Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1314 résultats 

MT-ND1 gene sigle angl. pour mitochondrially encoded NADH, ubiquinone oxidoreductase core subunit 1

Gène situé sur les paires de base 3,307 à 4,262 de l’ADN mitochondrial codant pour une protéine appelée NADH déshydrogénase, partie principale de l’enzyme complex 1, actif dans les mitochondries, nécessaire pour la phosphorylation oxydative.
Des mutations provoquent la neuropathie optique héréditaire de Leber, le syndrome de Leigh, et l’encéphalomyopathie mitochondriale, acidose lactique et accidents vasculaires cérébraux.

Syn. mitochondrially encoded NADH dehydrogenase 1, MT-ND1, NADH dehydrogenase 1, NADH dehydrogenase subunit 1, NADH-ubiquinone oxidoreductase chain 1, NADH-ubiquinone oxidoreductase, subunit ND1, ND1, NU1M_HUMAN

→ neuropathie optique héréditaire de Leber, Leigh (syndrome de), encéphalomyopathie, acidose lactique et accidents vasculaires cérébraux, NADH déshydrogénase, acidose lactique
.

[Q1]

Édit. 2018

protéine hippo l.f.

hippo protein

Protéine kinase intracellulaire impliquée dans le contrôle de la prolifération cellulaire, en particulier dans le foie.
Des dysfonctionnements de la voie de signalisation hippo paraissent impliquées dans certaines formes de carcinome hépato-cellulaire. 

→ protéine kinase, voie de signalisation hippo, carcinome hépato-cellulaire

[C1, C3]

Édit. 2018

protéine YAP Acr. pour Yes-Associated Protein

Protéine intracellulaire activant la transcription de certains gènes permettant la prolifération cellulaire.
Elle est inhibée par la voie de signalisation hippo qui contrôle la croissance des organes, notamment le foie. YAP est surexprimée dans certains cancers, en particulier le carcinome hépato-cellulaire.

→ voie de signalisation hippo, carcinome hépato-cellulaire

[C1, Q1]

Édit. 2018

JAK2V 617F gene
sigle angl. pour JAnus Kinase

Gène localisé en 9p24.1, codant pour la protéine janus kinase, du type tyrosine kinase impliquée dans plusieurs voies de signalisation cellulaire, responsables de la survie et de la prolifération cellulaire.
Sa mutation est l’origine des syndromes myéloprolifératifs. Sa découverte permet de reconnaître l’origine d’anomalies de l’hémogramme ou de thrombose splanchnique.

→ tyrosine kinase, syndromes myéloprolifératif

[F1, Q1]

Édit. 2018

glycoprotéine n.f.

glycoprotein

Protéine dont la structure comporte un ou plusieurs enchaînements glucidiques.
Cette partie glucidique, qui est attachée à la chaîne polypeptidique par une liaison osidique, est généralement de type isoglycanique, comme dans les oligosides ramifiés. Les glycoprotéines sont très nombreuses et leurs fonctions sont très diverses. Elles sont présentes dans l’ensemble des tissus et des liquides biologiques. Leur partie glucidique représente le plus souvent moins de 25 % de la masse totale de la molécule. Certaines d’entre elles, toutefois, peuvent contenir jusqu’à 70 % de glucides
Les glycoprotéines sont distinctes des protéoglycanes, dans lesquels la partie glucidique est formée de longues chaînes de n-glycanes ou mucopolysaccharides.
Les mucines et les mucoïdes sont des glycoprotéines particulièrement riches en glucides. De très nombreuses protéines plasmatiques ou membranaires sont des glycoprotéines dont la teneur en glucides ne dépasse pas 4 p. 100.

