Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1913 résultats 

mutation partielle l.f.

leaky mutation

Mutation qui n'abolit pas complètement l'expression du gène muté.
La protéine défectueuse ainsi formée est dite protéine « leaky ».

Étym. lat. mutatio : déplacement, changement 

→ mutation complète

mutation silencieuse l.f.

silent mutation

Modification ponctuelle d'un ADN qui ne modifie pas la séquence du polypeptide produit par le gène muté.
Le terme de mutation est ici employé à tort lorsqu'aucun caractère n'est altéré.

Étym. lat. mutatio : déplacement, changement 

[Q1]

Édit. 2017

mutation (site de) l.m.

mutation site

Dans la séquence d'un gène, nucléotide ou groupe de nucléotides affectés par une mutation.

→ délétion, mutation ponctuelle

mutation surrépressive l.f.

surrepressive mutation

Mutation affectant un gène de régulation à contrôle négatif et augmentant son expression.

→ répression

myasthénie congénitale / dystrophie des ceintures l.f.

congenital myasthenia / proximal myopathy

Maladie neuromusculaire de l’adolescent se traduisant par une faiblesse musculaire  prédominant aux régions proximales des membres et aux membres supérieurs aggravée à l’effort et par la répétition des mouvements.
Les examens biologiques et l’EMG sont presque normaux. L’affection, de transmission autosomique récessive a été isolée au Québec dans des familles de Canadiens français. Elle est liée à des mutations du gène Dok7 (downstream of tyrosine  kinase 7), locus en 4p16.2, codant pour une proténe membranaire intervenant avec la protéine MuSK (muscle  specific kinase) et la rapsyne dans l’ancrage des récepteurs de l’acétylcholine (RACh) sur la membrane postsynaptique. Le diagnostic est fait par le test génétique. Le traitement par sambutamol est efficace.

Myriam Srour, B. Brais, neurologues canadiens (2010)

Étym. gr. mus : souris, muscle ; astheneia : manque de vigueur ( a-  privatif ; sthenos : force) : dys- : prfixe indiquant la difficulté, un défaut ; trophê : le développement, la nourriture

→ myasthénie congénitale

MYD88 sigle. angl. pour Myeloid Differentiation Primary Response 88

Gène encodant une protéine adaptatrice cytosolique qui joue un rôle central dans la réponse immunitaire innée ou adaptative.

MYH9 gene sigle angl. pour MYosin Heavy chain 9

Gène situé en 22q12.13 et codant pour une chaîne lourde de la myosine non musculaire NMMHCIIA (Non Muscular Myosin Heavy Chain IIA) exprimée dans certaines cellules sanguines : polynucléaires, monocytes,  plaquettes et dans les membranes cellulaires de certains organes.

→ MYH9 (maladies liées à)

[F1,M1,P2,Q2]

Édit. 2017

myoglobine n.f.

myoglobin

Chromoprotéine présente dans les cellules musculaires constituée d’une chaîne de globine de masse moléculaire de 16 kDa et d’un groupement prosthétique, l’hème.
Cette protéine monomérique, codée chez l’Homme par un gène porté par le chromosome 22, a une structure spatiale identique à celle d’une sous-unité d’hémoglobine. Elle fixe l’oxygène de façon non coopérative (n de Hill = 1) avec une très forte affinité (p50 de l’ordre du mm de Hg), assurant ainsi le stockage de ce gaz dans les tissus à besoins énergétiques élevés et son transfert vers la mitochondrie où la pression partielle en oxygène est particulièrement basse (1 à 3 mm de Hg).

A. V. Hill, physiologiste britannique, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1922 (1910)

Étym. gr. mus, muscle, lat. globus : boule

→ Hill (coefficient de), chromoprotéine

[C1, C2]

Édit. 2018

myopathie centronucléaire liée à l'X  l.f.

X-linked centromedullar myopathy
Forme rare et grave de myopathie marquée dès la naissance, chez les garçons, par une hypotonie, de la faiblesse musculaire et des troubles respiratoires.
L’enfant a souvent une taille et un poids élevés à la naissance et une ophtalmoplégie externe. La mort survient dans les premiers mois. A l’examen histologique, les fibres musculaires ont un noyau central. L’affection, à transmission récessive est liée à une mutation du gène codant pour la myotubularine MTM1, locus en X q27.3-q28. Les femmes vectrices peuvent avoir une faiblesse musculaire et parfois une incontinence d’urine.

