synémine n.f.
synemin
Protéine musculaire mineure de masse moléculaire 230 kDa, participant à la structure des fibrilles.
syntaxine n.f.
syntaxin
Protéine des membranes plasmiques présynaptiques qui joue un rôle dans la fusion des vésicules et des membranes.
Elle peut être clivée spécifiquement par l'endoprotéase à zinc associée à la neurotoxine C de Clostridium botulinum. De masse moléculaire 35 kDa elle est ancrée dans la membrane par son extrémité C-terminale et elle peut interagir avec la synaptotagmine vésiculaire par son extrémité NH2-terminale.
syntrophine n.f.
syntrophin
Protéine musculaire localisée dans le cytoplasme qui a la propriété de se lier à la dystrophine du cytosquelette assurant la liaison aux filaments d'actine.
Étym. gr. sun : avec ; trophê : nourriture, terme créé à partir de dystrophine.
taline n.f.
talin
Protéine du squelette cytoplasmique participant à l'attachement des intégrines membranaires à la vinculine et aux filaments d'actine.
TBP sigle angl. f. pour Thyroxine Binding Protein.
Protéine plasmatique fixatrice des hormones thyroïdiennes de mobilité électrophorétique α2.
TBPA sigle angl. f. pour Thyroxine Binding PreAlbumin.
Protéine plasmatique fixatrice des hormones thyroïdiennes de mobilité électrophorétique préalbuminique.
TCP1 sigle angl. pour Tailless Complex Protein 1
Protéine faisant partie des sous-unités constitutives de la chaperonine TRIC/CCT.
Syn. T-complex, TCP1-alpha, CCT alpha, CCTA, CCT1, T-complex protein 1 alpha subunit, D6S230E
TDP43 sigle angl.pour Trans activation response (TAR) DNA-binding Protein 43
Protéine nucléaire se liant à l’ADN pour réguler sa transcription et aux ARN pour réguler leur épissage.
Des mutations de TDP 43 sont impliquées dans la sclérose latérale amyotrophique et dans certaines démences fronto-temporales.
→ ARN, épissage, sclérose latérale amyotrophique, démence fronto-temporale
TEBG sigle angl. f. pour Testosterone Estradiol Binding Globulin.
Globuline plasmatique qui fixe la testostérone et les œstrogènes ; cette protéine a une affinité trois fois plus forte pour la testostérone que pour l’œstradiol.
Sa concentration dans le plasma augmente sous l'effet des œstrogènes et diminue sous celui de la dexaméthasone. L'intérêt de la mesure de sa capacité de fixation de la testostérone, dans la maladie de Cushing ou dans l'acné, résulte du fait que seule la testostérone libre est active.
→ protéine transporteuse d'hormones sexuelles
ténase (complexe) l.f.
tenase
Complexe de coagulation générant le facteur Xa.
Sur une surface phospholipidique, dans un complexe stœchiométrique stabilisé par le facteur VIIIc, le facteur IX activé clive le facteur X en facteur X activé. L'inhibiteur de ce complexe est la protéine C activée qui agit en dégradant le facteur VIII c activé.
tensine n.f.
tensin
Protéine du squelette cytoplasmique participant à l'attachement des intégrines membranaires aux filaments d'actine, en liaison avec la vinculine et la taline.
terminaison (facteur de) l.m.
1) lors de la terminaison de la transcription, la protéine rho (ρ
Elle a une activité hélicase d'ARN.
2) lors de la traduction, la protéine qui reconnaît les codons de terminaison et provoque la terminaison de la chaîne polypeptidique.
Symb. RF
→ terminateur de transcription
thermogénine n.f.
thermogenin
Protéine présente dans les membranes internes des mitochondries des adipocytes du tissu adipeux brun.
Son rôle est de faciliter le retour des protons (H+) dans la matrice mitochondriale, en empêchant leur utilisation par la chaîne respiratoire pour la synthèse d’ATP. Ainsi, l’énergie fournie par l’oxydation des substrats est dissipée sous forme de chaleur.
