épreuve de freinage par la dexaméthasone l.f.
dexamethasone suppression test
Epreuve biologique destinée à contrôler la dépendance de la corticosurrénale à l'hypophyse.
Cette épreuve est utilisée pour le diagnostic positif du syndrome de Cushing.
Elle consiste à freiner la sécrétion hypophysaire de corticostimuline, l’ACTH. Il existe deux types de tests.
Le premier est un test dit de freinage « rapide », effectué en première intention, qui consiste à administrer 1 mg de dexaméthasone à minuit et à doser le cortisol plasmatique à 8 h . Chez le sujet normal, la concentration de cortisol doit être inférieure à 50 nmol/L. Elle reste élevée en cas de syndrome de Cushing.
Le test dit « standard » consiste à administrer la dexaméthasone à raison de 0,5 mg toutes les 6 h pendant deux jours. Le dosage de la cortisolémie est effectué 6 h après la dernière prise. L’interprétation des résultats est identique au test standard.
H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)
→ Cushing (syndrome de), ACTH, dexaméthasone
[B3, O4]
Édit. 2020
épreuve de stimulation-freinage l.f.
stimulation-blockade ovarian test
Etude de la réponse ovarienne à l’injection de gonadotrophine chorionique, après avoir bloqué la fonction de la glande surrénale par la dexaméthasone, pour affirmer l’origine ovarienne d’une hyperandrogénie.
M. F. Jayle, biochimiste français (1962)
Syn. épreuve de Jayle
→ gonadotrophine chorionique, dexaméthasone, hyperandrogénie
[C2,O4]
Édit. 2018
épuration digestive l.f.
gastro-intestinal evacuation
Technique permettant de limiter l'absorption de toxiques par l'organisme après leur introduction dans le tube digestif.
Diverses techniques peuvent être utilisées simultanément : l'aspiration gastrique suivie éventuellement de lavage, la provocation de vomissements pro (par sirop d'ipéca, apomorphine), l'administration de charbon activé, les laxatifs et le lavage intestinal (solution de polyéthylène-glycol-électrolytes). De façon plus efficace on peut aussi améliorer la «dialyse intestinale» par l'administration de charbon activé, en continu ou par doses répétées, en accélérant le transit intestinal avec du sorbitol, ou encore en rompant le cycle entérohépatique des toxiques ou toxines (aspiration duodénale, drainage nasobiliaire, résines échangeuses d'ions à forte affinité pour les acides biliaires, p. ex. choléstyramine).
→ charbon activé, lavage gastrique, apomorphine
[G4, G5, L1]
Édit. 2020
équilibre hydroélectrolytique l.m.
hydro-electrolytical balance
Équilibre entre les anions et les cations dans le plasma.
Cet équilibre est nécessaire à la vie, la concentration globale en électrolytes assure la constance du milieu intérieur, indispensable au bon fonctionnement des échanges cellulaires.
Ces facteurs supposent qu'une balance égale entre les entrées et les sorties d'eau et d'électrolytes soit réalisée. Les apports nutritifs, les dépenses métaboliques et l'action de différentes hormones, aldostérone, hormone antidiurétique, etc. interviennent. L'anamnèse et les signes cliniques peuvent fournir une orientation mais le diagnostic précis des troubles physiopathologiques correspondant à des écarts aux valeurs normales ne peut s’affirmer que par des examens biologiques.
Étym. lat. aequus : égal; libra : balance à un plateau
→ électrolyte, potassium, sodium
[C2, M1, O4]
Édit. 2020
Erb (myopathie d') l.f.
Erb's myopathy
Dystrophie musculaire localisée à la ceinture scapulaire.
Il s'agit d'une forme topographique de myopathie facioscapulohumérale ou de myopathie des ceintures.
W. H. Erb, neurologue allemand, membre de l’Académie de médecine (1884) ; L. Landouzy, médecin interniste et J. J. Dejerine, neurologue français, membres de l’Académie de médecine (1886)
→ myopathie facioscapulohumérale de Landouzy-Déjerine
[I4]
Édit. 2018
Erb-Goldflam (maladie d') l.f.
Erb Goldflam's disease
W. H. Erb, neurologue allemand, membre de l’Académie de médecine (1879) ; S. Goldflam, neurologue polonais (1893)
[H1,I4]
Édit. 2018
Erdheim (nécrose aortique kystique médiane d') l.f.
Erdheim’s cystic medial necrosis of aorta
Anévrysme aortique disséquant, sans les signes de la maladie de Marfan, avec ectopie de la couche pigmentée de l'iris localisée sur la face antérieure de l'iris.
