Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

3870 résultats 

développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 6 à 7 semaines) l.m.

human embryonic and fetal development (6 to 7 weeks)

Cette période correspond approximativement aux horizons XIX et XX de Streeter et aux stades carnegie 20 et 21; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 17 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : les arcs branchiaux disparaissent ; le sinus cervical se ferme ; la face et le cou sont formés ; les doigts sont individualisés ; le dos se redresse ; le cœur et le foie forment un relief ventral sur le corps ; la queue régresse.
- cavité buccale : les ébauches linguales primordiales se sont rassemblées en un seul organe lingual ; les lames labiales et dentaires se séparent de façon distincte ; les mâchoires ont pris forme et commencent à s’ossifier ; les replis du palais sont présents et se séparent de la langue ;
- pharynx et ses annexes : les thymus se sont allongés et ont perdu leur cavité ; les trabécules parathyroïdiens apparaissent et s’associent à la thyroïde ; les corps ultimo-branchiaux fusionnent avec la thyroïde ; la thyroïde prend forme de croissant ;
- tube digestif et ses glandes : l’estomac atteint sa forme et sa position finale ; le duodénum est temporairement occlus ; les anses intestinales font hernie dans le cordon ; le rectum se sépare de la vessie et de l’urèthre ; la membrane anale se rompt ; les ébauches pancréatiques dorsale et ventrale fusionnent ;
- système respiratoire : le larynx et l’épiglotte sont bien dessinés ; l’orifice trachéal s’ouvre ; les cartilages laryngés et trachéaux s’ébauchent ; les cornets apparaissent ; les choanes primaires s’ouvrent ;
- cavité cœlomique et les mésos : l’extension du péricarde se fait par lamellisation à partir de la paroi du corps ; le mésentère grandit rapidement parallèlement aux anses intestinales ; les ligaments du foie se forment ;
- système urogénital : le mésonéphros est à l’acmé de sa différenciation ; les tubes collecteurs métanéphrotiques commencent à s’anastomoser ; les tubules métanéphrotiques sécrétoires les plus précoces se différencient ; la vessie et l’urèthre sont séparés du rectum ; la membrane uréthrale se rompt.
- système vasculaire : les veines cardinales se transforment ; la veine cave inférieure prend forme ; atrium, ventricule et bulbe sont divisés ; les valves cardiaques sont présentes ; le tronc de la veine pulmonaire est intégré dans l’atrium gauche ; apparition de la rate ;
- système squelettique : chondrification généralisée ; formation du chondrocrâne ;
- système musculaire : les muscles se différencient rapidement dans tout le corps et prennent leur forme et leur connexion finales ;
- téguments et leurs annexes : les aréoles mammaires s’épaississent ;
- système nerveux : les hémisphères cérébraux croissent ; le corps strié et le thalamus se forment ; l’infundibulum et la poche de Rathke (saccule hypophysaire de l’embryon) entrent en contact ; les plexus choroïdes apparaissent ; la médullaire suprarénale envahit le cortex ;
- organes des sens : la fissure choroïdienne se ferme, englobant l’artère centrale ; les fibres nerveuses envahissent le tronc optique ; le cristallin perd sa cavité par allongement des fibres lenticulaires ; les revêtements fibreux et vasculaires de l’œil apparaissent ; les vésicules olfactives s’ouvrent dans la cavité buccale.

L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)

Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé

→ stades carnegie, horizons de Streeter

[A4,O6]

développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 7 à 8 semaines) l.m.

human embryonic and fetal development (7 to 8 weeks)

