débit aérien phonatoire l.m.
aeric vocal flow
Mesure à l’aide d’un spiromètre du débit d’air passant entre les cordes vocales pendant l’émission d’une voyelle tenue.
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débit azygos l.m.
azygos flow
débit cardiaque l.m.
cardiac output
Volume de sang propulsé par chaque ventricule , exprimé en litres/minutes, égale au produit de la fréquence cardiaque par le volume de sang éjecté par chaque systole.
Ce volume de sang(Qc) est en moyenne, normalement, chez l’adulte au repos, allongé, à jeun, compris entre 4,8 l et 5,3 l par minute. On peut mesurer le débit cardiaque, soit par la méthode de dilution en utilisant le principe de Stewart Hamilton soit par gazométrie sanguine en utilisant le principe de Fick selon la différence artérioveineuse en oxygène et de la consommation d'oxygène :
Qc= VO2/(CaO2-CvO2)
Qc= VO2/DAVO2
(CaO2 : contenu artériel en oxygène, ponctionné au niveau d'une artère, CvO2 : contenu veineux en oxygène (sang veineux mêlé), ponctionné au niveau de l'artère pulmonaire, DAVO2 : différence artério-veineuse en oxygène, VO2 : consommation d'O2 (en L/min)
Le débit cardiaque diminue de 15 à 20% lors du passage de la position couchée à la position debout, il augmente sous l’influence des émotions, de l’hyperthermie, de la digestion et surtout de l’effort, l’exercice musculaire pouvant le multiplier par quatre ou cinq.
A. F. Fick, physiologiste allemand (1870) ; G. N. Stewart, physiologiste britannique (1897) ; W. F. Hamilton, physiologiste américain (1932)
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→ Stewart et Hamilton (principe de), Fick (principe de)
[F2]
Édit. 2018
débit coronaire l.m.
coronary flow
Volume de sang traversant pendant une minute le lit vasculaire coronarien.
Au repos et dans les conditions normales le débit coronaire est de 250 à 300 mL/min, ce qui représente 5% du débit cardiaque. Le débit coronaire est relativement faible par rapport à d’autres organes (le rein en particulier) ce qui explique, compte tenu de la forte consommation d’oxygène du cœur, la très forte différence artérioveineuse en O2 (12 vol pour 100) et la très faible teneur O2 du sang veineux coronaire (5 à 7 vol pour 100) qui est la plus basse de l’organisme.
Lors d’un effort intense le débit coronaire et la consommation d’oxygène peuvent être multipliés par cinq ou six. La demande en oxygène est assurée pour 75% par une augmentation du débit et pour 25% par une extraction d’O2 par le myocarde plus poussée.
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débit de déclenchement d'un respirateur l.m.
triggering flow
En ventilation mécanique assistée, petit débit déclenchant l'insufflation grâce à un faible mouvement inspiratoire du patient.
On mesure ce débit au niveau de l'orifice de raccordement du ventilateur aux voies aériennes.
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débit de dose l.m.
dose rate, flow of dosis
Dose administrée par unité de temps lors d'une exposition à des radiations ionisantes ou d'une perfusion d'un médicament.
En radiothérapie, elle est égale au rapport D/t, où D est la dose délivrée de façon continue et t la durée d’administration.
Le débit de dose intervient, pour l'effet biologique, dans la compétition entre la vitesse de des lésions sublétales, proportionnelle au débit de dose, et la vitesse de leur réparation. L’effet biologique d’une dose donnée diminue lorsque le débit diminue. La réduction de l’effet est plus importante pour les complications tardives que pour la létalité des cellules tumorales (effet différentiel) ce qui confère un intérêt thérapeutique aux faibles débits de la curiethérapie classique (0,3-1,5 Gy/h). On définit le débit moyen en considérant t égal à l'étalement (espace de temps entre le début et la fin de l'irradiation) et le débit instantané en excluant les éventuelles interruptions de l'irradiation.
En radiothérapie transcutanée courante, elle est égale au rapport D/t où le débit est élevé (de l’ordre du Gy/min.) et n’intervient pas car il n’y a pas de réparation significative des lésions sublétales pendant la brève durée de la séance (quelques min.); l’effet de celle-ci ne dépend pas de sa durée.
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débit de filtration glomérulaire l.m.
flow rate of glomerular filtration
Traduisant la valeur fonctionnelle rénale, il peut s’apprécier en clinique classiquement par le calcul de la clairance de la créatinine et préférentiellement par l’une des trois formules : celle de Cockcroft et Gault, la MDRD (Modification of Diet in Renal Disease) et le CKD-EPI (Chronic Kideney Disease Epidemiology Collaboration Equation).
