nullipare n.f.
nullipara
Femme qui n’a jamais accouché.
numérique adj.
digital
1) Se dit d'un signal constitué par une suite discontinue de nombres.
2) Se dit également d'une image représentée par un tableau de nombres disposés en lignes et colonnes.
numérisation n.f.
digitalisation, digitizing
Procédé électronique et informatique consistant à transformer une donnée analogique à variation continue, en une série de chiffres.
Ceux-ci représentent les mesures effectuées sur les images à des intervalles de temps connus, mises en mémoire, puis traités en temps réel afin d'améliorer la visualisation de certaines structures (atténuation du bruit de fond, modification des contrastes, effet zoom, soustraction, reconstruction tridimension
Les signaux fournis initialement par les détecteurs sont analogiques. Leur numérisation s'effectue en prélevant une série d'échantillons équidistants (équidistance qui définit le pas d'échantillonnage) et en adressant chaque valeur (en général des millivolts) à un convertisseur analogique-numérique. Celui-ci opère par comparaison avec une série de cellules dont les tensions progressent comme les multiples de 2; il fournit la suite de signes binaires (1 ou 0) correspondant à l'expression numérique de chaque échantillon, en système à base 2. Cette suite est adressée à une mémoire où sont stockées en correspondance la valeur de l'échantillon et sa localisation sur le signal ou l'image.
En imagerie médicale, la numérisation s'est imposée pour la scanographie et l'IRM, puis en angiographie et enfin en radiologie courante pour le traitement des images acquises par les écrans radioluminescents à mémoire ou par la fluorographie numérisée.
Ce procédé permet une diminution de la dose de rayonnement X distribuée.
→ programmation, méthode de convolution
numéro atomique (Z) l.m.
atomic number
Nombre Z de protons que comporte le noyau atomique.
Il gouverne l’organisation des Z électrons périphériques de l’atome, c’est à dire en particulier les propriétés chimiques de l’espèce.
Syn. nombre de charge
→ isotopes
numéro d'immatriculation à la sécurité sociale l.m.
Numéro d’identification au répertoire de l’INSEE attribué à tout assuré immatriculé à la sécurité sociale.
Il se compose de 13 chiffres divisés en 6 blocs :
-le sexe : un chiffre (1 pour les hommes, 2 pour les femmes) ;
-l’année de naissance : deux chiffres (les deux derniers du millésime) ;
-le mois de naissance : deux chiffres ;
-le numéro du département de naissance : deux chiffres ;
-le numéro de la commune de naissance : trois chiffres (selon la codification du répertoire des communes) ;
- le rang d’inscription sur la liste des naissances de la commune : trois chiffres.
Le numéro de 13 chiffres est parfois suivi de 2 chiffres qui constituent une « clé » de contrôle.
numéro national d'identification l.m.
Numéro affecté dès son inscription au registre de l’état civil, à tout individu né en France.
La liste matricule est gérée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Ce numéro est composé de 13 chiffres séparés en 5 composantes. Par exemple le numéro 1.33.06.18.187.001.
Une clé de contrôle à 2 chiffres s’ajoute au numéro d’immatriculation.
[001 = 5e composante : 3 chiffres : numéro d’ordre sur le registre des naissances.]
numerus clausus l.m.
Expression latine appliquée à la limitation du nombre des admissions dans les établissements préparant aux diverses professions de santé.
1) Chaque année le ministre chargé de l’Education nationale, en accord avec le ministre chargé de la santé fixe le nombre des admissions en deuxième année du premier cycle des études médicales dans les unités de formation et de recherche.
2) Certains pays de la Communauté européenne ne pratiquent aucune forme de numerus clausus, mais les gradients de nombre des médecins n’ont pas entraîné, malgré la liberté de circulation parmi les Etats membres, de migration notable.
NUP62 gene sigle angl. pour nucleoporin 62
Gène localisé en 19q13.33 codant pour une nucléoporine, composantes du complexe poreux nucléaire des cellules eucaryotes qui régule l’écoulement des macromolécules entre le noyau et le cytoplasme.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la nécrose striatale bilatérale familiale infantile.
Syn. IBSN, p62, SNDI
→ nécrose striatale bilatérale familiale infantile
nuptialité n.f.
Nombre des mariages observés dans une population pendant une certaine durée.
nuptialité (taux brut de) l.m.
Nombre de mariages observé dans une population donnée, ramené à mille personnes, pendant une durée généralement d’un an.
