Valsalva (rapport de) l.m.
Valsalva ratio
Rapport entre les fréquences cardiaques pendant l'épreuve de Valsalva (bradycardie) et juste après pendant la tachycardie compensatoire.
Ce rapport permet d'évaluer la réactivité du système nerveux autonome.moyens pour le faire. On ne peut mesurer la fréquence sur de si courte durée que sur l'électrocardiogramme. La période (inverse de la fréquence) se mesure avec précision sur l'intervalle RR.
Le rapport de Valsalva devient ainsi :Rv = RR le plus court / RR le plus long.
→ période, système nerveux autonome, Valsalva (épreuve de)
[K2]
Édit. 2019
van’t Hoff-Arrhenius (loi de) l.f.
van’t Hoff-Arrhenius law
Loi selon laquelle la production calorique d'un système chimique et donc d'un être vivant, augmente lorsque la température interne s'élève.
D'où la loi empirique, dite du Q10 : très grossièrement, la quantité de chaleur produite, Q, double lorsque la température s'élève de 10°C.
Cette loi se vérifie bien chez les pœcilothermes ; elle est d'application plus difficile chez les homéothermes du fait de la régulation thermique. Mais elle joue chez les malades fébriles : lorsque la température augmente de 1°C la production calorique, donc le métabolisme, augmente de 9,5% environ. Comme la nutrition n'apporte en général pas une quantité suffisante d'énergie chez les malades fébriles, ils puisent dans leurs réserves et deviennent cachectiques si la situation se prolonge. Il est donc nécessaire d'augmenter la ration calorique pour, sinon compenser, du moins atténuer les effets de la fièvre, quelle qu'en soit la cause.
J.H. van’t Hoff Jr, chimiste néerlandais, prix Nobel de chimie en 1901 (1852-1911) ; S.A. Arrhenius, chimiste suédois, prix Nobel de chimie en 1903 (1859-1927)
→ loi du Q10, pœcilotherme, homéotherme
[B1]
Édit. 2019
homéothermie n.f.
homeopthermal
Capacité des mammifères à conserverune température constante
L’Homme est capable de maintenir sa température centrale à une valeur relativement constante, de 37,0 °C dite « point de consigne ».
Le centre thermorégulateur est situé dans l'hypothalamus, qui, reçoit des informations des récepteurs (cutanés et centraux) et donnent des signaux aux muscles, au tissu adipeux brun et aux vaisseaux sanguins pour augmenter ou diminuer la température centrale. Le corps peut garder une température homogène grâce au système cardiovasculaire, qui distribue la chaleur rapidement dans tout le corps.
La production de chaleur, thermogenèse, due aux activités métaboliques de l’organisme et à l’énergie libérée par la contraction musculaire. Elle est compensée par la thermolyse qui fait appel à différents processus : radiation, convection, conduction, évaporation de la transpiration.
La digestion accroît la thermogenèse de façon proportionnelle à la quantité d'énergie consommé. Cette production représente environ 10 % des apports énergétiques quotidiens. Elle est influencée par la nature des macronutriments consommés que l’on désigne « action dynamique spécifique ».
Le point de consigne peut se déplacer en cas de pathologies ou d'infections, provoquant ainsi une fièvre qui ne traduit non pas un dérèglement des mécanismes thermorégulateurs, mais l'établissement d'une nouvelle consigne de température, plus élevée.
La plupart des organismes homéothermes) sont également endothermes (c'est-à-dire que la chaleur est produite par l'organisme lui-même).
Étym. gr. homïos : semblable ; thermê :chaleur
Ant. poïkilothermie
→ poïkilothermie, thermolyse, thermogenèse, action dynamique spécifique
[C2]
Édit. 2020
Wilson (maladie de) l.f.
Wilson disease
Désordre génétique du métabolisme du cuivre dû à des mutations du gène ATP7B situé sur le chromosome 13 (13q 14.3-q21.1), codant pour la protéine ATP7B, transporteur transmembranaire du cuivre? membre de la famille des ATPases.
