test au citrate de clomifène l.m.
clomiphene citrate test
Epreuve qui évalue la fonction hypothalamo-hypophysaire chez la femme en aménorrhée.
Il consiste à administrer la substance pendant quelques jours et à observer la hausse des gonadotrophines et de l’œstradiol sanguins ou l'apparition de menstruations.
Syn. test au Clomid
[O3]
test au progestatif l.m.
progesterone test
Epreuve qui en cas d’aménorrhée démontre la présence ou l’absence d’une imprégnation œstrogénique suffisante.
Après six ou dix jours d’administration d’un progestatif, l’arrêt est suivi d’une « menstruation » si les taux des œstrogènes sont suffisants, ce qui élimine une cause utérine d’aménorrhée.
test de Carter et Robbins
saline infusion test
Epreuve destinée à contrôler la sécrétion d’hormone post-hypophysaire (hormone antidiurétique) utilisée pour le diagnostic du diabète insipide.
Chez le sujet normal, la perfusion intraveineuse, en 45 minutes, de 600 à 800 ml. de solution salée hypertonique à 25 %° provoque une libération d’hormone antidiurétique et réduit de 70 à 90 % le débit urinaire. Elle reste sans action en cas de diabète insipide vrai.
Anne C. Carter et J. Robbins, médecins américains (1947) ; R. C Hickey, chirurgien et K. Hare, anatomiste américains (1944)
Syn. épreuve de de Hickey-Hare
[O4]
test de Cooper
Cooper’s test
Épreuve d’effort pour sportif consistant à parcourir à pied la plus grande distance possible en 12 minutes (course, marche ou les deux).
La consommation d’oxygène maxima est calculée par la formule suivante :
VO2 max (mL/kg/min))=0,022 x distance (en mètres) – 10,39.
K.H. Cooper, médecin militaire américain (1968).
[C2]
test de lavage rénal l.m.
wash out test
Au décours d'une urographie intraveineuse, épreuve consistant à étudier la dilution de l'image pyéloca
Normalement on doit obtenir une disparition rapide et symétrique du produit de contraste; la persistance de l'image d'un côté est en faveur d'une sténose de l'artère rénale, parfois responsable d'une hypertension artérielle.
Cette technique, peu fiable, est actuellement abandonnée au profit de l'angiographie numérisée qui visualise directement la sténose.
Syn. test de rinçage rénal
test de Maclagan l.m.
thymol-test
Épreuve fonctionnelle hépatique pour le dépistage d'une dysprotéinémie habituelle au cours des hépatites.
Il consiste à ajouter à 0,05 mL de sérum 3 mL d'un réactif contenant du thymol et à mesurer la turbidité au bout de 30 minutes. La présence d'un floculat indique une augmentation des gamma-globulines, ou une diminution des albumines sériques. Les résultats sont exprimés en unités Maclagan (1 unité = 10 mg de protéines). Les taux normaux se situent entre 0 et 4 unités, alors qu'ils sont plus élevés en cas d'hépatite et de cirrhose.
N.F. Maclagan, biochimiste britannique (1944)
Syn. test de floculation au thymol, thymol-test (anglais), épreuve au thymol, réaction au thymol, test de turbidité au thymol
test de Sia l.m.
Sia’s test
Épreuve pour la mise en évidence des β2-macroglobulines dans le plasma, caractéristique de la macroglobulinémie de Waldenström.
Elle consiste à faire tomber une goutte de sérum dans l'eau distillée et à observer la formation d'un précipité en volutes blanches caractéristiques des macroglobulines.
R. H. P. Sia, médecin américain (1921) ; J. G. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l'Académie de médecine (1944)
test postcoïtal l.m.
post-coïtal test
Epreuve de survie des spermatozoïdes dans la glaire cervicale pratiquée pour évaluer la fécondité d’un couple.
Quelques heures après un rapport sexuel la glaire du col utérin est prélevée et l’examen sous microscope apprécie le nombre et la mobilité des spermatozoïdes.
M. Hühner, chirurgien urologue américain (1913)
Syn. test de Hühner
tests tuberculiniques cutanés l.m.p
cutaneous tuberculin tests
Administration dermique ou intradermique de tuberculine pour le diagnostic de l'infection tuberculeuse.
