déterminer v.
to determine
Définir avec précision, fixer les limites d’un territoire ou les modalités d’une action et aussi produire nécessairement, influencer.
Par ex. déterminer une espèce microbienne, une durée, un champ d’expérience. Certaines conditions une épidémie. Les données d‘un examen complémentaire déterminent les modifications d’un traitement.
Étym. lat. determinare : borner, marquer des limites; fixer
déterminisme génétique l.m.
genetic control
Modalités du contrôle d'un caractère génétique par un ou plusieurs gènes indépendants ou liés.
Étym. lat. determinatio : fixation d’une limite
déterministe adj.
determinist
Qualifie un phénomène tel que les lois physiques qui le déterminent sont des lois simples et parfaitement connues, autorisant une totale prévisibilité.
Par opposition aux phénomènes aléatoires, un phénomène déterministe répond à une évolution qu'on peut considérer comme parfaitement connue et prévisible. On peut donc indiquer, si on a connaissance de l'état du système à l'instant t, quel sera son comportement à l'instant t+dt. Beaucoup de lois physiques répondent à une telle définition, du moins en première approximation. Citons p. ex. la loi d'Ohm, qui donne la différence de potentiel régnant dans un circuit électrique de résistance connue parcouru par un courant d'intensité déterminée.
Toutefois, une telle classification peut s'estomper si on resserre les critères d'interprétation. P. ex., qu'en est-il de la loi d'Ohm si on considère le comportement individuel des électrons ? Ceci nous conduit donc à la conception actuelle résumée comme suit:
"Est dit déterministe tout phénomène aléatoire dont la prévisibilité peut être assurée par la connaissance de son premier moment statistique, à savoir sa moyenne d'ensemble ou sa moyenne temporelle."
Étym. lat. determinatio : fixation d’une limite
détersif adj et n.m.
cleaning (product)
Bien que ce mot ait été le premier formé pour désigner une substance ayant la propriété de détacher des impuretés adhérentes à un tissu ou à un support, il n’est utilisé qu’en milieu industriel.
Étym. lat. detergere : nettoyer
détersion n.f.
debridement
Elimination des éléments étrangers ou endogènes telles que structures cellulaires et tissulaires nécrosées présentes dans un foyer inflammatoire.
Y participent principalement polynucléaires neutrophiles et macrophages. Phénomène naturel, accéléré si nécessaire par une excision chirurgicale.
Étym. lat. detergere : nettoyer
→ excision, cicatrisation, inflammation
de Toni–Debré–Fanconi (syndrome de) l.m.
Fanconi’s syndrome
Acidose tubulaire proximale par fuite urinaire des bicarbonates du fait de l’abaissement de leur seuil d’excrétion.
Plusieurs fonctions tubulaires sont concernées : glycosurie, diabète phosphaté, aminoacidurie globale acidose. Il existe souvent une ostéomalacie chez l’adulte et un rachitisme chez l’enfant.
Proche du Syndrome de Lowe.
G. de Toni, pédiatre italien (1933), R. Debré, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1934), G. Fanconi, pédiatre suisse, membre de l'Académie de médecine (1939) ; C. U. Lowe, pédiatre américain (1952)
détournement sous-clavier (syndrome de) l.m.
subclavian steal syndrome
Détournement du flux sanguin destiné à l’artère vertébrale au profit de l’artère axillaire, secondaire à une sténose ou une thrombose du tronc artériel brachiocéphalique ou de l’artère sous-clavière en amont de l’origine de l’artère vertébrale.
Le courant s’inverse dans l’artère vertébrale pour revasculariser à contrecourant la sous-clavière d’aval.
Une sémiologie d'accident ischémique temporaire dans le territoire vertébrobasilaire est alors relevée à l'occasion de mouvements ou d'efforts du membre supérieur homolatéral. Des troubles sensitifs du membre supérieur situé du côté de la sténose sont parfois présents.
Syn. syndrome de la sous-clavière voleuse
détoxication n.f.
detoxication
Ensemble des procédés par lesquels on neutralise ou facilite l’élimination d’un toxique introduit dans l’organisme.
