expansion cutanée l.f.
skin expansion
Technique de chirurgie plastique permettant un gain de surface cutanée.
Cette expansion est obtenue en plaçant sous la peau une poche que l’on gonfle progressivement, sur une durée de trois semaines environ.
[J1]
Édit. 2018
expérience n.f.
Ensemble des connaissances acquises par le savoir, l’usage et la pratique.
Elle résulte de l’exercice habituel d’une technique, d’un art ou d’un métier. Elle confère dans les domaines concernés une sagesse pratique acquise au cours de la vie. C’est une des bases de la compétence.
Elle repose sur la connaissance de faits dont on peut tirer un enseignement. Par extension, l’expérience est l’action elle-même qui permet d’isoler, de modifier ou de reproduire un phénomène selon une procédure méthodique qui en permette l’observation, en vue de former, de vérifier ou de réfuter une hypothèse, une théorie pour en tirer certaines conclusions.
La même signification s’applique à la réflexion philosophique.
En français, l’usage du terme « expertise » pour « expérience » doit être proscrit.
experience (angl.), expertise (am.)
Étym. lat. experientia dérivé de experiri : faire l’essai de
[E1,E2,E3]
Édit. 2018
expert adj.
expert
Qui a l’expérience.
Se dit de toute personne compétente qui a acquis l’expérience par la connaissance scientifique et technique ou par l’habileté, en particulier manuelle.
Étym. lat. expertus : éprouvé, qui a fait ses preuves, qui a de l’expérience
→ compétent, compétence, expérience, habile, habileté
[E1,E2,E3]
Édit. 2018
expert n.m.
expert
Personne reconnue compétente dans un domaine particulier des connaissances scientifiques ou techniques.
Par extension l’expert est une personne physique ou morale reconnue apte à mener à bien une mission d’expertise. Sa vocation est de participer à la manifestation de la vérité scientifique ou technique élaborée à partir des connaissances disponibles au moment des faits.
Le mot expert n’est pas un label protégé. Il est polysémique. Quatre professions réglementées incluent le mot expert dans leur raison sociale : expert-comptable, géomètre-expert, expert automobile, expert agricole-foncier et forestier.
Hormis ces cas, toute personne peut être qualifiée d’expert dès lors que sa compétence a été reconnue et sollicitée pour une mission d’expertise par un donneur d’ordre. La crédibilité de l’expert est alors fondée sur des critères indissociables, intangibles et inviolables constituant un tronc commun à tous les experts : la compétence professionnelle et procédurale, l’indépendance, l’impartialité et le respect de la déontologie ad hoc.
Lorsque la mission d’expertise est demandée par une personne physique ou morale privée, l’expertise est dite amiable ; par une juridiction, elle est dite juridictionnelle ou judiciaire, par un organisme d’Etat, elle est dite publique et est destinée à être publiée.
Enfin il faut différencier la mission de l’expert de celle du conseil. Le premier doit dire le vrai ou du moins le possiblement vrai et le certainement faux en toute objectivité, impartialité et indépendance. Le second s’engage auprès d’un employeur pour dire l’utile au service de la victoire. Il n’est pas impartial même s’il peut être intellectuellement indépendant (A. Comte-Sponville). L’indépendance est un statut. L’impartialité est une vertu (R. Badinter).
A. Comte-Sponville, philosophe et écrivain français contemporain ; R. Badinter, homme politique et avocat français contemporain
Étym. lat. experior, iri : éprouver, faire l’essai (l’expérience)
→ compétence, expérience, habileté, expert de justice
[E1,E2,E3]
Édit. 2018
exploration fonctionnelle l.f.
function test
Technique visant à apprécier qualitativement et/ou quantitativement une fonction physiologique.
[B3,C2]
Édit. 2018
exploration fonctionnelle de la thyroïde l.f.
Exploration de la glande thyroïde qui repose sur trois types d’investigations :
1. l’appréciation de la teneur en hormones circulantes
par les dosages de thyroxine totale (T4) et triiodothyronine (T3). La majeure partie de ces hormones est liée à une protéine, thyroxin-binding globuling (TBG), d’où l’intérêt du dosage de T4 libre (synonyme FT4) et de celui de la T3 libre ou FT3 qui apprécient de façon fiable la quantité d’hormone active. La mesure de la thyréostimuline plasmatique (TSH) est essentielle dans l’exploration : nettement élevée dans l’hypothyroïdie primaire alors que les teneurs en T4 et T3 peuvent être à peine abaissées voire normales (hypothyroïdie compensée), la teneur en TSH est effondrée dans l’hyperthyroïdie.
