Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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péricyte n.m.

pericyte

Cellule contractile entourant plus ou moins complètement le capillaire, située en dehors de la membrane basale de celui-ci et possédant sa propre membrane basale.

Étym. gr. peri : autour ; kutos : cellule

péritoine (fonctions du) l.f.p.

Les fonctions du péritoine découlent de ses origines embryologiques à partir du feuillet mésoblastique au sein duquel, entre la 3ème et la 8ème semaines, va se produire un clivage en deux couches, l’une en continuité avec le mésenchyme extra-embryonnaire tapissant l’amnios, c’est la somatopleure intraembryonnaire ( futur péritoine pariétal), l’autre en continuité avec le mésenchyme tapissant la vésicule vitelline, c’est le splanchnopleure intraembryonnaire (futur péritoine viscéral), ces deux couches délimitant une nouvelle cavité, le cœlome interne future cavité péritonéale ; l’organisation finale du péritoine avec ses mésos et ses fascias d’accolement accompagne le développement des organes intra-abdominaux .
Cette évolution mésoblastique explique les différentes fonctions du péritoine, tant mécaniques que physiologiques :
- maintenir les organes en place par les mésos et fascias d’accolement ;
- servir de structure porteuse aux vaisseaux et nerfs des organes par les mésos ; 
- permettre le glissement harmonieux des viscères grâce à une mince lame lubrifiante qu'il contient. Ce liquide péritonéal existe en quantité minime chez le sujet sain. Il est principalement issu du liquide interstitiel hépatique, passant à travers la capsule du foie. Le liquide interstitiel (et donc la lymphe) hépatique est riche en protéines parce que les capillaires sinusoïdes sont fenêtrés. Les lymphatiques sous-péritonéaux, principalement dans les régions diaphragmatiques, ont pour fonction de drainer ce liquide physiologique. ; la fixation anormale des organes soit au péritoine pariétal, soit par accolement des viscères entre eux par leur péritoine viscéral, est une réaction à des phénomènes inflammatoires quelle qu’en soit l’origine ; elle est expliquée par la richesse du liquide péritonéale en protéines qui, en s’organisant, sera responsable des adhérences. Les conséquences de l’existence d’adhérence sont variable, soit nulles et bien tolérées, soit à l’origine de troubles du transit pouvant aller jusqu’à l’occlusion intestinale.
- protéger les organes contre les infections (rôle du liquide de glissement) ;
- le péritoine sert également de surface d'échange puisqu'il est utilisé dans ce but lors d'une dialyse péritonéale (la membrane péritonéale est alors la membrane d’échange, de dialyse) ;
- le cas particulier de la cœliochirurgie doit être évoqué : plusieurs études ont observé une chute de la température centrale lors d’interventions par cœliochirurgie. Le gaz expose la surface péritonéale (comparable à celle de la peau, soit 1 à 2 m²) à des conditions de température et d’humidité différentes de celles de l’organisme.

feuillet mésoblastique, somatopleure intra-embryonnaire, vésicule vitelline, splanchnopleure intra-embryonnaire, cœlome interne, méso,  fascia d'accolement, péritoine, occlusion intestinale, péritonite, dialyse péritonéale, cœliochirurgie

[A1,C2]

perméabilité cutanée l.f.

cutaneous permeability

Qualité qu'a la peau de laisser passer certaines substances soit de l'intérieur vers l'extérieur, comme l'eau (perte insensible en eau), soit de l'extérieur vers l'intérieur de l'organisme.
Dans le deuxième cas, la peau se comporte comme une membrane semi-perméable qui obéit à la loi de diffusion de Fick, selon laquelle la pénétration d'un produit dans la peau dépend de sa taille, de son degré de lipophilie et de la différence de sa concentration de part et d'autre de la membrane.

fonction barrière de l'épiderme, pénétration transcutanée, absorption percutanée

perméase n.f.

permease

Système protéinique transmembranaire catalysant le passage d'une molécule à travers une membrane.
La protéine transporteuse qui constitue la perméase, présente un site de fixation de la molécule à faire passer sur la face externe de la membrane ; par différents mécanismes impliquant sans doute des changements de conformation, elle transporte ce substrat vers la face interne.