→ glucide, protéine, protéoglycane, mucopolysaccharide, mucine, mucoïde

[C1, C3]

Édit. 2019

protéine morphogénique osseuse-7 l.f.

bone morphogenetic protein-7

Protéine appartenant à la famille des facteurs de croissance transformants (transforming growth factor, TGF) intervenant dans la morphogenèse du rein et de l’os, et agissant comme inhibiteur du TGF-β dont elle prévient l’effet profibrosant.
BMP-7 se lie à un récepteur homomérique de type II qui phosphoryle un récepteur homomérique de type I pour induire 2 voies de signalisation, l’une dépendante et l’autre non dépendante des protéines SMAD, une famille de protéines identiques aux produits d’un gène de la drosophile (mothers against decapentaplegic ; MAD) et d’un gène de Caenorhabditis elegans (small » worm phenotype) d’où l’acronyme SMAD. Ces voies de signalisation interagissent avec celles du TGF-β en inhibant leurs effets.

Sigle angl. BMP-7

→ transforming growth factor (TGF), transforming growth factor bêta (TGF bêta)

[C1, C2]

Édit. 2019

RHBDF2 gene sigle.angl. RHomBoid 5 homolog 2 (Drosophila)

Gène, localisé sur le chromosome 17q25.1, codant pour une protéine, membre des protéases sérine intra-membraneuses qui jouent un rôle important dans la secrétion du tumor necrosis factor alpha et dans la réponse épithéliale vis-à-vis des agressions de l’œsophage et de la peau ; de plus elles interviennent dans la régulation de la sécrétion de plusieurs ligands du récepteur du facteur de croissance épidermique.
La mutation responsable de la maladie a été détectée dans des familles finlandaises, allemandes, britanniques et américaines

W. Howel-Evans, médecin britannique (1958)

→ Howel-Evans (syndrome de), TOC

récepteur de l'endothéline l.m.

endothelin receptor

Protéine transmembranaire liant spécifiquement l'endothéline et assurant la transduction du signal dans les cellules cibles.
Il existe deux types principaux de récepteurs de l'endothéline, appelés ETA et ETB . Ils appartiennent à la famille des récepteurs couplés aux protéines G.
ETA est exprimé principalement par les cellules musculaires lisses et, lorsqu'il a fixé l'endothéline, il provoque une vaso-constriction.
ETB est exprimé par l'endothélium vasculaire rénal et provoque au contraire une vasodilatation. Il est également exprimé par les cellules épithéliales médullaires du rein et réduit la réabsorption d'eau et de sodium.
Des inhibiteurs spécifiques d'ETA siont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire.

Sigle ETA , ETB

→ endothéline, protéine G, récepteur, hypertension artérielle pulmonaire

[C1, C2]

Édit. 2019

gène orphelin
l.m.

orphan gene

Gène pour lequel la protéine codée et donc la fonction restent inconnues.

[Q1]

Édit. 2019

facteur accélérant le déclin l.m.

decay accelerating factor

Protéine ancrée à la membrane cellulaire par un glycosylphosphatidylinositol.
Le facteur accélérateur du déclin (Decay Accelerating Factor, DAF), également appelé CD55, est un inhibiteur physiologique de l'action du complément sérique. Il intervient dans la régulation des réactions immunitaires.

Sigle DAF, CD55

Réf. complément sérique, glycosylphosphatidylinositol

[C1, C3, F3]

Édit. 2019

étanercept n.m.

Anti-TNF-alpha.
Protéine de fusion du récepteur p75 du TNF alpha couplé à un fragment d'IgG humaine qui se lie au TNF alpha et l'empêche d'atteindre ses récepteurs membranaires.
Elle est indiquée dans la polyarthrite rhumatoïde, l'arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire, la spondylarthrite axiale active sévère de l'adulte, le rhumatisme psoriasique actif et évolutif, résistant au traitement de fond et le psoriasis en plaque résistant aux autres traitements.

