crêtes cutanées l.f.p.
cristae cutis (TA)
dermal ridges, papillary ridges
Saillies présentes à la surface de la peau, visibles surtout dans certaines régions, notamment la paume de la main et la plante du pied.
Elles sont dues aux papilles dermiques.
Syn. anc. crêtes dermiques, crêtes papillaires, papilles dermiques, papilles du chorion, papilles du derme
[A1]
Édit. 2015
cricothyroïdotomie n.f.
cricothyroidotomy
Mise en place d’un tube dans la trachée par ponction ou incision de la membrane cricothyroïdienne.
Technique utilisée en urgence pour assurer l’oxygénation, lorsque les autres méthodes d’abord de la trachée ne sont pas applicables (obstruction des voies aériennes supérieures, impossibilité d’intubation).
Étym. gr. cricoeides : cricoïde ; tomê : coupure
Syn. déconseillé coniotomie
[G2]
Édit. 2015
crochet de Braun l.m.
Braun's blunt hook
G. A. Braun, gynécologue obstétricien autrichien (1861)
Syn. décapiteur de Braun
croissant temporal l.m.
temporal crescent
Zone de 30° à l'extrémité du champ visuel qui correspond au faisceau monoculaire nasal de chaque œil.
Syn. demi-lune temporale
[P2]
cutis laxa l.f.
cutis laxa
Maladie du tissu conjonctif, secondaire à des anomalies biochimiques des fibres élastiques, dans laquelle la peau, apparaît flasque (c'est la chalazodermie), avec formation de plis, surtout du visage, réalisant un aspect prématurément vieilli.
On distingue trois groupes de cutis laxa. Le premier groupe correspond à des syndromes héréditaires, à transmission le plus souvent autosomique, dominante ou récessive, les anomalies cutanées étant associées à des anomalies viscérales variées : vasculaires, pulmonaires, urinaires, squelettiques, neurologiques. Le deuxième groupe correspond aux formes secondaires à des éruptions cutanées non spécifiques, à une amylose systémique, ou à des formes idiopathiques. Le troisième groupe s'associe à d'autres maladies du tissu conjonctif : syndrome d'Ehlers-Danlos, pseudoxanthome élastique. Une forme localisée de cutis laxa peut faire partie d'une neurofibromatose de von Recklinghausen.
E. L. Ehlers, dermatologiste danois (1899) ; H. A. Danlos, dermatologiste français (1908)
Syn. dermatolysis (ou dermatolysie), dermatochalasis, chalazodermie, élastolyse primitive, élastohexie généralisée
[J1]
dermatoglyphe n.m.
Chacun des sillons digitaux ou palmaires qui constituent les empreintes digitales ou l’empreinte palmaire.
dangerosité en psychiatrie l.f.
degree of danger in psychiatry
Dangerosité pour soi-même ou pour autrui justifiant le recours aux mesures de rétention administrative.
Cette notion de dangerosité a toujours été, dans l'opinion publique, liée à la maladie mentale. Elle a conduit à la mise en place d’un dispositif légal prévoyant des mesures de rétention administrative pour les patients réputés dangereux (hospitalisations d'office). En fait, elle reste marginale sur le plan social : 2 p.100 des crimes et délits sont effectués par des malades mentaux. Le taux global de suicide reste relativement faible, après un crime, chez les psychotiques. La justice s'est donc préoccupée à l'excès d'évaluer la dangerosité potentielle des malades mentaux en questionnant les experts. Or l'état dangereux criminologique domine très largement la dangerosité liée à la pathologie et il existe à ce propos une ambigüité constante. Les actes criminels sont souvent plus impressionnants, dans la mesure où ils sont imprévisibles, et leurs récidives s'avèrent plus nombreuses. Aussi, dans ce domaine est-ce « la probabilité de conduites agressives, violentes ou dominatrices faisant courir à autrui un risque d'atteinte physique, psychologique ou matériel" ainsi que le risque de récidive qui seront surtout retenus.
Étym. vieux fr. dangier : état de celui qui est à la merci d'un maître (lat. populaire dominiarium : pouvoir de dominer, lat. dominium : droit de propriété)
dB symb. m.
decibel
→ bel
DEA sigle f. pour Dystrophie Ectodermique Anhidrotique
EDA (Ectodermal Dysplasia Anhidrotic)
déacétylase n.f.
deacétylase
déacylase n.f.
deacylase
déambulateur n.m.
walker
Appareil d’aide à la marche formant un hémicadre, articulé ou non, que le patient pousse devant lui en s’y appuyant.