transporteur, canal, porine

phagosome n.m.

phagosome

Vacuole intracellulaire formée dans un phagocyte par une invagination de sa membrane cytoplasmique qui a enveloppé une particule, bactérie, cellule, etc. s'est séparée de la membrane, et dans laquelle se déverse le contenu des granulations cytoplasmiques lysosomiques.
Il en résulte un phagolysosome dans lequel la particule ingérée est digérée.

plaque motrice l.m.

motor end plate, myoneural junction, neuromuscular junction

Jonction neuromusculaire, région du sarcolemme où se situe la synapse, qui permet la transmission de l'influx nerveux à la cellule striée du muscle squelettique.
Elle est constituée de trois parties : la terminaison axonale (ensemble des ramifications de l'axone, entourées par l'axolemme qui, au contact de la fente synaptique, prend le nom de membrane présynaptique, et dont chaque élément contiendrait de l'acétylcholine) ; les gouttières synaptiques (replis de la membrane sarcolemmique formant des fentes synaptiques secondaires) ; entre les deux, la fente synaptique primaire.
Située à égale distance des extrémités de la fibre musculaire, la plaque motrice est entourée par la jonction de l'endomysium (formation conjonctive qui engaine chaque fibre musculaire striée et assure notamment la transmission de ses contractions au périmysium et à l'épimysium) avec l'endonèvre (fin réseau de collagène et de rares fibroblastes, qui entoure les fibres nerveuses à l'intérieur d'un fascicule et les unit au périnèvre).
La transmission intervenant au niveau de cette région suscite une éjection d'acétylcholine par la terminaison nerveuse, avec modifications de la perméabilité de la plaque motrice aux ions et dépolarisation (potentiel de plaque). La cholinestérase en excès, inactivatrice de l'acétycholine par hydrolyse, permet la réversibilité du phénomène. Quand le potentiel de plaque rejoint une amplitude suffisante, un potentiel propagé à l'ensemble de la fibre provoque la contraction.

synapse, curarisation

pli malléaire antérieur l.m.

plica mallearis anterior (TA)

anterior malleolar fold

Repli muqueux de la face interne de la membrane du tympan soulevé par le ligament tympano-malléolaire antérieur.
Il contribue à border au-dessous le récessus supérieur de la membrane tympanique. Il contient dans son épaisseur le processus antérieur du marteau, la corde du tympan et l’artère tympanique antérieure.

A. von Tröltsch, oto-rhino-laryngologiste allemand (1868)

Syn. anc. repli tympano-malléolaire antérieur de Tröltsch ; repli de la corde

pli malléaire postérieur l.m.

plica mallearis posterior (TA)

posterior malleolar fold

Repli muqueux de la face interne de la membrane du tympan soulevé par le ligament tympano-malléolaire postérieur.
Il contribue à border au-dessous le récessus supérieur de la membrane tympanique. Il contient dans son épaisseur la corde du tympan.

A. von Tröltsch, oto-rhino-laryngologiste allemand (1868)

Syn. anc. repli tympano-malléolaire postérieur de Tröltsch ; repli de la corde

pompe à calcium l.f.

calcium pump

Famille de protéines, appelées aussi Ca2+-ATPases, situées dans la membrane plasmique et dans la membrane du réticulum endoplasmique (ou sarcoplasmique dans le cas de la cellule musculaire) permettant d’expulser le calcium du cytoplasme vers le milieu extracellulaire ou d’accumuler le calcium dans le réticulum endoplasmique ou sarcoplasmique.
La sortie du Ca2+ cytoplasmique vers le milieu extracellulaire ou son accumulation dans le réticulum nécessitent de l'énergie fournie par l'hydrolyse de l'ATP. Les pompes à Ca2+ permettent de maintenir à un niveau faible la concentration intracellulaire de Ca2+ dans le cytoplasme de la cellule au repos. L’accumulation de calcium dans les tubules du réticulum sarcoplasmique est un préalable indispensable à la libération brutale de calcium qui entraîne la contraction musculaire.