Étym. gr. mus : souris, muscle ;  pathos : maladie ; lat centrum ; nucleus : noyau

→ myopathie myotubulaire, myotubularine, myopathie centronucléaire

myopathie distale type Nonaka l.f.

distal myopathy Nonaka type

Myopathie par atteinte progressive des muscles distaux des membres inférieurs, des membres supérieurs et des segments proximaux..
L’évolution se fait vers une perte de la marche, le muscle quadriceps peut être épargné. A l’examen histologique les fibres musculaires contiennent des vacuoles bordées. L’affection est héréditaire à transmission autosomique récessive, forme allélique de mutation du gène GNE en 9p12-13 codant pour une protéine  impliquée dans la synthèse de l’acide N-acétyl-neuraminique.

I. Nonaka, neurologue japonais (1981)

Étym. gr. mus : souris, muscle ;  pathos : maladie ; lat. distare : être éloigné

→ myopathies distales

myopathie myotubulaire l.f.

myotubular myopathy

Myopathie congénitale avec amyotrophie, hypotonie, faiblesse musculaire et ophtalmoplégie.
La forme grave entraîne un décès précoce dans une détresse respiratoire. La forme habituelle, précoce avec troubles de la marche et respiratoires, face figée, scoliose, hyporéflexie, ptosis, ophtalmoplégie et EMG anormal entraîne un décès dans l’enfance. Il existe des formes modérées et des formes décelées seulement à l’âge adulte.
 L’affection est récessive liée à l’X ; le gène MTMX, locus en Xq28,  code pour un enzyme,  la myotubularine, impliquée dans la différenciation et le développement des fibres musculaires  qui restent immatures avec persistence de myotubules et de noyaux centraux. D’autres localisations gèniques ont été notées (sur le chromosome 8, en 8p22-p23) et d’autres mécanismes rapportés.(MIM 255200).

Johanna H. Sher, anatomopathologiste américaine (1967)

Étym. gr. mus : souris, muscle ;  pathos : maladie ; lat. tubulatus, de tubus : tube

→ myopathie centronucléaire, myopathies congénitales

myosine non musculaire l.f.

nonmuscular myosin

Myosine II particulière, dont il existe trois isoformes, se trouvant dans toutes les cellules et particulièrement dans les plaquettes, les lymphocytes, les bordures en brosse des cellules intestinales, les cellules rénales, les structures cochléaires et intervenant avec l’actine dans  la constitution du cytosquelette et dans les mouvements cellulaires où elle a un rôle moteur.
Son rôle est essentiel dans le développement cellulaire (la cytogénèse), dans la mobilité nécessaire à la morphogénèse, la migration cellulaire, la position axiale des noyaux, la formation des pseudopodes et des lamellipodes permettant la déplacement cellulaire, la phagocytose et l’apoptose. Le complexe actine-myosine intervient dans la formation et la stabilité du cytosquelette ; il participe au processus de division cellulaire : formation du fuseau achromatique, migration des chromosomes, séparation des cellules filles.
Contrairement à la myosine musculaire, la myosine non musculaire n’est pas stable ; ses éléments s’associent quand c’est nécessaire à partir de ses segments intracytoplasmiques et se  dissocient ensuite.
De nombreux gènes interviennent dans la formation des protéines constitutives de cette myosine. Les mutations du gène MYH-9, locus en 22q12.13, qui code pour une chaîne lourde de la myosine non musculaire sont responsables de plusieurs affections congénitales.

Étym. gr. mus : souris, muscle 

→ myosine, MYH 9 (maladies liées à)

myotiline n.f.

myotilin

Protéine sarcomérique dont le gène est porté par le chromosome 5 et dont une mutation est associée à un type de dystrophje musculaire congénitale des ceintures (LGMD1A).

myotonia fluctuans l.f.

myotonia fluctuans

Myotonie congénitale autosomique dominante liée à une anomalie génétique du canal sodique membranaire des muscles squelettiques et extra-oculaires.
L’affection débute dans l’enfance ou l’adolescence. Les crises de myotonie, prolongation du temps de relaxation musculaire après un mouvement, apparaît 30 à 40 minutes après un exercice. Elle ne sont pas influencées par le froid ; elles sont favorisées par une surcharge en potassium (traduite par une hyperkaliémie) et ne s’accompagnent pas de parésie ou de paralysie.
L’affection est liée à une anomalie de conduction du sodium et du chlore dans la membrane musculaire. Elle est due à des mutations du gène SCN4A codant pour la sous-unité α du canal sodium voltage-dépendant du muscle squelettique. Avec la paralysie périodique hyperkaliémique et la paramyotomie congénitale elle est le troisième type du syndrome du canal sodium musculaire.