L'ectopie de l'épithélium pigmenté sur la face antérieure de l'iris donne par sa couleur sombre l’apparence d'un colobome irien. L’affection est autosomique dominante (MIM 132900).
J. Erdheim, anatomopathologiste autrichien (1929) ; R. Antley, pédiatre et généticien et D. Bixler, stomatologue et généticien américains (1975) ; A. Marfan, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1896)
Syn. dissection aortique familiale, annuloectasiante de l'aorte (maladie)
→ anévrysme, Marfan (maladie de), colobome irien
[Q2,P2,K4]
Édit. 2018
Erdheim (syndrome d') l.m.
Erdheim’s syndrome
Forme d'acromégalie caractérisée par une hypertrophie osseuse et cartilagineuse de la clavicule, des corps vertébraux et des disques intervertébraux.
Elle se traduit sur le plan clinique par une cyphose, une limitation des mouvements et des douleurs. L'acromégalie simple sur le plan rhumatologique peut également s'accompagner d'une ostéoporose et d'arthropathies.
J. Erdheim, anatomopathologiste autrichien (1931)
[O4]
Édit. 2018
érection n.f.
erection
Augmentation de volume, durcissement et redressement du pénis (ou du clitoris).
Ces modifications morphologiques sont dues à l’effet conjugué de l’irruption de sang artériel dans les espaces sinusoïdes des corps caverneux (ce qui entraîne la dilatation de ceux-ci), de la restriction du drainage veineux et de la contraction des muscles ischiocaverneux. Ce mécanisme est commandé par le système nerveux autonome (parasympathique facilitateur et sympathique inhibiteur) en réponse à différents stimuli mécaniques, chimiques, psychologiques… Le monoxyde d’azote largué par les terminaisons nerveuses des corps érectiles et leurs cellules endothéliales joue un rôle important dans l’érection, de même que plusieurs neuromédiateurs centraux, des influences corticales (aire préoptique médiane), etc… L’érection peut être réflexe en réponse à une stimulation génitale avec un relais nerveux sacré, psychogène d’origine supraspinale, coïtale associant les deux précédentes ou nocturne, encore mal connue.
Le priapisme est une érection involontaire, douloureuse, maintenue plus de quelques heures. C’est une urgence médicale.
Les troubles érectiles (impuissance) peuvent être d’origine vasculaire (athérome des artères pudendales…), secondaires à une atteinte neurologique centrale ou périphérique, à un traumatisme local (chirurgie, radiothérapie..), d’origine endocrinienne (diabète…), iatrogène (psychotropes…), psychologique…
Étym. lat. erectio : action de dresser, érection
→ érectile (tissu), priapisme, impuissance
[C2, H1, H4, K4, M3, O3]
Édit. 2020
ergométrine . n.f.
Mycotoxine (alcaloïde polycyclique) produite par l'ergot de seigle (Claviceps purpurea), micromycète parasite des épis de seigle.
Elle est responsable, avec l’ergotamine, de l’ergotisme. Ses propriétés ocytociques ont été utilisées pour lutter contre les hémorragies du postpartum.
Syn. ergobasine
[D1,G4]
Édit. 2018
ergotamine n.f.
ergotamine
Mycotoxine produite par un micromycète parasite des épis de seigle, ergot de seigle (Claviceps purpurea).
Responsable de l’ergotisme, elle a également un usage médical. Dès le XVIème siècle, elle était utilisée pour accélérer l’accouchement. Au début du XXème, siècle l’ergotamine est devenu le chef de file d’une importante classe de médicaments antihypertenseurs(1). C’est en travaillant à ses dérivés d’intérêt médical qu’a été synthétisé le LSD(2), dérivé de l’acide lysergique et dont les effets hallucinogènes n’ont été connus que cinq ans plus tard.
A. Stoll, chimiste suisse (1918)(1), A. Hofmann, chimiste suisse (1938) (2)
→ ergotisme, acide lysergique, LSD
[D1,G3,G4]
Édit. 2018
ergotamine (tartrate d') l.m.
ergotamine tartrate
Alcaloïde dérivé de l’ergot de seigle (Claviceps purpurea) doté de propriétés vasoconstrictives, antagoniste non sélectif des récepteurs 5HT2 et 5HT7 de la sérotonine, utilisé dans le traitement de la migraine.
→ ergot de Seigle, sérotonine, migraine
[D1,G3,G4]
Édit. 2018
ergot de seigle l.m.
rye ergot
Forme de résistance de Claviceps purpurea Tulasne (Clavicipitales Ascomycetina), parasite de la fleur de seigle, qui a longtemps été la cause d’intoxications alimentaires (ergotisme, "mal des ardents", "feu Saint-Antoine"...) et qui est source d’alcaloïdes utilisés en thérapeutique.