Cette période correspond approximativement aux horizons XXI à XXIII de Streeter et aux stades carnegie 22 et 23; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 23 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : le nez est aplati ; les yeux se rapprochent ; les doigts sont mieux formés ; la croissance de l’intestin rend le corps déjà plus rond ; la tête se redresse ; le stade fœtal est atteint ;
- cavité buccale : les muscles de la langue sont bien différenciés ; les bourgeons du goût les plus précoces apparaissent ; la poche de Rathke (saccule hypophysaire de l’embryon)  se détache de la bouche ; les glandes sublinguales se forment ;
- pharynx et ses annexes : le tube auditif et la cavité tympanique sont discernables ; la localisation de la tonsille dans sa loge se signale ; les deux moitiés du thymus s’unissent et forment un parenchyme ; les follicules thyroïdiens se forment ;
- tube digestif et ses glandes : l’intestin grêle envahit le cordon ; les villosités intestinales se développent ; le foie prend de très large dimensions relatives ;
- système respiratoire : l’arborisation pulmonaire se complexifie ; les narines sont obturées par un bouchon épithélial ;
- cavité cœlomique et les mésos : la communication pleuro-péritonéale est fermée ; le péricarde est un sac volumineux ; le diaphragme se complète par inclusion de sa musculature ; il achève sa descente ;
- système urogénital : testicules et ovaires peuvent être différenciés comme tels ; les canaux de Müller et la partie proximale du sinus urogénital sont prêts à s’unir pour former l’utéro-vagin primitif ; les ligaments génitaux s’ébauchent ;
- système vasculaire : de nombreux vaisseaux se forment selon le plan final ; les sacs lymphatiques primitifs sont présents ; le sinus veineux est intégré dans l’atrium droit ; les faisceaux musculaires atrioventriculaires sont présents ;
- système squelettique : premières ébauches de l’ossification ;
- système musculaire : l’organisation définitive des muscles du tronc, des membres et de la tête est mieux dessinée et le fœtus est capable de mouvements propres ;
- téguments et leurs annexes : la glande mammaire primitive s’épaissit de façon globulaire ;
- système nerveux : le cortex cérébral commence à acquérir ses cellules caractéristiques ; les lobes olfactifs sont visibles ; la dure-mère et l’arachnoïde sont identifiables ; les corps chromaffines apparaissent ;
- organes des sens : les yeux convergent rapidement ; les oreilles externes, moyennes et internes acquièrent leur morphologie finale ; les bourgeons du goût se forment ; l’orifice externe des narines est obturé par un bouchon.

L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)

Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé

→ stades carnegie, horizons de Streeter

[A4,O6]

développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 8 à 10 semaines) l.m.

human embryonic and fetal development (8 to 10 weeks)

Cette période correspond approximativement aux 8ème à 12ème semaines de gestation de Streeter; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 40 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : la tête est redressée ; les membres sont plus finement dessinés ; les replis unguéaux sont marqués ; la hernie ombilicale se réduit ;
- cavité buccale : les papilles fongiformes et valléculaires se différencient ; les lèvres se séparent des mandibules ; les organes de l’émail et les papilles dentaires se forment ; les replis palatins fusionnent ;
- pharynx et ses annexes : l’épithélium thymique se transforme en un réticulum et en corpuscules thymiques ; les corps ultimo-branchiaux disparaissent en tant que tels ;
- tube digestif et ses glandes : les anses intestinales se retirent du cordon ombilical et prennent leur position caractéristique ; le canal anal est formé ; les alvéoles pancréatiques sont présentes ;
- système respiratoire : les fosses nasales sont divisées par fusion du septum et du palais ; le nez est cartilagineux ; la cavité laryngée s’ouvre à nouveau ; les replis vocaux apparaissent ;
- cavité cœlomique et les mésos : le processus ou sac vaginal du péritoine se forme ; l’intestin et son mésentère quittent le cordon ombilical ;
- système urogénital : le rein commence à sécréter ; la vessie se développe comme un sac ; le conduit génital du sexe opposé dégénère ; les glandes bulbo-uréthrales et vestibulaires apparaissent ; les processus vaginaux sont formés ;
- système vasculaire : le conduit thoracique et les lymphatiques périphériques se développent ; les nœuds lymphatiques les plus précoces apparaissent ; les hématies (globules rouges sans noyaux) sont en majorité dans le sang ;
- système squelettique : les centres d’ossification deviennent plus habituels ; le chondrocrâne est à son maximum de développement ;
- système musculaire : les muscles du périnée se développent tardivement ;
- téguments et leurs annexes : des cellules intermédiaires s’ajoutent à l’épiderme ; les cellules péri-dermiques sont en majorité : le lit de l’ongle est marqué ; les follicules pileux les plus précoces comment à se développer sur la face ;
- système nerveux : la moelle spinale a gagné sa structure interne définitive ;
- organes des sens : l’iris et le corps ciliaire sont organisés : les paupières sont soudées ; les glandes lacrymales bourgeonnent ; l’organe spiral commence à se différencier.

