aminopeptidase a n.f.
Sous-type d’aminopeptidase clivant le premier acide aminé de l’angiotensine II pour donner naissance à l’angiotensine III
Des inhibiteurs de cette enzyme ont été proposés dans le traitement de l’hypertension artérielle.
Édit.2017
→ angiotensine (I, II, III, IV), aminopeptidase
[C1,G5]
aminophylline n.f.
aminophyllin
Molécule dérivée de la théophylline, utilisée pour lutter contre la maladie des membranes hyalines chez le prématuré.
Elle est aujourd'hui supplantée par le surfactant artificiel, phospholipide qui maintient l'ouverture des alvéoles pulmonaires.
[G3,G5,K1,O1]
Édit. 2017
4-aminoquinoléines l.m.p.
4-aminoquinoleines
Composés de la quinoléine portant une fonction amine sur le C4.
C'est la plus importante classe d’antipaludiques de synthèse. Les 4-aminoquinoléines sont des schizonticides dont les premières ont été synthétisées dès 1938.
Elles avaient progressivement remplacé la quinine, jusqu’à l’apparition de résistances aujourd’hui très fréquentes.
Les principales 4-aminoquinoléines sont la chloroquine et l’amodiaquine, qui ont été mondialement et très largement employées en thérapeutique et en chimioprophylaxie. Malgré cette utilisation massive, pendant plusieurs décennies, le mécanisme d’action de ces médicaments n’a été connu que récemment et reste d’ailleurs en partie discuté. L’absorption est rapide et l’élimination, urinaire, est lente (70% en 7 jours). La tolérance est excellente et, aux doses habituelles, les effets indésirables sont limités, sans toxicité oculaire. Des intoxications aigües, à des fins suicidaires, peuvent cependant survenir après absorption massive de doses importantes.
→ quinoléine, antipaludiques de synthèse, quinine, chloroquine, amodiaquine
[D1, G5]
Édit. 2020
aminosides n.m.p.
aminoglycosides
Famille importante d’antibiotiques bactéricides, obtenus, pour la plupart, à partir de Streptomyces.
Ils s’opposent à la synthèse des protéines bactériennes en se fixant sur la sous-unité 30 S des ribosomes. Ils sont habituellement actifs sur les staphylocoques sensibles à la méticilline, les coques à Gram négatif et sur les bacilles à Gram négatif ; certains sont également actifs sur les mycobactéries. Ils s’administrent par voie parentérale et sont éliminés par voie rénale. Leur néphrotoxicité et leur ototoxicité imposent des précautions d’emploi. Les principaux aminosides sont l’amikacine, la gentamicine, l’isépamicine, la nétilmicine, la spectinomycine, la streptomycine, la tobramycine.
[D1, G3, G5]
Édit. 2020
amiodarone n.f.
amiodarone
Antiarythmique de la classe III de Vaughan-Williams utilisé dans le traitement des tachycardies ventriculaire et supraventriculaire, dans la fibrillation ventriculaire et dans le traitement de fond de l’insuffisance coronaire.
Il allonge la phase 3 du potentiel d’action de la fibre cardiaque ; il a un effet bradycardisant par diminution de l’automatisme sinusal ; il ralentit les conductions sino-atriale, atriale et nodales ; il augmente les périodes réfractaires et diminue l’excitabilité myocardique aux étages atrial, nodal et ventriculaire ; il augmente le débit coronaire.
C’est un médicament iodé donc susceptible d'entraîner des dysthyroïdies. Outre les dépôts cornéens, sans conséquence fonctionnelle, il peut aussi être à l'origine d'atteinte pulmonaire.
[G3, G5, K1, K2, O4, P2]
Édit. 2020
amitryptiline n.f.
Antidépresseur imipraminique tricyclique sédatif et anxiolytique.
→ antidépresseur, psychotropes, noo-analeptique
[H3,G5 ]
Édit. 2017
amodiaquine n.f.
amodiaquine
Antipaludique de synthèse de la classe des 4-aminoquinoléines, agissant sur les formes plasmodiales asexuées endoérythrocytaires (médicament schizonticide).
Sa pharmacocinétique et sa toxicologie sont proches de celles de la de même que, probablement, son mécanisme d’action.
Son utilisation en prophylaxie n'est pas recommandée en raison notamment de sa toxicité hépatique.
Il existe de fréquentes résistances à ce médicament, moins cependant que pour la chloroquine, peut-être en raison d’une utilisation moins intense. Son association (bithérapie) à des sels d’artémisinine (artésunate en particulier) est actuellement à l’étude.
[D1, G3, G5]
Édit. 2020
amœbicide adj. et n.m.
amoebicid
Se dit d'un médicament capable de détruire l'amibe pathogène Entamœba histolytica.
Utilisé pour traiter l'amibiase intestinale (nitro-imidazole) ou ses localisations extra-intestinales, en particulier foie et cerveau (déhydroémétine).
