érythrose héliodermique du cou l.f.
red neck
Manifestation assez fréquente de l'héliodermie caractérisée cliniquement par l'existence, sur les faces latérales du cou, les zones rétro-auriculaires et le décolleté, de micropapules folliculaires jaunâtres sur fond érythémateux finement télangiectasique.
Dans le derme, l'examen histologique montre une élastose solaire, une ectasie capillaire et une hyperplasie des glandes sébacées.
M. Leder, dermatologue suisse (1944)
Étym. gr. eruthros : rouge ; helios : soleil ; derma : peau
Syn. erythrosis interfollicularis colli de Leder (1944)
[J1]
Édit. 2018
estradiol n.m.
œstradiol
Syn. œstradiol
Symb. E2
[O4]
Édit. 2018
éveinage n.m.
venous stripping
Procédé chirurgical destiné au traitement de l’incontinence des veines superficielles des membres inférieurs, saphène interne surtout mais aussi saphène externe.
Il consiste à réséquer le segment veineux pathologique par retournement et arrachement, après avoir lié et sectionné cette veine de part et d’autre de la zone pathologique. L’éveinage permet l’arrachement des collatérales veineuses et évite une longue incision cutanée. Cette opération est plus souvent désignée par son nom anglais de "stripping". Sa simplicité et son efficacité en ont fait le traitement de choix des varices des membres inférieurs.
[K3,K4]
Édit. 2018
excès apparent de minéralocorticoïdes l.m.
Situations dans lesquelles l’état d’imprégnation excessive par les hormones rétentionnistes en eau et en sel ne provient pas d’un excès d’aldostérone, mais d’un autre composé hormonal ou d’une activation constitutionnelle du canal sodé contrôlant la réab
Ces situations sont à évoquer en présence d’une hypertension artérielle avec hypokaliémie, baisse de l’activité rénine plasmatique ou de la rénine active, coïncidant avec des valeurs basses de l’aldostérone. Les causes les plus fréquentes en sont : les tumeurs de la corticosurrénale productrices de désoxycorticostérone (DOC), la corticothérapie et les syndromes de Cushing, les blocs de la 11bêta-hydroxystéroïde déshydrogénase congénitaux ou acquis (intoxication par la glycyrrhizine présente dans la réglisse et les pastis sans alcool, hypothyroïdie), les syndromes de Liddle (activation constitutionnelle du canal contrôlant la réabsorption tubule rénal du sodium, sensible à l’amiloride)
Syn. pseudohyperaldostéronisme
→ pseudohyperaldostéronisme, 11bêta-hydroxystéroïde déshydrogénase, glycyrrhizine, Liddle (syndrome de)
[O4]
Édit. 2018
excitabilité neuromusculaire
L’excitabilité neuromusculaire a été définie par Littré comme la capacité des muscles et des nerfs d’entrer en action sous l’influence d’un excitant artificiel ou physiologique.
Elle est régie par l’équilibre minéral entre calcium, magnésium, bicarbonates, auxquels s’ajoutent aussi les ions H+, Na+, K+. On la quantifie parfois par l’équation de Loeb (Na+ + K+ + OH-/ Ca2+ + Mg2++ H+, ou celle de Gyorgy : K+ + HPO43-+ HCO3-/ Ca2+ + Mg2+ + H+ ). En pratique un état d’hyperexcitabilité neuromusculaire ou tétanie s’observe en situation d’hypocalcémie, d’hypomagnésémie ou d’alcalose. Elle devrait en théorie être constatée aussi dans l’hyperkaliémie, mais n’apparaît pas car celle-ci coïncide pratiquement toujours avec une acidose. En revanche l’hyperexcitabilité neuromusculaire est possible au cours des alcaloses hypokaliémiques (comme au cours des hyperaldostéronismes primaires). Enfin l’hyperexcitabilité neuromusculaire peut survenir en l’absence d’anomalie métabolique basale, correspondant à la tétanie normométabolique ou spasmophilie (HP KLOTZ), dont l’expression est souvent démasquée par l’hyperpnée (syndrome d’hyperventilation).
→ hyperexcitabilité neuromusculaire, tétanie, spasmophilie, syndrome d'hyperventilation, hyperpnée, Loeb (équation de), Gyorgy (équation de), hyperaldostéronisme primaire
[C2,H1,I4]
Édit. 2018
exocrine adj.
exocrine
1) Se dit d'une glande dont la sécrétion se déverse à l'extérieur de l'organisme, soit par la peau, soit par le tube digestif.
2) Se dit de cette sécrétion elle-même.
Étym. gr. exo : en dehors ; krinein : sécréter
Ant. endocrine
[O4,C2]
Édit. 2018
exophage adj.
exophagic
En entomologie, se dit d'un arthropode hématophage effectuant ses repas sanguins à l'extérieur de l'habitat de son hôte.
A ne pas confondre avec exophile.
Ant. endophage
[D2,D4]
Édit. 2018
exophagie n.f.
exophagia
En entomologie, caractère d'un arthropode hématophage effectuant ses repas sanguins à l'extérieur de l'habitat de son hôte.
A ne pas confondre avec l'exophilie
Ant. endophagie
[D2,D4]
Édit. 2018
exophile adj.
exophile
Se dit d'un arthropode qui vit à l’extérieur des habitations.
A ne pas confondre avec exophage
Ant. endophile
[D2,D4]
Édit. 2018
exophilie n.f.
exophilia
En entomologie, caractère d'un arthropode ayant pour gîtes de repos des abris extérieurs (anfractuosités, végétation basse, creux d'arbres, etc.).
A ne pas confondre avec l'exophagie
Ant. endophile
[D2,D4]
Édit. 2018
exophtalmie n.f.
protopsis
Protrusion d'un ou des deux globes oculaires résultant d'une inflammation orbitaire, œdème, processus tumoral, traumatisme, thrombose du sinus caverneux.