Étym. lat. ambulare : se promener
déambulation n.f.
1) Concernant l’appareil locomoteur : ambulation
Action de se déplacer en marchant.
Les possibilités de déambulation ont été classées en 4 groupes fonctionnels :
a) autonomie : les patients sont capables de sortir seuls au besoin avec l’aide d’appareillage ;
b) déambulation à domicile : le déplacement est possible à domicile avec l’aide d’appareillage ; s’asseoir ou se lever est possible avec ou sans aide modérée. Une chaise roulante est nécessaire à l'extérieur ;
c) déambulation non fonctionnelle : la déambulation est possible en cas de rééducation ou dans des conditions d’aide particulière. Le fauteuil roulant est utilisé dans la vie courante, à l’intérieur comme à l’extérieur ;
d) déambulation impossible : la position debout reste possible avec appui pour aller du fauteuil au lit.
2) En psychiatrie, synonyme d’errance : strolling, wandering
Étym. lat. ambulare : se promener
→ errance
déambulation paroxystique nocturne l.f.
nocturnal paroxystic wandering
Éveils brusques suivis de cris, de paroles incompréhensibles, de gesticulations et d'activités motrices élaborées d'une violence particulière, avec effroi, dangerosité possible et amnésie consécutive.
Ces épisodes paraissent constituer une variante des dystonies paroxystiques nocturnes et sont de plus considérées comme des variantes de crises épileptiques partielles, en général sensibles aux anti-épileptiques, surtout à la carbamazépine.
Des études complémentaires sur les anomalies du cycle veille-sommeil et la pratique d'enregistre
T. Pedley, C. Guilleminault, neurologues américains (1977)
Étym. lat. ambulare : se promener
DeBakey (classification de) l.f.
DeBakey’s classification
Classification proposée par DeBakey pour les dissections aigües de l'aorte.
Type 1 : la dissection commence aux valves aortiques et intéresse toute l'aorte thoracique et toute ou partie de l'aorte abdominale.
Type 2 : la dissection commence et se limite à l'aorte ascendante.
Type 3 : la dissection commence au-delà de l'artère sous-clavière gauche et s'étend en aval. Cette dissection de type 3 peut s'étendre en rétrograde intéressant l'aorte ascendante.
M. DeBakey chirurgien américain (1965)
DeBakey (signe de) l.m.
DeBakey’s signe
Signe clinique permettant d'évoquer la localisation sous les artères rénales d'un anévrisme de l'aorte, lorsque le bord de la main peut s'insinuer entre le rebord costal et le pôle supérieur de l'anévrisme.
M. DeBakey, chirurgien américain (1906-2006)
de Barsy (syndrome de) l.m.
de Barsy’s syndrome
Syndrome associant retard mental et statural, cutis laxa, microcéphalie, hypertélorisme, cataracte.
La transmission est autosomique récessive.
Anne-Marie de Barsy, baronne neurologue belge (1967)
→ cutis laxa, opacités cornéennes et retard mental
débile adj.
weak,weakly (child)
Qualifie une personne atteinte d’une déficience intellectuelle ou physique.
Il s’est largement répandu dans la langue parlée, avec un sens voisin d’imbécile, crétin, idiot, s’appliquant parfois aussi aux choses (un film débile) comme aux personnes, avec une valeur proche de nul (autre adjectif à la mode) et opposé à génial.
Étym. lat. debilitas : faiblesse, infirmité
Syn. faible, fragile, infirme, frêle, estropié
débilitant adj.
weakning
Qui affaiblit.
Un climat débilitant.
Au sens figuré, signifie démoralisant : une atmosphère débilitante.
Étym. lat. debilitas : faiblesse, infirmité
débilité n.f.
weakness, debility
Etat d’une personne qui manque de force, qui présente une extrême faiblesse, ou qui présente une pauvreté, une faiblesse natives des facultés mentales.
La débilité du corps, la débilité de la vieillesse, la débilité de l’esprit.
Débilité constitutionnelle : faiblesse extrême de certains nouveau-nés, ordinairement prématurés, en raison d’une souffrance fœtale secondaire à une maladie aigüe ou chronique de la mère ; état de déficience chronique de l’organisme remontant à l’enfance.
