homéothérapie n.f.
homoeotherapy
Méthode thérapeutique selon le principe des semblables.
Étym. gr. homoïos : semblable,thérapéia : traitement
[G5]
homéotherme adj.
homoeothermal
Caractère des animaux à température constante indifférente de celle du milieu ambiant.
Étym. gr. homoïos : semblable
Ant. pœcilotherme ou poïkilotherme
[C2]
homéotique adj.
homeotic
Qui se rapporte au développement embryologique des parties du corps d'un être vivant et dont dépend la constance de sa forme ou de sa fonction.
Se dit d'un gène dont dépend le développement d'un organe et dont une mutation entraine une altération de l'embryogénèse. Sa transposition peut provoquer le développement d'un organe dans une situation anormale. Se dit aussi du complexe de ces gènes : complexe HOM chez la Drosophile, complexe HOX chez les vertébrés.
Étym. gr. homoïos : semblable
homicide n.m.
homicide
Conduite provoquant la mort d'un être humain de façon préméditée (assassinat) ou non préméditée (meurtre).
Bien que d'habitude non pathologique, un homicide volontaire n'est pas légitimé sur le plan éthique par la défense d'un bien. La primauté est, en effet, dévolue à la personne.
→ article 122-1 du code pénal, tueur en série, homicide pathologique, homicide altruiste
[H4]
homicide altruiste l.m.
altruistic homicide
Meurtre pathologique d'un être cher, en particulier d'un enfant par une femme (rarement du plus jeune), afin de le soustraire au "malheur irrémédiable", à une existence misérable, voire à des tortures.
Rencontré surtout dans les mélancolies délirantes avec idées divergentes de culpabilité, de ruine et de persécution passive, il équivaut à un suicide élargi, aboutissant parfois à la destruction d'une famille entière, suivie souvent de celui du patient. On doit se méfier de ce risque devant un excès de sollicitude du sujet à l'égard de ses proches (H. Claude).
Sur le plan analytique, l'homicide altruiste est considéré comme paradigmatique de l'intrication, fréquente dans les dépressions, de l'auto et de l'hétéro-agressivité.
Pour mémoire, dans la dépression psychotique du postpartum, l'infanticide peut être sous-tendu par des idées délirantes de négation de la filiation ou de l'existence même de l'enfant.
[H4]
homicide pathologique l.m.
pathological homicide
Conduite rare parmi celles provoquant la mort d'un être humain de façon préméditée (assassinat) ou non préméditée (meurtre).
Elle est observée notamment dans :
- les schizophrénies surtout paranoïdes, parfois révélées par un crime apparemment immotivé (parricide, matricide, en particulier) ;
- les délires chroniques, principalement passion
- le meurtre altruiste de ses enfants par une femme mélancolique, qui désire leur épargner les conséquences dramatiques de ses fautes délirantes
- les états catatoniques ou épileptiques ;
- les pulsions meurtrières de certaines psychoses, puerpérales notamment ;
- les crimes sadiques par des pervers, crimes rares mais comportant un risque de récidive (tueurs en série);
- l'infanticide, habituellement moins chargé en pathologie, commis par de jeunes mères célibataires.
En ce qui concerne la pathologie, rappelons seulement les liens entre homicide et suicide qui serait finalement une forme d'agressivité retournée contre soi-même : le sadisme en se retournant vers l'intérieur peut passer de l'objet perdu au moi, reliant ainsi l'impulsion criminelle et suicidaire.
En situation d'urgence, la décision d'hospitali
→ suicidaire (conduite), suicidant (soins au).
[H3]
homing n. angl. m.
1) Désigne le renvoi d'un patient hospitalisé à son domicile ou dans des structures adaptées au handicap en vue de la continuation des soins.
2) Désigne le phénomène d’écotaxie par lequel des cellules circulantes migrent vers des territoires tissulaires particuliers.
Terme utilisé en immunologie à propos de la colonisation lymphocytaire
Étym. angl. home : maison
[G5]
Édit. 2017
hominisation n.f
hominization
Processus évolutif par lequel l'espèce humaine a acquis les caractères qui la distinguent des autres primates.
L’hominisation a débuté lors de la séparation de la lignée humaine de celle des chimpanzés à l’époque du Miocène (-23 à -7 millions d’années). Les prehomininés sont les australopithèques qui se sont développés durant le Pliocène (-6 à -2,6 millions d’années). Les connaissances les concernant reposent sur l’examen de fossiles découverts en Afrique (Lucy, Toumaï et Sediba). Homo sapiens est apparu pendant le Pléistocène (-2,6 à -0,126 millions d’années). Parallèlement, sont apparus les néanderthaliens et les denisoviens. Ces 3 espèces se sont hybridées et ont donné naissance à l’homme moderne ou homme de Cro Magnon dont les gènes proviennent en majorité d’Homo sapiens. L’agriculture et la sédentarisation datent du début de l’Holocène. Nous vivrions l’Anthropocène, c'est-à-dire l’époque où l’évolution ne provient plus de la sélection darwinienne, mais de l’activité de l’Homme, lui-même.
homme à utérus l.m.
Syn: persistance des canaux de Müller, dérivés müllériens persistants, PMDS
→ persistance des canaux de Müller
[A1,A4]
Édit. 2018
homme de pierre l.m.
→ fibrodysplasie ossifiante progressive
[I4,I1,Q2]
homme de verre l.m.
glass man
[Q2,I1,P1,P2]
homme raide (syndrome de l') l.m.
stiff-man syndrome
État pathologique rare, survenant chez l'adulte jeune, caractérisé par l’apparition progressive d'une rigidité musculaire, associée à une rigidité axiale d'aggravation continue avec notamment hyperlordose et par des épisodes de spasmes musculaires douloureux, secondaires à des mouvements, à une émotion ou à des bruits.
