dégénérescence axonale l.f.
axon degeneration
Phénomène observé au cours des neuropathies périphériques, lié à la très étroite interdépendance structurale et fonctionnelle entre l'axone, dont la vie dépend de l'apport de substances synthétisées dans le corps neuronal (transport axonal), et les cellules de Schwann.
Due à une interruption de l'axone, la dégénérescence se développe en quelques jours sur la partie distale d'une fibre qui a été séparée du corps cellulaire. Elle progresse sur un mode centrifuge. À cette dégénérescence, qui entraîne une disparition des fonctions de conduction en quelques jours, s'associe une dédifférenciation de la gaine de Schwann.
Dans la dégénérescence distale rétrograde, la vie cellulaire du neurone est dégradée, diminuant l'amplitude du potentiel du nerf.
Primitivement démyélinisante, la névrite segmentaire périaxile résulte d'une atteinte primitive des cellules de Schwann. Elle provoque une réduction d'amplitude du potentiel du nerf par bloc de conduction de certaines fibres et un ralentissement de la vitesse de conduction sur d'autres, entraînant un retard et une dispersion du potentiel d'action.
En fait, l'union entre neurone et gaine de Schwann atténue les distinctions entre ces diverses formes de dégradation de la fibre nerveuse. Si bien qu'une classification des neuropathies périphériques fondée sur leur topographie et leur étiologie, et non sur la physiologie, reste utilisée.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dépendance à une substance l.f.
drug dependence, drug addiction
Ensemble des phénomènes psychiques et physiques qui rendent, après une durée variable d'utilisation, certaines substances indispensables à l'équilibre psychophysiologique du sujet.
→ accoutumance, addiction, assuétude, toxicomanie, pharmacodépendance
dermatose professionnelle l.f.
occupational dermatosis
Dermatose dont la cause réside dans une activité professionnelle et qui, à ce titre, peut bénéficier d'une indemnisation particulière si elle est inscrite dans un tableau publié au journal officiel.
La législation des dermatoses professionnelles obéit à des règles strictes concernant les délais d'exposition au risque, les substances incriminées et les professions, les tableaux cliniques réalisés. Leur diagnostic est éventuellement renforcé par la positivité de tests épicutanés. Les plus fréquentes sont des dermatites d’irritation et plus rarement il s’agit d’allergies de contact.
détergent adj et n.m.
detergent
Substance ayant la propriété de détacher des impuretés adhérant à un tissu ou un support.
Un détergent est un composé tensioactif, ayant un pôle hydrophile et une chaîne grasse hydrophobe, capable de solubiliser sous forme micellaire l'impureté qui se trouvait adsorbée sur la surface à nettoyer.
On en distingue plusieurs types: les uns anionique (savons, sels biliaires ou détergents sulfoniques de synthèse ou syndets), les autres cationiques (saponiums et acylpyridiniums, ammoniums quaternaires), amphotères (bétaïnes, imidazolines) et les derniers non-ioniques (composés aliphatiques du polyéthylène-glycol, alcanolamines). Le pouvoir détergent est facilité par la présence d’un ion de même signe que la matière à détacher par substitution. Ces substances peuvent exercer un effet perméabilisant sur les membranes lipoprotéiniques. Elles sont utilisées en cosmétologie et en pharmacie. Elles ont un pouvoir irritant sur la peau en cas d’utilisation intensive.
Étym. lat. detergere : nettoyer
→ saponium, saponine, détersif
détoxication n.f.
detoxication
Ensemble des procédés par lesquels on neutralise ou facilite l’élimination d’un toxique introduit dans l’organisme.
La détoxication de nombreuses substances que l'organisme humain doit éliminer par les reins, qu'elles soient d'origine exogène ou endogène, est le plus souvent effectuée dans le foie par des systèmes enzymatiques qui les transforment chimiquement et les rendent plus solubles grâce à des processus de conjugaison.
développement du cerveau l.m.
brain development
Processus de maturation morphologique et fonctionnelle de l'encéphale, dont l'ordre et la chronologie au cours de la vie varient très peu dans une même espèce.