→ TNF, anti-TNF alpha, immunoglobuline G, polyarthrite rhumatoïde (manifestations cliniques de la), arthrites juvéniles idiopathiques, spondylarthrite, arthrite psoriasique, psoriasis

[G5, I1, J1]

Édit. 2019

YARS2 gene acr. angl.pour tyrosyl-tRNA synthetase 2 mitochondrial

Gène localisé en 12p11.21, qui code pour une protéine mitochondriale catalysant la fixation de la tyrosine à tRNA(Tyr).
Une mutation de ce gène est associée à la myopathie, l’acidose lactique et l’anémie sidéroblastique type 2 (MLASA2)

Lisa G. Riley, médecin généticienne australienne (2013)

→ myopathie, acidose lactique et anémie sidéroblastique

[Q1, F1, H1, 2015]

mutation synonyme l.f.

synonymous mutation

Mutation silencieuse qui touche un exon, sans changer la séquence de la protéine

→ mutation, exon

[Q1]

Édit. 2019

mutation conservatrice l.f.

conservative mutation

Remplacement d’un acide aminé dans une protéine par un résidu différent n’entraînant pas de modification fonctionnelle.

[C3, Q1]

Édit. 2019

long ARN non codant l.m.

long non coding RNA (lncRNA)

Transcrit de plus de 200 nucléotides qui ne code pas  une protéine.
Cette définition permet de les distinguer des petits ARN régulateurs tels les microARN. Ils constituent un groupe de taille très hétérogène, certains pouvant s’étendre sur plusieurs dizaines de kilobases. En fonction de leur position par rapport aux gènes codants, les gènes des longs ARN non codants peuvent être divisés en deux grandes catégories, intergéniques et  intragéniques. Les premiers sont localisés dans les régions non annotées du génome. Les seconds chevauchent les gènes codants et répondent à plusieurs sous-catégories selon leur orientation par rapport  à ceux-ci, antisens ou  intronique, par exemple. Ces ARN agissent en modulant l’expression des gènes. On leur fait jouer un rôle dans les cancers en tant qu’oncogènes ou suppresseurs de tumeurs.

[Q1]

Édit. 2019

biologie combinatoire l.f.

combinatorial biology

Création d’un grand nombre de composés, habituellement des peptides ou des protéines qui, après liaison à des phages filamenteux, peuvent être triés par fixation à des cibles spécifiques, la protéine sélectionnée  étant ensuite amplifiée en infectant des bactéries avec ces phages.

→ phage, exposition sur phage

[B3]

Édit. 2019

proprotéine convertase l.f.

proprotéine convertase

Famille d'enzymes protéolytiques convertissant une proprotéine inactive en protéine active par protéolyse partielle.
Les proprotéines convertases (PC) sont actuellement appelées "proprotéine convertase subtilisine kexine" (PCSK) pour rappeler leur homologie avec ces deux dernières enzymes trouvées dans les bactéries et les levures. On en distingue actuellement 9 groupes numérotés de PCSK1 à PCSK9. avec des distributions tissulaires et des fonctions différentes.
PCSK1 (également appelée PC1 ou PC3 ou PC1/3) et PCSK2 (également appelée PC2) sont des prohormones convertases qui permettent l'activation de nombreuses prohormones polypeptidiques et proneuropeptides.
PCSK9 présente un intérêt particulier dans le domaine du métabolisme lipidique puisqu'elle dégrade le récepteur des LDL
(Low Density Lipoprotein), ce qui empêche l'internalisation du cholestérol lié aux LDL et augmente la cholestérolémie. Des inhibiteurs de PCSK9 sont proposés pour le traitement de certaines formes d'hypercholestérolémie familiale.

Sigle PC, PCSK

→ proprotéine, prohormone, LDL, protéolyse, prohormone convertase, proneuropeptide, cholestérol

[C1, C3]

Édit. 2019

récepteur à tyrosine kinase l.m.

tyrosine kinase receptor

Famille de récepteurs transmembranaires dont la partie intracellulaire possède une activité de tyrosine protéine kinase.
Lorsque le récepteur à tyrosine kinase fixe son ligand extracellulaire, il devient capable de phosphoryler des protéines intracellulaires ou d'autres récepteurs transmembranaires sur certains acides aminés tyrosine, permettant ainsi la transduction du signal de l'extérieur vers l'intérieur de la cellule. Les principaux récepteurs à tyrosine kinase sont les récepteurs de facteurs de croissance polypeptidiques (EGF, FGF, PDGF, VEGF, etc...) et le récepteur de l'insuline.