K. Ricker, neurologue allemand (1990)

Étym. gr. mus : muscle ; tonos :  tension, intensité ; lat.  fluctuare : être irrégulier

→ myotonie, paramyotonie congénitale, paralysie périodique hyperkaliémique

myotonie congénitale l.f.

myotonia congenita Thomsen type

Myotonie bénigne des extrémités avec trouble de la décontraction des muscles.
Lors du mouvement le muscle se contracte et se met en état de raideur spasmodique, cette raideur disparaît si le même mouvement se reproduit. Il n'y a pas de déficit moteur mais plutôt des crampes douloureuses, une hypertrophie musculaire diffuse ou plus rarement à une atrophie ; quelques secondes après leur fermeture les paupières sont dans l’impossibilité de s’ouvrir ; les mouvements oculaires sont anormaux. L’EMG permet le diagnostic. La maladie débute vers 5 ans, n'évolue plus à l'âge adulte. Elle a été décrite par Thomsen sur lui même, ses ascendants et descendants.
L’affection, autosomique dominante (MIM 118425.0002), est liée à un dysfonctionnement du canal chlore du muscle strié par une mutation du gène CLC 1 (locus situé en 7q31-35) qui entraîne l’inactivation des deux sous-unités du canal chlore. La mutation qui n’inactive qu’une seule des deux sous-unités, la myotonie congénitale type Becker, se transmet sur le mode récessif. Les deux formes peuvent se voir dans la même famille.

A. J. Thomsen, médecin danois (1875 et 1876)

Étym. gr. mus : muscle ; tonos : tension ; lat. congenitus né avec (cum : avec, genitus : engendré)

Syn. Thomsen (maladie de)

→ myotonie, Thomsen (maladie de), myotonie de Becker

myotonie de Becker l.f.

Becker's myotonia

Myotonie congénitale de transmission autosomique récessive.
De révélation plus tardive que la maladie de Thomsen, elle porte tout d'abord sur les membres inférieurs, entraînant des difficultés à la course et à la marche. Puis elle intéresse la face et les membres supérieurs. La myotonie est très sévère, avec des épisodes de rigidité. Une hypertrophie musculaire importante s'observe. On peut noter dans 50% des cas une faiblesse musculaire proximale, parfois plus gênante que la myotonie. L'électrodétection met en évidence des averses myotoniques, par hyperexcitabilité de la membrane musculaire, et des éléments myogènes dans les muscles parfois atrophiés. L'évolution se fait vers une aggravation autour de 20 à 30 ans.
Les aspects physiopathologiques, génétiques et thérapeutiques sont superposables à ceux de la maladie de Thomsen. Elle est, en effet, liée à une mutation du gène CLC 1 (locus en 7q35) intervenant dans la fonction du canal chlore du muscle strié (qui normalement facilite la repolarisation de la cellule musculaire). Elle n’inactive que l’une des deux sous unités de ce canal alors que, dans la maladie de Thomsen, de transmission autosomique dominante, les deux sous unités sont inactivées.

P. E. Becker, neurologue et généticien  allemand (1966) ; A. J. Thomsen, médecin danois (1876)

Étym. gr. mus : muscle ; tonos : tension

→ myotonie congénitale, Thomsen (maladie de)

myringite n.f.

myringitis

Inflammation de la membrane tympanique, apparemment isolée, évoluant sur un mode aigu ou chronique.
Les myringites aigües se manifestent très rapidement par de violentes douleurs liées à la formation de vésicules, d’aspect séreux ou hématique, soulevant la couche épidermique de la membrane tympanique et empiétant souvent sur la peau du conduit. Elles s’accompagnent d’une atteinte infectieuse de l’oreille moyenne et parfois de l’oreille interne. La symptomatologie semble liée à une exotoxine microbienne et non pas à une origine virale qui a fait parfois assimiler ces otites phlycténulaires à des otites virales. Elles doivent être considérées comme des otites moyennes aigües et traitées comme telles.
Les myringites chroniques se manifestent par une zone non épidermisée de la membrane tympanique, avec prolifération du tissu conjonctif, donnant souvent un aspect granuleux (myringite granuleuse). Elles peuvent évoluer pendant des années provoquant une simple gène sans douleur et une légère baisse de l’audition. Le traitement est uniquement local.