Formation solide résultant de l’infestation d’une fleur de seigle dont il prend la place dans l’épi, il évoque un ergot d’oiseau mâle, de couleur brun-noir. Il fut la source initiale de l’ergostérol, un des principaux stérols.
Étym. d’ergot de coq, en raison de la ressemblance morphologique
→ ergot de seigle (alcaloïdes), ergostérol
[D1,G3,G4]
Édit. 2018
ergot de seigle (alcaloïdes de) l.m.p.
rye ergot alkaloids
Alcaloïdes dérivés de l’acide lysergique biosynthétisés par l’ergot de seigle (Claviceps purpurea Tulasne), parasite de l’épi de Seigle, responsables d’accidents alimentaires par méprise et formant un groupe d’alcaloïdes pharmacologiquement actives utilisées en thérapeutique.
Il en existe deux types : les alcaloïdes peptidiques où l’acide lysergique est soudé à un motif de trois acides aminés (80 % du total des alcaloïdes présents dans l’ergot, dominé par l’ergotamine), et les alcaloïdes non polypeptidiques, à base soluble dans l’eau (ergométrine). Ces alcaloïdes sont utilisés tels quels après leur isolement de l’ergot (ergotamine, ergométrine) ou après hémi-synthèse qui module leurs effets (alcaloïdes hydrogénés dont la dihydroergotamine, la dihydroergotoxine...).
L-R. Tulasne, botaniste et mycologue français (1853)
→ ergot de seigle, ergotamine (tartrate d'), ergométrine, dihydroergocristine, dihydroergotamine, dihydroergotoxine, ergotisme, lysergique (acide)
[D1, G3, G4]
Édit. 2020
ergotisme n.m.
ergotism
Intoxication généralement aigüe due à la consommation de farines contaminées par des alcaloïdes polycycliques, dérivés de l’acide lysergique (ergotamine, ergométrine), qui sont produits par différentes espèces de micromycètes Claviceps sp. (Claviceps purpurea, surtout) parasites des épis de seigle.
Lorsque les grains parasités mûrissent, les filaments mycéliens s’agglutinent en un tissu dense recouvert d’une écorce violacée visible l’œil nu, le sclérote, qui rappelle l’ergot du coq, d’où le nom du parasite. La gravité de cette affection est liée à des vasoconstrictions périphériques (douleurs cutanées, nécroses pouvant aller jusqu’à la perte de parties gangrenées) et à des manifestations neuropsychiatriques (convulsions, délire, crises démentielles, hallucinations). Connue depuis la plus haute Antiquité, cette intoxication par des mycotoxines a causé de véritables hécatombes au Moyen Age ("mal des ardents", "feu Saint-Antoine"...°
Jadis très meurtrier de façon collective, survenant au cours de périodes de disette, l’ergotisme est maintenant exceptionnel depuis que le tri précis des semences de céréales s’est généralisé. Toutefois des formes mineures d’ergotisme pourraient survenir en cas d’intoxications par les alcaloïdes de l’Ergot utilisés à des doses excessives en thérapeutique
Syn. feu de Saint Antoine, feu sacré, mal des ardents
→ ergot de seigle, ergotamine, ergométrine, mal des ardents, feu Saint-Antoine
[G4]
Édit. 2018
érogène (zone) l.f.
erogenic zone
Partie du corps qui est le siège d'une excitation de type sexuel.
Si l'ensemble du corps est susceptible d'érogénéité, ce sont surtout les zones orificielles qui sont, par leur "structure de bord"(1), concernées.
Les zones érogènes (orale, anale, etc.) représentent la source des diverses pulsions partielles qui contribuent au développement libidinal et qui marquent, chacune à leur façon, le style futur des relations du sujet à l'objet.
J. Lacan(1), psychiatre et psychanalyste français (1801-1881)
Étym. gr. eros : dieu de l’amour
[H3,H4]
Édit. 2018
éros n.m.
eros
Terme grec désignant l'amour, repris par S. Freud dans sa dernière théorie des pulsions pour l'opposer à "thanatos" (la mort).
Comme pulsion de vie, éros élargit la portée de la notion précédente de pulsion sexuelle pour marquer son enracinement dans le biologique, tout en gardant son ancrage dans la pensée philosophique ou mythique.