L'examen de référence est l'intradermoréaction (IDR) à 10 unités de tuberculine dont le seuil de positivité est une papule supérieure à 5 mm de diamètre, 72 h après la réalisation de cette épreuve. L'utilisation du dérivé protéinique purifié de tuberculine, depuis l'année 2004, à la dose de 5 unités témoins, équivaut aux 10 unités anciennes de la tuberculine Mérieux.
Les indications de l'IDR sont l'enquête autour d'un cas de tuberculose, le dépistage et la surveillance des personnes exposées en particulier par leur profession, le test prévaccinal chez l'enfant de plus de 4 semaines.
La cutiréaction et le test dermique (percutané) ont été abandonnés. La multipuncture (monotest et bague tuberculinique) est déconseillée.
L’IGRA test constitue un nouveau moyen du diagnostic d’infection tuberculeuse latente.
→ tuberculine, primo-infection tuberculeuse, complexe primaire, tuberculose-infection latente, tuberculose-infection récente, tuberculose- maladie
tétraplégie n.m.
tetraplegia
Paralysie des quatre membres, généralement consécutive à une lésion de la moelle épinière cervicale produite lors de l'accident ou au cours des manœuvres de sauvetage.
Les atteintes de la moelle cervicale inférieure à C5 épargnent les racines des nerfs phréniques (de C3 à C5) et permettent le fonctionnement du diaphragme mais les muscles intercostaux et abdominaux sont paralysés. Il en résulte qu'il n'y a plus de tonus expiratoire et que l'action du diaphragme est peu efficace si le tronc de la victime est en position horizontale, elle est inefficace en position assise. Au contraire si l'on maintient la victime en position déclive tête basse, le poids des viscères abdominaux entraîne le mouvement expiratoire des diaphragmes ce qui assure une certaine ventilation et permet une survie suffisante pour que des soins de réanimation (mise sous respiration artificielle) soient assurés.
Les atteintes cervicales supérieures à C2 causent un arrêt complet de tous les mouvements respiratoires. Si l'atteinte médullaire atteint d'emblée ce niveau, il est exceptionnel que la victime puisse être secourue à temps. Mais l'atteinte peut être à un niveau intermédiaire et la paralysie remonter progressivement vers C2, ce qui laisse, pendant quelque temps, subsister des mouvements diaphragmatiques plus ou moins efficaces, si la victime est en décubitus tête vers le bas. Dans ces conditions certaines victimes peuvent être prises en charge avant l'asphyxie complète.
Les atteintes cervicales produisent aussi des lésions des centres sympathiques cervicaux, entraînant une vasoplégie favorisant un collapsus vasculaire.
En unité de réanimation ces patients n'ont plus aucun mouvement ventilatoire spontané, ils restent sous respiration artificielle strictement contrôlée, ce qui risque de les mettre en hypocapnie si l'on n'y prend garde. Mais subsistent encore les mouvements des muscles innervés par des nerfs dont les noyaux sont au-dessus de la lésion médullaire : branches du trijumeau, mouvements des machoires, et du facial, mouvements des ailes du nez. Ces mouvements sont des signes de dyspnée (battements des ailes du nez) si le réglage du ventilateur ne satisfait pas la demande ventilatoire, p. ex. lors d'une épreuve de débranchement.
Étym. gr. tetraplêgia : frappé aux quatre (membres), tétraplégie
Syn. déconseillé quadriplégie
thematic apperception test (TAT) l. angl m.
Épreuve projective dont le matériel consiste en une série d'images représentant des scènes à un ou plusieurs personnages, et de signification ambigüe. Les images renvoient à des conflits universels comme p. ex. les problématiques sexuelles et agressives.
Devant chaque image, le sujet est invité à imaginer une histoire. Il doit donc réaliser un compromis entre les éléments de contrôle conscient (l'histoire doit être logique et cohérente) et la pression des fantasmes réactivés par chaque situation.
La démarche interprétative s'appuie sur le modèle théorique freudien. Il s'agit dans un premier temps d'apprécier la construction du récit et son contenu manifeste, puis de décoder le contenu latent du récit en référence au contenu latent de l'image, afin d'analyser les mécanismes ayant permis ou non le passage du contenu latent au contenu manifeste.
Christiana D. Morgan et H. A. Murray, psychologues américains (1935)
Tiffeneau (coefficient de, rapport de) l.m.
forced vital capacity test, forced vital capacity one second
Épreuve d'expiration forcée pour déterminer le VEMS (volume expiré au maximum en une seconde) et calculer son rapport avec la capacité vitale VEMS/CV.