Nernst (loi de), pression osmotique, inhibiteur calcique de l'enzyme de conversion

pression osmotique l.f.

osmotic pressure

Énergie mécanique par unité de volume des grosses molécules dissoutes dans un solvant contenant des petites molécules.
Si l'on interpose une membrane semi-perméable entre la solution et le solvant pur, cette pression s'exerce sur la membrane.
Les solutions diluées suivent la loi de van't Hoft (analogue dans les liquides à celle des gaz parfaits : la pression osmotique est indépendante de la nature du solvant, elle est proportionnelle à la concentration en molécules dissoutes (les gros ions se comportent comme de grosses molécules). S'il y a plusieurs espèces de molécules les pressions osmotiques de chaque espèce s'additionnent pour donner la pression osmotique globale (loi analogue à celle de Dalton pour les pressions partielles des gaz). La pression osmotique d'une solution se mesure indirectement par l'abaissement cryoscopique qui est proportionnel à la concentration (loi de Raoult). Chez l'homme cet abaissement est de - 0,56°C pour le plasma, ce qui correspond à 8,18 atm = 829 kPa.
La pression osmotique d'une solution est dite isotonique si elle égale celle du plasma. Si l'on place une cellule (par ex. un globule rouge) dans une solution hypertonique elle est comprimée par la pression osmotique de la solution et elle se contracte, inversement si l'on place cette cellule dans une solution hypotonique elle se dilate jusqu'à éclater (ex. hémolyse).

R. Dutrochet, physiologiste français (1828)

Étym. du gr. ôsmos : action de pousser (d'après endosmose et exosmose, Dutrochet 1828)

protéine de membrane érythrocytaire l.f.

red blood cell membrane protein

La membrane érythrocytaire est constituée par une bicouche lipidique qui repose sur un grillage protidique dont les mailles sont constituées par différentes protéines ancrées les unes aux autres.
Ces protéines sont classées en deux catégories, les protéines dites intrinsèques ou transmembranaires qui traversent la double couche lipidique et les protéines dites extrinsèques qui constituent le maillage tapissant la face interne de cette bicouche.
Ces deux catégories de protéines sont reliées entre elles. Les principales protéines extrinsèques sont la spectrine, dont les dimères (chaines alpha et bêta) s'unissent entre eux pour former des tétramères ; la protéine 4.1, protéine essentielle à la solidité de la membrane fait partie du complexe jonctionnel unissant les extrémités des tétramères de spectrine, actine et glycophorine C ; l'actine, sous forme de protofilament constitué d'un nombre limité de monomères, se fixe sur la chaine ß de la spectrine en présence de protéine 4.1 ; l'ankyrine, protéine de jonction entre les protéines extrinsèques et transmembranaires, relie la chaine ß de la spectrine à la protéine bande 3 ; l'adducine intervient dans la liaison spectrine-actine. Les protéines transmembranaires sont essentiellement la bande 3, ou échangeur des anions et les glycophorines A, B et C. L'intégrité qualitative et quantitative de ce réseau protéique est essentielle pour assurer les propriétés physiques du globule rouge : résistance, déformabilité et élasticité.

protéine rab l.f.

rab protein

Protéine de la famille des protéines G monomériques impliquée dans le contrôle du transport des protéines à l'intérieur des cellules.
On connaît une trentaine de protéines rab, codées par des gènes c-rab. Une protéine rab existe sous deux formes différentes selon qu'elle est liée à un GTP ou à un GDP. Dans le cytosol, la protéine rab s'associe au GDP puis est modifiée par fixation d'un radical tétra-isoprénique (géranylgéranyle). Avec l'intervention d'autres facteurs protéiniques, la protéine rab s'attache à une membrane en échangeant le GDP pour un GTP. Lorsque le GTP est hydrolysé, la protéine rab-GDP peut se détacher de la membrane et recommencer un cycle de réactions.

Randall (syndrome de) l.m.

monoclonal immunoglobulin deposition disease (MIDD)

Néphropathies interstitielle ou glomérulaire secondaires à des dépôts d’immunoglobulines (Ig) monoclonales, constitués d’une chaîne légère (CL) (light chain deposition disease ou LCDD), ou d’une chaîne lourde isolée (heavy chain deposition disease ou HCDD), ou encore d’une chaîne lourde et d’une CL d’Ig (light and heavy chain deposition disease ou LHCDD).
Le syndrome survient généralement à l’âge adulte, dans la septième décennie, mais parfois chez des sujets jeunes, notamment de race noire.
Le tableau de néphropathie interstitielle est caractérisé par une protéinurie de profil tubulaire, des signes d’atteinte fonctionnelle tubulaire avec parfois syndrome polyuro-polydipsique et insuffisance rénale lentement progressive.
La néphropathie glomérulaire est responsable d’une, protéinurie abondante (constituée principalement d’albumine, accompagnée d’une CL, le plus souvent kappa), avec syndrome néphrotique dans 20 à 65% des cas, associée à une hématurie microscopique et à une hypertension artérielle chez environ la moitié des malades ; l’atteinte fonctionnelle rénale est précoce, de sévérité variable, parfois d’emblée au stade terminal.
La ponction biopsie rénale met en évidence un épaississement des membranes basales tubulaires, prenant un aspect rubané, avec des dépôts éosinophiles souvent fortement positifs au PAS, et négatifs au rouge congo. L’interstitium est le siège d’une fibrose proportionnelle à la sévérité des lésions tubulaires. Les lésions glomérulaires, inconstantes, sont plus hétérogènes. La glomérulosclérose nodulaire est la plus caractéristique, corrélée à l’existence d’un syndrome néphrotique. La lobulation du flocculus est accentuée par des nodules mésangiaux. Les lésions glomérulaires se limitent parfois à un simple épaississement des basales glomérulaires, associé ou non à une hypertrophie mésangiale. Une prolifération endocapillaire, plus rarement extra-capillaire est parfois observée. La membrane basale de la capsule de Bowman présente souvent un aspect épaissi, remanié. Les artères, artérioles et capillaires péri-tubulaires contiennent habituellement des dépôts PAS positifs.
L’immunofluorescence montre une fixation linéaire constante d’un conjugué anti-CL le long des membranes basales tubulaires, avec une prépondérance de l’anti-kappa. Elle s’associe à une fixation glomérulaire linéaire dans 65 à 90% des cas, avec un aspect plus hétérogène, et généralement moins intense. Prédominant le long de la membrane basale glomérulaire, elle est parfois visible au sein des nodules mésangiaux, ou le long de la capsule de Bowman. Dans la majorité des cas, une fixation linéaire périmyocytaire est détectée, dans la média des artérioles et des artères inter-lobulaires, ou sur le versant intimal des artères de petit calibre. Au cours des dépôts de chaînes lourdes, une fixation linéaire du conjugué anti-chaîne lourde gamma (ou plus rarement alpha) est observée sur les basales tubulaires, mais surtout au niveau du mésangium et des parois capillaires glomérulaires, sans fixation des conjugués anti-CL. L’immunofluorescence révèle parfois une fixation du complément, de même localisation que les dépôts d’Ig monoclonale.
Le syndrome de Randall est une maladie systémique, pouvant intéresser la quasi-totalité des organes, surtout le foie, le cœur et le système nerveux périphérique. L’atteinte hépatique, parfois isolée, est souvent révélée par une hépatomégalie et une élévation des phosphatases alcalines et/ou des transaminases. Les manifestations cardiaques (20 à 50% des cas) dont la fréquence augmente avec la durée d’évolution de la maladie réalisent un tableau de myocardiopathie hypertrophique restrictive, avec des troubles du rythme ou de la conduction. Il existe une neuropathie périphérique chez environ 20% des patients.
Le traitement du syndrome de Randall reste mal codifié en raison de la rareté de la maladie. Il vise à l’éradication du clone plasmocytaire responsable de la sécrétion de l’Ig monoclonale causale. Le myélome représente l’hémopathie la plus fréquemment associée à cette affection.
Une plasmocytose médullaire supérieure à 5% est mise en évidence chez 50 à 90% des patients. Dans 15 à 40% des cas, il s’agit d’une gammapathie monoclonale de signification indéterminée et chez 15 à 30% des patients, aucun composant monoclonal n’est détecté dans le sérum ou les urines par immunoélectrophorèse ou immunofixation. Le recours à des techniques plus sensibles, telles que l’immunoblot, peut être utile. Le dosage néphélémétrique des CL libres sériques révèle un excès d’une des CL ou une anomalie du rapport kappa/lambda dans la quasi-totalité des cas.
D’autres hémopathies ont été décrites de façon exceptionnelle au cours du syndrome de Randall: maladie de Waldenström et POEMS syndrome.

R. E. Randall Jr, médecin américain (1976) ; P. Aucouturier, immunologiste français (1993)

myélome, Waldenström (maladie de), POEMS syndrome, immunofixation, immunoblot, néphélémétrie, immunoglobulines, néphropathie interstitielle, syndrome néphrotique, glomérulosclérose

[F1, F3, K2, L1, M1, N3]

Édit. 2018

récepteurs des lymphocytes T  l. m. p.

T lymphocytes receptors

Ce sont des structures de membrane permettant aux lymphocytes T de reconnaître spécifiquement les antigènes.
Leur combinaison avec l’antigène transmet un signal d’activation à la cellule par l’intermédiaire de complexes moléculaires CD3 auxquels ils sont associés. Ils sont tous identiques pour un même lymphocyte. Ils sont constitués de deux chaînes polypeptidiques dont il existe quatre sortes : α, β, γ, δ construites sur le même modèle :
-une partie constante prolongée par une séquence hydrophobe (assurant son ancrage dans la membrane) et par un segment intracytoplasmique ;
-une partie variable (tournée vers l’extérieur de la cellule) qui, comme pour les immunoglobulines, est du fait de la variabilité le support de leur spécificité pour l’antigène.
Il existe deux sortes de récepteurs :
-les récepteurs α β, formés d’une chaîne α unie par un pont disulfure à une chaîne β, sont présents sur les lymphocytes  T CD3+, CD4+ et sur les T CD3+ CD8+. Ils reconnaissent l’antigène présenté par les CPA en association avec des molécules HLA de classe II (T auxiliaires) ou de classe I (T cytotoxiques) ;
-les récepteurs γ δ formés d’une chaîne γ associée à une chaîne δ sont présents sur les lymphocytes T CD3+ CD4- CD8- représentant 1 à 10 % des lymphocytes circulants mais ils sont plus nombreux dans certains tissus. Ils peuvent se lier à des épitopes non associés à des molécules HLA.

CPA, TCR, lymphocyte T

récessus de la membrane tympanique l.m.

recessus membranae tympanicae (TA)

recesses of tympanic membrane

Dépression de la partie supérieure de la face interne de la membrane du tympan située au-dessus des plis malléaires antérieur et postérieur.
Elle répond à la tête et au col du marteau par rapport auxquels on distingue un récessus antérieur, supérieur et postérieur. Elle correspond à la partie flaccide de la membrane tympanique.

A. Prussak, oto-rhino-laryngologiste russe (1839-1897)

Syn. anc. poches de Prussak

récessus supérieur de la membrane tympanique l.m.

recessus superior membranae tympanicae (TA)

superior recesse of tympanic membrane

Dépression de la face interne de la membrane du tympan située en regard de la tête du marteau, au-dessus des plis malléaires antérieur et postérieur.
Elle répond à la partie flaccide de la membrane tympanique.