Sigle RTK

→ tyrosine kinase, facteur de croissance polypeptidique, insuline

[C1, C2]

Édit. 2019

myosite à inclusions l.f.

jnclusion body myositis

Maladie inflammatoire dégénérative, lentement progressive, des muscles squelettiques, caractérisée par une faiblesse musculaire, d'apparition tardive et par des signes histopathologiques caractéristiques.
L'affection apparaît après l'âge de 50 ans mais elle peut également survenir plus tôt, au cours de la cinquième décennie. Les premiers signes de la maladie sont une faiblesse, voire une atrophie des quadriceps ou des fléchisseurs des doigts, conduisant à des difficultés pour se lever d'une chaise ou du sol, monter les escaliers, agripper, soulever ou utiliser des outils, et provoquant des chutes. Le muscle fléchisseur profond des doigts et le muscle long fléchisseur du pouce sont plus sévèrement impliqués que les muscles extenseurs de l'avant-bras, surtout au cours des stades précoces de la maladie. Au cours de l'évolution , d'autres groupes de muscles sont aussi touchés, tels que les fléchisseurs du coude, de la hanche, du genou ou du cou, et les dorsifléchisseurs de la cheville, conduisant à un pied tombant. Les patients présentent fréquemment une faiblesse modérée des muscles faciaux, à l'exception des muscles extra-oculaires. Chez environ 66% des patients, une dysphagie peut survenir aux stades avancés de la maladie. Après 5 ans d’évolution, la plupart des patients nécessitent une aide pour marcher, et après 10 ans, un fauteuil roulant. Aucun changement dans l'espérance de vie n'a été observé.
Le diagnostic est basé principalement sur la détection d'une faiblesse des fléchisseurs des doigts, l'âge du patient et la durées des symptômes supérieure à 6 mois. La biopsie musculaire identifie des cellules inflammatoires endomysiales entourant les myofibres et de vacuoles bordées et, rarement, un nombre anormalement élevé de fibres COX-négatives. La créatine kinase sérique n’est légèrement augmentée que dans quelques cas. L'électromyographie confirme l'origine myopathique de la faiblesse ou une atrophie. L'imagerie par résonance magnétique révèle les changements caractéristiques de l'atteinte musculaire.
Il n’est pas déterminé  s'il s'agit d'une maladie immuno-inflammatoire conduisant à la dégénérescence musculaire, ou d'une maladie dégénérative conduisant à l'inflammation musculaire. Le rôle pathogénique de l'anticorps anti-IBM-43, dirigé contre la protéine musculaire cytosolique 5-nucléotidase 1A, détecté chez environ la moitié des patients, est évoqué. Le diagnostic différentiel peut inclure la polymyosite  et, aux stades précoces de la maladie, l'arthrite ou une maladie du motoneurone.
La prévalence dans la population générale varie entre 1/1 000 000 et 1/14 000, mais un triplement de la prévalence est observé lorsqu'une population de plus de 50 ans est considérée. Le sous-diagnostic pourrait expliquer la forte variation ethno-géographique. Le ratio homme/femme est de 2 :1 en moyenne (0,5 à 6,5 :1).
Aucun gène causal n'a été identifié, mais les génotypes HLA-DR3 et 8-1 CMH ont été corrélés avec la susceptibilité à la maladie. La maladie apparaît de manière sporadique, mais de très rares cas familiaux (myosite à inclusions familiale) ont été observés, presque toujours chez des jumeaux, avec un mode d'hérédité inconnu.

Sigle angl. IBM

Réf. Orphanet, S. Greenberg (2012)

→ créatine-kinase, polymyosite, HLA, CMH

[I4]

Édit. 2019

pyruvate-kinase n.f.

pyruvate-kinase

Enzyme catalysant le transfert réversible du radical phosphoryle de l'ATP sur le pyruvate sous forme énolique, formant le phosphoénolpyruvate .
ll est présent dans toutes les cellules et joue un rôle dans la glycolyse en utilisant le phosphoénolpyruvate pour former une molécule d'ATP. Les conditions cellulaires sont défavorables à l'accumulation d'acide énolpyruvique et, par suite, à la réversibilité de cette réaction. La glycogénèse emprunte donc une autre voie pour former l'acide énolpyruvique. La pyruvate-kinase est inhibée lorsqu'elle est phosphorylée par une protéine-kinase A, sous l'effet de l'AMPc et donc du glucagon, ce qui constitue un élément régulateur de la glycolyse, la lipogénèse et la gluconéogénèse dans les hépatocytes.

Pick (corps de)
l.m.

Inclusions constituées de protéine tau entraînant un gonflement des neurones qui précède leur dégénérescence.

A. Pick, neuropsychiatre tchèque (1892)

→ maladie d'Alzheimer, maladie de Pick, dégénérescences lobaires fronto-temporales

[A3, H1, H3]

Édit. 2019

transporteur-3 humain de la riboflavine l.m.

human riboflavin transporter-3

Protéine exprimée au pôle apical des entérocytes, jouant un rôle essentiel pour l'absorption intestinale de la riboflavine (vitamine B2).
Le transporteur-3 humain de la riboflavine  (human Riboflavin Transporter-3, hRFVT-3) est le produit du gène SLC52A3. Il joue un rôle essentiel pour l'absorption intestinale de la riboflavine. Des mutations du gène SLC52A3 qui code ce transporteur entrainent un déficit en riboflavine responsable de neuropathies.

Sigle hRFVT-3

→ riboflavine, SLC52A3 gene

[C2]

Édit. 2019

Ehlers-Danlos (syndrome classique d') l.m. (SED)

classic Ehlers-Danlos syndrome

Dysplasie héréditaire autosomique dominante du collagène du tissu conjonctif (élastorrhexie), apparaissant en néonatal ou dans l’enfance et caractérisé par une triade symptomatique associant de façon diverse une hyperélasticité et une fragilité de la peau (cutis laxa), une hyperlaxité ligamentaire articulaire et une fragilité de l’ensemble du tissu conjonctif pouvant toucher tous les organes, notamment le système cardiovasculaire et l'œil.
Les principaux signes cliniques sont, selon les types, l'hypermobilité et la fragilité articulaire, l'hyper-élasticité et la fragilité de la peau, une grande fragilité des tissus vasculaires, l'apparition spontanée d'hématome, une propension à la fatigabilité.
Des douleurs chroniques très invalidantes rythment le quotidien de nombreux malades, avec parfois la survenue de crises de durée variable, allant de quelques jours à plusieurs mois.
La fragilité des vaisseaux cutanés et parfois des gros troncs artériels peut dans le type IV (syndrome de Sack Barabas) être à l’origine de ruptures artérielles spontanées engageant le pronostic vital (fistule carotidocaverneuse, anévrisme disséquant, anévrisme intracrânien).
Pour les yeux, on observe selon le type d'affection, retournement aisé de la paupière (signe de Métenier), luxation ou subluxation du cristallin, sclères bleues, kératocône, stries angioïdes, épicanthus, ptosis, myopie, hémorragies de vitré et remaniements maculaires avec possibles complications liées aux stries angioïdes. Le type VI, dit oculaire et scoliotique (fragilata oculi), est dû à un déficit en lysyl-hydroxylase.
Les critères diagnostiques mineurs comprennent des tumeurs molluscoïdes, des sphéroïdes sous-cutanés, des (sub)luxations articulaires, lune hypotonie musculaire ainsi qu'une histoire familiale positive.
La prévalence du type classique est estimée à 1 cas pour 30 000.
Les SED sont dus à des anomalies de la synthèse du collagène de type V, un collagène fibrillaire mineur fait le plus souvent de l'association de deux chaînes alpha1 (V), et d'une chaîne alpha2 (V) mises en évidence dans 35% des cas environ, et à des mutations effectivement détectées des gènes COL5A1 et COL5A2 codant pour l'une ou l'autre de ces chaînes.
Le diagnostic clinique peut être confirmé par des études moléculaires qui sont longues et difficiles du fait de la grande taille des gènes. Dans certains cas plus rares de transmission autosomique récessive, des mutations dans le gène de la tenascine-X ont été identifiées. La tenascine-X est une protéine de la matrice extracellulaire.
Les SED sont un groupe hétérogène de maladies héréditaires du tissu conjonctif regroupant plusieurs formes cliniques. Le SED de type classique correspond aux anciens types I et II.
Vingt-six syndromes ont été décrits sous le vocable SED ou apparentés. En 1997, classification de Villefranche a proposé de les réduire à six types:
- SED type hypermobile (apparition statistique de 1 personne sur 10 000 à 15 000)
-  SED type classique (1 sur 20 000 à 50 000)
-  SED type vasculaire (1 sur 100 000 à 250 000)
-  SED type cypho-scoliotique (1 sur 500 000 à 1 000 000)
-  SED type arthro-chalasique (une trentaine de cas connus)
- SED type dermato-sparaxique (une dizaine de cas connus)
Des syndromes apparentés sont liés à l'atteinte de gènes codant pour d'autres constituants de la matrice comme les protéoglycanes, à transmission autosomale récessive[2].

E. Ehlers, dermatologue danois (1900) (1863-1937) ; H. Danlos, dermatologue français (1908) (1844-1912) ; G. Sack, médecin allemand (1931) ; A.P. Barabas, chirurgien britannique (1972)

Syn. EDS classique, SED classique, élastorrhexie (syndrome d')

Réf. 1 – D. Germain, généticien français (2006)
2 – P. Beighton, généticien sud-africain (1998)
3 - J. Civatte, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (2000) 5 – L. Auquier, médecin rhumatologue et J. Cauchoix, chirurgien orthopédiste français, membres de l’Académie de médecine (2001) - → syndrome d'Ehlers-Danlos (variantes du)

[[A4, O6, Q2]

édition de base l.f.

base editing

Modification ciblée de base permettant d’introduire des mutations précises dans le génome en utilisant la protéine dCas9, forme mutante de Cas9 sans activité endonucléasique, fusionnée à une cytidine déaminase qui transforme les bases  C (cytosine) en T (thymine).
Cette technique corrige une mutation sans cassure de l’ADN. Il est également possible en utilisant une autre construction de transformer la base A (adénine) en base G (guanine).

→ bases de l'ADN, génome, endonucléase

[Q1]

Édit. 2019

irisine n.f.

irisin

Hormone polypeptidique de 112 acides aminés, produite par le muscle squelettique en réponse à l'exercice musculaire.
L'irisine est libérée dans la circulation par clivage de la partie extracellulaire, d'une protéine transmembranaire appelée FNDC5 (Fibronectin Domain III-Containing protein 5), abondamment exprimée par les cellules musculaires. Cette hormone intervient dans la régulation du métabolisme énergétique en favorisant la formation du tissu adipeux brun, en stimulant la thermogenèse, et en augmentant la sensibilité à l'insuline. Elle stimule par ailleurs la prolifération et la différenciation neuronale, et renforce la solidité osseuse en stimulant les ostéoblastes.

Étym. gr. Iris: messagère des dieux dans la mythologie grecque.

Réf. Boström P., Nature, 2012, 481 : 463-468

→ tissu adipeux, ostéoblaste

[C2, O4]

Édit. 2019

| page précédente | /53 | page suivante