L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)

Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé

→ stades carnegie, horizons de Streeter

[A4,O6]

développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 10 à 12 semaines) l.m.

human embryonic and fetal development (10 to 12 weeks)

Cette période correspond approximativement aux13ème à 16ème semaines de gestation de Streeter; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 56 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : la taille de la tête est encore dominante ; le nez pointe ; le sexe peut avec certitude être déterminé par l’examen externe ;
- cavité buccale : les papilles filiformes et foliées s’élèvent ; les dents primitives forment une éminence cupuliforme ; les joues sont dessinées ; le palais a fusionné complètement ;
- pharynx et ses annexes : les cryptes tonsillaires commencent à s’invaginer ; le thymus forme son parenchyme médullaire et commence à s’enrichir en tissu lymphoïde ; la glande thyroïde atteint sa structure typique ;
- tube digestif et ses glandes : les couches musculaires de l’intestin sont présentes ; les ilots pancréatiques apparaissent ; début de la sécrétion biliaire ;
- système respiratoire : les cornets font saillie ; les glandes nasales sont formées ; les poumons ont acquis leur forme définitive ;
- cavité cœlomique et les mésos : l’omentum, par son extension en tablier, s’accole partiellement sur la paroi dorsale du corps ; les mésentères libres acquièrent leurs rapports typiques ; l’extension du cœlome dans le cordon ombilical s’oblitère ;
- système urogénital : les cornes utérines sont incorporées dans le corps utérin ; les organes génitaux externes acquièrent leurs caractères distinctifs ; les tubules mésonéphrotiques et du rete testis complètent les voies mâles ; la prostate et les vésicules séminales apparaissent ; la paroi musculaire des viscères creux se développe ;
- système vasculaire : l’hématopoïèse commence dans la moelle osseuse ; les vaisseaux sanguins acquièrent leurs couches accessoires ;
- système squelettique : la notochorde dégénère rapidement ; l’ossification s’étend ; nombre d’os sont bien formés ;
- système musculaire : les couches musculaires lisses apparaissent dans les viscères creux ;
- téguments et leurs annexes : l’épiderme est à 3 couches ; le chorion et l’hypoderme sont bien distincts ;
- système nerveux : le cerveau atteint son aspect structural général ; la moelle spinale est marquée par les dilatations cervicales et lombaires ; la queue de cheval et le filum terminal apparaissent ; les structures neurogliales commencent à se différencier ;
- organes des sens : l’organisation caractéristique de l’œil est atteinte ; la rétine commence à développer ses couches ; le septum nasale et le palais fusionnent complètement.

L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)

Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé

→ stades carnegie, horizons de Streeter

[A4,O6]

développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 12 à 16 semaines) l.m.

human embryonic and fetal development (12 to 16 weeks)

