feu de Saint Antoine l.m. (expression populaire)
Saint Antoine’s fire
Syn. mycotoxinose à Claviceps purpurea (ergotisme),
[G4,D1]
Édit. 2018
F2 gene sigle angl. pour coagulation factor II, thrombin
Gène, localisé en 11p11, qui dirige la production de prothrombine (facteur II).
Plus de 50 mutations de ce gène sont à l’origine d’une déficience en prothrombine, à l’origine de syndromes hémorragipares. A contrario, une mutation de ce gène qui entraîne le remplacement de la guanine par de l’adénine en position 20210, est à l’origine d’une thrombophilie par accroissement de la concentration plasmatique de prothrombine.
Syn. Blood Coagulation Factor II, coagulation factor II, coagulation factor II (thrombin), prothrombin B-chain, PT, Q7Z7P3 HUMAN, serine protease
→ déficience en prothrombine, thrombophilie, Budd-Chiari (syndrome de)
[Q1,F4]
Édit. 2018
FGFR2 gene sigle angl. pour fibroblast growth factor receptor 2
Gène localisé en 10q26.13 (syndrome d’Apert) ou en 10q26.13 (dans d’autres affections) et constitué d’au moins 21 exons codant pour des isoformes multiples en raison d’un épissage alternatif.
C’est un récepteur de haute affinité pour les FGF (fibroblast growth factor) associés à des protéoglycanes de sulfate d’héparane (HSPG). La phospholipase C-gamma (PLCgamma) est recrutée pour FGFR2 par son interaction avec des résidus de phosphotyrosine sur la queue C-terminale de l’activation de FGFR2, ce qui se traduit par la catalyse du phosphatidylinositol-diphosphate (PIP2) pour le diacylglycérol (DAG) et l’inositol-triphosphate (IP3). DAG active la protéine kinase C (PKC) tandis qu’IP3 induit la libération de Ca 2+ du réticulum endoplasmique pour l’activation suivante de calmoduline-calcineurine-NFAT en une cascade de signalisations.
Des mutations du gène FGFR2 se produisent dans les dysplasies squelettiques congénitales telles que les syndromes de Crouzon, de Jackson-Weiss, d’Apert, de Pfeiffer, de Saethre-Chotzen et de Beare-Stevenson. Ces syndromes sont proches d’une dysplasie osseuse comme la craniosténose et d’anomalies spécifiques telles que le faciès crouzonoïde, la syndactylie osseuse ou certaines anomalies des membres.
Remarquons que les SNPs (intronic single nucleotide polymorphisms) de FGFR2 sont associés à un risque accru de cancers : utérus, sein, poumon, estomac, ovaire, prostate, vessie avec une connotation de mauvais pronostic.
Syn. bacteria-expressed kinase, BEK, BEK fibroblast growth factor receptor, BEK, protein tyrosine kinase, BFR-1, CD332, CEK3, CFD1, ECT1, FGF receptor, FGFR2_HUMAN, K-SAM, keratinocyte growth factor receptor, KGFR, protein tyrosine kinase, receptor like 14, TK
→ épissage, protéoglycane, héparan-sulfate, phospholipase C, diacylglycérol, inositol-triphosphate, réticulum endoplasmique, calmoduline, calcineurine, Crouzon (dysmorphie craniofaciale de), craniosténose, Jackson-Weiss (syndrome de), Apert (syndrome d'), Pfeiffer (syndrome de), Beare-Stevenson cutis gyrata (syndrome de), syndactylie
[Q1]
Édit. 2018
FGFR3 gene sigle angl. pour Fibroblast Growth Factor Receptor 3 l.m.
Gène, situé sur le locus chromosomique 4p16.3, codant pour un des récepteurs de facteur de croissance fibroblastique qui joue un rôle important dans les processus de régulation et de la division cellulaire, la formation des vaisseaux sanguins, la cicatrisation des plaies et le développement embryonnaire.
Normalement le FGFR3 est un régulateur négatif de la croissance des os, ses mutations activent, de manière constitutive, la tyrosine-kinase du récepteur qui envoie des signaux négatifs au sein des chondrocytes, entraînant ainsi la désorganisation généralisée de l'ossification endochondrale au niveau du cartilage de conjugaison des os.
Des mutations de ce gène sont responsables de la craniosynostose, l’achondroplasie, l’hypochondroplasie, la dysplasie thanatophore, la kératose séborrhéique et le cancer de la vessie.
Syn. ACH, CD333, CEK2, FGFR-3, FGR3_HUMAN, fibroblast growth factor receptor 3 (achondroplasia, thanatophoric dwarfism), HBGFR, hydroxyaryl-protein kinase, JTK4, tyrosine kinase JTK4
→ craniosynostose, achondroplasie, hypochondroplasie, dysplasia thantophore, kératose séborrhéique, cancer de la vessie
[Q1]
Édit. 2018
FGLDS sigle pour
[A4,O6,Q2]
Édit. 2018
fiable adj.
reliable
Qualifie un appareil qui ne risque pas de tomber en panne dans les conditions d'utilisation prévues ou une personne qui ne risque pas de faillir à la mission qui lui est confiée.