Les amœbicides tissulaires ou amœbicides diffusibles, essentiellement l’émétine et ses dérivés, étaient utilisés, per os ou en injection, dans les localisations viscérales de l’amibiase, notamment hépatiques. Les amœbicides de contact ou non diffusibles, dérivés de la quinoléine ou d’organo-arsénicaux, agissent per os sur les amibes du tube digestif. Les amœbicides mixtes, dérivés imidazolésont une efficacité supérieure aux amœbicides de contact.
[D1, G5, L1]
Édit. 2020
amœbicide de contact l.m.
contact amoebicide
Médicament non diffusible et non absorbé par la muqueuse colique, actif, dans la lumière intestinale, utilisés contre les formes minuta d’Entamœba histolytica (diiodo-hydroxyquinoléine, difértasone).
[D1, L1, G5]
Édit. 2020
amœbicide tissulaire l.m.
systemic amoebicide
Médicament actif contre les formes histolytica, intratissulaires, d’Entamœba histolytica et, en revanche, peu actif contre les formes minuta présentes dans la lumière intestinale.
→ histolytica, et, en revanche, peu actif contre les formes minuta présentes dans la lumière intestinale.
[D1, G5, L1]
Édit. 2020
amorolfine n.f.
amorolfine
Fongistatique et fongicide du groupe des morpholines, utilisé sous forme de solution filmogène pour le traitement des onychomycoses.
L'amorolfine agit en inhibant deux enzymes successivement impliquées dans la synthèse de l’ergostérol. Par ailleurs l’accumulation de stérols anormaux semble inhiber la chitine-synthétase nécessaire à la synthèse de la chitine de la paroi fongique.
[G3,G5,J1]
Édit. 2017
amphotéricine B l.f.
amphotericin B
Antibiotique polyénique isolé, en 1955, d’un Streptomyces du sol.
L’amphotéricine B est un antifongique puissant qui est utilisé dans le traitement des mycoses systémiques. C’est également un antileishmanien majeur, prescrit dans le traitement des leishmanioses graves (viscérales et muqueuses) ou résistantes aux antimoniés. Ce médicament présente malheureusement une toxicité rénale et sanguine.
[D1, G5]
Édit. 2020
amphotéricine B complexée avec des lipides l.f.
Préparations mises au point pour diminuer les effets indésirables de l’amphotéricine B.
Il en existe trois types :
1) l’amphotéricine B liposomale, composée de vésicules sphériques unilamellaires incluant l’antifongique dans une double couche phospholipique comprenant du cholestérol,
2) le complexe lipidique d’amphotéricine B avec des phospholipides qui constitue une structure rubanée de grande taille,
3) la dispersion colloïdale d’amphotéricine B en forme de disque plat.
En contrepartie de leurs avantages et en particulier de leur tolérance, ces médicaments présentent l’inconvénient d’un coût élevé qui en interdit pratiquement l’emploi dans les pays en développement. Seul le premier de ces produits a obtenu une autorisation de mise sur le marché dans l’indication leishmaniose.
[D1, G5]
Édit. 2020
ampicilline n.f.
ampicillin
Pénicilline semi-synthétique de la famille des bêtalactamines, bactéricide, inhibant la synthèse de la paroi bactérienne en se fixant sur certaines protéines, dénommées protéines de liaison des pénicillines (PLP).
Cette pénicilline du groupe A, sensible aux bêtalactamases, a un spectre élargi par rapport à celui de la pénicilline G, ce qui lui confère, seule ou associée au sulbactam (inhibiteur de bêtalactamase), des indications plus nombreuses : pneumonie à pneumocoques, méningites aigües (méningocoques, pneumocoques, Listeria, infections à Pasteurella multocida, maladie de Lyme, etc. Prescrite par voie orale ou parentérale, elle a une bonne diffusion méningée et biliaire et s’élimine, sous forme active, dans les urines. Comme la pénicilline G, elle est responsable de manifestations allergiques.
[D1, G3, G5]
Édit. 2020
amprénavir n.m.
amprenavir
Antirétroviral inhibiteur de protéase, utilisé, par voie orale et en association, dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine.
→ sida
[D1, G3, G5]
Édit. 2020
amylose de la maladie périodique l.f.
amylose of the periodic disease
Essentiellement rénale, cette amylose est une complication grave de la maladie périodique, maladie en elle-même invalidante mais bénigne qu’elle transforme en une affection mortelle.
Survenant avec une fréquence variable dans les différentes ethnies touchées par la maladie périodique, cette amylose est une amylose essentiellement rénale dont les fibrilles ont une constitution analogue à celle des fibrilles de la substance AA de l’amylose secondaire. Le traitement de la maladie périodique par la colchicine prévient et, en tous cas, retarde l’apparition de l’amylose chez la plupart des sujets traités.