Débilité intellectuelle : état d’arriération intellectuelle ou mentale de degré moindre que l’idiotie ou l’imbécillité.
Débilité mentale est parfois utilisé pour désigner la débilité intellectuelle ou encore pour qualifier une erreur de jugement quel que soit par ailleurs, le degré des acquisitions intellectuelles. Elle correspond à ce qu’on appelle dans le langage courant, la sottise, terme également employé pour débilité intellectuelle.
Débilité motrice ; ensemble des troubles moteurs comprenant l’exagération des réflexes tendineux, la perturbation de la réflectivité plantaire (signe de Babinski, signe de l’éventail, absence de réflexe), les syncinésies, la paratonie et la maladresse constitutionnelle. On l’observe souvent chez des sujets atteints de débilité intellectuelle, d’imbécillité ou d’idiotie.
Étym. lat. debilitas : faiblesse, infirmité
débilité mentale l.f.
mental deficiency
Insuffisance du développement intellectuel qui ne permet pas au sujet de répondre aux sollicitations et aux exigences du milieu.
Avant que l'échelle métrique ne fasse apparaître la notion de débilité mentale selon A. Binet et T. Simon (1905), qui distingue les débilités profondes, moyennes et légères, une tradition psychiatrique française avait décrit celle-ci d'une autre façon : comme un mélange de crédulité, de suggestibilité, de prétention et de vanité puérile (Ph. Chaslin). Dans ce type de débilité, qu'on appelle plus couramment sottise, le manque de jugement et de bon sens ne permet en général qu'un rendement médiocre, mais les résultats aux tests globaux d'intelligence sont loin d'être toujours insuffisants.
Peu après, Goddard, puis Doll qui avait traduit l'échelle métrique de Binet aux États-Unis, repensaient la débilité mentale en termes d'adaptation sociale. Ils partaient du fait que Binet, en parlant de "débilité mentale" et non de "débilité intellectuelle", avait indiqué que dans les troubles qu'il "mesurait", entraient d'autres fonctions que l'intelligence.
Les psychologues de l'école de Vineland identifiaient la débilité mentale à une incompétence sociale.
Ph. Chaslin, psychiatre français (1887) ; A. Binet et T. Simon, psychologues français (1905) ; H. H. Goddard, psychologue américain (1910) ; E. A. Doll, psychologue américain (1936)
Étym. lat. debilitas : faiblesse, infirmité
→ arriération mentale, idiotie
débilité motrice l.f.
motor immaturity, motor infantilism, paratonia
État d'insuffisance et d'imperfection des fonctions motrices considérées dans leur adaptation aux actes ordinaires de la vie.
Elle associe : une maladresse de la motilité volontaire (gestes patauds, pesants, malhabiles et mal adaptés, démarche mal assurée) ; une persistance des syncinésies malgré l'âge avancé de l'enfant (syncinésies d'imitation et syncinésies toniques) ; une paratonie, qui se caractérise par l'impossibilité ou l'extrême difficulté à obtenir un relâchement musculaire actif. L'exagération des réflexes ostéotendineux est fréquente.
Ces difficultés sont en rapport avec un dysfonctionnement tonicomoteur de nature fonctionnelle.
E. Dupré, psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1907)
Étym. lat. debilitas : faiblesse, infirmité
débimétrie urinaire l.f.
urinary flow rate, urinary output evaluation
Étude du débit urinaire évaluant la puissance du jet urinaire au moyen d’un débimètre.
La débimétrie se traduit par l'inscription d'une courbe dont les deux paramètres les plus utilisés sont la valeur du débit maximum et la durée de la miction. Lorsque ces paramètres sont dans les limites de la normale, la courbe a un aspect "en cloche". Cette étude est le préalable à l’exploration urodynamique.
débit n.m.
flow
En mécanique des fluides et en physiologie, volume (ou masse) écoulé par unité de temps.
On distingue le débit instantané (ex. débit de pointe) et le débit «moyen» mesuré sur un temps plus long, la minute, en physiologie, sauf indication contraire.
Symboles : pour le débit moyen mesuré sur une minute on note V' pour les écoulements gazeux et Q' pour ceux de sang.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
→ physiologie respiratoire (symboles)
débit acide basal de l'estomac l.m.
gastric acid output
Paramètre mesuré lors de l'étude de la sécrétion acide gastrique, égal au produit de la concentration d'acide dans le liquide gastrique par le volume sécrété dans une unité de temps.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux