ichtyose avec alopécie, éversion de la lèvre, ectropion et retard mental l.f.
ichthyosis with alopecia, eclabion, ectropion and mental retardation
Ichtyose d'une famille du nord de la Suède appartenant initialement à la série d'ichtyose décrite par Sjögren-Larsson.
Dans la région où le syndrome de Sjögren-Larsson est fréquent, cette ichtyose s'en distingue par l'absence de dysplégie spastique, de troubles neurologiques et de la dystrophie rétinienne du syndrome de Sjögren-Larsson.
L’affection est autosomique récessive (MIM 242510).
S. F. Jagell, pédiatre suédois (1987) ; T. Sjögren, psychiatre et généticien suédois et T. Larsson, statisticien suédois (1957)
Étym. gr. ichthus : poisson
→ Sjögren-Larsson (syndrome de)
ichtyose érythrodermique avec anomalie des cheveux, retard mental et retard de croissance
ichthyosiform erythroderma with hair abnormality and mental and growth retardation
Ichtyose érythrodermique avec aspect de progéria, retard mental et trichothiodystrophie.
Carence en protéines riches en soufre avec, dès la naissance, présence d'une ichtyose érythrodermique sèche qui, en disparaissant, est remplacée par une hyperkératose de la face et du tronc. Cheveux, sourcils et cils sont épars, courts et cassants. Les oreilles sont dites de "chauve-souris". Il y a lipo-atrophie, retard mental et cataracte ponctuée. Diagnostic anténatal possible. L’affection est autosomique récessive (MIM 242170).
C. H. Tay, médecin interniste singapourien (1971)
Étym. gr. ichthus : poisson
Syn. Tay (syndrome de), trichothiodystrophie avec ichthyose congénitale, trichothiodystrophie de type II
IgA sécrétoire l.f.
Molécule d'immunoglobuline A présente dans les sécrétions exocrines.
Les IgA se trouvent essentiellement sous forme de dimères, liées à une pièce sécrétoire qui est une molécule glycoprotéique.
Elles se distinguent ainsi des IgA sériques.
iléo-urétéroplastie n.f.
ileo-ureteroplasty
Remplacement partiel ou total de l'uretère par un segment iléal isolé.
→ entéroplastie urinaire, entéro-urétéroplastie
image en J de l'uretère l.f.
"J" ureteral appearance
En urographie intraveineuse, image consistant en une anomalie de trajet et de calibre de la portion lombaire de l'uretère droit qui le fait ressembler à un J inversé.
Une telle image fait rechercher un uretère rétrocave, anomalie congénitale rare au cours de laquelle l'uretère, au lieu de descendre au flanc droit de la veine cave inférieure, décrit une boucle autour du vaisseau, croisant successivement ses faces postérieure, gauche puis antérieure avant de reprendre son trajet habituel. Ce croisement entraîne une certaine gène à l'évacuation des cavités urinaires hautes.
Étym. lat. imago : image, représentation
→ uretère rétrocave, urographie intraveineuse
implantation urétérocolique l.f.
ureterocolique implantation
incidence de Worms-Bretton l.f.
Worms-Bretton’s view
G. Worms et R. Bretton, médecins radiologues français (1926 et 1929)
→ incidence fronto-sous-occipitale
incision cervicoprostatique l.f.
bladder neck trans-urethral section
Intervention endoscopique réalisant une incision interne de la région cervicoprostatique, allant d'un méat urétéral au veru montanum, dans le but d'ouvrir le col de la vessie et de traiter ainsi les rétrécissements et obstacles de cette région.
Elle s'applique ainsi aux scléroses congénitales ou acquises du col vésical, à certains adénomes prostatiques. L'incision peut être uni- ou bilatérale. L'intervention ne crée en principe que peu d'éjaculations rétrogrades.
incisure antérieure de l'auricule l.f.
incisura anterior auriculae (TA)
anterior notch of auricle
Échancrure peu profonde séparant le tragus de l’hélix.
Syn. incisure prétragique
incisure prétragique l.f.
→ incisure antérieure de l'auricule
in concreto l.m.
Se dit de la manière d’apprécier le comportement d’une personne dans une situation donnée, en tenant compte de ses propres aptitudes.
