urocortine n.f.
urocortin
Protéine présente dans les urines de nombreuses espèces animales ayant les propriétés de la corticolibérine (corticotropin releasing hormone).
Dans l’urine humaine, elle est dénommée stresscopine.
→ corticolibérine, stresscopine
uromucoïde n.m.
uromucoid
Mucoprotéine sécrétée par le tube rénal, qui se distingue de la protéine de Tamm et Horsfall par un contenu plus faible en acide sialique.
I. Tamm et F. Horsfall, virologues américains (1950)
→ Tamm-Horsfall (mucoprotéine de), sialique (acide)
uroporphyrinogène III-cosynthétase n.f.
uroporphyrinogen III cosynthetase
Protéine enzymatique, qui s'associe au porphobilinogène et à la porphobilinogène-désaminase et oriente la condensation des précurseurs pyrroliques vers la formation de l'uroporphyrinogène III, à l'origine de la protoporphyrine et de l'hème.
Un défaut congénital en cette isomérase entraîne une synthèse d'uroporphyrines de type I, caractéristique d'une porphyrie érythropoïétique, la maladie de Günther.
H. Günther, médecin allemand (1911)
Syn. hydroxyméthylbilane-isomérase
→ porphobilinogène, porphobilinogène-désaminase, uroporphyrinogène, protoporphyrine, hème, Günther (maladie de)
utrophine n.f.
utrophin
Protéine musculaire de masse moléculaire 395 kDa, localisée à la jonction neuromusculaire.
Étym. gr. eu : bien ; trophê : nourriture, terme créé sur le modèle de dystrophine.
uvomoruline n.f.
uvomorulin
Protéine membranaire ayant un rôle dans l'adhérence des cellules homologues entre elles.
Syn. cadhérine-E
vaccin antitumoral l.m.
antitumor vaccine
Vaccin pouvant avoir une action prophylactique ou thérapeutique contre les tumeurs.
- La protection contre le développement d’une rechute locale d’une tumeur primitive ou métastatique peut s’obtenir en induisant une réponse lymphocytaire T mémoire (centrale ou effectrice) dirigée contre un ou plusieurs antigènes exprimés par les cellules tumorales autologues, en injectant une protéine, un peptide, un virus recombinant, des cellules mortes ou encore des cellules dendritiques, avec ou sans adjuvant.
Ce produit peut contenir des protéines virales et éviter les infections associées au cancer. Par ex. des vaccins anti-HPV16-18 réduit le taux de cancers du col utérin ou de la vulve.
-Dans un but thérapeutique, il s’agit d’un produit capable de réactiver ou de maintenir une réponse lymphocytaire T CD4+ et CD8+ antitumorale capable de maintenir l’équilibre entre l’hôte et la tumeur et de prolonger la survie globale.
[E1, F2]
Édit. 2019
vaccination par acide nucléique l.f.
nucleic acid vaccines
Technique consistant à injecter par voie intramusculaire un plasmide contenant l'ADN complémentaire codant l'antigène en cause, éventuellement associé à un promoteur.
La protéine exprimée dans l'organisme induit une réponse anticorps et une réponse T cytotoxique du fait de sa présentation sous forme de peptide associé aux molécules de classe I du Complexe majeur d’histocompatibilité. Ce procédé met en jeu la propriété des séquences CpG des micro-organismes de stimuler la synthèse d'IL-l2 par les cellules dendritiques. Cette méthode expérimentale pourrait présenter des avantages considérables par rapport aux procédés actuels d'immunisation.
[D1, E1, F3]
Édit. 2019
vaccin conjugué l.m.
conjugated vaccine
Vaccin antibactérien dans lequel le polyoside est couplé à une protéine porteuse.
Ce couplage rend le polyoside immunogène chez le très jeune enfant (alors que le polyoside seul ne l’est qu’à partir de dix-huit à vingt-quatre mois). Il augmente le titre et l’avidité des anticorps anticapsulaires et permet une réduction du portage nasopharyngé (ex. vaccins Haemophilus influenzae b, Neisseria meningitidis C, Streptococcus pneumoniae 13 valences).
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin Haemophilus influenzae type b l.m.
Haemophilis influenzae type b vaccine
Vaccin constitué du polyoside capsulaire, couplé avec une protéine porteuse, l’anatoxine tétanique.