Le mot fiable peut s'appliquer à un système mettant en jeu du personnel : par ex. un service d'urgence est fiable s'il répond toujours correctement à la demande, ce qui n'est vrai que si tout son personnel est compétent, vigilant (non surmené) et suffisamment nombreux.
Étym. vieux fr. dérivé de fiance : confiance ; lat. fido : avoir confiance, compter sur.
→ fiabilité, fidélité, mesure (appareil de)
[B1,H4]
Édit. 2018
fibrine n.f.
fibrin
Produit de transformation du fibrinogène par action protéolytique en particulier par la thrombine sur les extrémités N-terminales des chaînes Aalpha et Bbêta qui lui fait perdre les fibrinopeptides A et B.
La molécule forme alors un réseau à 3 dimensions par polymérisation latérale et longitudinale. Ce réseau est stabilisé par formation de liaison de transglutamination réalisée par le facteur XIIIa. La dégradation du réseau de fibrine se fait spécifiquement par les enzymes fibrinolytiques en particulier la plasmine : elle aboutit à la mise en circulation de produits de dégradation de la fibrine.
La fibrine se forme à l'intérieur des vaisseaux (c'est alors le constituant majeur des thromboses) et à l'extérieur : toutes les cavités naturelles ou pathologiques se remplissent de liquide extracellulaire qui contient du fibrinogène qui, par activation, se transforme en fibrine. Le réseau de fibrine ainsi constitué, s'il n'est pas fibrinolysé rapidement, forme une structure de base pour l'envahissement cellulaire en particulier par les fibroblastes. C'est l'étape initiale de la cicatrisation.
Les monomères α, β, γ s'attachent entre eux par des liaisons physiques et chimiques, en particulier γ -glutamyl-lysine, formant un réseau insoluble.
Étym. lat. fibra : filament
→ coagulation, fibrinogène,thrombine
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrine-polymérase l.f.
→ facteurXIII de la coagulation sanguine
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrine (produit de dégradation de) l.m.
fibrinogen degradation products
Polypeptide dégradé de la fibrine et témoin d'une activité récente de la coagulation.
Abrév. PDF
→ fibrine
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinémie n.f.
fibrinaemia
Présence de fibrine dans le sang, le taux plasmatique normal de fibrine, étant aux environs de 3,5 g/L.
→ fibrine
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinocruorique adj.
Relatif à un caillot fibrineux.
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinoformation n.f.
fibrin formation
Transformation du fibrinogène en fibrine sous l’influence de la thrombine au 3ème stade de la coagulation.
→ fibrine, fibrinogène, thrombine
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinogène n.m.
fibrinogen
Glycoprotéine plasmatique biosynthétisée par le foie et par le système des histiocytes-macrophages, ayant la propriété de se transformer en fibrine insoluble sous l'influence protéolytique de la thrombine et des ions calcium.
La molécule de fibrinogène a une masse moléculaire élevée de 340 kDa, et une longueur de 40 nm pour une largeur de 7 nm ; elle se présente comme une protéine fibrillaire constituée de 6 chaînes groupées par paires : 2 Aalpha, 2 Bbêta et 2 Agamma ; la thrombine détache 4 fibrinopeptides : 2 A de 18 acides aminés, 2 B de 20 acides aminés, laissant le monomère de fibrine alpha2bêta2gama2, qui se polymérise sous l'effet d'une transamidase (transglutaminase) transférant un résidu gamma-glutamyle sur un résidu de lysine.
La concentration du fibrinogène plasmatique dépend de :
1) facteurs physiologiques tels que race, sexe, âge, ménopause, etc., du style de vie et de facteurs environnementaux, comme tabagisme, masse corporelle, niveau socioéconomique, exercice, saison, alimentation, consommation d'alcool, etc. ;
2) facteurs génétiques qui interviennent pour 20 à 50% ;
3) facteurs pathologiques responsables des principales variations.
Le fibrinogène plasmatique joue un rôle primordial dans l'hémostase et la thrombose. Sous l'action de la thrombine, le fibrinogène se transforme en fibrine insoluble qui constitue l'armature du caillot. Certaines affections congénitales et acquises sont dues à des anomalies quantitatives et qualitatives du fibrinogène (hypofibri
Étym. lat. fibra : filament ; gr. gennan : engendrer
Syn. facteur I de la coagulation sanguine
→ dysfibrinogénémie, histiocytes-macrophages, fibrine, thrombine, hémostase, thrombose
[C1,C2,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinogène marqué (test au) l.m.