Ces trois formules offrent l’intérêt de dispenser du recueil des urines pendant 24 heures, le plus souvent erroné.
- La formule de Cockroft et Gault prend en compte la créatinine plasmatique, le poids et l’âge :
Clairance (mL/mn)= (140-âge) x poids (Kg)/PCr (μmol/L)x K
Avec : PCr : Créatinine sérique K = 1,23 pour les hommes, 1,04 pour les femmes, âge exprimé en années. Chez les patients âgés (notamment au-delà de 65 ans), elle sous-estime la fonction rénale.
- La formule MDRD est issue d’u ne étude qui a évalué l’effet d’un régime pauvre en protéines sur la progression de la maladie rénale. Elle ne tient compte que de l'âge, du sexe et de la créatininémie, avec un coefficient ethnique pour les noirs américains. Elle a l'avantage de ne pas prendre en compte le poids du patient mais elle surestime souvent le débit de filtration glomérulaire. Elle manquerait de précision à des valeurs au-delà de 60 mL/mn.1,73m2.
DFG = 186 x PCr-1,154 x âge-0,203 x 0,742 (si ♀) x 1,212 (si race noire)
- La formule CKD-EPI peut être exprimée par l’équation:
GR. = 141 x min(Scr/К,1)α x max(Scr/К,1)-1,209 x 0,993Age x 1,018 (si♀) x 1,159 (race noire)
Avec Scr : créatinine plasmatique, К: 0,7 pour les femmes et 0,9 pour les hommes, α : -0,329 pour les femmes et -0,411 pour les hommes, min indique le minimum de Scr/К, ou 1max indique le maximum de Scr/К.
L’équation CKD-EPI aurait une exactitude supérieure aux deux autres.
La capacité de ces équations à fournir des estimations justes est fortement dépendante de la qualité des dosages de la créatininémie, pour lesquels les méthodes enzymatiques doivent être préférées.
Sigle DFG
[M1]
Édit. 2018
débit de kerma l.m.
kerma-rate
→ kerma
débit d'oxygène transporté par le sang l.m.
oxygen flow carried by the blood
Débit égal à la différence artérioveineuse en oxygène multipliée par le débit cardiaque, soit dans les conditions normales 0,05 x 5000 = 250 Ml / minute.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit de pepsine basal
basal flow rate of pepsin
Paramètre mesuré lors de l'étude de la sécrétion gastrique, égal au produit de la concentration de pepsine dans le liquide gastrique par le volume sécrété dans l'unité de temps.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit de pointe l.m.
peak expiratory flow (PEF), peak flow
Débit expiratoire maximal après une inspiration maximale.
Un appareillage très simple suffit pour sa mesure, le malade peut à tout moment contrôler lui-même sa fonction ventilatoire, ce qui permet aux asthmatiques d'ajuster leur traitement. Le débit de pointe normal est égal ou supérieur à 500 L/min = 8 L/s, il est très sensible à l’obstruction des voies aériennes dont le diamètre est inférieur à 2 mm. Il est utilisé pour l’autosurveillance des asthmatiques.
A. Strohl, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1919)
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit expiratoire 25 l.m.
maximum expiratory flow at 25% of CVF (MEF 25)
Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 25% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue (LBTPS/sec) et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
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Sigle DEM 25
débit expiratoire 25-75 l.m.
maximum mid expiratory flow rate (MEF 25-75)
Débit expiratoire mesuré entre 25% et 75% de la capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS/sec.et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet. Ce débit est diminué en cas d'obstruction bronchique et lorsque le VEMS est encore normal cette diminution évoque une obstruction prédominant au niveau des voies aériennes distales.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEMM ou DEM 25-75
débit expiratoire 50 l.m.
maximum expiratory flow at 50% of CVF (MEF 50)
Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 50% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, LBTPS/sec, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle : DEM 50
débit expiratoire 75 l.m.
maximum expiratory flow at 75% of CVF (MEF 75)
Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 75% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, LBTPS/sec, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle : DEM 75
débit expiratoire de pointe l.m.
peak expiratory flow (PEF)
Débit expiratoire maximal après une inspiration maximale.
