à la disposition du public pour les informations, les consultations et les soins de toute nature.
2) Dans les pays en développement, ce mode d’organisation du système de santé se réfère surtout à l’emploi des personnes locales appartenant au groupe et ayant reçu une instruction des fondements de l’hygiène : infirmiers sanitaires, matrones, secouristes, etc.
santé publique l.f.
public health
1) Discipline qui se consacre à la protection de la santé d’une collectivité et des personnes qui la composent.
2) Ensemble des institutions et des personnes qui se consacrent à cette activité.
Avec l’évolution des mœurs et des techniques, la santé publique intervient dans un nombre grandissant de domaines : hygiène du milieu, de l’eau, de protection contre les catastrophes naturelles, organisation du système de santé et des secours d’urgence, lutte contre les grands fléaux, vaccinations collectives, etc. Elle se préoccupe donc autant de la prévention des maladies que de leur traitement.
Pouvant concerner tous les domaines de la pathologie, les actions de santé publique sont déterminées par des études épidémiologiques.
sarcoïdose n.f.
sarcoidosis
Affection multisystémique, chronique, d'étiologie inconnue, caractérisée histologiquement par la présence de granulomes épithélioïdes et gigantocellulaires d'aspect tuberculoïde mais sans nécrose caséeuse, touchant avec prédilection le thorax (adénopathies médiastinales et atteinte pulmonaire), la peau et l'œil, mais aussi le foie, les nœuds lymphatiques, le squelette, le système nerveux, les muscles, les glandes endocrines et exocrines, le cœur, le rein, etc.
Les symptômes dépendent de la localisation et du degré de diffusion des lésions. Si l'on excepte les localisations thoraciques et respiratoires, de loin les plus fréquentes, les manifestations cutanées de la sarcoïdose représentent sans doute une des principales causes de découverte de la maladie. Elles se répartissent en atteintes spécifiques, de structure histologique granulomateuse et d'évolution le plus souvent chronique, et en lésions non spécifiques essentiellement représentées par l'érythème noueux. Les lésions spécifiques, parfois encore appelées sarcoïdes, sont cliniquement polymorphes ; leur confirmation histologique est nécessaire au diagnostic mais non suffisante, puisqu'il faut aussi considérer les autres causes possibles de granulome épithélioïde.
L’atteinte des glandes parotides, sous-maxillaires et sublinguales constitue le syndrome de Mikulicz. L’atteinte méningée est presque constante, souvent uniquement biologique et s’accompagne parfois d’une atteinte des nerfs crâniens, principalement du facial. Des formes encéphalopathiques ont été décrites, alors que les neuropathies périphériques et les atteintes musculaires sont rares.
Au cours de la sarcoïdose, les réactions d’hypersensibilité retardée sont diminuées, ainsi que pourrait le montrer la négativité des tests tuberculiniques et des tests au dinitrochlorobenzène (DNCB).
Le traitement, difficile, doit être adapté au préjudice entraîné. La corticothérapie est presque toujours indiquée, mais son efficacité reste inconstante.
E. Besnier, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1889), C. P. Boeck, dermatologiste norvégien (1899), J. Schaumann, dermatolgiste suédois, membre de l’Académie de médecine (1917)
Étym. gr. sarx : chair ; eidos : aspect
Syn. maladie de Besnier-Boeck-Schaumann (obs.), maladie de Schaumann (obs.), lymphogranulomatose bénigne (obs.)
→ sarcoïde, granulome sarcoïdosique, Löfgren (syndrome de), Mikulicz (syndrome de), lupus pernio, angiolupoïde, Heerfordt (syndrome de), Kveim (test de), Daniels (biopsie de), arthrite de la sarcoïdose, sarcoïdose sur cicatrice
sarcome n.m
sarcoma
Tumeur maligne d’une ou plusieurs lignées cellulaires conjonctives, donc à type de fibrosarcome, liposarcome, léiomyosarcome, rhabdomyosarcome, lymphosarcome, ostéosarcome, chondrosarcome ou angiosarcome. (par opposition aux carcinomes, qui impliquent une origine ou une différenciation épithelio-glandulaire).
Nés des cellules mésenchymateuses du tissu de soutien, les cellules sarcomateuses peuvent subir toutes les inflexions et différenciations qui peuvent être observées dans les cellules mésenchymateuses. Sarcome fibroblastique (fibrosarcome) , lorsque les cellules tumorales élaborent des fibres collagènes, myxosarcome, quand les fibres et les cellules sont infiltrées d’œdème, leiomyosarcome, en cas de différenciation musculaire lisse, rhabdomyosarcome, en cas de différenciation musculaire striée, osteo ou chondrosarcome, en cas de différenciation squelettique ou lymphosarcome, plus communément lymphome, en cas d’origine ganglionnaire ou lymphoïde.