Quelle que soit l'importance du capital génétique, il ne peut contrôler à lui seul le nombre considérable de connexions (près de 106) qui se forment dans le cerveau. Y participent des facteurs épigénétiques environnementaux (nutritionnels, sensoriels, liés à l'expérience sociale, à l'apprentissage) et intrinsèques (interactions cellulaires, sécrétion de substances chimiques, notamment hormonales).
Les facteurs d'environnement interviennent pendant une période limitée, variable selon l'espèce et la fonction en cause, parfois très brève.
dialyse n.f.
dialysis
Technique permettant des échanges entre deux liquides de composition différente séparés par une membrane semi-perméable, p. ex. échange entre le sang et un liquide dit de "dialyse".
Les petites molécules diffusent à travers la membrane allant du compartiment où la solution est la plus concentrée vers celui où elle est plus diluée (loi de Fick). En raison de leur taille, les grosses molécules telles que les protéines ne franchissent pas la membrane. L'eau se déplace suivant le gradient osmotique transmembranaire.
Les techniques de dialyse sont utilisées comme méthode "d'épuration" dans le traitement de l'insuffisance rénale aigüe et chronique. Elles permettent la soustraction d'éventuelles substances toxiques et la correction de désordres hydro-électrolytiques (p.ex. l'hyperkaliémie). Elles font appel le plus souvent à des membranes artificielles - c'est la technique de l'hémodialyse - mais aussi à des membranes naturelles comme le péritoine et l'intestin.
A. Fick, physicien et physiologiste allemand (1829-1901)
Étym. gr.dia : à travers ; luô : je délie, je laisse passer
→ diffusion, Fick (loi de), pression osmotique, hémodialyse, épuration extrarénale, membrane de dialyse
dichroïsme n.m.
dichroism
Propriété de certaines substances de présenter des colorations différentes en raison d’une absorption inégale des rayons lumineux selon les circonstances d’observation.
Étym. gr. dikhroos : de deux couleurs
dichroïque adj.
dichroic
Caractérise la propriété de certaines substances d’apparaître différemment coloré selon les circonstances d’observation.
C’est le cas de la substance amyloïde
Étym. gr. dikhroos : de deux couleurs
diméthylsulfoxyde n.m.
dimethylsulphoxide
Solvant polaire facilitant la mise en solution dans l'eau de substances normalement insolubles ou peu solubles.
Promoteur d'absorption, p. ex. de médicaments topiques, il agit par altération du stratum corneum dont il augmenterait l'effet réservoir grâce à son pouvoir liposolvant. Son utilisation est limitée par les irritations cutanées et les réactions allergiques qu'il provoque.
Utilisé comme dégraissant industriel dans l’industrie chimique et pharmaceutique, en médecine humaine ou vétérinaire pour congeler des cellules ou comme liniment d’entorses des animaux, pourrait être responsable en cas d’exposition massive ou répétée, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, et des fonctions exécutives.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA) avec un délai de un an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition six mois plus tard après au moins six mois sans exposition.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.
Sigle DMSO
[E2, G4]
Édit. 2018
dose maximale admissible l.f.
acceptable maximal dose
Quantité maximale d’une substance ou d’énergie contenue dans milieu (eau, air, produit de consommation, etc.) qui ne paraît pas capable de provoquer des troubles chez l’homme.
Cette notion s’applique aux substances chimiques comme aux produits ionisants. Les doses maximales admissibles fixées par les Etats diffèrent de l’un à l’autre, parfois d’une façon considérable ; elles sont susceptibles de révision en fonction des changements dans les connaissances scientifiques. En tout état de cause, elles sont très inférieures aux seuils de dangerosité.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
Sigle DMA
doublement chromosomique l.m.
chromosome doubling
Phénomène naturel ou provoqué conduisant à la duplication des chromosomes dans une cellule ou un organisme.