Cette période correspond approximativement aux 17ème à 21ème semaines de gestation de Streeter; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 112 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : la face est humanisée ; les cheveux apparaissent ; les muscles acquièrent une activité spontanée ; les dimensions de la tête et du corps s’harmonisent ;
- cavité buccale : palais dur et palais moue se différencient ; les différentes structures de l’hypophyse sont acquises ;
- pharynx et ses annexes : les lymphocytes colonisent les tonsilles ; la tonsille pharyngée se développe ;
- tube digestif et ses glandes : les glandes gastriques et intestinales se développent ; le duodénum et le côlon s’accolent sur la paroi du corps ; le méconium s’accumule ;
- système respiratoire : les sinus nasaux accessoires se développent ; les glandes trachéales apparaissent ; le mésoderme devient plus abondant entre les alvéoles pulmonaires ; les fibres élastiques apparaissent dans les poumons ;
- cavité cœlomique et les mésos : le grand omentum s’accole au côlon transverse et à son méso ; le mésoduodénum et les portions ascendante et descendante du mésocôlon se fixent sur la paroi du corps ;
- système urogénital : les reins acquièrent leur forme et leur organisation typiques ; le testicule est en position pour sa descente ultérieure dans le scrotum ; l’utérus et le vagin sont identifiables comme tels ; le mésonéphros involue ;
- système vasculaire : les structures sanguines de la rate entrent en activité ; la musculature du cœur est plus structurée ;
- système squelettique : de nombreux os sont distinctement identifiables dans l’ensemble du corps ; apparition des cavités articulaires ;
- système musculaire : le muscle cardiaque apparu dans les dernières semaines est maintenant plus organisé ; les mouvements musculaires in utero peuvent être ressentis ;
- téguments et leurs annexes : l’épiderme s’adjoint d’autres couches ; les poils corporels commencent à se développer ; les glandes sudoripares apparaissent ; les premières glandes sébacées se différencient ;
- système nerveux : les hémisphères recouvrent la majeure partie du cerveau ; les lobes cérébraux se délimitent ; les colliculus s’individualisent ; le cervelet prend du relief ;
- organes des sens : œil, oreilles et nez ont grossièrement atteint leur aspect typique ; dans leur ensemble les organes des sens sont différenciés ;

L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)

Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé

→ stades carnegie, horizons de Streeter

[A4,O6]

développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 16 à 40 semaines) l.m.

human embryonic and fetal development (16 to 40 weeks)

Cette période correspond approximativement aux 22ème à 38ème semaines de gestation de Streeter; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 160 mm. ; la taille allongée de naissance est en moyenne de 350mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : la pilosité du lanugo apparaît ; le vernix caseosa s’amasse ; le corps amaigri est mieux proportionné ; le fœtus amaigri est ridé et rouge ; les paupières ptosiques s’ouvrent à nouveau ; les testicules ont gagné le scrotum ; la graisse s’accumule, les rides s’adoucissent ; le corps s’arrondit ;
- cavité buccale : l’émail et la dentine se déposent ; la tonsille linguale se forme ; les dents permanentes primordiales s’ébauchent ; les dents de lait ne font pas éruption à la naissance ;
- pharynx et ses annexes : les tonsilles ont pris leur structure typique ;
- tube digestif et ses glandes : les nodules lymphatiques et la muscularis mucosae de l’intestin sont en place ; le côlon ascendant est identifiable ; l’appendice vermiculaire s’allonge derrière le caecum ; les grosses glandes oesophagiennes se forment ;
- système respiratoire : l’ossification du nez commence ; les narines s’ouvrent à nouveau ; l’épithélium pulmonaire cuboïdal disparait des alvéoles ; seules les ramifications pulmonaires de 2ème et 3ème ordre sont complètes ; les sinus frontaux et sphénoïdaux sont encore très incomplets ;
- cavité cœlomique et les mésos : les accolements mésentériques sont complets ; les sacs vaginaux sont descendus dans le scrotum ;
- système urogénital : le sinus urogénital femelle devient un vestibule peu profond ; la lumière vaginale se reforme ; les glandes utérines apparaissent ; les tubules rénaux arrêtent leur formation à la naissance ;
- système vasculaire : l’hématopoïèse s’accroît dans la moelle osseuse et diminue dans le foie ; la rate acquiert sa structure typique ;
- système squelettique : les os du carpe et du tarse et le sternum s’ossifient plus tard, un peu après la naissance ; de nombreux centres épiphysaires apparaissent après la naissance et beaucoup durant l’adolescence ;
- système musculaire : le développement des muscles périnéaux est terminé ;
- téguments et leurs annexes : le vernix caseosa est visible ; l’épiderme se kératinise ; le lit des ongles apparait ; les cheveux poussent ; les glandes mammaires primordiales bourgeonnent ; ces bourgeons se ramifient et se creusent ; l’ongle atteint l’extrémité des doigts ; la pilosité du lanugo pousse puis disparait ;
- système nerveux : les commissures sont complètes ; la myélinisation de la moelle spinale commence ; le cortex cérébral acquiert ses couches caractéristiques ; les fissures et les gyrus cérébraux apparaissent rapidement ; la myélinisation du cerveau commence ;
- organes des sens : le nez et l’oreille sont ossifiés ; la tunique vasculaire du cristallin est à son développement maximum ; les couches rétiniennes sont complètes et la lumière perçue ; le sens du toucher est présent ; les paupières sont ouvertes ; les cellules mastoïdiennes ne sont pas formées ; l’oreille est sourde à la naissance.