Elle sert ainsi à la thermogénèse des animaux hibernants et du nouveau-né.
Syn. UCP1
thiol-protéine n.f.
thiolprotein
Protéine contenant un ou plusieurs résidus de cystéine, que leur localisation en surface de la molécule rend sensible aux réactifs des fonctions thiol, et aux agents d'oxydation qui les transforment en disulfures, voire en fonctions plus oxydées.
thromboembolique (maladie) l.f.
thromboembolic disease
Syndrome comprenant la thrombose des veines profondes (surtout des membres inférieurs et pelviennes) souvent associée à une embolie pulmonaire, qui en est la complication habituelle.
C'est une complication postopératoire fréquente.
L'affection est favorisée par les modifications cardiovasculaires et hématologiques postopéra
- stase et troubles de l'écoulement du sang,
- modification de l'hémostase primaire et de la coagulation,
Il faut distinguer les facteurs de risque apportés par le patient de ceux apportés par la chirurgie (lésion de la paroi veineuse). Dans certains cas la maladie thromboembolique est favorisée par une anomalie congénitale de la coagulation (déficit en protéine S, C ou anomalie du facteur V actif ou facteur de Leiden). On cote le risque 1, 2 ou 3 selon qu'il est faible, modéré ou élevé. Cette évaluation du risque permet d'orienter la prophylaxie.
Les signes cliniques orientent le diagnostic qui est précisé par l'échodoppler des veines périphériques, la veinographie et le dosage des d - dimères.
Pour la prophylaxie on utilise soit des moyens physiques (déambulation, bas de contention, stimulations musculaires), soit des moyens médicamenteux (antivitamines K, héparine non fractionnée et héparine de basse masse moléculaire).
→ embolie pulmonaire, station assise prolongée (syndrome de la)
thrombophlébite de la grossesse l.f.
thrombophlebitis of pregnancy
Occlusion veineuse, surale le plus souvent, survenant chez la femme enceinte presque toujours au cours du troisième trimestre de la grossesse.
Elle adopte en principe la symptomatologie complète de la phlegmatia alba dolens. Elle peut s’étendre aux veines iliaques jusqu’au carrefour d’origine de la veine cave, offrant alors un risque élevé d’embolie pulmonaire. Elle est évaluée par vélocimétrie Doppler et éventuellement par phlébographie cave. Elle se traite par l’héparine intraveineuse, qui ne traverse pas le placenta. Elle justifie parfois la pose transjugulaire d’un filtre contre les emboles cruoriques, un « parapluie », dans la veine cave inférieure. Très inhabituelle, elle doit conduire à chercher un facteur causal, un syndrome des antiphospholipides ou un déficit congénital en protéine S ou C ou en facteur V Leiden.
→ protéine C, protéine S, facteur V Leiden
thrombospondine n.f.
thrombospondin
Glycoprotéine de masse moléculaire 450 kDa, sécrétée des plaquettes sanguines sous l'effet de la thrombine ou d'autres activateurs physiologiques, qui potentialise l'agrégation plaquettaire.
Cette protéine multifonctionnelle ubiquitaire appartient à une famille de protéines (la famille des TSPs), codées par des gènes distincts, qui sont impliquées dans les phénomènes de migration, prolifération et différenciation cellulaires.
Elle favorise l'adhésion des cellules hématopoïétiques dans la moelle osseuse et l'attachement de nombreuses cellules normales et pathologiques à la paroi vasculaire. Elle se comporte comme un inhibiteur physiologique de l'angiogénèse et de la mégacaryocytopoïèse. La séquence responsable de ces adhésions a été identifiée à l'hexapeptide CSVTCG (cystéine- sérine-valine-thréonine-cystéine-glycine).
