Y (ligne des) l.f.]
Y line
Ligne transversale tracée sur une radiographie du bassin de face chez l'enfant et joignant les branches horizontales du cartilage en Y de chaque côté.
La ligne des Y sert de repère pour tracer l'angle acétabulaire d'Hilgenreiner et apprécie la hauteur de la tête fémorale dans le cotyle.
H. Hilgenreiner, chirurgien orthopédiste autrichien (1935) ; L. Ombrédanne, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1871-1956)
[B2,O1]
Édit. 2019
zone marginale postérieure du disque embryonnaire l.f.
Partie postérieure du disque embryonnaire tridermique dont les cellules sécrètent une molécule activin-like qui induit le développement de la ligne primitive.
Cette molécule appartient à la famille du TGF-β (Transforming growth factor β).
axes corporels embryonnaires (établissement des), disque embryonnaire tridermique, ligne primitive
[A4,O6]
microcornée glaucome et cataracte l.f.
chorioretinovitreous heredodystrophie, microcornea glaucoma and cataract ; autosomal dominant vitréoretinochoroïdopathy
Dystrophie choriorétinovitréenne avec microcornée se compliquant secondairement de glaucome et de cataracte.
Elle débute dans les premières années de la vie. Il existe comme dans la vitréorétinochoroïdopathie de Kaufman une ligne de démarcation en périphérie, sur 360 degrés, cette ligne est hyperpigmentée et sépare une rétine hyperclaire d’une pigmentation avec atrophie rétinienne dense. En angiographie, on observe une berge hyperclaire qui marque la jonction entre rétine pratiquement saine et pavage pigmenté dense. Une petite dysmorphie faciale est parfois constatée avec paupières en S comme dans la dystrophie tapétorétinienne stationnaire ou lentement progressive de Gass. L’affection est autosomique dominante (MIM 157100) liée à une mutation du gène Best1 (locus en 11p13 1) codant pour une protéine transmembranaire intervenant dans le transport de l’ion Ca++. Il existe de nombreuses formes phénotypiques avec une symptomatologie plus ou moins complète ou sévère.
P. Hermann, ophtalmologiste français (1958) ; S. J. Kaufman, ophtalmologiste américain (1982) ; J. D. Gass, ophtalmologue américain (1987); 1M. A. Reddy, généticien britannique (2003) ; P. François, ophtalmologiste français (1993)
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
Syn. vitréo-rétinopathie, microcornée, glaucome et cataracte; vitréo-rétino-choroïdopathie de François
Sigle angl. ADVIRC
→ cataracte, glaucome, vitréorétinochoroïdopathie de Kaufman, dystrophie tapétorétinienne stationnaire ou lentement progressive de Gass, microphtalmie rétinite pigmentaire et glaucome, BEST1 gene
[P2]
Édit. 2018
abcès froid thoracique l.m.
thoracic cold abscess
Collection suppurée sans signes inflammatoires locaux, siégeant au niveau des parties molles de la paroi thoracique, habituellement d'origine tuberculeuse.
L'abcès froid tuberculeux s'accompagne souvent d'une ostéopériostite costale tuberculeuse. L'abcès migre dans le sens de la pesanteur en suivant les interstices musculaires. Ses sièges habituels sont au niveau de la ligne axillaire moyenne, moins souvent la région para-vertébrale ou latérosternale.
L'abcès forme une masse plus ou moins tendue, indolente, sans douleur, chaleur, rougeur. L'évolution spontanée se ferait vers la fistulisation. Le diagnostic repose sur la mise en évidence du bacille de Koch dans le pus ou de follicules tuberculeux dans la fausse paroi de l'abcès.
Le traitement est, sous antituberculeux, l'exérèse en masse de l'abcès avec résection du foyer d'ostéopériostite.
Rares sont les abcès froids staphylococciques ou au cours de la brucellose.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
→ ostéopériostite, tuberculose,
[A2, D1, K1]
Édit. 2020
abdomen n.m.
abdomen (TA)
abdomen
Partie du tronc comprise entre le thorax au dessus et au dessous le pelvis.