Ce test proposé par R.Tiffeneau avait déjà été utilisé par A. Strohl dans un but de contrôle de la qualité des spiromètres. Il a été codifié par Cara et Sadoul. Les auteurs américains l'ont largement diffusée à la fin des années 50 sous le sigle FVC1.
Sa diminution reflète une gêne à l'écoulement gazeux et correspond à un trouble ventilatoire obstructif. Son augmentation est le reflet d'un trouble ventilatoire restrictif.
R. Tiffeneau, pneumologue et physiologiste français (1948), A Strohl médecin français, membre de l’Académie de médecine (1919) ; M. Cara et P. Sadoul médecins français, membres de l’Académie de médecine (1952)
Sigle VEMS/CV
→ spirogramme, VEMS
tonus musculaire l.m.
muscular tonus
État de légère tension dans lequel se trouve le muscle strié au repos, qui lui donne une consistance caractéristique et que l'on peut apprécier par l'épreuve du ballotement.
Il est supprimé par la section du nerf moteur ou des racines postérieures médullaires correspondantes.
Le réflexe myotatique, lié au fonctionnement du fuseau neuromusculaire, et la boucle gamma constituent le support de l'activité permanente des unités motrices, qui sous-tend le tonus musculaire.
Ainsi, l'étirement musculaire, p. ex. du quadriceps lors de la flexion de la jambe sur la cuisse, met en jeu le réflexe myotatique, provoquant une contraction traduite par une résistance.
Ces éléments sont modifiés dans des conditions pathologiques.
→ dystonie, hypertonie, hypotonie
traction (test de) l.m.
traction test
Epreuve mécanique destinée à démontrer l’existence d’une béance cervico-isthmique .
Elle consiste à tenter d’extraire de l’isthme utérin, par traction, un ballonnet préalablement gonflé.
transsexualisme n.m.
transsexualism
« Condition d’hommes comme de femmes, sans anomalies biologiques constantes connues, qui ont le sentiment intense et pénible de ne pas être de leur sexe de naissance mais d’appartenir au sexe opposé ; les transformations corporelles qu’ils demandent en conséquence aux chirurgiens plasticiens et aux endocrinologues portent sur les signes sexuels primaires et secondaires et ont, pour les transsexuels, valeur de rectification. Aucun délire de type schizophrénique n’est détectable » (P.H. Castel).
Le transsexualisme est une « maladie » autodiagnostiquée (un ressenti), dont la thérapie est autoprescrite (forte demande d’un acte médical et chirurgical irréversible) et dont le résultat est auto-évalué (après une telle transformation l’individu perd toute liberté d’évaluation autre que d’un succès), ce qui la rend extrêmement complexe à gérer médicalement, philosophiquement, du point de vue de l’éthique médicale et du point de vue juridique ( voir sur ces développements l’excellent article de P.H. Castel in « Dictionnaire de la pensée médicale » sous la direction de D. Lecourt, PUF édit. Paris 2004).
Le transsexuel souhaite un aboutissement total de sa démarche. En France il lui faut pour cela suivre un parcours complexe auprès d’un collège d’experts agrées : psychiatre qui éliminera toute comorbidité psychiatrique du transsexualisme et endocrinologue qui seulement alors pourra entreprendre le traitement , ces deux praticiens devant assurer un suivi suffisamment prolongé (18 mois à 2 ans en moyenne) pour mettre le candidat au changement morphologique de sexe à l’épreuve de sa décision ; ce n’est qu’après cette première phase que le chirurgien pourra réaliser son intervention non sans avoir bien informé à nouveau son patient des gestes qui seront réalisés et de leur caractère définitivement irréversible. Toute proportion gardée la transformation d’un homme en femme, du moins dans sa morphologie externe, est chose relativement aisée à pratiquer. La transformation d’une femme en homme, beaucoup plus rarement demandée, est de réalisation beaucoup plus complexe en ce qui concerne les organes génitaux externes. Surtout dans ce dernier cas il arrive que le postulant transsexuel interrompe de lui-même la série des opérations chirurgicales programmées. La fonction de procréation n’est bien évidemment jamais établie.