Bien toléré, il est destiné à prévenir les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, chez le nourrisson à partir de deux mois, en particulier la méningite purulente.
La vaccination consiste en trois injections à un mois d’intervalle, avec un rappel un an plus tard ; elle est souvent couplée aux vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche.
→ Haemophilus influenzae, anatoxine tétanique
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin infections à méningocoque l.m.
meningococcic vaccine
Vaccin polysaccharidique, à base de fractions antigéniques des groupes de méningocoques A, C, Y, W135 ou conjugué, le polyoside étant couplé à une protéine porteuse.
Il en existe plusieurs variétés : vaccin antiméningococcique A + C, vaccin antiméningococcique C, vaccin antiméningococcique A-C-Y-W135. Leurs indications concernent, selon le contexte, la vaccination généralisée (enfants, jeunes adultes), les sujets contacts d’un cas d’infection méningococcique ou se rendant dans une zone à risques, mais aussi les enfants souffrant de déficit en fractions du complément ou ayant une asplénie. Des vaccins antiméningococciques B de nature protéique sont à l’étude.
→ méningite cérébrospinale épidémique, méningocoque
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin infections à Papillomavirus (HPV) l.m.
Papillomavirus vaccine
Vaccin obtenu par génie génétique, à base de protéine majeure de capside (L1) adjuvé, dirigé contre les types 16, 18, 6 et 11 de Papillomavirus.
Il existe deux vaccins : un vaccin bivalent contre les types 16 et 18 et un vaccin quadrivalent contre les types 16, 18, 6 et 11. Protégeant contre les infections à Papillomavirus correspondants, ils ont pour cible la prévention des lésions précancéreuses et des cancers du col de l’utérus liés à ces virus et, pour le vaccin quadrivalent, celle des condylomes. La vaccination comporte deux ou trois injections intramusculaires ou sous-cutanées, les deux premières à un ou deux mois de distance et un rappel à six mois. La vaccination est bien tolérée et recommandée chez les jeunes filles avant les premiers rapports sexuels. Cette vaccination vient en complément du dépistage des cancers du col par frottis sans s’y substituer puisqu'il ne protège pas contre tous les Papillomavirus oncogènes.
→ Papillomavirus, condylome, cancer du col de l'utérus
venetoclax n.m.
venetoclax
BH3 mimétique de troisième génération, actif de façon spécifique comme inhibiteur de Bcl-2 ; celui-ci bloque la protéine anti-apoptotique Bcl 2, qui programme la mort des cellules de la leucémie lymphoïde chronique.
→ leucémie lymphoïde chronique, lymphome à cellules du manteau, BH3 mimétique, Bcl-2, apoptose, leucémie aigüe myéloblastique
[F1]
Édit. 2020
villine n.f.
villin
Protéine des villosités intestinales qui se localise dans la bordure en brosse des cellules épithéliales au cours de la différenciation de ces cellules.
Cette localisation spécifique permet de l'utiliser comme marqueur immunologique dans le diagnostic des tumeurs coliques.
vimentine n.f.
vimentin
Protéine filamenteuse polymérique dont le protomère a une masse moléculaire de 52 kDa, trouvée dans le cytosquelette des cellules mésenchymateuses et de certaines cellules épithéliales, souvent associée à la desmine et impliquée dans les liens entre le noyau et la membrane.
Marqueur immunohistochimique des cellules mésenchymateuses, aussi bien fibroblastiques que musculaires, particulièrement utile dans la différenciation des tumeurs à cellules fusiformes.
Étym. lat. vimentum : branche flexible
→ cellule mésenchymateuse souche, cellule musculaire, desmine
vinculine n.f.
vinculin
Protéine du squelette cytoplasmique participant à l'attachement des intégrines membranaires aux filaments d'actine, en liaison avec la tensine.
viroïde n.m.
viroid
Molécule d'ARN simple brin circulaire ne codant pour aucune protéine.
Les viroïdes sont responsables de certaines maladies des végétaux. Leur réplication dépend entièrement de la cellule-hôte.
Étym. lat. virus : poison ; gr. eidos : aspect
virus de l'hépatite B de la marmotte (WHBV) l.m.
Woodchuck (marmot) Hepatitis B Virus
Virus appartenant à la amille des Hepadnaviridae et au genre Orthohepadnavirus qui constitue l'un des principaux modèles d'étude des virus de l'hépatite B.