La détoxication de nombreuses substances que l'organisme humain doit éliminer par les reins, qu'elles soient d'origine exogène ou endogène, est le plus souvent effectuée dans le foie par des systèmes enzymatiques qui les transforment chimiquement et les rendent plus solubles grâce à des processus de conjugaison.
détoxification n.f.
detoxification
Opération par laquelle un composé perd sa toxicité.
détransposition n.f.
detransposition
Technique chirurgicale utilisée dans le traitement des transpositions congénitales des gros vaisseaux et destinée à rétablir les connexions anatomiques normales entre les ventricules et les grosses artères de la base du cœur.
Les opérations de détransposition sont réalisées dès les premiers jours de la vie avec d'excellents résultats qui ont transformé le pronostic à long terme de cette malformation congénitale.
détresse n.f.
helplessness, distress
Sentiment de délaissement, d'abandon, d'angoisse, de désespoir.
Cet état peut être relativement adapté à une situation critique et relève alors de l'aide d'autrui.
En urgence psychiatrique, la disparition des investissements affectifs et la sidération des mécanismes de défense se traduiront notamment par un état dépressif aigu, une raptus anxieux, un épisode confusionnel et, chez le vieillard, par une défaillance psychique. L'approche de ces réactions, souvent de type catastrophique, doit être plurifactorielle.
Lié à l'impuissance foncière et à la dépendance du nouveau-né et du nourrisson par rapport à l'omnipotence de la mère, l'état de détresse par absence d'interaction avec celle-ci ou un substitut, fs'exprime par diverses modalités symptomatiques : troubles à forme somatique, perturbations parfois majeures du développement des grandes fonctions, du comportement, et/ou manifestations affectives directes d'une souffrance.
Pour autant que le psychisme est appelé à se constituer entièrement dans la relation à autrui, l'état de détresse influe ainsi de façon décisive sur sa structuration.
→ anaclitique (dépression), attachement
détresse respiratoire aigüe de l'adulte (syndrome de) l.m.
acute respiratory insufficiency on adult (ARDS)
Grave insuffisance respiratoire aigüe avec hypoxémie réfractaire à l'oxygénothérapie, nécessitant une assistance respiratoire complexe et prolongée.
L'aspect radiologique (poumon blanc, poumon dense) correspond à un œdème interstitiel et alvéolaire (poumon humide ; atélectasie congestive) entraînant une diminution de la compliance pulmonaire (poumon rigide).
Sous le même tableau clinique, biologique et radiologique, ce syndrome regroupe des atteintes pulmonaires comparables (œdème, dépôts fibrineux, membranes hyalines) mais relevant de causes différentes, dont il faut exclure la bronchopathie obstructive chronique ou l'insuffisance ventriculaire gauche (Ashbaugh).
Le diagnostic se fonde sur l'association de plusieurs critères :
- cliniques : cyanose, tachypnée, tachycardie ;
- radiographiques : opacités bilatérales interstitielles et alvéolaires, d'où l'expression d'œdème pulmonaire non cardiogénique ;
- biologiques : PaO2 < 50 mm Hg à l'air, elle peut descendre jusqu'à 30 mm Hg ;
- fonctionnels : l'inhalation d'O2 n'entraîne qu'une faible élévation de la PaO2, il peut exister une hypocapnie et parfois une acidose associée, la pression capillaire pulmonaire est normale ou basse (< 12 mm Hg) après débranchement du respirateur. La capacité vitale est diminuée ainsi que la capacité résiduelle fonctionnelle, le volume de fermeture est augmenté, la compliance est diminuée et les boucles volume-pression sont très perturbées.
L'évolution se fait schématiquement en trois phases :
1- œdème lésionnel avec atteinte des pneumocytes de type I ;
2- organisation de l'œdème interstitiel (membranes hyalines, infiltration de leucocytes et de fibroblastes, obstruction des capillaires par de la fibrine et des leucocytes, prolifération des pneumocytes de type II) ;
3- développement d'une fibrose anarchique, souvent surinfectée.
La mortalité élevée (45% chez l'adulte de moins de 65 ans) devient très grande en cas de défaillance multiviscérale.
D. G. Ashbaugh, médecin américain (1967)
Syn. poumon de choc
Sigle SDRA
détresse respiratoire du nouveau
neonatal respiratory distress syndrome
Dyspnée croissante survenant chez le nouveau-né avec polypnée et cyanose.