Au terme de cette transformation morphologique plus ou moins complète ou réussie (certaines sont remarquables), le transsexuel doit demander à un tribunal de grande instance son changement de sexe et de prénom sur les registres de l’état civil. Pour cela un collège d’experts (un psychiatre, un urologue et un chirurgien généraliste) sont commis par ordonnance du juge pour attester du changement de sexe apparent du demandeur. L’expertise porte tant sur l’état psychique que sur l’examen morphologique. En fonction des réponses données dans le rapport d’experts, le juge, seul compétent en la matière, rend son ordonnance en droit.
La découverte du gène SRY (Sex-determining Region of Y chromosome) sur le bras court du chromosome Y en Yp11.31, codant pour la proteine TDF (Testis-Determining Factor) a permis de comprendre certains aspects biologiques et génétiques du transsexualisme. La mutation ou l’absence du gène SRY chez l’homme XY entraîne un développement morphologique féminin. L’activation ou la translocation du gène SRY vers le chromosome X oriente le sujet XX vers une morphologie masculine ; l’identité sexuelle ressentie restant orienté en fonction des hormones circulantes.
P.H. Castel, psychanalyste français (2003) ; M. Hirschfeld, médecin sexologue allemand (1910) ; H. Benjamin, endocrinologue et sexologue américain (1966)
Syn. syndrome de Benjamin
→ dysphorie de genre, homosexualité, uranisme, lesbianisme, saphisme, transvestisme, Benjamin (syndrome de), gène SRY
Trousseau (signe de) l.m.
Trousseau’s sign
Contracture des muscles de la main après compression sur l’avant-bras des vaisseaux et des nerfs, observée en cas de spasmophilie./
Quelques minutes après la pose d’un garrot, le pouce se place en adduction et les doigts, légèrement fléchis, se serrent les uns contre les autres, attitude qualifiée de « main d’accoucheur ». Ce signe témoigne d’un état d’hyperexcitabilité neuromusculaire. Il peut être sensibilisé par une épreuve d’hyperpnée provoquant une hypercapnie.
Une manœuvre comparable sur le membre inférieur provoque une contracture des muscles du pied qui se place en varus équin creux avec flexion des orteils.
De telles contractures peuvent être observées au cours d’une crise de tétanie (spasme carpopédal).
A. Trousseau, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1861)
→ tétanie, main d'accoucheur, spasme carpopédal, hyperexcitabilité neuromusculaire
urée (clairance de l') l.f.
urea clearance
Mesure du pouvoir d'épuration du rein pour l'urée exprimée par le volume de plasma totalement épuré par le rein par minute.
La clairance de l'urée est très influencée par le taux de l'urée sanguine et le volume urinaire. Chez le sujet sain, avec un débit urinaire supérieur à 1,5 mL/mn la clairance de l'urée est de l'ordre de 65 à 100 mL/mn. Cette épreuve a été remplacée, en pratique clinique, par la mesure de la clairance de la créatinine.
D.D. Van Slyke, biochimiste américain (1921)
Syn. épreuve de Van Slyke
→ clairance, débit de filtration glomérulaire
Valsalva (manœuvre de) l.m.
Valsalva's test
Expiration forcée à glotte fermée provoquant une brusque augmentation de la pression endothoracique.
Cette manœuvre diminue le retour veineux aux cavités cardiaques, d'où réduction du débit cardiaque et en conséquence baisse de la pression artérielle. On note les effets :1) pendant la mise sous pression du poumon,2) lors du maintien de cette pression pendant 30 secondes environ,3) pendant le relâchement,4) et 5 secondes après.La manœuvre de Valsalva met en jeu le baroréflexe et donc la réactivité du système nerveux neurovégétatif. Lors des dysautonomies neurovégétatives primitives ou secondaires, on l'utilise pour évaluer la réactivité du système neurovégétatif.
On obtient aussi l'hyperpression des voies aériennes supérieures, notamment au niveau du cavum en pinçant le nez et les lèvres pendant une expiration forcée. Ce qui permet d'insuffler de l'air dans l'oreille moyenne à travers la trompe d'Eustache, manœuvre utile en cas de décompression rapide (aéronautique, plongée) pour éviter l'otite barotraumatique.
En radiologie, cette technique consiste à prendre le cliché pulmonaire à la fin d'une inspiration profonde, en demandant au sujet une expiration bloquée (nez et bouche fermés).