Sa limite avec le thorax est formée par le diaphragme et avec le pelvis (ou petit bassin), par un anneau osseux, l’ouverture supérieure du pelvis ou détroit supérieur des obstétriciens. Selon les reliefs osseux, il est divisé en trois étages : thoraco-abdominale, abdominale pure et grand bassin. Il est formé en avant d'une cavité péritonéale contenant la majeure partie du tube digestif, foie, rate, pancréas et en arrière du rétropéritoine comportant aorte abdominale et veine cave inférieure sur la ligne médiane et dans les fosses lombaires, les reins et les surrénales.
Étym. lat. abdomen
→ cavité abdominale, diaphragme, thorax, grand bassin, petit bassin, ouverture supérieure du pelvis, colonne vertébrale, muscles de l'abdomen, muscles du dos
[A1 ]
Édit. 2020
acanthion n.m.
acanthion
Terme d’anthropologie désignant le sommet ou l’extrémité de l’épine nasale antérieure.
Il est situé à la base du squelette osseux du nez sur la ligne médiane. C’est un point de repère craniométrique pour les mesures anthropologiques.
Étym. gr. akanthion : petite épine, dérivé de akantha : épine
Syn. point nasospinal
[A1]
Édit. 2018
acoumétrie n.f.
acoumetry
Mesure de l'acuité auditive utilisant l'audition de la voix et celle du diapason.
L’étude clinique de la perception auditive peut être effectuée à la voix (acoumétrie vocale), voix chuchotée à l’aide de mots graves ou aigus (une voix chuchotée perçue à six mètres permet d’affirmer une audition peu altérée) ou voix haute, ou encore à l’aide de diapasons (acoumétrie instrumentale).
L’étude de la perception crânienne se recherche à l’aide de diapasons placés sur la ligne médiane du crâne : c’est le test de Weber. Chez le sujet normal, la perception auditive est égale des deux côtés. Il a l’impression d’entendre le son émis au milieu du crâne. A l’état normal, la perception aérienne est meilleure que la perception crânienne. Ce fait reste vrai en cas de surdité de perception. Il s’inverse en cas de surdité de transmission (épreuve de Rinne).
Étym. gr. akouein : entendre ; metron, par lat. metrum : mesure.
→ audiogramme, audiométrie, conduction osseuse, Weber (test de), Rinne (épreuve de)
[B3,P1]
Édit. 2017
acquisition n.f.
acquisition
En imagerie numérisée, au sens large du terme, recueil et stockage des données brutes qui vont permettre de reconstruire une image.
En imagerie numérisée et scanographie conventionnelle, les données brutes nécessaires pour reconstruire une image ou une coupe sont recueillies, numérisées et stockées après un seul balayage : une image est obtenue avec une acquisition.
En scanographie hélicoïdale, de très loin la technique la plus fréquente actuellement, un seul balayage permet de stocker les données brutes correspondant à toutes les coupes comprises dans le volume exploré en une rotation de 360° du tube : une seule acquisition permet d'obtenir l'image de plusieurs coupes.
En IRM, pour obtenir une ligne de la matrice, on répète souvent la même séquence deux ou trois fois pour améliorer le rapport signal sur bruit : on dit que l'on a fait deux ou trois acquisitions (ou accumulations). Pour obtenir les données brutes correspondant à la totalité de la matrice, il faut ensuite répéter cette opération autant de fois que la matrice comprend de lignes : l'obtention d'une seule image en IRM demande donc un grand nombre d'acquisitions.
Syn. accumulation (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2020
action d'un muscle l.f.
Déplacement d’une articulation sous l’effet de la contraction d’un muccle
Le mouvement qui en résulte dépend des positions respectives du ou des axes de l’articulation et de la ligne de force du muscle objectivée par la droite qui passe par les points d’insertion principaux du muscle. Ex. la flexion du coude par contraction du muscle biceps brachial.
[A1,I3]
Édit. 2017
acuité visuelle (tests de mesure de l') l.f.
visual acuity tests
Acuité visuelle subjective mesurée à l’aide d’optotypes.
