Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1944 résultats 

partie transversale du ligament ilio-fémoral l.f.

pars transversa ligamenti iliofemoralis (TA)

transverse part of iliofemoral ligament

Syn. Anc. faisceau supérieur du ligament de Bertin ; faisceau ilio-prétrochantérien du ligament de Bertin

→ ligament ilio-fémoral

Pautrier-Woringer (réticulose lipomélanique de) l.f.

L. Pautrier, membre de l’Académie de médecine,  F. Woringer, dermatologues français (1937)

→ lymphadénopathie dermatopathique

pecten du pubis l.m.

pecten ossis pubis (TA)

pecten pubis, pectineal line

Bord supérieur de la branche supérieure du pubis qui prolonge en avant la ligne arquée de l’ilion.
Arête vive, il donne insertion en avant au muscle pectiné et en arrière, sur son versant médial, au muscle petit psoas.

Syn. anc.  crête pectinéale du pubis

pédicule vasculonerveux intercostal l.m.

intercostal vasculonervous pedicle

Ensemble formé par la veine intercostale, l'artère intercostale et le nerf intercostal, courant dans un même espace au bord inférieur de la côte sus-jacente qui forme une gouttière.
De haut en bas, à partir de l'angle postérieur de la côte, on trouve la veine, l'artère et le nerf qui est le plus bas situé.

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

peloton sudoral l.m.

sweat gland, secretory coil

Syn. peloton sudoripare

→ glomérule sudoripare

peptides natriurétiques n.m.p.

natriuretic peptides


 

Famille de trois polypeptides, le peptide natri-urétique atrial, ANP (atrial natriuretic peptide), le peptide natri-urétique B, BNP (brain natriuretic peptide) qui sont des hormones d'origine essentiellement cardiaque, toutes deux douées de propriétés diurétiques, natri-urétiques et vasodilatatrices et le peptide de type C, CNP (C-type natriuretic peptide) sécrété par l’endothélium vasculaire et à action vasodilatatrice paracrine.
L'ANP est un polypeptide de 28 acides aminés, sécrété par les myocytes des oreillettes en réponse à leur distension. Le BNP est un polypeptide de 32 acides aminés, d'abord découvert dans le cerveau (d'où B pour brain) mais qui est secrété essentiellement par les myocytes des ventricules en réponse à leur étirement. Le CNP est un polypeptide de 22 acides aminés, découvert dans le cerveau et produit essentiellement par l'endothélium vasculaire.
L'ANP, le BNP et le CNP résultent d’hydrolyses enzymatiques successives de précurseurs, préprohormones et prohormones. Dans le plasma, les peptides natri-urétiques sont inactivés, d'une part par l'endopeptidase neutre ou néprilysine, métallo-enzyme à zinc qui les hydrolyse et, d'autre part, par le récepteur C qui leur fait subir un processus d’endocytose et de dégradation. Les inhibiteurs de l'endopeptidase neutre, dont le thiorphan, augmentent la concentration de l'hormone active.
La sécrétion d'ANP et de BNP est stimulée par une augmentation du volume extracellulaire et la distension des oreillettes et des ventricules qui s’ensuit.
L'ANP et le BNP agissent sur des récepteurs spécifiques au nombre de trois : le récepteur A (NPR-A) doté d’une grande affinité pour l’ANP et le BNP, le récepteur B (NPR-B) plus spécifique du CNP, tous deux activant une guanylate cyclase et augmentant ainsi la concentration de GMP cyclique considéré comme le 2ème messager de ces peptides, et le récepteur C (NPR-C) doté d’une activité de clairance et dépourvu de guanylate cyclase.
Les précurseurs des facteurs A et B sont transformés en leurs formes matures par la corine.
Par leurs effets diurétiques, natri-urétiques et vasodilatateurs, les peptides natri-urétiques jouent un rôle majeur dans l’homéostasie des volumes liquidiens et la régulation de la pression artérielle. Ils se comportent comme des antagonistes du système rénine angiotensine. La concentration plasmatique de BNP sert de marqueur de l’insuffisance cardiaque.