Il peut être spontané lors d'une endomitose ou provoqué par action de substances inhibant la formation du fuseau lors de la division cellulaire.
douleur (neurophysiologie de la) l.f.
neurophysiology of pain
Étude des mécanismes qui différencient la sensation créée par une agression algogène souvent transitoire, mettant en jeu un système de défense, et les douleurs-maladies, souvent au long cours, sans rôle protecteur évident, plus malaisées à calmer.
Seront distinguées tout particulièrement les douleurs :
- par excès de nociception (hyperstimulation des récepteurs à la douleur, liée aux substances libérées par des tissus lésés, enflammés ou ischémiés) ;
- par désafférentation, ou douleurs neuropathiques (d'origine périphérique ou centrale, secondaires à la perte ou à l'atteinte du système inhibiteur physiologique qui module la propagation des influx douloureux, siégeant dans un territoire où existe un déficit du message venant de la périphérie) ;
- d'ordre sympathique (algodystrophie, causalgie), musculaire (fibromyalgie, etc.), éventuellement psychogène.
De toute façon, la douleur n'est pas une sensation simple, directement véhiculée jusqu'au niveau cérébral. Elle subit des modulations et des contrôles. En particulier, la théorie du "portillon" ("gate control", R. Melzack et P.D. Wall) fait état de son contrôle au niveau des neurones convergents de la corne dorsale de la moelle.
R. Melzack, psychologue canadien et P. D. Wall, anatomiste britannique (1965)
Étym. lat. dolor : douleur
Dubin-Johnson (syndrome de) l.m.
Dubin-Johnson’s syndrome
Affection génétique se transmettant sur le mode autosomique récessif, caractérisée par une anomalie de l'excrétion de la bilirubine conjuguée dans la bile, responsable d'un ictère modéré et chronique qui apparaît en général chez l'adolescent, alors que le reste du fonctionnement hépatique est normal.
Cette situation reste bien tolérée et le diagnostic repose sur la mise en évidence d'anomalies portant sur d'autres substances (BSP, rose bengale, opacificants biliaires) et la découverte dans les urines d'une excrétion anormalement élevée de la fraction I des coproporphyrines. La biopsie du foie montre du tissu noir en raison de la surcharge par un pigment proche de la mélanine. Il n'y a pas de traitement pour ce syndrome d'évolution bénigne. Une situation pathologique voisine est connue sous le nom de syndrome de Rotor.
MIM 2375500
I. N. Dubin et F. B. Johnson, anatomopathologistes américains (1954),
Syn. hyperbilirubinémie II, ictère de Dubin-Johnson, ictère chronique idiopathique
eau pour dilution des solutions concentrées pour hémodialyse l.f.
water for hemodialysis
Codifiée par la Pharmacopée Européenne, elle est obtenue à partir d’eau destinée à la consommation humaine par divers procédés appropriés (distillation, osmose inverse, échange d’ions).
Les conditions de préparation, de transfert et de conservation permettent de limiter le risque de contamination chimique et microbienne. Elle est souvent produite in situ et amenée aux postes de dialyse par des réseaux de distribution spécifique comportant des systèmes de filtration, d’adoucissement et de double osmose inverse. Elle doit répondre aux exigences de qualité chimique et microbiologique, définies dans la monographie de la Pharmacopée Française (acidité ou alcalinité, substances oxydantes, chlore total disponible, chlorures, fluorures, nitrates, sulfates, aluminium, ammonium, calcium, magnésium, métaux lourds, sodium).
Syn. eau pour hémodialyse
→ distillation de l'eau, osmose inverse, résines échangeuses d'ions
[C1, G5, M1]
Édit. 2019
ébriété n.f.
inebriety
Comportement anormal qui peut précéder l'ivresse : sensation légère d'étourdissement et de vertige, avec ou sans excitation, manque de coordination des idées et des gestes.
Les troubles neuropsychiques qui caractérisent l'ébriété comportent des signes d'incoordination motrice, une démarche ébrieuse, des mouvements mal coordonnés, associés à des troubles cognitifs marqués (mauvaise exécution des tâches complexes, parole pâteuse, idées confuses) avec parfois des troubles psychiques plus graves (confusion mentale, agitation, délire, violences), suivis ou non de somnolence voire de coma, avec au réveil une amnésie rétrograde des actes commis pendant la période ébrieuse.