Étym. lat. myringa : tympan, corruption du gr. menigx : membrane ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation

NADPH-oxydase sigle pour Nicotinamide Adénine Dinucléotide Phosphate Hydrogène l.f.

NADPH-oxidase

La NADPH oxydase est un complexe enzymatique membranaire. Elle possède 2 sous-unités qui assurent le transfert des électrons du NADPH à l’oxygène, la gp91phox, appelée encore Nox2, et la p22phox séparées, à l’état de repos, de composants cytosoliques (p40phox, p67phox, , p47phox, G Rac1). L’activation de l’enzyme se fait par translocation des sous-unités cytosoliques à la membrane.
La NADPH oxydase est un composant de l’immunité innée intervenant dans la lutte contre les agents infectieux. La réaction d’oxydation du NADPH produit initialement l’anion superoxyde (O2.2-). Ce dernier réagit avec un proton (H+) pour donner du peroxyde d’hydrogène (H2O2), lequel réagira avec un proton et un chlorure (Cl-) pour donner l’acide hypochloreux (HOCl) et une molécule d’eau. Ces composés contribuent à la destruction des pathogènes en oxydant leurs composés structuraux. Ainsi, la NADPH-oxydase est-elle l’instrument des polynucléaires neutrophiles et des macrophages dans leur lutte contre l’infection.
La granulomatose septique est une maladie héréditaire rare qui se caractérise par la perte de cette activité génératrice de formes actives de l’oxygène, ce qui conduit à un état inflammatoire intense et prolongé. Elle est due à une mutation du gène CYBB codant une des 2 sous-unités membranaires de l’enzyme, gp91phox. La NADPH-oxydase est aussi impliquée dans la production d’IL-1 bêta par activation de l’inflammasome NLRP3.

→ granulomatose septique, nicotinamide adénine dinucléotide phosphate hydrogène superoxyde (anion), peroxyde d'hydrogène, inflammasome, CYBB

nævomatose basocellulaire multiple l.f.

basal cell nævus, Gorlin syndrome

Cinquième phacomatose avec myriade de cellules næviques basocellulaires, qui se développent à l'âge adulte en carcinomes, et médulloblastome.
Les papillomes et nodules apparaissent dans l'adolescence sur la face et le cou puis s'étendent vers le bas. On peut trouver une calcification lamellaire de la faux du cerveau, un retard mental, une face grossière, des bosses frontales et bipariétales, des kystes de la mâchoire, des côtes bifides. Au niveau ophtalmologique, de nombreuses anomalies sont possibles dont hypertélorisme, tumeurs palpébrales et péri-orbitaires, opacités de la cornée, mélanome irien, glaucome, cataracte congénitale, colobome de la choroïde et du nerf optique. Le gène (BCNS ou NBCCS) est en 9q31. L’affection est autosomique dominante (MIM 109400).

→ Gorlin-Goltz-Binkley (syndrome de), hydrocéphalie-dysplasie costovertébrale et anomalie de Sprengel, nævus basocellulaires multiples et kératokystes odontogéniques, nævomatose basocellulaire de Nomland

nævus sébacé de Jadassohn l.m.

Lésion congénitale localisée principalement au cuir chevelu (parfois au niveau du visage) qui apparaît pendant l’enfance.
Elle se présente sous la forme sous forme d’une plaque jaunâtre (aspect de xanthome), lisse ou lobulée , alopécique. La lésion est constituée de glandes sébacées, de follicules pileux avortés et de glandes apocrines ectopiques
Elle demeure rare. Elle peut évoluer avec une fréquence faible vers un carcinome baso-cellulaire, amenant à proposer son exérèse devant toute modification de son aspect clinique.
Le gène FGFR2 (10q26.13) peut être à l’origine de l’affection.