Du fait de l'anomalie du transporteur, le cuivre alimentaire absorbé par l'intestin est insuffisamment excrété dans la bile et s'accumule dans les cellules, principalement dans le foie et le système nerveux central. L’affection qui débute entre 5 et 40 ans, entraînant des manifestations hépatiques évoluant vers la cirrhose, peut se manifester par une hépatite aigüe sévère voire fulminante et des manifestations nerveuses : syndrome extrapyramidal, dyskinésies avec une dysarthrie et des troubles de la déglutition, et par des manifestations psychiques (troubles du caractère, épisodes dépressifs, difficultés scolaires). Les lésions rénales sont plus tardives. Un anneau cornéen brun-verdâtre, (anneau de Kayser-Fleischer) lié à l’accumulation de cuivre dans la cornée est caractéristique mais inconstant. La concentration de cuivre et de céruloplasmine est diminuée dans le sang. La teneur du cuivre est augmentée dans les urines. Les traitements appropriés sont les chélateurs du cuivre : la D-pénicillamine le plus souvent prescrite ou le triéthylène tétramine dihydrochloride (Trinetine®) ou encore le zinc (Wilzin® ) réservé aux échecs des autres chélateurs ou en cas d’intolérance .
La prévalence de la maladie de Wilson est faible : 1/40.000. Cette maladie, autosomique récessive, se développe chez les hétérozygotes composites.
S. Wilson, neurologue britannique (1912) ; B. Kayser (1902) et B. Fleischer (1903), ophtalmologues allemands
→ ATP7B, ATPase, Kayser-Fleischer (anneau cornéen de), céruléoplasmine, céruloplasmine, Wilson (arthrite de la maladie de), D-pénicillamine, wilzin
[H1, L1, M1, P2, Q2, R1 ]
Édit. 2020
enképhaline n.f.
enkephalin
Peptide de faible poids moléculaire produit par l'encéphale, constituant comme les endorphines, une substance jouant le rôle d’une morphine endogène, notamment inhibitrice de la douleur.
Dans les neurones de la base du cerveau, on a identifié une méthionine-encéphaline (Tyr-Gly-Gly-Phe-Met) et une leucine-encéphaline (Tyr-Gly-Gly-Phe-Leu). Les enképhalines ont en commun le tétrapeptide NH2-terminal Tyr-Gly-Gly-Phe qui -comme la morphine- reconnaît le récepteur des centres nerveux de la douleur. Les récepteurs spécifiques des enképhalines sont présents dans le système limbique, en particulier dans l'amygdale, en rapport avec la maitrise des émotions.
Étym. gr. egkephalos : à l’intérieur de la tête
Syn. encéphaline
→ endorphine, opioïde endogène
[C1, C2, H1, O4]
Édit. 2020
robot médical l.m.
medical robot
Dispositif utilisé chez le patient reposant sur une boucle de rétro action couplant un capteur (signal d’entrée) avec un actionneur (signal de sortie) liés par un système de régulation comportant des algorithmes de traitement de l’information lui permettant de s’adapter à la tâche à effectuer.
Il existe de nombreux exemples de robots médicaux comme la pompe à insuline délivrant en temps réel et en fonction de la glycémie du patient la dose nécessaire pour la maintenir à une concentration normale. L’algorithme décisionnel a été créé à partir de la collection de nombreuses données cliniques.
Le robot chirurgical en développement constant donne au chirurgien les renseignements nécessaires au guidage des gestes que les instruments doivent effectuer.
[B3]
Édit. 2020
angiotensine 1-7 n.f.
angiotensin 1-7
Métabolite de l’angiotensine II transformé sous l’action de l’enzyme de conversion ACE2 (« Angiotensin converting enzyme 2) en un heptapeptide dépourvu de l’acide aminé C terminal du peptide d’origine, la phénylalanine, et exerçant des actions vaso-dilatatrices et anti-hypertensives via le récepteur Mas appartenant à la famille des récepteurs couplés à la protéine G.
L’angiotensine 1-7 accroît la production de NO dans les cardiomyocytes et les artères entraînant ainsi une vasodilatation artérielle. Ce peptide a un effet bénéfique sur le système cardio-vasculaire et s’oppose au développement de l’hypertrophie cardiaque.
→ angiotensine, monoxyde d'azote, enzyme de conversion de l'angiotensine, protéine G
[C1, C2]
Édit. 2020
craving n.m.
Le phénomène de craving est le besoin irrépressible de consommer une substance ou de répéter un comportement à l’égard desquels par ses expériences antérieures le sujet s’est placé en état de dépendance.
Le craving survient soit spontanément, soit à un moment particulier tel que stress ou rencontre d’un stimulus déclencheur.Il est involontaire et donc non controlé, plus ou moins brusque, générateur d’un état de malaise perçu comme égodystonique. Il peut se répéter des mois après l’arrêt de la consommation ou du comportement.
Il signe une étape avancée dans l’évolution du trouble de l’usage de la substance ou du comportement .
Les études animales et les études en neuro imagerie ont montré que le craving est sous tendu par un dysfonctionnement dopaminergique au niveau du système neuronal de récompense.