Les taux des premiers mariages (nuptialité des célibataires) et des remariages (nuptialité des veufs, veuves et célibataires) peuvent être isolés dans le taux brut.
nuque rhomboïdale l.f.
→ peau rhomboïdale de la nuque
nursage n.m.
Ensemble des soins infirmiers destinés à éviter ou à limiter les complications que risque d’entrainer une maladie grave invalidante ou prolongée : soins d’hygiène corporelle, prévention des escarres, surveillance de l’alimentation, etc.
Le terme nursing ne devrait pas être employé en français.
nursing n.m.
nursing care
Ensemble des activités de soins qui sont essentiellement des activités infirmières.
Elles jouent un rôle particulièrement important pour prévenir les complications liées à l'alitement, à une mauvaise fixation du matériel pénétrant (cathéters, sonde d'intubation, etc.) et aux conditions même d'application des techniques de réanimation, notamment pour éviter les infections nosocomiales. Le nursing doit aussi assurer au malade le meilleur confort possible tout en respectant les règles de sécurité
2) En psychiatrie
Étym. angl. nursing de nurse (du vieux fr. norice : nourrice), mère allaitante, personnel soignant
nutation n.f.
nutation
Mouvement de bascule du sacrum dans l’articulation sacro-iliaque qui amène le promontoire en avant et la pointe du sacrum en arrière, permettant d’élargir le diamètre antéropostérieur du détroit inférieur.
La contrenutation est le mouvement inverse.
Étym. lat. nutatio : balancement, oscillation
nutriceutique adj. n.m.
nutriceutic
Se dit d’une substance à laquelle on attribue des propriétés nutritives, pouvant éventuellement contribuer à l’alimentation, mais non enregistrée comme telle même comme alimentation particulière, ni comme médicament.
Un nutriceutique peut se présenter sous une forme pharmaceutique (comprimé, gélule).
Étym. néologisme forgé à partir de nutri et de ceutique comme pharmaceutique
Syn. alicament
→ aliment fonctionnel, aliment de santé, nutritif
nutrigénomique n.f.
nutrigenomic
La nutrigénomique consiste à étudier la façon dont les gènes et les nutriments interagissent et la raison pour laquelle les personnes réagissent différemment aux nutriments en fonction des variations génétiques.
Elle étudie également l'influence des pratiques alimentaires sur la variabilité des réponses du génome en fonction de facteurs environnementaux. Les aliments ne sont pas seulement métabolisés passivement. Ils participent activement aux processus biologiques : ils sont, à cet égard, capables d'entraîner des mutations des gènes, soit des mutations classiques, soit des épimutations qui ne modifient pas la séquence du gène mais entraînent une modification de son comportement. Ces mutations épigénétiques sont transmissibles, c'est-à-dire qu'elles donneront lieu à la génération suivante à des réponses, des expressions du génome, de même type.
Les perspectives médicales et nutritionnelles ouvertes par la nutrigénomique et la nutrigénétique qui éclairent les rapports entre notre génome et l'alimentation sont immenses. Compte tenu de la complexité du génotype humain (3 milliards de bases dans le génotype, 30.000 gènes, plusieurs milliers de protéines intervenant dans le processus), il est tout à fait illusoire de penser vouloir décrypter l'ensemble de ces interactions. Les recherches doivent donc se concentrer sur le rôle de la centaine de gènes impliqués en première analyse dans le fonctionnement de chaque tissu cellulaire (cœur, poumon, foie, etc.), pour pouvoir associer des tests génétiques essentiels à la prédictivité d'apparition d'affections. La réussite de ces études permettrait de faire correspondre à ces tests des préconisations diététiques (ou thérapeutiques).
Étym. lat. nutrire : nourrir ; gr. genos : génération
→ épigénétique, nutrigénétique
[C2,C3,Q1,Q3,R2]
nutrigénétique n.f.
nutrigenetic
La nutrigénétique étudie l'influence des variations génétiques dans les réponses aux aliments.
Certaines populations ont un gène de prédisposition à « l'épargne » alimentaire qui leur a permis de faire face aux famines. Lorsque les conditions alimentaires et environnementales se modifient, en particulier lorsque ces populations passent d'une alimentation traditionnelle à une alimentation beaucoup plus riche couplée avec une diminution de l'exercice physique, ce gène d'époque bénéfique se transforme en gène délétère. C'est le cas des Indiens Pima d'Arizona, qui montrent les prévalences les plus fortes au monde en surcharge pondérale (75 %) et en diabète gras (50 %).