J. W. Lawler, biologiste américain (1978)
Sigle TSP
→ THSD7A
thrombosthénine n.f.
thrombosthenin
Protéine contractile, équivalent de l'actomyosine musculaire, isolée au niveau des plaquettes, synthétisée par le mégacaryocyte dès les stades précoces de son développement.
Son rôle précis reste à établir : néanmoins sa localisation autour des membranes de démarcation, lorsque celles-ci apparaissent dans le mégacaryocyte mûr, fait envisager son rôle dans l'émission de pseudopodes et la formation des plaquettes.
THSD7A sigle pour Thrombospondine de type I, domaine 7A
Thrombospondine fortement exprimée dans le glomérule rénal.
Des anticorps dirigés contre cette protéine sont impliqués dans certaines formes de glomérulonéphrites extra-membraneuses
→ thrombospondine, glomérulonéphrite extramembraneuse
thymotaxine n.f.
thymotaxin
Protéine douée d'un pouvoir d'attraction des précurseurs médullaires des lymphocytes T, les attirant vers le thymus.
Étym. thymus ; gr. taxis : ordre, arrangement, orientation
thymuline n.f.
thymulin
Protéine plasmatique sécrétée par le thymus agissant comme une hormone induisant la maturation et l’immunocompétence des lymphocytes T.
Son activité nécessite des ions zinc, qui forment un complexe, la « thymuline-zinc », dont l'activité disparait sous l'effet d'agents chélateurs du zinc.
thyroglobuline n.f.
thyroglobulin
Protéine de masse moléculaire 650 kDa, localisée dans les vésicules colloïdes du corps thyroïde et élaborée dans les cellules épithéliales bordantes.
Elle contient 95 % de l'iode thyroïdien, sous forme d'iodotyrosine, d'iodothyronine et d'iodohistidine.
L'ioduration de ces acides aminés se fait au sein même de la thyroglobuline. C'est au cours de l'hydrolyse physiologique de la thyroglobuline que sont libérées les hormones thyroïdiennes afin que celles-ci puissent être sécrétées. La thyroglobuline est indiquée dans l'hypothyroïdie ; on l'administre par voie buccale. Ses contre-indications sont celles des extraits thyroïdiens : hypertension artérielle, maladie coronarienne, etc.
La thyroglobuline peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique. Sa concentration augmente dans les hypertrophies thyroïdiennes et les thyroïdites
Syn. thyréoglobuline, iodothyréoglobuline
Sigle Tg
titine n.f.
titin
Protéine musculaire de masse moléculaire très élevée (2933 kDa) jouant un rôle dans l'élasticité du muscle et dans l'alignement axial des filaments.
La molécule de titine peut mesurer1 µm : à l’état relâché et 3 µm à l’état étiré. Dans le muscle, elle est localisée entre les molécules de myosine et la ligne Z. Sa structure comporte 244 séquences répétitives et des séquences intermédiaires élastiques PEVK (proline-glutamate-valine-lysine.
TNF sigle angl. m. pour Tumor Necrosis Factor
Facteur de nécrose tumorale du groupe des cytokines de la réaction inflammatoire (CRI), produites par les macrophages ou des cellules apparentées, et agissant comme des messagers hormonaux autocrines ou paracrines.
Le TNF alpha petite protéine soluble de masse moléculaire 17 kDa, a été identifiée à la cachectine, sécrétée par les macrophages stimulés par des lysats de Plasmodiums (toxines malariques), capable d'inhiber la production de lipoprotéine-lipase et provoquant la nécrose de tumeurs.
Le TNF bêta de masse un peu plus élevée (20 kDa) a été appelé lymphotoxine.
toxicogénomique n.f.
Fusion des disciplines de la génomique et de la toxicologie visant à répertorier, à classifier et à gérer les effets nuisibles latents et initiaux sur la structure du génome et des niveaux d'expression (ARN, protéine, types de cellule, de tissus ou d'organe) comme conséquence de l'exposition d'un organisme à des substances environnementales 1.