A. Prussak, otorhinolaryngologiste russe (1839-1897)

Syn. anc. poche tympanique supérieure, poche de Prussak, espace de Prussak

rétine n.f.

retina (TA)

retina

Tunique interne, nerveuse, de l’œil comprenant une partie postérieure, la partie optique de la rétine, seule capable de recevoir les impressions lumineuses et une partie antérieure, la partie aveugle de la rétine qui comprend la partie ciliaire de la rétine séparée de la partie optique par l’ora serrata et qui se prolonge en avant par la partie irienne de la rétine.
Les éléments essentiels de la partie optique de la rétine sont les cellules sensorielles (cellules visuelles à bâtonnet et cellules visuelles à cône), les cellules nerveuses bipolaires jouant un rôle de neurones sensitifs périphériques et les cellules nerveuses multipolaires, homologues de noyaux gris du névraxe, représentant des neurones sensitifs centraux. La partie optique de la rétine comprend donc dix couches qui sont, en allant de la profondeur à la superficie : la couche pigmentaire de la partie optique de la rétine, constituée par une assise unique de cellules polyédriques et dont la partie interne est découpée en franges chargées de pigments (tapetum nigrum) ;
l’ensemble des neuf couches suivantes qui constitue la couche nerveuse de la rétine et qui comprend : la couche des segments externes et internes de la rétine ; la couche limitante externe, membrane mince, fenêtrée, dont la face externe émet des prolongements filamenteux qui entourent la base des cônes et des bâtonnets ; la couche nucléaire externe, formée par le corps des cellules visuelles ; la couche plexiforme externe; la couche nucléaire interne, formée par trois types de cellules (cellules horizontales, cellules bipolaires et spongioblastes) ; la couche plexiforme interne ; la couche ganglionnaire dont les axones constitueront le nerf optique ; la couche des fibres nerveuses, constituée de fibres nerveuses et d’éléments névrogliques  et dont l’épaisseur augmente en allant de l’ora serrata vers la papille optique ; la couche limitante interne, membrane mince en rapport avec le corps vitré. La région centrale de la partie optique de la rétine présente une dépression, la fovea centralis. A l’endroit de pénétration (ou de sortie) du nerf optique la partie optique de la rétine est réduite à quelques petites cellules névrogliques (disque du nerf optique – punctum cæcum).

partie aveugle de la rétine, ora serrata, partie optique de la rétine, disque du nerf optique, macula lutea, tapetum nigrum

[A1,P2]

Édit. 2017

RGD séquence l. f. sigle d'après la nomenclature des acides aminés pour R : arginine, G : glycine, D : acide aspartique

Cette séquence représente le motif de base commun à de nombreuses protéines adhésives qui portent ainsi le nom d'adhésines et sont impliquées dans la liaison à des glycoprotéines de membrane cellulaire formée d'hétérodimères que l'on appelle intégrines.
Dans le domaine de l'hémostase, le fibrinogène, le facteur Willebrand, la fibronectine, la thrombospondine, la vitronectine portent au moins une séquence RGD qui leur permet de se lier à l'intégrine la plus représentée sur la membrane des plaquettes (a2bß3 aussi appelée GPIIb/IIIa).

SLC52A3 gene sigle angl. pour solute carrier family 52 member 3

Gène, situé en 20p13, codant un transporteur de la riboflavine (également appelée vitamine B2) localisé au niveau de la membrane cellulaire.
La protéine SLC52A3 est exprimée à des niveaux particulièrement élevés dans les cellules de l'intestin grêle où elle permet l'absorption de la riboflavine pendant la digestion.
Des dizaines de mutations dans ce gène sont connues à ce jour. Elles sont responsables d'une neuronopathie par déficit en riboflavine, connue précédemment sous les noms de syndrome de Brown-Vialetto-Van Laere et maladie de Fazio-Londe. Les mutations impliquées dans cette maladie conduisent à la production des protéines RFVT3 anormales. Les mutations peuvent altérer l’adressage de la protéine à la membrane cellulaire ou son activité intrinsèque en tant que transporteur. Ces altérations nuisent à l'absorption de la riboflavine, conduisant à une réduction de la production de co-enzymes contenant la vitamine. Cela aboutit à une perte d'audition, à une faiblesse musculaire du visage et des membres et à des problèmes respiratoires.