L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)

Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé

→ stades carnegie, horizons de Streeter

[A4,O6]

DHH gene sigle anglais pour desert hedgehog

Gène situé sur le locus chromosomique 12q13.12, codant pour la famille de protéines interactives hérisson, qui interviennent dans le développement sexuel masculin.
Elle joue un rôle également dans la formation de périnèvre : membrane lamelleuse de tissu conjonctif, enroulée autour des faisceaux de fibrilles nerveuses.
Des mutations de ce gène interviennent dans le syndrome de Swyer.

Syn. desert hedgehog homolog (Drosophila), DHH_HUMAN, HHG-3, MGC35145

→ Swyer (syndrome de)

diabète insulinodépendant l.m.

insulin dependent diabetes mellitus

Le diabète de type 1 caractérisé par une hyperglycémie, une polyurie, une polydipsie et une tendance à l’acido-cétose est la traduction d’un défaut d'utilisation des glucides dû à une insuffisance de biosynthèse de l'insuline normalement sécrétée par le pancréas.
La maladie résulte d'une destruction des cellules ß insulinosécrétrices des îlots pancréatiques. Un ensemble d’observations indique l’existence de mécanismes auto-immuns à l’origine de cette maladie qui a souvent un caractère héréditaire.
L’étude de modèles animaux spontanés tels que le Rat BB (biobreeding) et la Souris NOD (non obese diabetes) montre le rôle effecteur des cellules T. La phase initiale du diabète insulinodépendant humain est caractérisée par la présence d’un ensemble d’autoanticorps, témoins de l’agression immunologique mais non directement pathogènes par eux-mêmes (anticorps anti-îlots, anticorps anti-insuline, anticorps anticarboxypeptidase, anticorps anti-GAD-décarboxylase de l’acide glutamique, anticorps anti-1A2). Certains traitements immunosuppresseurs (anticorps CD3) sont susceptibles de restaurer la tolérance vis-à-vis des auto-antigènes des cellules ß dans les modèles animaux.
Le traitement insulinique par voie sous-cutanée est indispensable pour prévenir l’état d’acidocétose qui peut conduire au coma. Un bon équilibre glycémique permet d’espérer une réduction des complications micro et macro-angiopathiques.

Étym. gr. diabêtês : qui traverse

Syn. diabète maigre, diabète de type 1

Sigle DID

→ acidocétose diabétique, micro-angiopathie diabétique, macro-angiopathie diabétique, insuline

[O4]

Édit. 2019

diabète insulino-requérant l.m.

insulino-requiring diabetes

Diabète de type 2, initialement non insulino-dépendant qui à l’issue d’une longue évolution, nécessite une insulinothérapie après l’épuisement des effets des hypoglycémiants oraux.

Étym. gr. diabêtês : qui traverse

Syn. diabète insulino-dépendant

[O4]

Édit. 2019

didermique adj.

Qualifie le disque (ou bouton) embryonnaire au cours de la 2ème semaine du développement.
Les cellules du bouton embryonnaire se différencient en deux couches cellulaires distinctes : une couche de petites cellules polyédriques, l’hypoblaste, et une couche de hautes cellules cylindriques, l’épiblaste.