Après l'absorption de boissons alcooliques, cet état se manifeste surtout lorsque l'alcoolémie atteint 0,4 g/L chez les sujets sensibles et plus de 2 g/L chez ceux accoutumés à l'alcool.
L'ébriété pose un grave problème de sécurité aux postes de travail, notamment pour la conduite d'un véhicule et le pilotage d'un bateau ou d'un avion.
De nombreux solvants, par ex. les solvants chlorés trichloréthylène, des produits psychotropes (substances psychotropes, hypnotiques, sédatifs, benzodiazépines) à doses modérées et les barbituriques peuvent provoquer un état ébrieux accompagné d'une diminution de vigilance et de somnolence.
Au sens juridique, l'état d'ébriété se distingue du coma alcoolique ou toxique.
Étym. lat. ebrietas : ébriété
→ ivresse, alcoolisme, alcoolisme aigu
[E2, G3, G4, H1]
Édit. 2019
échange plasmatique l.m.
plasmatic exchange
En réanimation, soustraction d'un volume de plasma équivalent à une à deux masses sanguines suivie de son remplacement, soit par du plasma ou une solution colloïdale, d'albumine notamment, soit par le même plasma après un traitement épurateur approprié.
Cette méthode permet d'éliminer du plasma certaines substances indésirables présumées responsables d'une affection.
Les indications les plus souvent retenues sont la myasthénie, les polyradiculonévrites, les anémies micro-angiopathiques et les syndromes urémohémolytiques, les hypercholestérolémies majeures et les maladies lupiques graves.
→ solution colloïdale, albumine, myasthénie, polyradiculonévrite, anémie hémolytique micro-angiopathique, syndrome hémolytique et urémique, lupus érythémateux disséminé, plasmaphérèse
[G1, G5]
Édit. 2018
échinocyte n.m.
echinocyte
Hématie en oursin, hérissée de spicules fins et multiples dont la forme est sensiblement sphérique.
Anomalie liée à la membrane même de l'hématie qui contient trop de cholestérol. Elle se rencontre aussi sous l’influence de substances échynocytogènes, dans l’insuffisance rénale, la cirrhose, le cancer de l’estomac, les déficits en pyruvate-kinase ou en potassium intracellulaire.
Cet aspect peut correspondre à un artéfact.
Étym. gr. ekhinos : oursin, hérisson ; kutos : cellule
→ échinocytose expérimentale, déficit en pyruvate-kinase,
[F1]
Édit. 2019
écran radioscopique l.m.
fluoroscopic screen
Écran fluorescent destiné à l’observation directe de l’image radiologique, doublé d’une vitre au plomb absorbant les rayons X pour protéger l’examinateur.
De nombreuses substances ont été utilisées (platinocyanure de baryum, tungstate de cadmium, etc.) ; le sulfure de zinc s’est imposé en 1933 en raison de son émission dans le jaune-vert correspondant au maximum de sensibilité de l’œil (550 nm). La faible luminance (10-3 cd/m2 pour 10 mR/min) a conduit à abandonner la radioscopie directe lors de l'invention des amplificateurs de luminance.
[B2, B3]
Édit. 2019
eczéma de contact l.m.
contact dermatitis
Réaction d'hypersensibilité cutanée secondaire au contact de substances chimiques qui agissent comme des haptènes ou comme des antigènes.
Il s'agit d'un phénomène différent des dermatites d'irritation, d'usure ou des dermites par caustiques et des urticaires de contact.
Les principales causes d'eczéma de contact sont les allergies cutanées
- aux métaux (surtout nickel, chrome et cobalt),
- aux cosmétiques (parfums, colophane, produits de coiffure),
- aux conservateurs et biocides (isothiazolinones, formaldéhyde, glutaraldéhyde, ammoniums quaternaires, méthyldibromoglutaronitrile),
- à certaines matières plastiques (résines époxydiques, acryliques, polyuréthanes),
- aux constituants des caoutchoucs,
- à certains végétaux (contenant du baume du Pérou et des terpènes en particulier),
- à certains colorants,
- certains médicaments utilisés comme topiques locaux.