Syn. bA371L19.1, BVVLS, C20orf54, hRFT2, MGC10698, RFT2, RFT2_HUMAN, RFVT3, riboflavin transporter 2, solute carrier family 52 (riboflavin transporter), member 3, solute carrier family 52, riboflavin transporter, member 3

vitamine B2, protéine SLC52A3, syndrome de Brown-Vialetto-Van Laere, maladie de Fazio-Londe, protéines RFVT3

[I4, Q2, O1, P1]

Édit. 2019

sillon tympanique l.m.

sulcus tympanicus (TA)

tympanic sulcus

Sillon circulaire creusé sur le bord concave de l’os tympanal, au fond du méat acoustique externe.
Dans ce sillon s’insère la membrane tympanique qui est fixée par l’anneau fibro-cartilagineux de la membrane du tympan. Le sillon tympanique ne décrit pas un cercle complet : il s’arrête en arrière au sommet du versant supérieur de la gouttière formée par l’os tympanal, et en avant au point où l’os tympanal croise le rebord médial de l’écaille.

somatopleure intraembryonnaire n.f.

somatopleura introembryonic (TE)
intraembryonal somatopleure
Couche pariétale du mésoblaste provenant du clivage de la lame latérale à partir du 19ème jour du développement embryonnaire.
Elle tapisse le cœlome intraembryonnaire dont elle suivra l’évolution. Elle forme avec l’ectoblaste les parois latérale et ventrale de l’embryon. Elle est en continuité avec le mésenchyme extraembryonnaire qui tapisse l’amnios. Sa surface constitue une fine membrane, la membrane mésothéliale ou séreuse, qui formera le feuillet pariétal des cavités péritonéale, pleurale et péricardique.

Étym. gr. sôma : corps, pleurôn : côté ; embruon : embryon ; lat. intro : dedans

splanchnopleure, mésoblaste, lame latérale du mésoblaste, cœlome intraembryonnaire, ectoblaste, mésenchyme extraembryonnaire, péritoine, plèvre, péricarde

[A4,O6]

splanchnopleure n.f.

splanchnopleura

En embryologie, membrane provenant du clivage de la lame latérale ou mésoblaste para-axial et tapissant le cœlome intra-embryonnaire.
Elle forme avec l’entoblaste la paroi du tube digestif. Sa surface constitue, comme celle de la somatopleure, une fine membrane mésothéliale ou séreuse qui tapissera les cavités péritonéale, pleurale et péricardique.

Étym. Étym gr. splanchnon : viscère ; pleurôn: côté

somatopleure

squelette membranaire l.m.

membrane skeleton

Réseau de protéines filamenteuses en bordure de la face interne de la membrane plasmique de la cellule.
De l'interaction de ces protéines dépend la stabilité structurale de la membrane cellulaire.

staphylome cornéen congénital l.m.

congenital corneal staphyloma

Amincissement congénital diffus du stroma cornéen allant jusqu’au limbe, s’accompagnant de plis de la membrane de Descemet.
La cornée est totalement opaque et ectasique, saillante dans l'orifice palpébral. Elle prend un aspect bleuté ; il y a des adhérences iris-cornée et le segment postérieur est normal. Le staphylome se complique souvent d'un glaucome congénital. En histopathologie, le stroma est altéré avec vascularisation et absence de membrane de Descemet et d'endothélium.

J. Descemet, anatomiste français (1732-1810)

Étym. gr. staphulos : grain de raisin

Descemet (membrane de)

stroma cornéen primitif l.m.

primary corneal stroma

Stroma cornéen primitif situé entre l'ectoblaste et la vésicule cristallinienne, qui persiste jusqu'à la sixième semaine de la vie embryonnaire.
Ce stroma primitif, acellulaire et formé de fibres collagènes, est envahi secondairement par des cellules d'origine péricupulaires qui forment progressivement le stroma embryonnaire, puis le stroma adulte, vers le septième mois. Les fibres collagènes du stroma primitif se condensent vers le quatrième mois sur la face postérieure de la membrane basale de l'épithélium et forment la membrane de Bowman.

W. Bowman, Sir, anatomiste et ophtalmologiste britannique (1816-1892)

Syn. mésostroma, membrana prima

Bowman (mmbrane de)

[A4, P2]

Édit. 2018

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