Pour la mesure de loin, on utilise des optotypes en présentation groupée (en ligne), la présentation isolée étant réservée aux très jeunes enfants : tests-directionnels (échelle de Snellen, anneau de Landolt), tests-images, tests-géométriques, tests-lettres (Sheridan Inserm). Des optotypes pour malvoyants sont plus gros, plus espacés, plus contrastés. Il existe des optotypes pour adultes (lettres ou chiffres en lignes en progression géométrique ou logarithmique)
Pour la mesure de près, on utilise une échelle à main (de Parinaud pour les adultes, de Rossano-Weiss, de Cadet pour les enfants, de Lissac pour les basses visions). En l’absence d’expression verbale, on peut avoir recours à la méthode d’appariement.
Si le sujet est atteint de basse vision, il est important de noter la distance de lecture, notion exigée pour un dossier d’admission dans une école spécialisée.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
[P2 Édit. 2017 ]
adénome colorectal l.m.
colorectal adenoma
Adénome développé aux dépens des glandes de la muqueuse colorectale, de la valvule de Bauhin à la ligne pectinée anorectale.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5,L1,L2]
Édit. 2017
adminiculum lineae albae l.f.
adminiculum lineae albae (TA)
posterior attachement of linea alba
Ligament suspubien postérieur.
Il constitue la partie postérieure de l’insertion pubienne de la ligne blanche de l’abdomen.
[A1]
Édit. 2015
agénésie sacrée l.f.
sacral agenesia
Syndrome de régression caudale de l'embryon, souvent associée à un diabète maternel associant une absence totale ou partielle du sacrum à des anomalies du rachis lombaire sus-jacent, à des paralysies des membres inférieurs et à des troubles fonctionnels et des malformations urogénitales et anorectales.
Trois groupes principaux ont été décrits (G. Bollini 1989) :
- Le groupe 1 correspond à une agénésie totale du sacrum et du coccyx associée à une hypoplasie plus ou moins étendue du rachis lombaire. Les deux ailes iliaques sont soudées sur la ligne médiane ou séparées par une amphi-arthrose. Le bassin est étroit, le détroit supérieur rétréci. Les anomalies sous-jacentes sont toujours graves : paraplégie (avec conservation de la sensibilité profonde), troubles sphinctériens, déformations des membres inférieurs enraidis en mauvaise position ; l’hypermobilité de la région lombopelvienne permet la position assise malgré l’enraidissement des hanches et doit être conservée.
- Le groupe 2 correspond à une dysgénésie sacro-iliaque unilatérale par absence d’une moitié du sacrum ; elle entraîne une subluxation avec instabilité sacro-iliaque unilatérale, une asymétrie du bassin et une scoliose lombaire sus-jacente avec déport du tronc du côté de la malformation.
- Le groupe 3 correspond à une agénésie transversale du sacrum sous S2. Les articulations sacro-iliaques sont stables ; des déformations des membres inférieurs peuvent se voir : pieds bots, pieds creux avec griffe des orteils. Cette forme peut s’associer à un dysraphisme spinal fermé, à des troubles fonctionnels et malformations anales et urogénitales.
Ces trois formes paraissent sporadiques ; un diabète maternel a été noté dans 16 à 20 p. cent des cas.
Le syndrome de Currarino associe une agénésie sacrée transversale avec conservation de S1 à des malformations anorectales, une tumeur présacrée (myélocèle ou tératome), une dysraphie spinale avec des malformations médullaire et méningée. L’hérédité autosomique dominante est liée au gène HLXB3, locus 7q36, codant pour un facteur de transcription, la protéine HB9.
G. Currarino, radiologue pédiatrique américain (1981) ; G. Bollini, chirurgien orthopédiste français (1989)
→ Currarino (syndrome de), Currarino (triade de) régression caudale (syndrome de)
[I1,Q2]
Édit. 2017
altitude n.f.
altitude, height
1) Elévation verticale au-dessus du niveau de la mer.
2) Chez le sujet normal, les effets produits par une élévation lente en altitude sont assez bien supportés jusqu'à 3 000 m, mais plus haut apparaît le mal d'altitude.
Les variations rapides d'altitude sont cause d'effets nocifs sur toutes les cavités closes de l'organisme. La pression barométrique diminue avec l'altitude et la PO2 diminue proportionnellement (jusqu'à 10 000 m au moins, parce que la composition de l'air sec reste constante dans la troposphère). Mais la PO2 diminue plus rapidement dans les bronches et dans les alvéoles, parce que la vapeur d'eau finit par occuper toute la place à partir de 19 200 m : toute vie est alors impossible, il y a ébullisme.
