épigénétique n.f.
epigenetics
1 - Science étudiant l’épigénome.
2 - Théorie selon laquelle des facteurs cellulaires ou extérieurs peuvent intervenir dans le développement d’un organisme en modifiant l’expression d’un programme génétique.
Primitivement ce terme, introduit par Waddington, correspondait, pour cet auteur, à l’étude des processus selon lesquels le génotype engendre le phénotype, expliquant le développement d'un organisme comme un réseau de voies dites créodes et d'embranchements conduisant à un résultat final précis (bouche, œil, membre, etc.). Ce réseau serait régi par un équilibre dynamique résultant des interactions géniques sous-jacentes. Cette théorie a été une tentative de représentation imagée de la génétique du développement.
Actuellement ce terme correspond à « l’influence de l’environnement cellulaire et physiologique sur l’expression des gènes » (INSERM) mais aussi aux changements héritables du phénotype sans modification du génome. Ainsi est expliquée la multiplicité des phénotypes individuels comme chez les jumeaux homozygotes qui ont pourtant la même formule génique. Parmi les mécanismes en cause, on peut citer la méthylation de la molécule d’ADN et l’influence des protéines histones dans l’organisation spatiale du matériel génétique avec maintien de l’information au cours de la division cellulaire.
C. H. Waddington, biologiste, paléontologue, généticien et philosophe britannique (1942)
Étym. gr. epi : sur ; genesis : formation
[Q1, Q3]
Édit. 2020
épigénétique adj.
epigenetic
Relatif à l’épigenèse, à l’épigénome et à l’épigénétique (substantif).
Adjectif imprécis appliqué aux interactions entre le noyau et les constituants du cytoplasme qu'elles soient d'ordre génétique ou non.
Étym. gr. epi : sur ; genesis : formation
→ épigenèse, environnement épigénétique, mémoire épigénétique
[Q1, Q3]
Édit. 2020