Cette appréciation se fait sans référence à ce qu’aurait été le comportement standard d’une personne prudente et avisée.
incrétine n.f.
incretin
Hormones sécrétées par le système “APUD” (Amine Precursor Uptake) de la partie proximale de l’intestin grêle, intervenant dans les productions pancréatiques d’insuline et de glucagon, sécrétées par les cellules endocrines de l’intestin grêle sous l’influence directe de l’apport alimentaire de nutriments glucidiques, sans être influencé par l’injection intra veineuse de glucose.
Le concept « incrétine » désigne la plus grande efficacité, pour stimuler la sécrétion d’insuline, de l’administration orale de glucose, comparée à la voie intra veineuse.
Il existe deux incrétines :
- le glucose-dependent insulinotropic polypeptide (GIP), provenant des cellules K du duodénum, qui augmente la sécrétion de glucagon et agit sur les adipocytes ;
- le glucagon like peptide-1(GLP-1), chimiquement proche du glucagon, provenant des cellules L de l’iléon, qui stimule la sécrétion d’insuline, inhibe celle de glucagon, exerce un effet satiétogène sur les récepteurs centraux et ralentit la vidange gastrique. In vitro, il favorise la prolifération et inhibe l’apoptose des cellules β.
Au cours du diabète de type 2, seule l’action du GLP-1 est défectueuse. Son administration restaure le profil sécrétoire de l’insuline et du glucagon, rétablit la phase précoce de l’insulino-sécrétion et supprime la production hépatique de glucose pendant la phase post-absorptive, sans faire courir les risques d’hypoglycémie et de surcharge pondérale. Sa dégradation très rapide par la dipeptidylpeptidase 4 (DPP4) exige, en thérapeutique, l’emploi concomitant d’un inhibiteur de cette enzyme (sitagliptine et vildagliptine, par voie orale) ou d’un agoniste de l’incrétine (hexanatide et liraglutide, par voie sous-cutanée).
Sigle s : GLP1, GIP
→ insuline, glucagon, adipocyte
incrétinomimétiques n.m.p.
Groupe d’hypoglycémiants d’action comparable à celle des incrétines.
Ce sont les inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase-4 actif par voie orale et le glucagon-like peptide-1 actif par voie parentérale.
[R1,G5]
inocurette n.f.
inocurette
Instrument à usage unique en polypropylène permettant les prélèvements endométriaux.
Il se présente comme une curette losangique fenêtrée dont les bords sont tranchants.
instabilité uréthrale l.f.
urethral instability
Chute brutale de la pression dans l'urèthre en dehors de la miction, pouvant se traduire par des fuites d'urine ou des besoins impérieux, souvent de façon imprévisible.
En urodynamique, elle se traduit par une chute de pression uréthrale de plus de 15 cm d'eau lors du remplissage vésical.
insuffisance sphinctérienne uréthrale l.f.
urinary sphincter insufficiency
Affaiblissement ou disparition de la capacité des sphincters uréthraux à retenir l'urine.
Elle peut correspondre à une incapacité d'augmentation de la pression uréthrale lors de la contraction volontaire du sphincter strié, ou à une hypotonie uréthrale. Surtout fréquente chez la femme, elle se traduit dans les deux sexes par une incontinence. Elle se mesure par profilométrie. Les causes sont multiples : traumatiques, iatrogènes, dégénératives. Son traitement peut avoir recours à la rééducation vésicosphinctérienne, en cas d'échec à la chirurgie, et plus spécialement à la création d’un sphincter artificiel.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
interface vitréomaculaire l.f.
vitreoretinal juncture, vitreoretinal interface
Structure comprenant d'une part la partie postérieure du cortex vitréen et d'autre part la membrane limitante interne de la rétine.
Il existe des zones de forte adhérence vitréorétinienne au niveau de la macula, qui s'expliquent par la présence de structures appelées plaques d'attachement ou hémidesmosomes. Ces adhérences vitréomaculaires sont impliquées dans la genèse de certaines affections comme le trou maculaire idiopathique, le syndrome de traction vitréomaculaire ou certains œdèmes maculaires traditionnels.
interprétation délirante l.f.
delusional interpretation
Mécanisme délirant constitué d'un jugement faux à partir de faits réels observés, ou plus précisément des inférences d'un percept exact à un concept erroné.
Ces patients peuvent vivre comme agressifs certains faits de la vie quotidienne tels que la mimique ou la gestuelle d'un passant (interprétations exogènes), des sensations organiques ou des phénomènes psychiques attribués p. ex. à des drogues ou à des virus (interprétations endogènes). Ils peuvent aussi découvrir une signification persécutrice à des évènements passés (interprétations rétrospectives, auxquelles des éléments imaginatifs participent tout autant). Il n'y a plus ou presque plus de hasard.