Étym. angl. to crave : avoir très envie ou terriblement besoin
→ trouble de l’usage de substance, addiction, dépendance, sevrage.
[G4, H3]
Édit. 2020
système mini-génome l.m.
mini-genome system
Transfection de cellules en culture avec un mélange de plasmides permettant l’expression des protéines virales et d’un ARN pseudo-viral porteur d’un gène rapporteur, la luciférase par exemple,
Ce système permet de reconstituer des pseudo-ribonucléides virales et d’évaluer ainsi l’activité de la polymérase virale en mesurant l’activité du gène rapporteur dans les lysats de cellules transfectées.
[D1]
Édit. 2020
cluster de différenciation 56 l.m.
Glycoprotéine s'exprimant à la surface des neurones, des glia et des muscles du squelette.
Elle est impliquée dans l'adhésion des cellules entre elles, le développement des neurones, la plasticité des synapses, l'apprentissage et la mémoire. Elle est aussi l’'antigène de surface qui caractérise les cellules Natural Killer humaines qui sont des lymphocytes du système immunitaire inné.
Syn. neural cell adhesion molecule
Sigle CD 56
[C1, H5]
Édit. 2020
stade d’un cancer (détermination du) l.f.
cancer staging
Détermination de l’étendue d’un cancer en fonction de la quantité de cellules tumorales présente dans l’organisme et de leur emplacement lors du diagnostic initial.
Les informations révélées par les examens cliniques, iconographiques et biologiques permettent de déterminer la taille de la tumeur, les parties de l’organe atteintes par le cancer, la propagation vers d’autres sites à partir de son lieu d’origine et leur répercussion sur les paramètres biologiques.
La détermination du stade d’une leucémie porte sur l’étendue extra-médullaire et sanguine de l’affection et en particulier sur l’atteinte des organes lymphoïdes (ganglions, amygdales…) de la rate et de tout autre organe.
La détermination du stade d’une maladie de Hodgkin, ou d’un lymphome malis non hodgkinien, repose sur l’étendue et la taille des localisations ganglionnaires et splénique de même que sur des atteintes extra-ganglionnaires (os, poumons, système nerveux, tube digestif, peau ….). Cette appréciation prend en compte les modifications de l’état général et les anomalies biologiques, en particulier la présence d’un syndrome inflammatoire.
Syn. étendue du cancer
→ cancer, leucémie lymphoïde chronique, maladie de Hodgkin, lymphome malin non hodgkinien
[F1, F2]
Édit. 2020
tumeurs broncho-pumonaires neuro-endocriniennes l.f.
carcinoid bronchial tumor
Tumeurs se développant à partir des cellules du système endocrinien réparties dans plusieurs parties du corps, principalement dans l’intestin grêle, le gros intestin, l’ovaire, le pancréas et le tissu broncho-pulmonaire.
.Les cellules neuro-endocrines peuvent produire certaines hormones de façon excessive ce qui peut conduire à des tableaux cliniques variés .Les tumeurs neuroendocrines broncho-pulmonaire forment un groupe hétérogène de tumeur, tant sur le plan histologique qu'immunohistochimique ou moléculaire, mais aussi pronostique et thérapeutique. Elles regroupent les carcinomes neuroendocrines à grandes cellules, les cancers bronchiques à petites cellules, certains cancer broncho-pulmonaire à grandes cellules, tumeurs carcinoïdes typiques et atypiques.
→ Cancer broncho-pulmonaire à petites cellules, , tumeurs carcinoïdes
[A2, A3, F2, K1]
Édit. 2020
apeline n.f.
apelin
Hormone polypeptidique trouvée sous trois formes actives de longueurs différente (36, 17 et 13 acides aminés) dérivés d’un précurseur commun, la pré-proapeline, exprimée dans de nombreux tissus (coeur, cerveau, peau, poumon, tissu adipeux, muscle squelettique, ...) et impliquée dans la régulation de nombreux processus physiologique : contraction musculaire et cardiaque, équilibre hydro-électrique, angiogenèse, métabolisme énergétique, etc...
L‘apeline a été découverte selon le processus de pharmacologie inverse et a été identifiée comme le ligand d’un récepteur initialement considéré comme orphelin : le récepteur APJ, de structure voisine de celui de l’angiotensine 2.