[H3,H4]
Édit. 2018
érosions costales l.f.p.
costal erosions
[B2,K1,K4]
Édit. 2018
érosion traumatique du tronc artériel brachiocéphalique l.f.
brachiocephalic trunk fistula
Fistulisation entre le tronc artériel brachiocéphalique et la trachée, d'origine ischémique et infectieuse.
Il existe deux causes : une incision trachéale trop basse sous le 4ème anneau, lors d'une trachéomie, mettant en contact le tube trachéal et l'artère, ou une érosion ischémique par ballonnet trop gonflé au contact d'un tronc artériel brachiocéphalique en position médiane sur la face antérieure de la trachée, que l'intubation soit orale, nasale ou faite par trachéotomie.
Ce sont de petits saignements de sang rouge rutilant qui viennent révéler cette complication rare et très grave, entre le 10 ème et le 20 ème jour après une trachéotomie ou une intubation naso- ou orotrachéale. La présence du sang rouge, alors que l'aspiration distale ne ramène rien, est le signe qui impose la mise en place d'une sonde à double ballonnet, supérieur et inférieur, pour éviter le risque d'hémorragie cataclysmique avant qu’il soit possible de parvenir aux lésions pour faire la résection-suture du tronc artériel. Si le médiastin n'est pas infecté, une prothèse peut être mise en place. Du côté trachéal, on fait une résection de la collerette trachéale fistulisée que l'on suture, puis recouvre par un lambeau thymique bien vascularisé.
Étym. lat. erodere : ronger
Syn. ulcération traumatique du tronc artériel brachiocéphalique
[K1,K4]
Édit. 2018
Erve (virus)
Erve (virus)
Virus à ARN du genre Nairovirus (famille des Orthobunyaviridae) présent en France et, peut-être, en Allemagne.
Le virus Erve pourrait être à l'origine de syndromes hémorragiques et neurologiques. Son épidémiologie est inconnue.
Sigle ERVEV
[D1,D2,D4]
Édit. 2018
érythème mercuriel l.m.
erythema induced by exposure to mercury
Secondaire à l'application de pommades ou de désinfectants contenant du mercure, érythème d'apparition brusque, rouge-vermillon, parfois ponctué de points hémorragiques, disposé en nappes sur les plis, les faces latérales du cou, la région périombilicale et les flancs, sur lequel surviennent secondairement de très petites pustules blanc-laiteux se rompant en quelques jours pour laisser des croûtelles.
L'évolution, le plus souvent bénigne, se fait vers la formation d'une pigmentation résiduelle; quelques rares formes peuvent s'accompagner d'une néphrite mercurielle, surtout lorsque des préparations contenant du mercure et de l'iode ont été appliquées simultanément. La manipulation, professionnelle ou non, de mercure a pu être rendue responsable de certains cas d’érythème mercuriel.
Étym. gr. eruthêma : rougeur de la peau
[J1,G4]
Édit. 2018
érythromélalgie n.f.
erythromelalgia
S. Weir-Mitchell, neurologue et écrivain américain (1829-1914) en l’honneur duquel l’érythromélalgie a été nommée «maladie de Weir-Mitchell» ; M. Raynaud, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1862)
Étym. gr. eruthros: rouge; melos: membre; algos: douleur
Syn. syndrome de Weirr-Mitchell, érythermalgie, causalgie
[K4,N1]
Édit. 2018
érythromélalgie de la face l.f.
erythermalgia of the face
[K4]
érythropoïétine n.f.
erythropoietin
Hormone glycoprotéinique de masse 30 kDa sécrétée physiologiquement par le rein et accessoirement par le foie sous l'influence de l'hypoxie cellulaire.
Son rôle physiologique est de stimuler à la fois la prolifération et la différenciation des cellules progénitrices érythropoïétiques.
La structure moléculaire, le gène et le récepteur de l'érythropoïétine sont connus. L'hormone est produite sous forme recombinée permettant son utilisation thérapeutique en particulier dans le traitement de l'anémie de l'insuffisance rénale. La sécrétion augmentée ou inappropriée d'érythro
Sigle EPO
[F1,C1,O4,G5]
Édit. 2018
érythropoïétine et insuffisance rénale chronique l.f.
erythropoietin and chronic renal insufficiency
La carence de la sécrétion d'érythropoïétine d'origine rénale est une cause importante de l'anémie, parfois sévère, observée chez les patients atteints d'insuffisance rénale terminale et tout particulièrement chez les sujets traités par les méthodes de dialyse.
Une telle anémie est corrigée par l'administration d'érythropoïétine humaine recombinante.
→ insuffisance rénale, dialyse
[F1,C1,O4,G5,M1]
Édit. 2018