→ endopeptidase, guanylate cyclase, système rénine-angiotensine, corine

péristaltisme urétéral l.m.

ureteral peristaltism

Activité motrice de l'uretère, organe musculaire creux, caractérisée par des contractions qui se propagent dans un sens déterminé (péristaltisme antégrade) pour assurer la propulsion de l'urine. Le péristaltisme urétéral transporte ainsi l'urine du bassinet dans la vessie.
En diurèse normale une ou deux ondes contractiles parcourent l'uretère en une minute, transportant un bolus urinaire dont le volume est de 0,5 mL environ. En hyperdiurèse, la fréquence des contractions s'accroit ainsi que le volume de chaque bolus. Le péristaltisme urétéral et les mécanismes d'adaptation sont des propriétés intrinsèques de l'uretère qui persistent sur l'organe isolé de toute connection nerveuse centrale, comme ‘est le cas pour le rein transplanté. La diurèse est le stimulus naturel qui déclenche la naissance de l'onde contractile.

→ antipéristaltisme, bolus urinaire

péri-urétérite l.m.

periureterite

Évolution inflammatoire et fibreuse du tissu cellulaire périurétéral, correspondant soit à l'extension d'une urétérite, soit à une fibrose rétro-péritonéale idiopathique.
La "gangue" fibreuse ou fibrolipomateuse ainsi formée peut épaissir considérablement la paroi urétérale, ou encore, dans la fibrose rétro-péritonéale, la comprimer sans l'envahir, avec persistance d'un plan de clivage anatomique. Ces lésions ne doivent pas être confondues avec les cellulites néoplasiques rétro--péritonéales.

→ fibrose rétro-péritonéale, cellulite néoplasique rétro-péritonéale

péri-uréthrite n.f.

periurethritis

Inflammation aigüe ou chronique des tissus périuréthraux, complication des affections endo-uréthrales, tels rétrécissement, infections itératives, lithiase, corps étrangers.

péri-uréthrite aigüe n.f.

acute periurethritis

Infection microbienne et parfois suppurée des tissus péri-uréthraux compliquant l'évolution des infections uréthrales et parfois des manœuvres endo-uréthrales à visée thérapeutique.
L'évolution peut se faire vers la régression sous antibiothérapie ou vers la suppuration.

→ abcès péri-uréthral, phlegmon péri-uréthral

péri-uréthrite chronique l.f.

chronic periurethritis

Processus scléro-inflammatoire touchant les tissus péri-uréthraux pouvant former une gangue rigide épaisse qui complique souvent les affections sténosantes du conduit.

petit retour de couches l.m.

early post-partum menses

Ecoulement sanglant de faible abondance pouvant survenir vers le 15e jour des suites de couches.

Pezzer (sonde de) l.f.

Pezzer 's self retaining catheter

Sonde comportant une extrémité renflée en capuchon la maintenant en place, qui peut être utilisée comme sonde uréthrale autostatique chez la femme, mais a surtout été très souvent choisie comme sonde de cystostomie chirurgicale.
Elle est également très utilisée en chirurgie générale pour drainer toutes sortes de cavités, naturelles ou pathologiques.

O. de Pezzer, chirurgien urologue français (1890)

PHGDH gene sigle angl. pour phosphoglycerate dehydrogenase

Gène situé sur le locus chromosomique 1p12, donnant instructions pour la formation du phosphoglycérate deshydrogénase. Cet enzyme intervient dans la synthèse de la sérine, nécessaire au développement et au fonctionnement du cerveau et du système nerveux central.
Plusieurs mutations de ce gène entraînent le déficit en phosphoglycérate déshydrogénase.

Syn. 3-PGDH, 3-phosphoglycerate dehydrogenase, 3PGDH, D-3-phosphoglycerate dehydrogenase, epididymis secretory protein Li 113, HEL-S-113, PDG, PGAD, PGD, PGDH, SERA 

→ phosphoglycérate déshydrogénase (déficit en)

phacomatose rétinienne l.f.

→ phacome rétinien

[P2 ]

Édit. 2018

phagocytes mononucléés (système des) l.m.

mononuclear phagocyte system

Réseau de cellules disséminées dans l’organisme, caractérisées par leur activité phagocytaire, leur mobilité, leur rôle dans le déclenchement et l’entretien des réactions immunitaires.
Ces cellules, d’origine médullaire, passent dans le sang (monocytes), et parviennent dans les tissus conjonctifs lâches où elles prennent le nom d’histiocytes-macrophages. Dans les alvéoles pulmonaires, ce sont les cellules à poussières ou macrophages alvéolaires, dans le foie, les cellules de Kupffer, dans le cerveau, les cellules de la microglie, dans la peau, les cellules de Langerhans, dans l'os, les ostéoclastes.