Jusqu'à 2 500 m (altitude des cabines pressurisées des avions de ligne) l'oxygénation du cerveau est maintenue à peu près normale du fait de l'hyperventilation physiologique compensatrice qui abaisse la PACO2, mais cette hypocapnie favorise les crises de tétanie chez les sujets prédisposés. Le mal d'altitude, commence à se manifester à partir de 3 000 m et se fait nettement sentir au-dessus de 4 000 m : la PO2 du cerveau tombe alors à 26 mm de Hg = 35 hPa.
Les variations rapides d'altitude (en avion par ex.) entraînent une dilatation des gaz à la montée (prendre des précautions particulières pour les patients sous perfusion). La contraction des gaz à la descente cause, notamment, l'otite barotraumatique.
Étym. lat. altitudo : hauteur
→ altitude (aiguille d'), transport aérien des patients, barotraumatisme, ébullisme, Fenn (diagramme de), inertance
[C2]
Édit. 2017
amnios n.m.
amnios
Couche profonde des membranes de l'œuf issue, au 8ème jour de développement de l’embryon, des cellules épiblastiques adjacentes au cytotrophoblaste qui prennent le nom d’amnioblastes et constituent l’ébauche de l’amnios.
L’amnios délimite la cavité amniotique qui contient le liquide amniotique dans lequel va se développer le fœtus. L’amnios, feuillet épithélial pauvre en cellules, adhère au chorion frondosum qui en constitue la partie externe dès le 3ème mois de la grossesse. Il est en continuité avec l’épiderme fœtal au niveau du cordon (ligne de jonction amnio-ectoblastique). Il tapisse ainsi la face fœtale du placenta et engaine le cordon jusqu'à la couverture cutanée ombilicale. Il contient les précurseurs des prostaglandines qui déclencheront la parturition. Il représente une considérable surface d’échange entre le fœtus, via la cavité amniotique, et le sérum maternel puisqu’on estime qu’il y transite chaque jour, dans les deux sens, plus de 20 litres de liquide.
Étym. gr. amnios : amnios
→ épiblaste, cytotrophoblaste, amnioblaste, cavité amniotique, liquide amniotique, chorion frondosum, ligne de jonction amnio-ectoblastique, placenta
[A4,O6]
Édit. 2017
angle condylien l.m.
Angle formé par les deux lignes prolongeant en dedans les interlignes articulaires occipito-atloïdiens
A l'état normal, les deux lignes se croisent sur la ligne médiane, au niveau de la dent de l'axis. Il mesure environ 125°. Cet angle est augmenté dans l'impression basilaire ou en cas d'hypoplasie d'un condyle occipital.
Syn. angle de Schmidt
[A1]
Édit. 2017
angle costovertébral l.m.
rib vertebral angle difference (RVAD), Mehta index
Construction géométrique sur une radiographie de face du rachis du nourrisson ou du jeune enfant scoliotique permettant d’apprécier l’importance de la courbure et son évolutivité.
L’angle est formé, d’une part, par la droite passant par le milieu de la tête et du col de la côte située au sommet de la courbure scoliotique et, d’autre part, par la ligne perpendiculaire au plateau inférieur de la vertèbre apicale. Il est comparé à l’angle symétrique du côté opposé. Le pronostic est favorable si la différence reste de moins de 20° sur deux radiographies prises à trois mois d’intervalle. C’est le cas de la plupart des attitudes scoliotiques qui sont réversibles.
M. H. Mehta, chirurgien orthopédiste britannique d’origine indienne (1972)
[A1,B2]
Édit. 2017
angle de Baumann l.m.
Baumann’s angle
Angle construit sur une radiographie de l’extrémité distale de l’humérus de l’enfant formé par l’axe de la diaphyse humérale et une ligne oblique passant par le cartilage de conjugaison situé entre la métaphyse et le noyau du condyle externe (capitulum humeri).