En pratique, la fonction thyroïdienne est facilement appréciée par le dosage de la T4 libre et de la TSH ;
2. l’examen scintigraphique ;
3. l’étude des anticorps et marqueurs :
anticorps antithyroïdiens (antithyroglobuline et thyroperoxydase), immunoglobulines thyréostimulantes (TRAK ou TSI), présentes dans le sérum de 85 % des cas de maladie de Basedow (technique malheureusement non répandue), dosage de la thyroglobuline (Tg) et de la thyrocalcitonine (TCT).
→ thyroxine, triiodothyronine, thyréostimuline, anticorps antithyroïde, Basedow (maladie de), thyroglobuline, thyrocalcitonine, scintigraphie thyroïdienne
[B3,O4]
Édit. 2018
falcographie n.f.
falcography
Technique, abandonnée depuis longtemps, qui consistait à opacifier la faux du cerveau en injectant une substance de contraste dans le sinus sagittal supérieur.
Étym. lat. falx : faux ; gr. graphein : écrire
fécalogramme n.m.
Dosage clinique des composants des pertes fécales quotidiennes, portant sur l'eau, le sodium, le potassium, les lipides, l'azote total et l'azote soluble.
Cette technique de dosage doit être effectuée sur une période minimale de 48 heures, avec des apports alimentaires stables et riches en lipides.
Le fécalogramme est utile au diagnostic positif et étiologique des diarrhées (diarrhée hydro-électrolytique, diarrhée lipido-azotée).
L'analyse coprologique fonctionnelle est fondée sur une analyse plus qualitative (résidus alimentaires, flore fécale, pigments biliaires, poids sec, pH, acides organiques, ammoniaque) et permet de préciser une accélération ou un ralentissement du transit, une insuffisance pancréatique externe, une stéatorrhée.
Étym. lat. faex : lie, gramma : écriture
[L1]
Édit. 2018
fécondation in vitro l.f.
in vitro fertilization (IVF)
Fécondation d’ovocytes par des spermatozoïdes en dehors de l’organisme féminin, suivie de l'implantation d'un ou de plusieurs embryons dans l'utérus de la femme.
En pratique, chaque ovocyte recueilli par ponction transvaginale après induction de l’ovulation est mis en présence de quelques centaines de milliers de spermatozoïdes au sein d’un milieu de culture approprié, puis placé dans une étuve à CO2. La fécondation se produit en quelques heures et les embryons ainsi formés sont déposés dans l’utérus à travers le col, vers la 48ème heure. Initialement destinée aux stérilités féminines par obstruction tubaire, cette technique s’applique maintenant aussi aux stérilités à trompes perméables, l’endométriose par exemple, aux stérilités idiopathiques et aux stérilités masculines par oligo-asthéno-tératospermie. Dans les formes extrêmes d’altération du sperme, la fécondation s’obtient par micro-injection d’un spermatozoïde à l’intérieur du cytoplasme de l’ovocyte. En cas d’azoospermie, le spermatozoïde est prélevé dans l’épididyme ou les tubes séminifères du testicule et même une spermatide peut alors être efficacement micro-injectée dans l’ovocyte. Aucune anomalie particulière des enfants n’a jusqu’ici été rapportée après ce mode de fécondation.
Des grossesses multiples sont fréquentes, liées à l'implantation de plusieurs embryons, destinée à augmenter les chances de succès. De plus, les cas de prématurité, source de divers handicaps impensables a priori par le couple, seraient nombreux.
Sigle FIV
[O3,B3]
Édit. 2018
Fernström (technique de) l.f.
Fernström’s technique
Technique de radiopelvimétrie permettant la mesure de l’arc pubien et des faces latérales du pelvis.
U. Borell et I. Fernström, gynécologues suédois (1960)
[G3]
Édit. 2018
fiabilité n.f.
reliability
1) Probabilité qu'a un dispositif «à accomplir une fonction requise pendant une durée donnée».
La fiabilité est la probabilité de ne pas tomber en panne pendant la durée d'utilisation.
Pour la prévention des accidents, on parle alors de sécurité et de probabilité de risque mais la prévention des pannes ou accidents est la même.
On mesure la fiabilité d'un dispositif ou d'un système par la moyenne de ses temps de bon fonctionnement, MTBF (cet indicateur pourrait être utilisé pour préciser la bonne marche des systèmes comportant une participation humaine).
La probabilité de dysfonctionnement, varie au cours de la vie d'un dispositif du fait des :
- pannes, dues à des malfaçons à la construction (ou après réparation). Elles apparaissent dès le début d'utilisation ou de la réutilisation et deviennent de plus en plus rares avec le temps,
- pannes de la vie utile, dont la probabilité est stable, indépendante de l'âge de la machine,
- pannes d'usure survenant de plus en plus fréquemment au cours du temps.
Le maintien de la sécurité, en anesthésie et en réanimation notamment, impose :
- le contrôle technique à la réception de tout matériel pour éliminer toute malfaçon,
- la vérification du matériel avant toute utilisation,
- l'entretien périodique permettant la conservation d'une fiabilité convenable (entre deux révisions la fiabilité décroît exponentiellement au cours de la vie utile),
- la réforme du vieux matériel avant que les pannes d'usure soient trop fréquentes,
- tout appareil assurant une fonction vitale doit être muni d'un compteur horaire (ou équivalent) de manière à ce qu'une révision soit faite toutes les 2 000 h de marche (environ 3 mois de marche continue, soit environ 2,5 millions de cycles pour un ventilateur).
2) Par abus de langage on utilise trop souvent le mot «fiabilité» (qui ne risque pas de faire défaut) à la place de «fidélité» (qui ne risque pas de tromper, de mentir).
Cette distinction est nécessaire en langage scientifique : fiabilité, fidélité et exactitude sont trois notions différentes. Par ex., une balance est dite fidèle si elle donne toujours le même poids lors de la pesée du même objet, ce qui n'implique pas qu'elle soit fiable (indétraquable ou incassable), ni exacte ou juste (bien réglée).
Étym. vieux français tombé en désuétude, repris par l'Académie des sciences (9 avril 1962) pour traduire l'angl. reliability, déverbal de to rely : compter sur quelque chose ou quelqu'un
→ accident, exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie, fiable, fidélité, fonction vitale (appareil assurant une), MTBF, qualité (contrôle de), risque (probabilité de), sécurité
[B1]
Édit. 2018
fibrinogène marqué (test au) l.m.
125I-fibrinogen test
Examen biochimique qui était destiné à reconnaitre une thrombose récente (actuellement obsolète).
Du fibrinogène humain marqué à l' 125I radioactif était injecté dans une veine, se fixant sur le thrombus frais pour se transformer en fibrine et s'incorporer au thrombus. L'endroit du thrombus est repéré par une caméra gamma (scintigraphie). Il était utilisé au début des années 1980 dans le diagnostic des phlébites. Mais la détection des foyers était difficile, car l’125I émet des rayons de faible énergie difficilement détecté par les gamma-caméras. Ce test était particulièrement lent, il était nécessaire d'attendre un jour pour mesurer la radioactivité et il était également positif en cas d'hémorragie ou d'inflammation. Cette technique a permis des progrès dans la compréhension de la physiopathologie de la thrombose, et dans des études de cohortes. Elle a contribué à mettre en évidence la grande fréquence des accidents thrombotiques, par exemple les phlébites non symptomatiques constatées au cours des anesthésies générales ou lors de voyages en avion, qui était sous-estimée.
Étym. lat. fibra : filament ; gr. gennan : engendrer
→ fibrinogène,thrombus, phlébite, scintigraphie
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibroscan® n. angl.
Le fibroscan®, appelé aussi élastométrie impulsionnelle est un marqueur non invasif de la fibrose qui apprécie l’élasticité du foie et dont le résultat est exprimé en kiloPascal (kPa).
Pour mesurer cette élasticité, le fibroscan® utilise l’élastographie impulsionnelle à vibration contrôlée qui permet de mesurer la vitesse de propagation dans le foie d’une onde de choc. En pratique, un capteur à ultrasons monté sur un système vibrant, crée une onde sismique de basse fréquence (50 Hertz) entre les côtes, à la surface de la peau. Cette technique est en effet la seule qui mesure l’élasticité à une fréquence prédéterminée et contrôlée (50 Hertz) ce qui est primordial puisque l’élasticité augmente avec la fréquence. La vitesse de propagation de l’onde sismique est mesurée par ultrasons par le transducteur et dépend de la dureté de l’organe qu’elle traverse.
La mesure obtenue permet de quantifier la dureté du foie : plus il est dur, donc fibreux, plus la propagation de l’onde est rapide.
Trois sondes sont disponibles : S pour les enfants, M pour les adultes et XL pour les obèses.