Étym. gr. amulon : amidon
[A3,G5,J1,M1,N3,Q2]
Édit. 2017
amylose rénale l.f.
renal amyloidosis
Localisation fréquente de la maladie amyloïde caractérisée par l'accumulation progressive extracellulaire d'une protéine insoluble fibrillaire colorable par le rouge Congo.
On distingue l'amylose AA, héréditaire dans la fièvre méditerranéenne familiale, ou secondaire à des maladies diverses notamment tuberculose, cancers etc. et l'amylose AL dérivant de chaînes légères d'immunoglobulines, associée à une dysprotéinémie de cause inconnue.
Les formes anatomo-cliniques sont multiples. La plus fréquente est la glomérulopathie amyloïde cause d'une protéinurie avec parfois syndrome néphrotique et qui évolue habituellement vers l'insuffisance rénale plus ou moins rapidement progressive. L'hypertension artérielle fait habituellement défaut. Des dépôts tubulaires amyloïdes peuvent induire une acidose tubulaire, un diabète insipide néphrogénique. Une thrombose des veines rénales peut être à l'origine d'une insuffisance rénale aigüe sévère.
L'administration prolongée de colchicine peut prévenir la survenue ou ralentir l'évolution des manifestations rénales de la fièvre méditerranéenne familiale.
Étym. gr. amulon : amidon
Syn. néphropathie amyloïde
→ amylose
[A3,C3,G5,M1,N3,Q2]
Édit. 2017
anabolisant n.m.
anabolic
Stéroïde androgène apparenté à la testostérone, favorisant l'anabolisme des protéines et aussi du tissu adipeux.
Les anabolisants sont utilisés pour augmenter le développement des tissus musculaires, pour lutter contre l'ostéoporose ou certaines anémies.
Étym. gr. ana : en remontant ; ballein : lancer
[G3, G5, I1, I4, O4]
Édit. 2020
analeptique cardiovasculaire l.m.
cardiovascular analeptic
Médicament ou aliment stimulant le fonctionnement du cœur et des vaisseaux.
[G3,G5,K2]
Édit. 2017
analeptiques en psychiatrie l.m.p.
analeptics in psychiatry
[G3 ,G5,H3]
Édit. 2017
analgésie n.f.
analgesia
Suppression ou atténuation de la sensibilité à la douleur.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
[G1,G3 ,G5,N1]
Édit. 2017
analgésie caudale l.f.
caudal analgesia
Analgésie utilisant des anesthésiques locaux instillés par le sinus sacro-coccygien dans l'espace épidural et inhibant les afférences des dernières racines médullaires.
Cette pratique est peu utilisée en obstétrique, du fait de son risque septique qui interdit la mise en place d'un cathéter pour réinjection.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
[G1,G3,G5,N1]
Édit. 2017
analgésie contrôlée par le patient l.f.
patient controlled analgesia (PCA), patient controlled epidural analgesia (PCEA), patient controlled sedation (PCS)
→ analgésie dirigée par le patient
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
analgésie des nerfs honteux internes l.f.
pudental nerve analgesia
Analgésie périnéale tronculaire utilisant des anesthésiques locaux instillés dans le canal d'Alcock par voie transvaginale ou par voie transpérinéale.
Elle est facilitée par l'usage d'une aiguille spécifique : l'aiguille de Jahier ou l'aiguille de Khol.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
analgésie dirigée par le patient l.f.
patient controlled analgesia (PCA), patient controlled epidural analgesia (PCEA), patient controlled sedation (PCS)
Technique permettant au patient de régler lui-même les injections du produit analgésique pour obtenir une suppression optimale de sa douleur ou de son anxiété.
Trois modalités sont employées : injection intraveineuse d'analgésique (PCA) pour soulager une douleur postopératoire aigüe ; injection d'un anesthésique local dans l'espace péridural (PCEA) pour soulager une douleur en obstétrique ou en chirurgie ; injection intraveineuse d'un anesthésique général à faible concentration (PCS) pour obtenir la sédation lors d'une anesthésie locorégionale ou d'un acte de radiologie interventionnelle. L'expérience montre que l'effet obtenu ainsi est bien meilleur que par la technique classique d'injections espacées. La concentration en produit actif est plus stable et finalement la dose globale administrée est plus faible. Le dispositif utilisé comporte une seringue automatique actionnée par un bouton poussoir que le patient tient dans sa main : chaque pression délivre un bol de solution analgésique, 0,5 à 2 mg de morphine, en général, d'autres morphiniques peuvent être utilisés. L'analgésie contrôlée par voie péridurale emploie des anesthésiques locaux, associés ou non à des morphiniques, et la sédation contrôlée, des anesthésiques généraux tels que les benzodiazépines (midazolam) ou le propofol. Une pause réfractaire réglable de 5 à 10 min empêche une répétition trop fréquente des injections et évite les surdosages. Une valve antiretour sur la perfusion complète le dispositif.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
→ bol, contrôle, pousse-seringue
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017