C'est notamment par projection suscitant des prémisses fausses, liées à l'affectivité du patient, que se constitue l'interprétation. Une idée prévalente est fréquente.
G. Dromard, psychologue français (1910)
→ délire passionnel, délire d'interprétation, délire de relation des sensitifs
interprétation et psychanalyse l.f.
interpretation and psychoanalysis
Acte de l'analyste qui vise les formations de l'inconscient : rêves, lapsus, actes manqués, symptômes. Au-delà de leur sens manifeste, elles ont un sens caché où se dissimule le désir du sujet.
L'interprétation du matériel apporté par l'analysant ne suffit pas à rendre conscient ce qui est inconscient. À supposer qu'elle soit juste, elle ne peut être que partielle, à cause de la surdétermination des formations de l'inconscient. Et elle a toutes les chances d'être refusée si elle ne vient pas ponctuer le travail associatif du patient.
J. Lacan propose que l'analyste soit attentif à la chaine signifiante dans son déroulement, hors de toute intentionnalité de sens. L'interprétation ne consiste plus alors à proposer un sens caché mais à ouvrir l'analysant à la polysémie de son propre langage, par lequel à la fois il se cache et il se révèle.
J. Lacan, psychanalyste français (1901-1981)
interruption de l'arc aortique, paralysie faciale et colobome rétinien l.m.
aortic arch interruption, facial palsy and retinal coloboma
Syndrome malformatif chez deux vraies jumelles avec hypoplasie ou interruption de l'arc transverse aortique, parésie faciale et colobome rétinien bilatéral.
Une autre famille a été décrite avec un colobome rétinien maculaire une coarctation de l'aorte et un nævus linéaire sébacé. L’affection est autosomique dominante (MIM 107550).
I. M. Levine, neurologue américain (1964 et 1968) ; E. M. Critchley, neurologue britannique, membre de l'Acadmie de médecine (1967)
intrapéritonisation de l'uretère l.f.
intraperitonealization of the ureter
Modification chirurgicale du trajet urétéral, qui le fait passer à l'intérieur de la cavité péritonéale.
Employée dans la cure de l'obstruction urétérale de la sclérose rétropéritonéale idiopathique, elle vise à interposer la séreuse péritonéale entre le conduit urétéral libéré et le tissu scléreux rétropéritonéal, dans le but de prévenir la récidive de l'obstruction.
inversion rétinienne l.f.
→ désinsertion rétinienne, déchirure géante
ischémie n.f.
Diminution ou arrêt de la circulation et donc de l’apport sanguin dans un territoire tissulaire ou un organe
L’ischémie entraîne une hypoxie locale et, si elle se prolonge, une nécrose tissulaire se traduisant par un œdème et une extravasation de sang dans les tissus avoisinants, d’où le terme d’infarctus.
Ischemia (USA), ischaemia (angl.)
Étym. gr. ischanein : arrêter, retenir ; haima : sang
ischiojambiers (rétraction des) l.f.
flexion contracture of the knee
Raccourcissement des muscles de la face postérieure de la cuisse entraînant une flexion permanente du genou.
La rétraction peut être organique, par fibrose, ou fonctionnelle par hypertonie d'un ou de plusieurs des muscles ischiojambiers (muscles biceps femoris, semi-tendinosus, semi-membranosus) ou par un désordre neuromusculaire.
isolement et obscurité (retentissement psychique) l.m.
psychical repercussions of isolation and obscurity
Ensemble des troubles psychiques survenant lors de l'exposition de sujets sans anomalies antérieures décelables à un isolement total ou à l'obscurité.
Dans les années 1950, des étudiants placés dans des "caissons" isolants sans aucun repère sensoriel, déclaraient avoir éprouvé des hallucinations après quelques heures (D. O. Hebb, au Canada, etc.).
Dans l'obscurité totale, apparaissent volontiers des hallucinations élémentaires sous forme de points lumineux ou d'étoiles colorées. Peu à peu se forment des scènes plus ou moins complexes, parfois suivies d'hallucinations lilliputiennes. Survient une perte de la notion du temps et de la situation, avec somnolence et rêverie dont le sujet ne sortira qu'après extraction du caisson.
D.O. Hebb, psychobiologiste canadien (1904-1985)