125I-fibrinogen test
Examen biochimique qui était destiné à reconnaitre une thrombose récente (actuellement obsolète).
Du fibrinogène humain marqué à l' 125I radioactif était injecté dans une veine, se fixant sur le thrombus frais pour se transformer en fibrine et s'incorporer au thrombus. L'endroit du thrombus est repéré par une caméra gamma (scintigraphie). Il était utilisé au début des années 1980 dans le diagnostic des phlébites. Mais la détection des foyers était difficile, car l’125I émet des rayons de faible énergie difficilement détecté par les gamma-caméras. Ce test était particulièrement lent, il était nécessaire d'attendre un jour pour mesurer la radioactivité et il était également positif en cas d'hémorragie ou d'inflammation. Cette technique a permis des progrès dans la compréhension de la physiopathologie de la thrombose, et dans des études de cohortes. Elle a contribué à mettre en évidence la grande fréquence des accidents thrombotiques, par exemple les phlébites non symptomatiques constatées au cours des anesthésies générales ou lors de voyages en avion, qui était sous-estimée.
Étym. lat. fibra : filament ; gr. gennan : engendrer
→ fibrinogène,thrombus, phlébite, scintigraphie
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinogénémie n.f.
fibrinogenemia
Présence ou concentration du fibrinogène dans le sang.
La teneur du plasma sanguin en fibrinogène est normalement comprise entre 2,5 et 3 g/L. Elle s'élève dans les syndromes infectieux ou inflammatoires, au cours du stress et dans les collagénoses.
Étym. lat. fibra : filament ; gr. gennan : engendrer, haïma : sang
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrigénolyse n.f.
fibrigenolysis
Lyse du fibrinogène dans le caillot sanguin.
Étym. lat. fibra : filament ; gr. gennan : engendrer, luein : dissoudre
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinogénolytique adj.
fibrinogenolytic
Qui provoque la lyse du fibrinogène.
Étym. lat. fibra : filament ; gr. gennan : engendrer, luein : dissoudre
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinogénopénie n.f.
fibrinogenopenia
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinoïde adj.
fibrinoid
Ressemblant à la fibrine.
→ fibrine
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinoïde (substance) l.f.
fibrinoid substance
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinokinase n.f.
Enzyme plasmatique inactive dont l’activation par des extraits tissulaires entraîne la transformation de la profibrinolysine en fibrinolysine
→ profibrinolysine, fibrinolysine, fibrinolyse, fibrinolysine
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinoleucocytaire adj.
leukocytic fibrinous
Se dit d’un réseau de fibrine associé à un afflux leucocytaire.
→ fibrine
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinolyse n.f.
fibrinolysis
Processus enzymatique de dissolution de la fibrine pouvant être la cause d'hémorragies graves.
A l'état normal il n'y a guère de fibrinolyse. Elle participe avec l'hémostase primaire et la coagulation à l'homéostasie du sang par le maintien d'un équilibre entre coagulation et thrombose.
Le système fibrinolytique est régi par un équilibre entre activateurs et inhibiteurs. Il y a hyper- ou hypofibrinolyse si l'équilibre physio
La fibrinolyse anormale est rarement isolée (fibrinolyse primaire ou primitive de la chirurgie cardiaque ou portocave). Elle est en général secondaire (fibrinolyse réactionnelle) à une thrombose (participant à la lyse du caillot) ou surtout à une coagulopathie de consommation (CIVD).
Enfin la fibrinolyse peut être thérapeutique pour agir contre une thrombose aigüe, en général artérielle, p. ex. coronaire ou carotide, plus rarement veineuse. On utilise alors la streptokinase ou l'urokinase.
Le traitement d'une fibrinolyse fait appel aux antifibrinolytiques (aprotinine, acide épsilon-aminocaproïque, acide tranexamique). Le traitement des fibrinolyses secondaires, associées à une CIVD ou à des excès de traitement fibrinolytique, doit tenir compte du caractère réactionnel et éventuellement bénéfique de la lyse.
Étym. lat. fibra : filament ; gr. luein : dissoudre
→ fibrine, coagulopathie de consommation, facteurs de coagulation, CIVD, antiplasmine, antifibrinolytique
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinolysine n.f.
fibrinolysin
Enzyme protéolytique plasmatique, formé par activation de la profibrinolysine.
Elle dissout la fibrine, attaque le fibrinogène, la proaccélérine, le facteur antihémophilique A et le complément.
Étym. lat. fibra : filament ; gr. luein : dissoudre
Syn. plasmine, thrombolysine
→ fibrinolyse, profibrinolysine
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fibrinolytique adj.
fibrinolytic
Qui se rapporte à la fibrinolyse.
Étym. lat. fibra : filament ; gr. luein : dissoudre
[C1,F1,F4]
Édit. 2018