En dehors des causes chirurgicales, cardiaques, neurologiques et malformatives, elle a surtout trois origines : l’inhalation de liquide amniotique ou de méconium, la maladie des membranes hyalines ou une infection bronchopulmonaire.
→ syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né
détresse respiratoire transitoire du nouveau-né l.f.
neonatal tachypnea, transient respiratory distress of the neonate
Détresse respiratoire développée immédiatement après la naissance, qui est due à une résorption insuffisante de l'eau intrapulmonaire.
Cette dyspnée est caractérisée par une tachypnée qui peut dépasser 100/min. L'hypoxie peut nécessiter une courte assistance ventilatoire mécanique.
Le thorax est comprimé lors de l'expulsion par les voies naturelles, ce qui facilite la sortie du liquide. Supprimant l'essorage du thorax lors de la descente dans la filière génitale, l'extraction par césarienne favorise l'apparition de cette dyspnée,
L'évolution peut être favorable en près de 24 h, si l'on institue une oxygénothérapie de complément.
détresse vitale (situation de) l.f.
life in distress
État d'un patient évoluant rapidement vers la mort si un traitement efficace n'est pas fait à temps (ex. strangulation, arrêt cardiaque, hémorragie grave).
Cet état fait souvent suite à la défaillance d'une grande fonction vitale.
L'arrêt circulatoire est l'exemple même d'une détresse vitale : sans un massage cardiaque immédiat la situation évolue vers la mort cérébrale et le décès. De même, si l'on ne désobstrue pas immédiatement la trachée (manœuvre d'Heimlich), l'obstruction trachéale conduit vers la mort en 5 min environ. Dans les deux cas le faciès reflète une angoisse extrême : la victime exprime comme elle peut sa peur de mourir.
H. G. Heimlich, chirurgien américain (1975)
→ arrêt cardiaque, défaillance organique, Heimlich (manœuvre de), obstruction des voies aériennes, urgence
détroit inférieur l.m.
→ ouverture inférieure du pelvis
détroit moyen l.m.
middle strait of the pelvis
Plan de la partie moyenne du bassin situé à 7 cm en dessous du détroit supérieur et 5 cm au-dessus du détroit inférieur, limité par la face postérieure de la symphyse pubienne, les épines sciatiques, le petit ligament sacrosciatique et l'articulation S4-S5.
En pratique, le diamètre bi-épineux ou bisciatique est de 10 à 11 cm, parfois réduit par des épines sciatiques saillantes identifiables par l'examen clinique ou la mesure radiologique du bassin. Les rétrécissements graves isolés du détroit moyen ne se rencontrent guère que chez les femmes sévèrement cyphotiques.
détroit supérieur l.m.
→ ouverture supérieure du pelvis
détrusor n.m.
detrusor
Étym. lat. detrudo : repousser, renvoyer
→ muscle détrusor de la vessie
[A1, M2]
Édit. 2018
détrusor urinaire l.m.
→ muscle détrusor de la vessie
détrusorien (ienne) adj.
detrusorien
Qui a rapport au détrusor.
dette d'oxygène l.f.
oxygen debt
Déficit momentané en oxygène apparaissant au début de l'effort et lié au décalage entre l'augmentation instantanée de la demande métabolique et l'augmentation progressive de la ventilation.
détubulation intestinale l.f.
intestinal graft detubulation
Procédé de plastie chirurgicale supprimant la configuration tubulaire d'un greffon intestinal destiné à une entérocystoplastie, afin de créer un néoréservoir vésical plus conforme à sa fonction.
Le caractère tubulaire du greffon crée des pics de pression en réplétion, générateurs de pollakiurie, de fuites urinaires et de menace pour le haut appareil. La détubulation reconstitue un réservoir "à basse pression" plus fonctionnel et plus sûr. Les variétés techniques en sont très nombreuses.
→ entérocystoplastie, entéroplastie urinaire
détumescence n.f.
detumescence, unswelling
Passage de l'état de gonflement à l'état de flaccidité.
État p. ex. d'une lésion inflammatoire ou d'un abcès qui se désenfle.
détumescence pénienne l.f.
penile detumescence
Retour à la flaccidité des corps caverneux après la phrase d'érection, qui suit généralement l'orgasme et l'éjaculation.
Elle est due à la vidange des lacs vasculaires du tissu érectile.