La modification de cet angle normalement de 70° à 80° permet d’apprécier le déplacement d’une fracture supra-condylienne et son degré de varus ou de valgus ou d’une fracture du capitulum. En cas de doute il doit être comparé avec celui du côté opposé. Il n’est pas mesurable chez le tout jeune enfant et il n’est pas fiable après dix ans.
E. Baumann, chirurgien orthopédiste suisse (1958)
[A1,B2]
Édit. 2017
angle de Boehler l.m.
Böhler’s angle
Sur un cliché de la cheville de profil, angle complémentaire de celui formé par la ligne tangente à la surface articulaire astragalocalcanéenne avec celle tangente à la face supérieure du calcanéum.
Sa valeur normale se situe entre 28 et 40°. Au-dessous de 28°, il indique une fracture du calcanéum avec enfoncement du thalamus.
L. Boehler, chirurgien autrichien (1885-1973)
[A1,B2]
Édit. 2017
angle de profil facial l.m.
facial profil angle
Angle formé par la ligne basion-prosthion d'une part et le plan de Virchow d'autre part.
Il sert à mesurer le prognathisme facial et permet, en anthropologie, de classer les crânes en trois catégories : les mésognathes (angle de profil facial compris entre 83 et 90°) ; les prognathes (angle inférieur à 83°) ; les orthognathes (angle supérieur à 90°). L'homme moderne est mésognathe et le nouveau-né orthognathe ; les australopithèques étaient prognathes. On assiste à une régression progressive du prognathisme au fur et à mesure de l'évolution.
[A1]
Édit. 2017
angle facial inférieur l.m.
inferior facial angle
Angle formé par la ligne joignant le point alvéolaire inférieur au symphysion d'une part et l'horizontale d'autre part, le crâne étant en position anatomique.
Cet angle mesure la saillie en avant du menton, qui est une des caractéristiques de l'homme moderne. (homo neanderthalis, comme homo erectus, avait encore le menton fuyant).
[A1]
Édit. 2017
angle foramen magnum-clivus l.m.
foramen magnum-clivus angle
Angle décrit par Boogaard pour chercher l'existence d'une platybasie, formé d'une part par la ligne basion-opisthion (grand diamètre du foramen magnum ou trou occipital) et d'autre part par le plan du clivus.
Sa valeur normale est de 122 à 126°. Elle augmente dans la platybasie où elle peut atteindre 138 à 156°.
J. A. Boogaard, médecin anthropologue néerlandais (1823-1877)
Syn. angle basal de Boogaard
[A1]
Édit. 2017
angle sacropubien l.m.
sacro-pubic angle
Angle d'inclinaison du bassin.
Il est mesuré par radiopelvimétrie, sur le cliché de profil strict du bassin, entre l’horizontale et une ligne réunissant le bord antérieur de la première pièce sacrée et le point le plus postérieur ou le point supérieur de la symphyse pubienne.
[A1,B2,O3]
Édit. 2017
angle sternal l.m.
angulus sterni (TA)
sternal angle
Angle dièdre saillant en avant au niveau de la ligne d'union entre le manubrium et le corps sternal.
Il répond à la 2ème échancrure costale pour le cartilage costal de la deuxième côte.
A. Louis, chirurgien français (1723-1792)
Syn. Anc. dénom. angle de Louis
[A1]
Édit. 2020
anite n.f.
anal inflammation
État inflammatoire de la muqueuse du canal anal se traduisant sur le plan clinique par des phénomènes douloureux (brûlure, prurit) et sur le plan endoscopique par un aspect érythémateux, congestif et parfois érosif avec exulcérations.
Les causes sont multiples. L'origine vasculaire exclusive est contestée, bien que l'on ait décrit une anite bleue (masse bleutée par transparence) et une anite rouge (artériolaire). En fait l'anite est le plus souvent associée à une réaction inflammatoire de la muqueuse rectale réalisant une anorectite qui peut être iatrogène (due aux suppositoires, à une radiothérapie, aux antibiotiques), parasitaire (oxyurose), infectieuse (maladie sexuellement transmissible), etc.
L'anite peut être localisée au niveau des cryptes de la ligne pectinée, point de départ de l'infection des canaux d'Hermann et Desfosse, vecteurs de la fistule anale.
[L1]
Édit. 2017