→ disque embryonnaire, bouton embryonnaire

[A4,O6]

diéthylstilboestrol n.m.

diethylstilbestrol

Oestrogène de synthèse non stéroïdien ayant une action carcinogène et embryotoxique transplacentaire, responsable d'adénose vaginale et de cancer du vagin chez les filles dont les mères ont reçu ce produit.
Au cours des années 1940 à 1970, il était utilisé pour la prévention des fausses couches.  Outre le risque cancérigène sus mentionné, il est responsable de troubles de la reproduction chez les filles ou petites-filles ou petits-fils des femmes qui en ont utilisé pendant leur grossesse. Il est encore utilisé dans le traitement du cancer de la prostate. 

Sigle DES

[G4, G5, M2, O3]

Édit. 2020

DiGeorge (syndrome de) l.m.

DiGeorge’s syndrome

A. M. DiGeorge, pédiatre américain (1968) ; R. L. Shprintzen, otorhinolaryngologiste américain (1978)

→ délétion 22q11.2, Shprintzen (syndrome de)

[A4,O6,Q2,Q3]

diméthylsulfoxyde n.m.

dimethylsulphoxide

Solvant polaire facilitant la mise en solution dans l'eau de substances normalement insolubles ou peu solubles.
Promoteur d'absorption, p. ex. de médicaments topiques, il agit par altération du stratum corneum dont il augmenterait l'effet réservoir grâce à son pouvoir liposolvant. Son utilisation est limitée par les irritations cutanées et les réactions allergiques qu'il provoque.
Utilisé comme dégraissant industriel dans l’industrie chimique et pharmaceutique, en médecine humaine ou vétérinaire pour congeler des cellules ou comme liniment d’entorses des animaux, pourrait être responsable en cas d’exposition massive ou répétée, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, et des fonctions exécutives.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA) avec un délai de un an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition six mois plus tard après au moins six mois sans exposition.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

Sigle DMSO

[E2, G4]

Édit. 2018

dipeptidyl peptidase-4 (DPP4) l.f.

adenosine deaminase complexing protein 2 ou CD26

Enzyme codée par le gène DPP4 situé sur le chromosome 2, exprimée à la surface de la plupart des types de cellules, active sur de nombreux substrats : facteurs de croissance, chimiokines, neuropeptides et peptides vasoactifs.
La DPP4 joue un rôle majeur dans le métabolisme du glucose. Elle est responsable de la dégradation des incrétines tels que le glucagon-like peptide-1 et le gastric inhibitory polypeptide ou glucose-dependent insulinotropic peptide (GIP).

disque embryonnaire l.m.

disci embryonici (TE)
embryonic disc
Aspect discoïde prit par le bouton embryonnaire à partir de la 2ème semaine de développement.
Disque embryonnaire didermique au cours de la 2ème semaine, il devient disque embryonnaire tridermique au cours de la 3ème semaine.

→ bouton embryonnaire, disque embryonnaire didermique, disque embryonnaire tridermique

[A4,O6]

disque embryonnaire didermique l.m.

Structure du bouton embryonnaire acquise au cours de la 2ème semaine de développement.
Les cellules du bouton embryonnaire se différencient en deux couches cellulaires distinctes : une couche de petites cellules polyédriques, l’hypoblaste et une couche de hautes cellules cylindriques, l’épiblaste.

→ bouton embryonnaire, épiblaste, hypoblaste, disque embryonnaire tridermique

[A4,O6]

disque embryonnaire tridermique l.m.

Structure du disque embryonnaire acquise au cours de la 3ème semaine de développement.
C’est la phase de gastrulation, processus au cours duquel se mettent en place les trois couches de l’embryon tridermique. Une étroite rainure, la ligne primitive, apparait à la surface de l’épiblaste (bien visible chez l’embryon de 15 à 16 jours). A partir de ce moment l’embryon peut être orienté. L’extrémité crâniale ou rostrale de cette ligne forme une légère surélévation entourant une petite dépression, c’est le nœud primitif de Hensen. Au niveau de la ligne primitive des cellules épiblastiques s’invaginent en repoussant l’hypoblaste ; elles vont former l’entoblaste. Un autre contingent de cellules épiblastiques à migration latérale se développe entre épiblaste et entoblaste, formant le mésoblaste. Les cellules épiblastiques restantes deviennent l’ectoblaste.

→ disque embryonnaire, gastrulation, ligne primitive, nœud de Hensen, entoblaste, mésoblaste, ectoblaste, axes corporels embryonnaires (établissement des)

[A4,O6]

dissection des artères cervicales et cérébrales l.f

Clivage de la paroi de l'artère au niveau de la média, par un hématome spontané ou traumatique, représentant environ 20% des causes des accidents ischémiques cérébraux avant 45 ans

Dans 90% des cas, ce sont les artères extra-crâniennes qui sont intéressées. La distinction en dissections traumatiques (par choc cervical ou mouvements inhabituels du cou) et spontanées est difficile car leur présentation est identique et les antécédents traumatiques sont inconstants ou douteux. L’hématome survient habituellement en zone de transition histologique (terminaison du bulbe) et peut ou non communiquer avec la lumière artérielle. Le diagnostic doit être envisagé en présence d’un syndrome de Claude Bernard-Horner, d’acouphènes, d’une atteinte des dernières paires crâniennes, d’une cécité monotronculaire ou encore devant la survenue d’accidents ischémiques cérébraux de mécanisme thromboembolique avec céphalées et cervicalgies, de sévérité très variable.
Les investigations complémentaires réalisées en urgence (échodoppler cervical et transcrânien, imagerie et angiographie par résonance magnétique : IRM et ARM), remplaçant le plus souvent l'artériographie conventionnelle, permettent la confirmation du diagnostic. Elles assurent une surveillance régulière, quelle que soit l'artère disséquée, et conduisent à la mise en œuvre d'un traitement le plus précoce possible.
Celui-ci n'est qu'exceptionnellement chirurgical, l'évolution anatomique étant le plus souvent favorable. Les anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires sont appliqués durant les premières semaines, afin de prévenir la constitution d'un accident ischémique cérébral ou oculaire, qui s'installe généralement dans la semaine après les premières manifestations et en tout cas jusqu'au mois suivant.

distance vertex-coccyx (VC) l.f.

Dimension de l’embryon ou du fœtus mesurée du pôle rostral au pôle caudal de l’embryon ou du sommet du crâne au siège du fœtus.
Elle est dite encore longueur crânio-caudale (LCC).

→ horizons de Streeter

[A4,O6]

DKC1 gene , sigle angl. pour dyskerin pseudouridine synthase 1

Gène situé sur le locus chromosomique Xq28, codant la dyskérine, protéine impliquée dans le maintien de la structure des télomères ; ceux-ci protègent les chromosomes contre un accolement anormal ou une dégradation précoce.
Plus de quarante variétés de mutations sont identifiées dans la dyskératose congénitale

Syn. CBF5, CBF5 homolog, cbf5p homolog, DKC, DKC1_HUMAN, dyskeratosis congenita 1, dyskerin, dyskerin, FLJ97620, H/ACA ribonucleoprotein complex subunit 4, H/ACA ribonucleoprotein complex subunit 4 isoform 1, H/ACA ribonucleoprotein complex subunit 4 isoform 2

→ téloméropathies, dyskératose congénitale, Hoyeraal-Hreidarsson (syndrome de), dyskérine

[Q1,Q2,H1,J1)]

Édit. 2018

DMRT1 gene , sigle angl. pour doublesex and mab-3 related transcription factor 1

Gène situé sur le locus chromosomique 9p24.3, faisant partie d’un cluster ayant en commun un domaine DM (zinc finger-like DNA-binding motif) qui est un régulateur clé du développement mâle dans certaines espèces animales.
Ce gène présente un motif d’expression spécifique des gonades et du dimorphisme sexuel.
Des mutations de ce gène interviennent dans le syndrome de Swyer.