C’est à partir du sarcome du poulet que Rous a démontré l’origine virale de cette tumeur, ouvrant la voie à l’hypothèse virale du et des cancers. Mais la plupart des sarcomes humains, l’étiologie demeure obscure. Leur survenue peut cependant être liée à des radiations ionisantes thérapeutiques), à une exposition au chlorure de vinyle pour l’angiosarcome hépatique. Plusieurs syndromes congénitaux favorisent le développement d’un sarcome telle la neurofibromatose de von Recklinghausen.
Dans le système nerveux, des sarcomes primitifs de siège ubiquitaire peuvent se former aux dépens des enveloppes. Le gliosarcome ou sarcogliome reste l’objet de nombreuses controverses.
Etym : gr sarx : chair
F. P. Rous, anatomopathologiste et virologiste américain, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1966 (1911)
Syn. tumeur maligne conjonctive, tumeur mésenchymateuse maligne
sarcomes des tissus mous l.m
Tumeurs malignes développées aux dépens du tissu conjonctif commun extra-squelettique : tissu adipeux, tissu musculaire, vaisseaux et système nerveux périphérique. L’entité « sarcomes des tissus mous » recouvre une cinquantaine de types et sous types histologiques différents
L’incidence des sarcomes est de l’ordre de 3,5 /100 000 habitants. Leur prise en charge initiale est défectueuse dans plus de la moitié des cas ce qui a des conséquences fâcheuses sur le pronostic.
Etym : gr sarx : chair
Syn sarcomes des parties molles
→ sarcome
scan B abr.m.
B mode echography
Technique échographique dans laquelle le mode bidimensionnel B scan remplace les inflexions par des points lumineux situés sur le trajet du faisceau sonore.
Tout système qui imprime au faisceau un déplacement dans une direction autre que celle de la propagation conduit à la formation d'une image, par juxtaposition des points ou échos, dans l'espace à deux dimensions ainsi déterminé.
scanner laser l.m.
laser scanner
Système de lecture d'un écran radioluminescent à mémoire à l'aide d'un faisceau laser analysant sa surface point par point.
L'émission lumineuse, proportionnelle à l'irradiation, est amplifiée par un photomultiplicateur et transmise à un convertisseur analogique-numérique afin d'être exploitée sur un circuit de télévision ou transcrite par un reprographe.
scanographe à rotation continue l.m.
continous rotation scanner
Scanographe récent dont le tube et les détecteurs effectuent une rotation continue à vitesse constante de 360° autour du patient en un temps très bref, l'émission des rayons X étant également continue pendant toute la rotation du tube.
Ce type d'appareil supprime le délai intercoupe et réduit le temps d'acquisition. Il impose que le courant haute tension soit acheminé dans la partie rotative du système par l'intermédiaire de bagues collectrices ; son coût élevé faisait hésiter les constructeurs quand l'apparition de l'acquisition hélicoïdale (qui combine la rotation continue avec un déplacement à vitesse constante de la table d'examen) est venue en faire la technique actuelle de scanographie.
scanographe hélicoïdal l.m.
spiral CT, helical CT
Type le plus moderne de scanographe associant la rotation continue du tube et des détecteurs autour du patient à un mouvement de translation à vitesse constante de la table d'examen.
Le mouvement résultant du tube par rapport au patient correspond à une hélice. Ce système permet l'exploration de tout un volume anatomique en une seule rotation de 360° du tube (le plus souvent en une seconde). Il n'a pu se développer que grâce à la mise au point de calculs mathématiques permettant la suppression des artéfacts induits par le déplacement du patient pendant l'acquisition (interpolation).
Syn. scanographe spiralé, scanner hélicoïdal
→ scanographe à rotation continue
schistosomose asiatique l.f.
asian schistosomiasis
Schistosomose provoquée par Schistosoma japonicum, répandue en Extrême-Orient, notamment en Chine, au Japon et aux Philippines.
Cette anthropozoonose se développe également chez les bovidés et chez d’autres animaux qui sont des réservoirs de germes.
Le parasite adulte vit dans le système veineux mésentérique. La contamination est réalisée par des larves se développant chez certains dulçaquicoles. Ces larves (furcocercaires) sont libérées dans l’eau et pénètrent par voie transcutanée (baignade, travail dans les rizières inondées). Cette schistosomose est marquée par un état toxi-infectieux grave, des troubles dysentériques, une hépatosplénomégalie et une hyperéosinophilie sanguine. Elle entraîne diverses complications hépatospléniques (« cirrhose » schistosomiale, ou bilharzienne) d’évolution parfois mortelle.
N’existant que dans quelques foyers du Sud-Est Asiatique, la schistosomose à S. mekongi est caractérisée par la sévérité de son évolution (complications hépatiques).
Syn. bilharziose asiatique