Syn. système mononucléé phagocytaire, système réticuloendothélial (terme obsolète), ou réticulohistiocytaire (terme obsolète)

phase secrétoire l.f.

secretory phase

Phase lutéale du cycle menstruel.

phlegmon péri-néphrétique l.m.

perinephric abcess

Infection suppurative du tissu cellulo-graisseux de la loge rénale.
Succédant à ou accompagnant une pyonéphrite ou une pyonéphrose, il peut aboutir à une suppuration rétropéritonéale diffuse, pouvant se fistuliser dans le côlon ou la plèvre. Il doit être drainé d'urgence.

→ fistule rénobronchique, fistule rénodigestive, péri-néphrite, pyonéphrite, pyonéphrose

phlegmon péri-uréthral l.m.

periurethral phlegmon

Infection aigüe à point de départ uréthral, progressant dans les tissus péri-uréthraux sans tendance à la limitation ou à la collection, provoquant la nécrose tissulaire et s'accompagnant d'un syndrome infectieux général sévère.

→ abcès péri-uréthral, péri-uréthrite aigüe

photocoagulation panrétinienne l.f.

panretinal photocoagulation

Photocoagulation de la rétine, étendue entre les arcades vasculaires temporales et la rétine antérieure.
Cette destruction contrôlée de la rétine est effectuée dans le but de faire régresser les néovaisseaux rétiniens et/ou papillaires dans les rétinopathies proliférantes, pour préserver la rétine postérieure. Elle peut induire ou aggraver un œdème maculaire.

Syn. ablation rétinienne, photocoagulation disséminée

phototraumatisme rétinien l.m.

solar retinitis, light-induced maculopathy, photic retinopathy

Ensemble des lésions induites sur les cellules rétiniennes par un faisceau lumineux, par traumatisme photochimique, par effet thermique ou par l'effet mécanique (formation de microbulles gazeuses).
Les phototraumatismes peuvent être dus à l'observation du soleil, le plus souvent au cours de l'observation d'une éclipse (rétinite solaire, rétinite fovéomaculaire), ou chez les soudeurs à l'arc, en l'absence de verres protecteurs. Il existe aussi des phototraumatismes iatrogènes (par ex. par exposition prolongée à la lumière d'un microscope opératoire ou celle d'un éclairage endoculaire pendant une intervention chirurgicale). La photocoagulation laser est une forme de phototraumatisme.

pièce sécrétoire n.f.

secretory component, secretory piece

→ sécrétoire (pièce) composant sécrétoire (récepteur des immunoglobulines polymériques).

pigmentation des chaufferettes l.f.

Forme rare de pigmentation cutanée induite par une exposition chronique à une source calorique.
Située habituellement soit sur la face interne des jambes et des cuisses, soit sur l'abdomen, avec comme responsables cheminée, brasero, chaufferette, bouillotte ou cataplasme électrique, elle réalise une pigmentation brune réticulée qui reproduit le dessin du réseau vasculaire anastomotique de la peau.

Syn. pigmentation a calore des chaufferettes

→ dermite des chaufferettes, érythème a calore

pigmentation groupée de la rétine l.f.

congenital grouped pigmentation of the retina

Pigmentations rétiniennes congénitales en pattes de tigre ou d'ours de taille variable.
Elles ressemblent à des empreintes d'animaux (tigre, chat, ours). Elles peuvent être localisées à un secteur ou couvrir toute la rétine, elles peuvent être unilatérales ou bilatérales. Elles empiètent rarement sur la macula. L'acuité visuelle, l'ERG et l'EOG sont normaux. Elles sont non évolutives et bien que constituant une hypertrophie congénitale de l'épithélium pigmentaire rétinien, elles ne constituent pas un marqueur de la polypose adénomateuse familiale.

L. Mauthner, ophtalmologiste allemand (1868)

Syn. pas d'ours

pigmentation groupée maculaire l.f.

grouped pigmentation of the macula

Pigmentations rétiniennes maculaires congénitales, bilatérales, arrondies, de taille variable et non évolutives.
Même aspect que pour les pigmentations groupées de la rétine, mais uniquement dans la région maculaire et entourées d'un halo (comme dans les hamartomes). Acuité, angiographie, ERG, EOG normaux. L’affection est autosomique récessive (MIM 233800).

A. Loewenstein et J. Steel, ophtalmologistes britanniques (1941)

Syn. pigmentations groupées de l'épithélium pigmenté rétinien maculaire

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