L'organisation de son génome est très proche de celle du virus de l'hépatite B humaine, caractérisée par un ADN partiellement bicaténaire d'environ 3,2 kb avec 4 phases de lecture ouverte codant pour des protéines d'enveloppe, la polymérase, les protéines capsidiques et une protéine X.
L'analyse du génome et de son mode de réplication originale a permis de mieux comprendre l'organisation structurale du génome du virus de l'hépatite B humaine ainsi que le mécanisme de l'hépatocarcinogénèse virale B : le WHBV induit fréquemment des atteintes hépatiques chroniques, responsables de cancer du foie (dans 100% des cas d'inoculation néonatale) par des mécanismes de mutagénèse insertionnelle, p. ex., par modification de l'expression de l'oncogène c-myc. Comme pour les autres Hepadnavirus animaux, le WHBV a permis d'approcher les différentes stratégies thérapeutiques antivirales utilisant les analogues nucléosidiques ou les oligonucléotides antisens.
→ Hepadnaviridae, hépatite B (virus de l'), carcinome hépatocellulaire
virusoïde n.m.
virusoid
Agent infectieux constitué d'ARN simple brin circulaire codant pour une ou plusieurs protéines et vivant en satellite d'un virus nécessaire à la réalisation de son cycle.
Le plus connu de ces agents est le virus (ou agent) delta, satellite du virus de l'hépatite B et responsable de l'hépatite D. Les viroïdes diffèrent des viroïdes (agents de maladies des végétaux) qui ne codent que pour une seule protéine.
vitesse de sédimentation globulaire l.f.
erythrocyte sedimentation
Examen de laboratoire d’utilisation courante pour la détection et l’appréciation de l’intensité d’une l’inflammation en clinique humaine.
Pour mesurer la vitesse de sédimentation des hématies on place du sang citraté dans un tube de verre calibré, vertical et immobile et on apprécie la hauteur du niveau de séparation entre le plasma et les-hématies au bout de une et deux heures. La vitesse de sédimentation des hématies varie en fonction de facteurs érythrocytaires (hématocrite, forme des hématies) et surtout plasmatiques ( concentration de fibrinogène, protéinémie qui sont influencées par l’état inflammatoire). Cet examen a été, jusqu’à la mesure de la concentration plasmatique de la protéine C-réactive, le meilleur test de l’inflammation en clinique.
Étym. lat. sedere : descendre
Sigle VS
vitronectine n.f.
vitronectin
Protéine présente dans la matrice extracellulaire importante pour l'adhésion cellulaire réalisée par un récepteur pour la vitronectine.
Syn. protéine S du complément
voie des lectines l.f.
lectin pathway
Troisième voie d’activation du complément.
Elle met en jeu des lectines telles que la protéine de liaison du mannose qui interagit avec une sérine protéase aboutissant à l’association et au clivage protéolytique de C4 et de C2 et à la formation de la convertase de la voie classique C4b2a.
→ lectine, classique (voie), complément (système du), voie alterne d'activation du complément
von Hippel-Lindau (protéine de) l.f.
von Hippel-Lindau’s protein
Protéine cytoplasmique dont une mutation est liée à une tumeur angiomateuse.
→ pVHL
WASp acr. pour Wiskott-Aldrich Syndrom protein
Protéine dont l’absence est responsable du syndrome de Wiskott-Aldrich.
Elle agit sur la prolifération et la différentiation des cellules progénitrices hématopoïétiques. Son locus (IMD2) est en Xp11.4-p11.21.
→ Wiskott-Aldrich (syndrome de)
ZEBRA Bam Z REplication Activator
BZLF1(EBV).
C’est un composant clé du complexe conduisant à l’induction du cycle lytique de l’. L’augmentation de son expression est le premier évènement qui peut être détecté lors de l’induction de ce cycle dans les lymphocytes B hébergeant l’. Outre le terme de ZEBRA, les différentes dénominations de cette protéine ont été BZLF1 et EB1. Actuellement le terme retenu est Zta.
EBV
zyxine n.f.
zyxin
Métalloprotéine du cytosquelette de masse 82 kDa liant des ions zinc par des domaines LIM, et interagissant avec les molécules d'a-actinine.
Elle a été identifiée à la protéine actA, responsable des déplacements de certaines bactéries et de leur capacité d'envahir les cellules.