Mesuré au début de la manœuvre d'expiration forcée, c'est le débit maximum que puisse réaliser un sujet. Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.Un appareillage très simple suffit pour sa mesure, le malade peut à tout moment contrôler lui-même sa fonction ventilatoire, ce qui permet aux asthmatiques d'ajuster leur traitement. Le débit de pointe normal est égal ou supérieur à 500 L/min = 8 L/s, il est très sensible à l’obstruction des voies aériennes dont le diamètre est inférieur à 2 mm. Il est utilisé pour l’autosurveillance des asthmatiques.
A. Strohl, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1919)
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEP
[K1]
Édit. 2019
débit expiratoire maximal l.m.
maximum expiratory flow (MEF)
Volume de gaz expiré lors d'une manœuvre d'expiration forcée rapide.
On distingue les débits instantanés correspondant au niveau de débit à un moment donné de la capacité vitale, et les débits moyens correspondant au débit pendant un temps donné. Ainsi le débit expiratoire de pointe est un débit instantané, le débit expiratoire maximum 25-75 un débit moyen.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEM
débit inspiratoire de pointe l.m.
maximum inspiratory flow (MIF)
Débit maximum produit par une inspiration forcée, exprimé en LBTPS/mn.
L'étude de ce débit aide au diagnostic des obstacles laryngotrachéaux où il est diminué contrairement aux obstacles périphériques.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DIP
débit maximum l.m.
maximum flow rate
Valeur la plus représentative de la puissance du jet urinaire, normalement supérieur à 15 mL/sec.
Il varie avec le volume uriné : pour de petits volumes, inférieurs à 150 mL, la valeur n'est pas interprétable.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débitmètre n.m.
flowmeter
Appareil de mesure du débit (en volume ou en masse par unité de temps) d'un fluide s'écoulant dans un même sens.
Les appareils mesurant des débits instantanés de gaz sont appelés anémomètres.
Les différents fluides ayant des masses spécifiques différentes, un débitmètre massique doit être étalonné avec le fluide dont on mesure le débit.
Il est classique de distinguer les débitmètres à orifice constant (débitmètre à palette, à hélice, etc. utilisés en réanimation), dont les indications sont indépendantes de l'inclinaison de l'appareil, de ceux à orifice variable (rotamètres, utilisés en anesthésie) qui y sont sensibles.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
→ anémomètre, débit, pneumotachographe, rotamètre.
débitmètre de pointe l.m.
peakflowmeter
Petit appareil portable, peu encombrant, permettant la mesure instantanée du débit expiratoire de pointe.
En soufflant à travers un embout, le sujet déplace un curseur devant une échelle graduée permettant la lecture immédiate du débit en litres par minute. Ce système permet la surveillance à domicile de certaines affections respiratoires chroniques telles la BPCO et l'asthme. Il peut aider à la reconnaissance de maladies asthmatiques professionnelles grâce à son utilisation possible pendant le travail.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débitmètre de Wright l.m.
Wright's peak flow meter
Anémomètre mesurant le débit de pointe lors d’une expiration forcée.
Dispositif mécanique utilisant le principe de la turbine comme le spiromètre de Wright.
B. M. Wright, physiologiste britannique (1959)
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débitmétrie urinaire l.f.
urine flowmetry, urinary output evaluation
Mesure du débit urinaire évaluant la puissance du jet.
Le patient urine dans un appareil appelé débitmètre. La puissance du jet urinaire est caractérisée par son énergie cinétique à la sortie du méat qui va projeter une certaine quantité d'urine à une distance dépendante de sa vitesse. En pratique c'est le débit, c'est-à-dire un volume par unité de temps (Q = dV/dt) qui représente cette puissance. Les débitmètres actuels enregistrent une courbe débit/temps dont les deux paramètres les plus utilisés sont la valeur du débit maximum et la durée de la miction. La courbe a normalement un aspect "en cloche". Cette étude est le préalable à l’exploration urodynamique. Elle renseigne d'une part sur la valeur de la contraction vésicale d'autre part sur la résistance urétrale. Cet examen permet le diagnostic des syndromes obstructifs ou du dysfonctionnement vésico-urétral et présente un grand intérêt dans les troubles mictionnels, les dysuries, associés à des fuites urinaires.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit mictionnel l.m.
urinary flow rate
débit minute des éléments figurés de l'urine l.m.
per minute excretion of urinary sediment composents
T. Addis, néphrologue américain (1922) ; H.J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1883)
Syn. technique d’Addis-Hamburger
→ Addis (compte d'), Addis-Hamburger (technique de), sédiment urinaire