Le Fibroscan® est réalisé sur un malade couché, non à jeun, et le résultat est obtenu immédiatement. La sonde est positionnée par l'opérateur au niveau d'un espace intercostal en regard du lobe droit du foie (en pleine matité). Dix mesures valides sont nécessaires. Les résultats exprimés, compris entre 2,5 et 75 kPa, correspondent à la médiane de dix mesures valides. Lors de l'interprétation des résultats il faut prendre en compte deux éléments : l'interquartile range (IQR) qui apprécie la variabilité des mesures valides et qui doit être inférieur à 30 % de la médiane ; le taux de réussite (nombre de mesures valides par rapport au nombre de mesures effectuées) qui doit être supérieur à 60 %.
Initialement conçu pour l’appréciation de la fibrose du foie dans l’hépatite chronique C, ses indications se sont élargies aux autres maladies de foie (cause toxique comme l’intoxication alcoolique chronique, autres hépatopathies chroniques hépatite B, les stéatopathies non alcooliques etc…). L’interprétation du résultat doit être faite par un spécialiste hépatologue. L'analyse d'une population témoin a fourni des chiffres normaux autour de 5,5 kPa. Si un résultat supérieur à 8kPa permet de suspecter une fibrose avancée et un résultat supérieur à15 kPa est en faveur d’une cirrhose, les seuils varient en fonction de la cause de la maladie (différents entre une hépatite chronique virale C, B, une hépatopathie alcoolique, une maladie biliaire telle la cholangite biliaire primitive etc…) et une inflammation intrahépatique pouvant donner des résultats aberrants (ainsi il n’est pas recommandé de prescrire un fibroscan® en phase d’hépatite aigue lorsque les transaminases sont très élevées)
Les échographes actuels sont pratiquement tous munis de divers systèmes de mesure de l’élasticité tissulaire qui concurrencent le fibroscan®. Il s'agit ici d'une élastographie ultrasonique dynamique avec impulsion ultrasonique, shear wave elastography (SWE). La SWE est utilisée pour l'étude des nodules mammaires, thyroidiens, l'appréciation de la fibrose rénale et l'étude d'autres organes.
Syn. élastométrie impulsionnelle
→ marqueurs non invasifs de fibrose hépatique
[B3, L1]
Édit. 2019
fibroscopie bronchique l.f.
bronchial fibroscopy
Technique d'exploration endoscopique de la trachée et des grosses bronches utilisant un fibroscope.
Étym. lat. fibra : filament ; gr. skopein : examiner
[B3,K1]
Édit. 2018
fibroscopie bronchique (intubation sous) l.f.
intubation with bronchial fibroscopy
Introduction de la sonde trachéale, par voie nasale ou orale, sous vision fibroscopique.
Technique utilisée lorsqu'on prévoit des difficultés à l'intubation (par ex. rétrognathie).
Étym. lat. fibra : filament ; gr. skopein : examiner
[G1,K1,B3]
Édit. 2018
FIC index l.m.angl. pour Fractional Inhibitory Concentration index
Index exprimant, par la comparaison des concentrations inhibitrices de 2 antibiotiques seuls et associés, l’activité bactériostatique d’une association.
Pour rechercher une action synergique d’une association de 2 antibiotiques sur une souche bactérienne, il est possible, par la technique de l’échiquier, d’étudier l’activité bactériostatique de différentes concentrations des 2 antibiotiques seuls et associés. Les résultats des CMI de chaque antibiotique seul et en présence du second antibiotique sont exprimés sous la forme du FIC index qui, inférieur ou égal à 0,5, est interprété comme le signe d’un synergisme de l’association.
[G5,D1]
Édit. 2018
bougie filiforme l.f.
Bougie uréthrale très fine, d'extrémité droite ou contournée (béquillée, en spirale, en baïonnette) permettant de franchir les rétrécissements uréthraux difficiles et guider ensuite, grâce à une virole de vissage, une sonde évacuatrice, une bougie dilatatrice ou un endoscope opérateur.
Faisceau de filiformes : technique employée dans les rétrécissements uréthraux très serrés, consistant à introduire à la fois dans l'urèthre plusieurs filiformes ayant pour but de sentir l'une d'elles s'enfoncer dans le bon trajet, pour guider ensuite les instruments dilatateurs.
→ béniqué, Phillips (bougie, sonde de)
[B3,M2]
Édit. 2018
FISH acr. angl. pour Fluorescence In Situ Hybridization
Technique de marquage de l’ADN intracellulaire utilisant des sondes fluorescentes in situ, sans destruction cellulaire et permettant l’identification de l’ADN.