Cette manœuvre réduit la pression endothoracique, réduisant la taille des opacités veineuses. Elle permettait ainsi, avant la scanographie, de distinguer d'une adénopathie, la crosse distendue de l'azygos.
En ORL, après ingestion d'opacifiant, cette épreuve permet d'évaluer la souplesse des parois pharyngées (sinus piriformes).
A.M. Valsalva, anatomiste italien (1704)
→ barotraumatique (otite), dysautonomie végétative, Valsalva (rapport de), hypotension orthostatique, otite barotraumatique,Toynbee (manœuvre de)
[B4, K1]
Édit. 2019
Valsalva (rapport de) l.m.
Valsalva’s ratio
Rapport entre les fréquences cardiaques pendant l'épreuve de Valsalva (bradycardie) et juste après (tachycardie compensatoire).
Ce rapport permet d'évaluer la réactivité du système nerveux autonome. Il n'a évidemment pu être envisagé à l’époque de Valsalva : on ne peut mesurer la fréquence sur de si courtes durées que sur l'électrocardiogramme. La période (inverse de la fréquence) se mesure avec précision sur l'intervalle RR. Le rapport de Valsalva devient ainsi :
Rv = RR le plus long/ RR le plus court qui doit être supérieur à 1,10.
A.M. Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)
→ Valsalva (manoeuvre de), période, système nerveux autonome
van de Velde (épreuve de) l.f.
van de Velde test
Epreuve permettant de distinguer une hydrorrhée déciduale d’une hydrorrhée amniotique.
L’écoulement de l’hydrorrhée déciduale étant seul coloré après injection intramusculaire de bleu de méthylène.
→ hydrorrhée déciduale, hydrorrhée amniotique
[O3]
Édit. 2019
ventilation artificielle (réglage de la) l.m.
artificial breathing adjustement
Réglage qui doit être fait sur les volumes (volume courant, ventilation) et sur la pression de fin d'insufflation.
La ventilation artificielle doit être quantita
Réglage quantitatif : la ventilation (V', en litres par minute) du respirateur doit assurer la demande ventilatoire. Si les centres respiratoires fonctionnent normalement on peut s'assurer que cette demande est satisfaite par une épreuve d'apnée. Si les centres respiratoires sont déprimés soit par la maladie, soit sous l'effet de médicaments il faut se substituer au mécanisme naturel en ajustant au mieux l'équilibre des gaz du sang compte tenu de la pathologie (l'équilibre sur les valeurs normales ne convient pas dans beaucoup de situations).
Réglage qualitatif : les trop grands volumes courants insufflés peuvent être source de barotraumatismes. Le réglage doit toujours être fait sur un volume courant, VT, n'exigeant pas une pression trop élevée.
En ventilation contrôlée, on calcule la fréquence, du réglage du volume courant (en tenant compte du volume mort) et de celui de la ventilation :
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle,barotraumatisme, débranchement (épreuve de), volume mort, ventilation, ventilation (dommages causés par la), ventilation x fréquence (diagramme), volotraumatisme
vertige n.m.
Illusion de mouvement, c’est-à-dire sensation erronée de déplacement des objets par rapport au sujet ou du sujet par rapport aux objets.
Le vertige réalise une sensation très désagréable et généralement rotatoire qui peut être d’installation brutale ou progressive, intense ou minime, durer de quelques secondes à plusieurs heures voire plusieurs jours. Il s’accompagne souvent de pâleur, de nausées et de vomissements.
Le vertige traduit habituellement une atteinte aiguë et unilatérale du système vestibulaire, lequel, avec la vision et la proprioception, renseigne à chaque instant le cerveau sur nos déplacements et la position de notre tête dans l’espace. Lorsque ce système est malade, les informations qu’il adresse au cerveau sont erronées et discordantes avec celles de la vision et de la proprioception. Ce conflit sensoriel est la cause du vertige, le cerveau n’étant plus capable d’interpréter des informations contradictoires
Face à ce symptôme éminemment subjectif, il est essentiel pour l’observateur médecin de rechercher la présence d’un nystagmus, c’est-à-dire d’un mouvement anormal des yeux, concomitant de la sensation vertigineuse. Ce signe objectif, en effet, affirme la réalité du vertige et fournit des renseignements de première importance sur son origine. Il est également primordial de rechercher des signes auditifs, comme surdité ou bourdonnements, et d’autres signes neurologiques.