Le principe consiste à évaluer les modifications du génome de cellules en cultures soumises à l'action d'une substance dangereuse. La toxicogénomique permet de visualiser les variations des gènes codant pour des protéines intervenant dans diverses fonctions de l'organisme. De ce fait, elle révèle la réactivité des cellules après un contact direct avec une substance. Cette méthode est donc très prometteuse et elle est d'ores et déjà appliquée, en particulier à des études dites de « screening »2 qui permettent de trier, parmi de nombreuses molécules, celles qui provoquent plus ou moins de réponse de la part des cellules. La toxicogénomique utilise les technologies "omiques" telles que l'expression d'ARNm à l'échelle génomique (transcriptomique), l'expression des protéines dans les tissus et les cellules (protéomique), et les profils métaboliques (métabolomique), en combinaison avec les outils bioinformatiques et la toxicologie conventionnelle.
Elle constitue de ce fait une alternative intéressante et possible à certaines expérimentations utilisant des modèles animaux. Des études sont poursuivies dans ce sens et leurs résultats sont analysés afin de définir quelle place cette méthodologie peut occuper dans l'évaluation des substances chimiques, en particulier dans le cadre du règlement REACH 3 pour lequel la préoccupation de la diminution du nombre d'animaux utilisés à des fins d'études est une priorité. Cependant, du fait de la complexité et des particularités de l'espèce humaine, aucun modèle in vivo et in vitro ne peut prétendre encore aujourd'hui être un reflet exact et complet de sa réactivité et permettre ainsi une extrapolation totale. Les phénomènes complexes de réactivité et de métabolisme se produisant au sein d'un organisme entier doivent aussi être considérés. La toxicogénomique a sans doute une place dans la caractérisation des propriétés toxiques d'une substance chimique qu'il convient de lui attribuer en fonction du niveau de pertinence des informations qu'elle procure. Pour ce faire, les études sont actuellement en cours et suivies avec toute l'attention qu'elles méritent. Les apports possibles de la toxicogénomique à l'évaluation du potentiel toxique des substances chimiques présentes dans l'environnement ont largement été évoqués au cours des réunions du Grenelle de l'environnement 4.
3 - REACH (« Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals » - en français "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques") est un règlement européen (règlement n°1907/2006) entré en vigueur le 1er juin 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. Il s’agit de recenser, d’évaluer et de contrôler les substances chimiques fabriquées, importées, mises sur le marché européen. D’ici 2018, plus de 30 000 substances chimiques seront connues et leurs risques potentiels établis ; l’Europe disposera ainsi des moyens juridiques et techniques pour garantir à tous un haut niveau de protection contre les risques liés aux substances chimiques. Il a pour buts de protéger la santé humaine et l’environnement face aux risques potentiels des substances chimiques, d’Instaurer une information complète et transparente sur la nature et les risques des substances, du fournisseur au client final, de sécuriser la manipulation des substances chimiques par les salariés dans l’entreprise en imposant le respect de normes de sécurité et de renforcer la compétitivité de l’industrie, en particulier l’industrie chimique européenne, secteur clé de l’économie en Europe.
4 - Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (JO Sénat du 01/11/2007 - page 1992) à la question écrite n° 00700 de Mme Marie-Thérèse Hermange, sénatrice, membre de l’Académie Nationale de Médecine (JO Sénat du 12/07/2007 - page 1248)
Étym. gr. toxicon : poison ; genesis : origine
Réf. 1 - Dictionnaire de la biotechnologie
→ génomique, toxicologie, criblage à haut débit, High Content Screening
[2,Les essais basés sur le screening moléculaire utilisent de nouvelles technologies telles que le criblage à haut débit « High,Throughput Screening (HTS) » et High Content Screening (HCS),développés initialement pour les besoins de l'industrie pharmace]