L’apeline 17 (17 acides aminés) est prédominante dans le plasma chez l’Homme. L’apeline 13 est dégradée par l’enzyme de conversion de l’angiotensine de type 2 (ECA2). Le récepteur APJ appartient à la famille des récepteurs couplés aux protéines G. L’apeline intervient dans de nombreux domaines : inhibition de la production d’ADH, stimulation de la libération d’ACTH, effet cardiaque inotrope positif, baisse de la pression artérielle, libération de la cholécystokinine, inhibition de la sécrétion d’insuline, stimulation de la contraction musculaire. L’apeline est également un agent angiogénique et joue un rôle dans le développement cardiaque. Le système apeline/APJ pourrait constituer une cible pharmacologique intéressante pour la thérapeutique de l'obésité, du diabète, de l'insuffisance cardiaque et de la sarcopénie liée au vieillissement.
→ récepteurs couplés aux protéines G, hormone polypeptidique, angiotensine (I, II, III, IV), enzyme de conversion de l’angiotensine, hormone antidiurétique, hormone adrénocorticotrope, inotrope, cholécystokinine, insuline, facteur angiogénique, sarcopénie
[O4]
Édit. 2020
CGRP sigle angl. pour Calcitonin Gene-Related Peptide
Peptide associé au gène de la calcitonine.
Polypeptide de 37 acides aminés présent dans le système nerveux central et périphérique, ainsi que dans le cœur et le tube digestif, dans la glande thyroïde et dans les vaisseaux où il se comporte comme un très puissant vasodilatateur.
Il peut aussi être considéré comme un neurotransmetteur pour certaines fonctions autonomes viscérales et sensorielles.
Au cours de cette dernière décade, CGRP est impliqué comme acteur central dans la phase douloureuse et même dans la genèse de la migraine
Lisbeth H. Lassen, neurologue danoise (2002)
[C1,C3]
Édit. 2021
sutimlimab n.m.
sutimlimab
inhibe sélectivement la fraction C1s de la voie classique du complément, une composante du système immunitaire inné.
Grâce à l’inhibition de la fraction C1s, le sutimlimab est réputé interrompre l’hémolyse déclenchée par l’activation du C1 dans la maladie des agglutinines froides. L’inhibition de la voie classique au niveau du C1s vise à préserver les activités fonctionnelles de surveillance immunitaire des autres voies d’activation du complément, à savoir la voie des lectines et la voie alterne.
A. Röth, hématologue allemand (2021)
→ maladie à agglutinines froides
[F1, G5]
Édit. 2021
inflammation liée à l'angiopathie amyloïde cérébrale l.f.
cerebral amyloid angiopathy-related inflammation
réaction auto-immune aux dépôts amyloïdes-beta dans le système vasculaire cérébral évoquant une méningoencéphalite
Le diagnostic requiert les cinq critères suivants:
- âge supérieur à 40 ans
- au moins deux symptômes suivants : céphalées, diminution de la conscience, changement de comportement, signes neurologiques focaux, crises
- à l'IRM au moins deux lésions hémorragiques cortico-sous-corticales : macrohématomes, microhématomes, sidérose corticale superficielle
- à l'IRM, hyperintensités unifocale ou multifocale de la matière blanche en séquences FLAIR pondérées T2
- absence de néoplasie, infections ou autres causes.
Le diagnostic formel repose sur l'examen histologique d'une biopsie chirurgicale du cortex cérébral.
L'évolution clinique est lentement progressive vers la démence ; elle peut être freinée par un traitement immunosuppresseur : glucocorticoïdes, cyclophosphamide.
S. Bhattacharyya, neurologiste américain (2021)
→ angiopathie amyloïde cérébrale, méningoencéphalite
[A3, B2, H1, K4]
Édit. 2021
traitement immunosuppresseur et transplantation l.m.
Ensemble des thérapeutiques médicamenteuses favorisant la tolérance d'un greffon par le système immunitaire du receveur.
Ces thérapeutiques utilisent dans des associations variables la prednisone, les antimétabolites (azathioprine, acide mycophénolique), les inhibiteurs de la calcineurine ( ciclosporine et tacrolimus), les inhibiteurs de la mTOR (sirolimus, évérolimus), l’inhibiteur du second signal des lymphocytes T (nulojix), les anticorps monoclonaux anti-récepteurs de l’IL 2 (simulect) et les globulines antilymphocytaires.
Tous les immunosuppresseurs sont dotés d’effets secondaires très puissants qui rendent leur utilisation prudente et délicate
On distingue le traitement immunosuppresseur d'induction, utilisé au décours immédiat de la transplantation, du traitement immunosuppresseur d'entretien, utilisé au long cours et dont le maintien est nécessaire pour la survie du greffon.