Ce lien entre la diététique générale et la génétique des populations s'observe également sur l'impact d'aliments particuliers. Par exemple un gène censé protéger contre le diabète et identifié dans des échantillons de populations danoises, finlandaises et japonaises joue un rôle protecteur en cas de consommation d'acides gras provenant du poisson mais favorise le diabète dans le cas de surconsommation de produits laitiers ; les folates, contenus dans les fruits et légumes, protègent contre le cancer du côlon, mais chez certaines personnes possédant certaines allèles, ils accroissent le risque de déclenchement du cancer.
Les perspectives médicales et nutritionnelles ouvertes par la nutrigénomique et la nutrigénétique qui éclairent les rapports entre notre génome et l'alimentation sont immenses. Compte tenu de la complexité du génotype humain (3 milliards de bases dans le génotype, 30.000 gènes, plusieurs milliers de protéines intervenant dans le processus), il est tout à fait illusoire de penser vouloir décrypter l'ensemble de ces interactions. Les recherches doivent donc se concentrer sur le rôle de la centaine de gènes impliqués en première analyse dans le fonctionnement de chaque tissu cellulaire (cœur, poumon, foie, etc.), pour pouvoir associer des tests génétiques essentiels à la prédictivité d'apparition d'affections. La réussite de ces études permettrait de faire correspondre à ces tests des préconisations diététiques (ou thérapeutiques).
Étym. lat. nutrire : nourrir ; gr. genos : génération
→ épigénétique, nutrigénomique
[C2,C3,Q1,Q3,R2]
nutriment n.m.
nutriment
Composant alimentaire simple, qui ne nécessite pas de transformation chimique préalable pour être assimilé par l'organisme considéré, tels que les oses pour les glucides, les acides gras pour les lipides, les acides aminés pour les protides, les substances minérales, les vitamines.
Par ex. le glucose est un nutriment pour une cellule ; un glucide plus complexe peut être un aliment pour l'animal lorsque celui-ci est capable de l'hydrolyser dans son appareil digestif en oses, qui sont des nutriments assimilables par les cellules.
La plupart des nutriments sont absorbés à travers la muqueuse des villosités intestinales au cours d’un transport trans-épithélial grâce à des mécanismes de transport actif dépendants de l’énergie produite par le métabolisme cellulaire.
→ aliment
nutripompe n.f.
nutri-pump
Dispositif utilisé au lit du malade ou même portable pour malade ambulatoire, permettant l'alimentation entérale dans de bonnes conditions de régularité et de sécurité (bouillie nutritive stérile).
Ces dispositifs comprennent une pompe péristaltique ou à galet. La bouillie nutritive stérilisée est en général contenue dans des poches plastiques qui peuvent être préparées par l'industrie pharmaceutique. L'administration se fait par une sonde naso-œsophagienne ou par gastro-entérostomie, s'il y a lieu.
nutritif adj.
nutritive
Qui contribue à la nutrition.
La nutrition et l’adjectif nutritif doivent être compris dans une acception scientifique des besoins de l’organisme, en dehors de toute conception subjective ou populaire de l’alimentation.
nutrition n.f.
nutrition
1) Ensemble des actes d’assimilation et de désassimilation qui se font dans l’organisme et ayant pour but la conservation ou l’accroissement de l’individu, le maintien de sa température constante et la production de l’énergie dépensée au travail.
2) Étude physiologique des aliments et de leurs transformations dans l’organisme, dont les données sont utilisées dans l’étude ou la science de l’alimentation
nutrition artificielle l.f.
artificial nutrition
→ alimentation entérale, alimentation parentérale, nutripompe
nutrition médicale l.f.
medical nutrition
Intervention médicale dans l’apport alimentaire, elle comporte les suppléments nutritionnels et les préparations nutritionnelles pour alimentation orale, entérale et parentérale.
nutritionnel adj.
Qui concerne la nutrition.
nutritionniste n.m.
Spécialiste de la composition et de l’utilisation des aliments, des troubles et des maladies de la nutrition.
En France ce terme général recouvre des niveaux de formation et des fonctions très diverses, alors que dans beaucoup de pays étrangers, il correspond à un diplôme précis. Il peut donc s’agir de médecins, chimistes, toxicologues ou autres pratiquant soins, recherches et éducation pour la santé. Ce terme désigne également une personne qui surveille l’application des règles nutritionnelles prescrites aux malades dans un établissement de soins.