Étym. gr. ekzein : sortir, bouillonner
→ eczéma, hypersensibilité, haptène, antigène, allergie de contact, allergie de contact au ciment, dermite de contact
[E2, J1 ]
Édit. 2019
effet thermoélectronique l.m.
thermoionic effect, Edison effect
Émission d'électrons par des substances portées à une température suffisante pour que l'énergie d'agitation thermique de certains électrons excède leur énergie de liaison.
Cet effet est utilisé pour l'émission d'électrons par le filament chauffé du tube à rayons X (tube de Coolidge).
T. Edison, inventeur américain (1880)
[B1, B2]
Édit. 2019
Ehrlich (réactif d') l.m.
Ehrlich reagent
Réactif utilisé en chimie pour la détection des noyaux indole.
Le réactif d’Ehrlich peut être utilisé pour la détection de substances psycho-actives ou pour le dosage de l’urobilinogène.
[C1]
Édit. 2019
eicosanoïde n.m.
eicosanoid
Chacune des substances dérivées des acides gras polyéthyléniques à 20 atomes de carbone, douées d'activités hormonales ou modulatrices soit sur les cellules qui les biosynthétisent, soit sur des cellules voisines, soit aussi sur des cellules cibles plus éloignées.
Parmi les eicosanoïdes on range les prostaglandines, les thromboxanes, les leucotriènes et les lipoxines. Les eicosanoïdes ont généralement une durée de vie très courte.
Étym. gr. eikosa : vingt
Syn. icosanoïde
→ acide gras poly-éthylénique, prostaglandine, thromboxane, leucotriène, lipoxine
[C1, C2]
Édit. 2019
élimination des médicaments l.f.
drug elimination
Expression impropre mais habituelle pour désigner un processus évacuant les substances médicamenteuses accompagnées de leurs métabolites hors de l'organisme où elles ont été introduites.
L’élimination passe par les émonctoires et médicament peut être éliminé par l'urine, les fèces, la salive, l'air expiré, les larmes, la sueur, le lait.
Étym. lat. eliminare : faire sortir, mettre dehors
[C2, G3, G5, E1]
Édit. 2019
embolie artérielle périphérique l.f.
systemic arterial embolism
Migration dans une artère de substances diverses aboutissant à l'occlusion du vaisseau à distance de l'origine de l'embole.
L'aorte, surtout les artères qui s'en détachent ou leurs branches sont concernées. L'embole est habituellement fibrinocruorique, parfois fibrinoplaquettaire, voire septique, gazeux, graisseux ou cholestérolique. Différentes origines du thrombus sont possibles : cardiopathie emboligène (p. ex. rétrécissement mitral compliqué de fibrillation atriale), matériel fibrinocruorique, voire fibrinoplaquettaire, détaché d'une plaque d'athérome développée sur la paroi de l'aorte ou d'une de ses branches. Parfois, une hémopathie ou une coagulopathie sont à l'origine de la formation du thrombus alors que l'artère ne présente aucune anomalie radiologiquement décelable.
L'embolie d'une artère d'un membre ou d'un viscère peut entraîner la gangrène par ischémie du membre ou l'infarctus du viscère. Un traitement thrombolytique ou la désobstruction chirurgicale percutanée limite les conséquences et, si elle est pratiquée à temps, ils permettent d'éviter l'amputation du segment nécrosé.
L'embolie des artères rénales entraine une insuffisance rénale aigüe. L'embolie mésentérique mène à l'infarctus mésentérique. L'embolie cérébrale se complique d'une ischémie transitoire ou d'un infarctus cérébral.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolisation, Fogarty (sonde de), infarctus cérébral, thrombose, thrombolyse, ischémie aigüe des extrémités, fibrinocruorique, rétrécissement mitral, fibrillation atriale, coagulopathie, athérome, infarctus mésentérique, accident ischémique transitoire, infarctus cérébral
[K2, K4]
Édit. 2019