En fonction du contexte, le diagnostic étiologique s'oriente le plus souvent soit vers une pathologie thyroïdienne, soit vers une tumeur intra-orbitaire. Les fausses exophtalmies sont liées à des augmentations du volume de l'œil (glaucome congénital ou forte myopie unilatérale).
K. A. von Basedow, médecin allemand (1840)
[P2,O4]
Édit. 2018
exophtalmos pulsatile l.m.
pulsating exophthalmos
Exophtalmie, le plus souvent unilatérale, s'accompagnant d'une vasodilatation cutanée et conjonctivale, d'un chémosis, parfois de douleurs orbitaires.
Les causes principales sont les fistules carotidocaverneuses, les anévrismes artérioveineux orbitaires et les varices orbitaires.
[P2,K4]
Édit. 2018
expansif adj.
expansive
Caractère particulier du battement d’une artère ou d’une structure artérielle, qui ajoute à la pulsation elle-même une expansion volumétrique tendant à écarter les doigts qui la palpent.
Le caractère expansif est un des critères de diagnostic d’un anévrisme artériel.
[K4]
Édit. 2018
expérimentation animale l.f.
animal experiment
Recherches expérimentales nécessitées d’une part en chirurgie pour la mise au point de protocoles opératoires, d’autre part en pharmacologie, en nutrition et en cosmétologie, pour évaluer l’activité de substances et leur éventuelle toxicité ainsi que les recherches toxicologiques qui font évidemment appel à une large participation d’animaux, en particulier de rongeurs (Rat, Souris).
→ expérimentation sur l'animal, vivisection
[E1,E3,G3,G4]
Édit. 2018
exploration fonctionnelle de la thyroïde l.f.
Exploration de la glande thyroïde qui repose sur trois types d’investigations :
1. l’appréciation de la teneur en hormones circulantes
par les dosages de thyroxine totale (T4) et triiodothyronine (T3). La majeure partie de ces hormones est liée à une protéine, thyroxin-binding globuling (TBG), d’où l’intérêt du dosage de T4 libre (synonyme FT4) et de celui de la T3 libre ou FT3 qui apprécient de façon fiable la quantité d’hormone active. La mesure de la thyréostimuline plasmatique (TSH) est essentielle dans l’exploration : nettement élevée dans l’hypothyroïdie primaire alors que les teneurs en T4 et T3 peuvent être à peine abaissées voire normales (hypothyroïdie compensée), la teneur en TSH est effondrée dans l’hyperthyroïdie.
En pratique, la fonction thyroïdienne est facilement appréciée par le dosage de la T4 libre et de la TSH ;
2. l’examen scintigraphique ;
3. l’étude des anticorps et marqueurs :
anticorps antithyroïdiens (antithyroglobuline et thyroperoxydase), immunoglobulines thyréostimulantes (TRAK ou TSI), présentes dans le sérum de 85 % des cas de maladie de Basedow (technique malheureusement non répandue), dosage de la thyroglobuline (Tg) et de la thyrocalcitonine (TCT).
→ thyroxine, triiodothyronine, thyréostimuline, anticorps antithyroïde, Basedow (maladie de), thyroglobuline, thyrocalcitonine, scintigraphie thyroïdienne
[B3,O4]
Édit. 2018
exposition anténatale à l'acide valproïque l.f.
→ embryofoetopathie au valproate
[A4,G3,H3,O6,Q3,Q4]
Édit. 2018
exposition anténatale à la diphénylhydantoïne l.f.
→ embryofoetopathie à la phénylhydantoïne
[A4,G3,H3,O6,Q3,Q4]
Édit. 2018
exposition anténatale au valproate l.f.
→ embryofoetopathie au valproate
[A4,G3,H3,O6,Q3,Q4]
Édit. 2018
expression n.f.
expression
1) En physique, application d’une pression pour faire sortir d’en ensemble une entité, un composant, un organe temporaire (ex. placenta).
2) En psychologie, ensemble des manifestations d'une sensation, d'une pensée, d'un affect, par toutes les formes du langage, surtout parlé ou écrit.
Étym. lat. exprimere, expressum : exprimer
→ immotivé, mimogestualité, théâtralisme
[H4]
Édit. 2018
extinction précoce des ovaires (syndrome d') l.f.
premature ovarian failure
Syn. ménopause précoce
[O3,O4]
Édit. 2018
exuvie n.f.
exuvie
Ancienne enveloppe (cuticule) abandonnée par un insecte après une mue.
Etym: du latin exuviae: vêtements, peau d'animal (venant lui-même de exuere: dépouiller)
[D2, D4]
Édit. 2020
face fœtale l.f.
fetal face
Partie antérieure de la tête fœtale formée de six os pairs et deux os impairs.
Une fois sur mille environ, elle constitue la partie du fœtus qui se présente à l’engagement d’une manière compatible avec un accouchement par voie naturelle.
[A4,O6]
Édit. 2017
face fœtale du placenta l.f.
fœtal side of the placenta
Face du placenta sur laquelle s’insère le cordon ombilical et s’étalent les vaisseaux ombilicaux.
Elle est lisse et luisante, couverte par l’amnios.
→ placenta
[A4,O6]
Édit. 2017
face longue l.f.
long face
Malformation faciale résultant d’une hauteur excessive de l’étage maxillaire.
[Q3,A4]
Édit. 2017
faciès n.m.
aspect, expression, facies
Aspect caractéristique d’un visage.
Il peut refléter des origines ethniques, des sentiments, des sensations, ou traduire certaines maladies.
Étym. lat. facies : figure
[A1,N3,H4]
Édit. 2017