L'évolution, au début rapide, peut se stabiliser ou progresser lentement. L'atteinte prédominant à la racine, porte sur les muscles du tronc, du cou et des membres. Des fractures des os longs et des déformations articulaires peuvent se produire du fait des contractures spasmodiques survenant sur des muscles déjà sous tension. La raideur diminue au cours du sommeil et des anesthésies générales. Les études électrophysiologiques montrent une activité tonique spontanée, faite de potentiels unitaires normaux
Des associations sont possibles : hyperthyroïdie, diabète de type 1, insuffisance hypophysaire, fréquemment tachycardie et sueurs, affection auto-immune (environ 40% des patients) et moins souvent affection paranéoplasique (cancers du sein, du poumon à petites cellules, maladie de Hodgkin ou thymome).
Une origine centrale est désormais admise, avec possibilité d'association d'hyperfonction spinale du système gamma et d'hyperfonction supraspinale. Des anticorps anti-GAD (acide glutamique décarboxylase, enzyme biosynthétisant le GABA sont fréquemment présents dans le sang et le LCS.
Les benzodiazépines, notamment le diazépam, qui agirait sur les récepteurs GABAergiques, sont inconstamment actifs. Le baclofène et le valproate, autres substances GABAergiques, sont aussi utilisés. Les immunoglobulines intraveineuses sont une bonne indication. L'évolution est progressive vers la mort en une dizaine d'années.
F. P. Moersch et H. W. Woltman, neurologues américains (1956)
[I1,I4,I2]
Édit. 2015
homocarnosine n.f.
γ-aminobutyryl-histidine, hmologue de la carnosine, possédant des activités biologiques similaires
[C1]
Édit. 2015
homocarnosinose n.f.
homocarnosinosis
Taux élevé dans le liquide cérébrospinal d'homocarnosine, paraplégie spastique progressive retard mental et rétinite pigmentaire.
Le taux élevé d'homocarnosine dans le LCS n'est pas toujours retrouvé. La maladie serait en fait une déficience de la carnosinase sérique. L’affection est autosomique récessive (MIM 236130).
O. Sjaastad neurologue norvégien (1974)
Syn. déficit en homocarnosinase
[H1,P2,H4]
Édit. 2015
homocaryose n.f.
homokaryosis
Présence de deux noyaux au même patrimoine génétique dans un même cellule.
Étym. gr. homos : semblable, karuon : noyau
[Q2,A2]
homocaryotype n.m.
homocaryotype
Caryotype dont les paires de chromosomes ne présentent pas de différences visibles.
Sigle HOC
[Q1]
homocystéine n.f.
homocysteine
Acide 2-amino-4-thiobutyrique : acide aminé qui intervient dans le métabolisme de la méthionine, qui en est le dérivé S-méthylé.
Elle est le donneur de la fonction thiol pour la synthèse de la cystéine, par une condensation avec la sérine en cystathionine et une réaction de transsulfuration. Sa désamination consécutive à la désulfhydration conduit à l'acide α-cétobutyrique. Sa fonction thiol facilement oxydable donne une liaison disulfure avec une homocystéine ou une cystéine, formant de l'homocystine ou de la cystéinylhomocystéine.
[C1]
homocystéine-désulfhydrase n.f.
homocysteine desulfhydrase
Enzyme catalysant la désulfhydration de l'homocystéine en H2S, NH3 et acide alpha-cétobutyrique.
→ homocystéine, acide -cétobutyrique.
[C1]
homocystéine-méthyltransférase n.f.
homocysteine methyltranferase
Enzyme catalysant le transfert d'un radical méthyle du N5-méthyl-tétrahydrofolate sur l'homocystéine pour former la méthionine.
Dans le foie, c'est un enzyme qui fait intervenir
la méthyl-cobalamine.
→ homocystéine, méthionine, méthyl-cobalamine
[C1]
homocystéinémie n.f.
homocysteinemia
Présence ou concentration d'homocystéine dans le plasma sanguin.
La concentration du plasma normal en homocystéine réduite et oxydée est comprise entre 6 et 16 µmol/L
Des hyperhomocystéinémies sont observées lors de carences en folates ou en cobalamine, ainsi que dans l'homocystinurie congénitale. Celle-ci est due à une sous expression du gène CBS (locus en 21q22.3) codant pour la cystathionine bêta-synthase ; la carence de cet enzyme qui, normalement, métabolise l’homocystéine en cystathionine entraîne son accumulation et l’homocystinurie.
L’hypercystéinémie expose à des risques cardiovasculaires.
→ homocystinurie, cystathionine-synthétase
[C1,R1]
homocystine n.f.
homocystine
Acide aminé formé par la condensation oxydative de deux molécules d'homocystéine.
Sa présence dans les urines traduit une maladie congénitale du métabolisme de la méthionine, dite homocystinurie.
[C1,Q2,R1]
homocystinurie par troubles de la reméthylation et déficit en 5,10-méthylène-tétrahydrofolate-réductase l. f.
vitamin B12 metabolic defect with methymalonic-acidemia and homocystinuria
→ acidurie méthylmalonique avec homocystinurie
[R1,Q2]
homocytotrope adj.
homocytotrop
Se dit d’un anticorps qui ne peut se lier qu’aux cellules de l’espèce à quelle il appartient.
[F3]
homodimère n.m.
homodimer
Molécule constituée de deux protomères identiques, par opposition aux hétérodimères constitués de deux protomères différents.
Ant. hétérodimère
[C1]
homoduplex n.m.
homoduplex
Molécule d'acide nucléique double brin obtenue par hybridation in vitro de deux brins entièrement homologues.
[Q1]