Cette analyse permet de dépister plus rapidement que par la cytogénétique habituelle les anomalies numériques des chromosomes, trisomies, monosomies et les microdélétions invisibles sur un caryotype normal ; elle ne dispense pas de l’analyse caryotypique conventionnelle. Elle est utilisée dans de nombreux domaines en particulier en cytogénétique moléculaire et en cancérologie.
→ hybridation moléculaire, sonde nucléique
[Q1]
Édit. 2018
fistule artérioveineuse l.f.
arteriovenous fistula
Communication anormale, congénitale ou acquise, entre une artère et une veine, court-circuitant le réseau capillaire normal.
Elle peut être traumatique ou infectieuse ou encore créée chirurgicalement en vue d’une hémodialyse.
Elle tire sa gravité, si elle est volumineuse, de ses conséquences hémodynamiques possibles, et du risque de greffe septique. Une fistule artérioveineuse unique peut être traitée soit par intervention chirurgicale, soit par obturation à l’aide d’une technique de cardiologie interventionnelle. Les fistules artérioveineuses multiples appartiennent avec les anévrismes cirsoïdes, certains angiomes, la maladie polyanévrismale, à un groupe nosologique de frontières incertaines.
Étym. lat. fistula : canal
→ fistule artérioveineuse pour hémodialyse
[A3,M1]
Édit. 2018
fistule artérioveineuse cérébrale l.f.
cerebral arteriovenous fistula
Malformation artérioveineuse à circulation rapide, située en général sur la surface cérébrale, caractérisée par un shunt direct entre une ou plusieurs artères et une ou plusieurs veines sans réseau capillaire intermédiaire.
Le risque majeur est la rupture. Il existe cependant plusieurs types de malformations dont les risques sont variables. L'attitude thérapeutique est directement liée à l'évaluation de ces risques.
Parmi les traitements proposés, l'approche endovasculaire semble la technique de choix, car la chirurgie est souvent difficile et la radiothérapie peu efficace sur les shunts à haut débit.
Étym. lat. fistula : canal
[A3]
Édit. 2018
flagellation n.f.
flagellation
Technique de kinésithérapie qui consiste à taper avec les doigts la région à masser.
[G5]
Édit. 2018
fluxmètre ultrasonique directionnel l.m.
Appareil permettant d'étudier les vitesses circulatoires dans les vaisseaux et utilisant la technique doppler à émission continue.
[B2]
Édit. 2018
Fontan (iléostomie de) l.f.
Fontan's ileostomy
Technique d'iléostomie réalisant la fixation d'une sonde à la paroi intestinale par un surjet en bourse.
A. Fontan, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1849-1931)
formol-leucogélification n.f.
formol-gel test
Technique très simple, mais évidemment imprécise et maintenant abandonnée, de mise en évidence de déséquilibres sériques (inversions du rapport albumine/globuline) survenant notamment dans la leishmaniose viscérale (Kala Azar).
[B3]
Édit. 2018
Fourier (plan de) l.m.
Fourier's plane, k space
En IRM, dans la technique 2DFT, matrice bidimensionnelle intermédiaire entre le plan de coupe, composé de voxels, et la matrice-image définitive, formée de pixels.
Véritable canevas de l'image, le plan de Fourier ou espace des fréquences spatiales k, ou, plus simplement espace des k est une matrice 2D dans laquelle sont stockées les données brutes, codées en phase et en fréquence, disposées en lignes et en colonnes.
Cependant une ligne ou un point de ce plan ne correspond pas à une ligne ou à un point de la matrice image définitive, mais à une fraction de l'image entière. Ainsi, si la matrice a 256 lignes, chaque ligne du plan de Fourier correspond à 1/256 de l'image totale. Dans ce plan, le signal est maximal (rephasage maximal) au centre du plan (qui correspond aux basses fréquences) et minimal (déphasage maximal) à la périphérie (hautes fréquences).
Il en résulte que le centre du plan de Fourier gouverne le contraste de l'image et sa périphérie la résolution spatiale. On passe du plan de Fourier à la matrice image définitive par une transformation de Fourier effectuée dans chacune des deux directions y (codage par la phase) et x (codage en fréquence), d'où le nom de double transformation de Fourier (2DFT)
J. Fourier, baron, mathématicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)
Syn. espace des k, fenêtre de lecture
→ gradient bipolaire, gradient de codage de phase, gradient de codage en fréquence, Fourier (transformation de)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018