Il importe de distinguer les vrais des faux vertiges que constituent la tendance syncopale avec souvent perte de connaissance, le vertige d'altitude, l’agoraphobie, les troubles du rythme cardiaque ou digestifs, etc.
Tout vertige vrai impose des examens complémentaires effectués par un spécialiste ORL comprenant en règle une épreuve calorique à l’eau chaude et froide, une étude des potentiels évoqués otolithiques, un audiogramme, et au moindre doute une IRM.
Les causes opposent schématiquement les causes périphériques par atteinte de l’oreille interne ou du nerf comme, par exemple, la maladie de Ménière, le vertige paroxystique positionnel dit bénin, les vertiges d’origine toxique, la névrite vestibulaire, et les causes centrales par atteinte des noyaux situées dans le tronc cérébral, du cervelet ou des centres supérieurs.
Le traitement dépend de la cause.
P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)
Étym. lat. vertere : tourner
→ vestibulaire (syndrome), proprioception, nystagmus, vertige des hauteurs, agoraphobie, épreuve calorique, potentiels évoqués auditifs, potentiels évoqués otolithiques, audiogramme, Menière (syndrome), vertige paroxystique positionnel
[H1, P1]
Édit. 2019
Weber (épreuve de) l.f.
Weber's test
Épreuve acoumétrique et audiométrique binaurale qui consiste à rechercher lors d'une stimulation acoustique médiane, sur l'axe de symétrie du corps, par voie osseuse, le côté où le patient perçoit le son.
Le diapason est posé sur le vertex et normalement la perception est localisée au milieu des deux oreilles ou de façon égale dans les deux oreilles. Dans les surdités de transmission, le diapason est mieux perçu du côté malade (on parle de « Weber latéralisé » du côté pathologique). Lors des surdités de perception, il est mieux perçu du côté sain (on parle de « Weber latéralisé du côté sain).
E. H. Weber, anatomiste et psychologue allemand, membre de l'Académie de médecine (1795-1878)
→ diapason, acoumétrie, audiométrie
Wechsler-Bellevue scale l angl. f.
Échelle d'intelligence constituée d’un ensemble de questions et de tâches destinées à évaluer le potentiel de l’individu à se comporter de façon efficace et adaptée
Elle comporte 11 tests. Les six tests verbaux permettent l'appréciation des connaissances générales, de l'empan de mémoire, de l'acquis d'une expérience pratique, de la pensée conceptuelle. Les cinq tests non verbaux recourent au raisonnement logique, à la capacité d'instaurer des automatismes ou encore aux aptitudes discriminatives. Trois QI sont obtenus : global, verbal et de performance. Il ne s'agit cependant pas d'un quotient au sens de Stern, mais d'une note T. Par convention, les notes sont réparties sur une échelle normalisée de moyenne 100 et d'écart-type 15. C'est la première échelle qui, construite spécifiquement dans le but d'une application à une population adulte, tient compte des modifications des performances intellectuelles dues au vieillissement. Le succès de cette épreuve a incité son auteur à en faire une révision, la WAIS ("Wechsler adult intelligence scale") en 1950.
D. Wechsler, psychologue américain (1939), Validation de la tradution Française par l'ECPA (Éditions du Centre de Psychologie Appliquée) en 1954
Étym. Bellevue : hôpital psychiatrique à New-York
White (classification de) l.f.
White’s classification
Méthode d'appréciation de la gravité et du pronostic de l'association diabète et grossesse.
Elle comprend six classes de gravité croissante :
A : anomalies de l'épreuve d'hyperglycémie provoquée isolée traitées par le régime seul,
B : diabète évoluant depuis moins de dix ans, apparu après l'âge de vingt ans, sans complications vasculaires,
C : diabète dont l'évolution est inférieure à vingt ans, sans complications vasculaires,
D : diabète évoluant depuis plus de vingt ans, apparu avant l'âge de dix ans et s'accompagnant de complications vasculaires, p. ex.calcification des artères des jambes et rétinopathie,
E : diabète avec calcifications des artères pelviennes,
F : néphropathie diabéitque.
On y a ajouté les classes :
H : cardiopathie associée,
R : rétinopathie proliférative,
T : greffe rénale.
Priscilla White, médecin endocrinologue américaine (1949) ; J. Pedersen, médecin endocrinologue danois (1965)
Étym. gr. diabêtês : qui traverse