Syn. CT154, DMT1

→ Swyer (syndrome de)

DNAH5 gene sigle.angl pour DyNein, Axonemal, Heavy Chain 5

Gène situé sur le locus chromosomique 5p15.2-p14, codant pour la dynéine qui intervient dans la fonction du cil vibratile.
Des mutations de ce gène entraînent des dyskinésies ciliaires primitives.

Syn. axonemal beta dynein heavy chain 5,CILD3,ciliary dynein heavy chain 5,DNAHC5, DYH5_HUMAN, dynein heavy chain 5, axonemal, dynein, axonemal, heavy chain 5, dynein, axonemal, heavy polypeptide 5, FLJ46759, HL1, KIAA1603

→ dyskinésie ciliaire primitive

dopage n.m.

doping

Au sens pharmacologique du terme, administration d'un produit chimique destiné à améliorer les performances physiques et intellectuelles.
Le dopage mental ou intellectuel est pratiqué par exemple avant des examens. Les amphétamines sont des substances psychostimulantes mais leurs effets indésirables en rebond, non négligeables, peuvent être contre-performants.
Le dopage des capacités physiques a, de longue date, été utilisé et interdit pour les animaux de course (chevaux).
Le dopage des sportifs lors des compétitions, aussi ancien que les « jeux du stade », fait actuellement l’objet d’une législation répressive régulièrement mise à jour. Elle concerne non seulement les substances et procédés mis en œuvre mais aussi les produits et manœuvres destinés à masquer les procédés de dopage.
En 2011, les principaux textes concernant la lutte contre le dopage sont :
- la Loi n° 99-223 du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage (sanctions pénales, art. 27 et 28),
- l’Ordonnance n° 2006-596 du 23 mai 2006 relative à la partie législative du Code des sports – art. 5
- le Code de la santé publique – art.L. 3525-1,
- le Code du sport – Livre II – Titre III – art. L. 232-1 à L. 232-4.
La liste des substances dopantes est classée par catégories : amphétamines, antidouleurs (stupéfiants ou non), corticoïdes (par voie générale), anabolisants, hormones peptidiques (type somatotrophine, gonadotrophine...), diurétiques et produits masquant l’élimination urinaire des dopants, bêta-bloqueurs, anesthésiques locaux. Certains de ces produits peuvent cependant faire l'objet d'une justification thérapeutique (ex éphédrine en O.R.L., salbutamol). Pour la présence de caféine dans l'urine, il existe une tolérance limite (12 mg /L).
Le dopage sanguin est en outre défini : l'administration de sang, de produits du sang, ou de produits susceptibles d'augmenter ou de stimuler la production d'hématies.

Étym. angl. to dope : faire prendre un excitant

[G4]

Édit. 2018

d4T

→ stavudine

Dubowitz (syndrome de) l.m.

Dubowitz’ syndrome

Syndrome héréditaire autosomique récessif rapporté depuis 1965 chez 150 patients et caractérisé par des anomalies congénitales multiples, un retard mental modéré à sévère, un retard de croissance pré- et post-natal, une microcéphalie, un déficit immunitaire prédisposant à des allergies et à de l'eczéma, des affections malignes du sang, et des neuroblastomes.
Les patients sont souvent hyperactifs et ont des problèmes de concentration. L'aspect du visage est caractéristique avec un front haut ou fuyant, une arcade sourcilière aplatie, des sourcils latéraux peu fournis, des fentes palpébrales courtes, un ptosis, des anomalies oculaires, une racine du nez large et aplatie, et une conformation anormale de la bouche ; chez le garçon on note des anomalies génitales : hypospadias et cryptorchidie. Les patients peuvent aussi présenter des fossettes sacrées, une clinodactylie des 5èmes doigts, et une syndactylie cutanée des 2 et 3ème orteils.
Ref. M. Tsukahara, Orphanet février 2005

V. Dubowitz, pédiatre britannique (1965)

[A4,O6,Q2]

| page précédente | /155 | page suivante