J. Jadassohn, dermatologiste allemand (1895)

→ hamartome sébacé de Jadassohn, FGFR2 gene

Nagel dyschromatopsie deutéranopie l.f.

colour blindness, partial, deutan series

Dichromatisme héréditaire avec déficience totale au vert.
Le sujet confond le gris avec le vert feuille et la couleur complémentaire le pourpre.
1% de la population et 14% des dyschromatopsies héréditaires. Locus du gène (OPN1MW) en Xq28. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 303800)

W. Nagel, physiologiste allemand (1870-1911)

Syn. deutéranopie, cécité au vert

Nager et de Reynier (dysostose mandibulofaciale de) l.f.

mandibulofacial dysostosis, Nager-de Reynier type 1 with limb anomalies

Dysostose mandibulofaciale (acrofaciale préaxiale) avec anomalie des membres.
Les anomalies faciales comportent une malformation du pavillon de l’oreille, une fente labiale latérale, une fente palatine, une agénésie du maxillaire inférieur et une hypoplasie du malaire. Les anomalies des membres consistent en l’absence de radius, la synostose radio-ulnaire, et l’absence de pouce. Les anomalies palpébrales comportent: un ptosis des paupières inférieures, une obliquité antimongoloïde des fentes palpébrales et une hypoplasie des cils de la paupière inférieure. Un gène (AFDN) est localisé en 9q32. L’affection est autosomique dominante (MIM 154400).

F. Nager et J. de Reynier, otorhinolaryngologistes suisses (1948)

Syn. dysostose mandibulofaciale de Treacher Collins avec anomalies des membres, dysostose acrofaciale 1 type Nager

nanisme campomélique l.m.

campomelic dwarfism

Nanisme caractérisé par une convexité antérieure des membres inférieurs, des anomalies du thorax et des vertèbres, et dont le diagnostic peut être évoqué in utero devant un retard de croissance fœtale grâce à l’examen du contenu utérin.
Le raccourcissement et l’incurvation des os des membres portent surtout sur le segment jambier ; il existe un retard d’ossification, une hypotonie, une luxation des hanches. Le thorax étroit, « en cloche », avec hypoplasie scapulaire et costale, des anomalies laryngotrachéales et une cardiopathie congénitale sont responsables de troubles cardio-respiratoires. La face est plate avec hypertélorisme, micrognatie et division vélopalatine. Le rachis présente une platyspondylie et une hypoplasie pédiculaire des vertèbres thoraciques. L’ambigüité sexuelle est fréquente. La transmission est autosomique dominante par mutation du gène SOX9 en 17q24.3

P. Maroteaux, pédiatre généticien français et J. W. Spranger, pédiatre allemand (1971)

Étym. gr. kampè :incurvé ; melos  : membre

Syn. dysplasie campomélique

→ SOX9

nanisme diastrophique l.m.

diastrophic dwarfism

Chondrodysplasie avec nanisme micromélique, déformations importantes du squelette des membres, du rachis, malformations de la face.
Les os sont courts et trapus, les épiphyses déformées, les articulations en mauvaises positions , dont le signe pathognomonique du « pouce d'autostoppeur », par subluxation du pouce en abduction, des mains botes cubitales, des pieds bots rigides, des anomalies de la face : kystes des oreilles, fente labiale, division vélopalatine, des malformations vertébrales cervicales hautes avec instabilité C1-C2, dorsales et lombaires responsables de cyphoscolioses sévères évolutives.
. En plus d'une mortalité infantile élevée, son pronostic est sombre, car il entraîne un nanisme sévère, une cyphoscoliose évolutive. Le QI  est normal. La transmission est autosomique récessive par mutation sur le gène SLC26A2 porté sur le chromosome 5 en 5q32codant pour le transporteur de sulfate SLC26A2 nécessaire à la sulfatation des protéoglycanes. Le diagnostic intra-utero est possible.

M. Lamy, membre de l’Académie de médecine et P. Maroteaux,  pédiatres français (l960)

Étym.   gr. diastrophos : de travers, tordu

Syn. dysplasie diastrophique

→ SLC26A2

nanisme de type Laron l.m.

Laron’s dwarfism type I, Laron syndrome

Nanisme dû à une insensibilité à l'hormone de croissance, dont il existe deux formes secondaires à une déficience, l’une du récepteur de cette hormone et l’autre du postrécepteur.
On observe des sclères bleues, une voix haut perchée, une limitation à l'extension de l'épaule, des membres courts, et une dystrophie des hanches. La concentration sérique de l’hormone de croissance est augmentée. Le Locus du gène de l'affection (GHR) est situé en 5p13-p12. L’affection est autosomique récessive (MIM 262500).

Z. Laron, pédiatre israélien (1974)

Syn. nanisme hypophysaire de type II, déficience en récepteur d'hormone de croissance, insensibilité à l'hormone de croissance (syndrome de l')

→ GHR gene

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