dorsarthrose n.f.
thoracic disk lesion
Arthrose du rachis thoracique.
dose-seuil l.f.
threshold dose
Dose à partir de laquelle s'observe un effet biologique particulier.
Du fait de la forme sigmoïde de la relation entre la fréquence de l'événement et la dose, elle est difficile à déterminer; une valeur plus précise est obtenue en se référant à une faible fréquence définie, p. ex. 5% ou 10%.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dos rond l.m.
thoracic kyphosis
Exagération de la cyphose thoracique normale.
Elle peut être souple, simple effet d’une hypotonie musculaire, ou raide, témoignant d’une épiphysite vertébrale des adolescents ou d’une arthrose vertébrale chez l’adulte.
→ cyphose
double hyperphorie l.f.
double hyperphoria
→ déviation verticale dissociée
doubles seuils colorés de Stiles l.m.p.
Stiles’ two colour threshold
Méthode permettant de séparer les différents mécanismes colorés grâce à la recherche de seuils colorés sur fond coloré.
Une méthode voisine a été développée par Wald.
W.S. Stiles, physiologiste britannique (1938)
douleur psychogène l.f.
psychogenic pain
Cependant une activation spécifique du gyrus cingulaire et de ses afférences sous-corticales a été mise en évidence avec la tomographie par émission de positons (TEP) aussi bien dans ce type de douleurs (telles que les céphalées psychogènes) que dans les douleurs neurologiques et les illusions de douleur.
Une description trop riche, imprécise, labile, une sémiologie atypique, l'absence de données objectives orientent souvent vers une douleur psychogène. Bien que non suffisante, la notion d'une manifestation psychiatrique est indispensable : conversion hystérique, dépression masquée, hypocondrie, etc. En pratique, il s'agit plutôt d'une intrication avec des facteurs somatiques.
Comme, selon beaucoup d'auteurs, l’existence d’une douleur psychogène n'est pas scientifiquement prouvée, la qualification d'idiopathique paraît préférable, s'agissant p. ex. des glossodynies et des fibromyalgies. En tout cas, on ne doit jamais faire l'économie d'une relation avec les patients algiques, étant donné la fréquence des états anxieux (surtout dans les formes aigües) et/ou dépressifs (surtout dans les formes chroniques).
Depuis 1885, le parcours freudien sur ce sujet aboutit au problème de la conversion de l'affect en douleur dans les névroses actuelles, mais aussi à l'institution d'un clivage dans le moi par la douleur. À l'extrême, des analystes, sans doute éloignés de la douleur organique, estiment que les moyens employés pour obtenir la guérison, qu'ils soient hypnotiques, comportementaux, voire chirurgicaux, sont voués à l'échec, aux déplacements du symptôme, à son éternel retour, voire au délire.
Douleur sans support anatomique explicable, incitant à évoquer une origine psychogène. (à la ligne)
Étym. lat. dolor : douleur
Syn. psychalgie
→ psychalgie, amputés (douleurs des), membre fantôme
Doyne (dégénérescence en rayon de miel de) l.f
Doyne’s honeycomb degeneration of retina
Affection de la membrane de Bruch avec plages de drusen arrondies ou losangiques au pôle postérieur situées autour de la macula et jusqu'à la papille.
Elle débute à 40 ans et correspond à des druses confluentes. L’affection est autosomique dominante (MIM 126600). Locus du gène en 2p16.
R. W. Doyne, ophtalmologiste britannique (1889) ; K. Bruch, anatomiste allemand (1819-1884)
→ drusen de la membrane de Bruch
drainage n.m.
Évacuation d’une collection pathologique assurée par un drain ou une lame en caoutchouc;
Le drainage aspiratif de Redon évite les hématomes postopératoires en luttant contre les espaces morts.
drainage pleural l.m.
pleural drainage, thoracentesis
Mise en place d’un drain dans la cavité pleurale pour évacuer un épanchement aérien ou liquidien afin de permettre la ré-expansion du parenchyme pulmonaire.
La présence d’un épanchement liquidien ou aérien gênant la respiration nécessite la mise en place d‘un drain dont le diamètre est choisi en fonction de sa nature. Le drainage est systématique après toute intervention chirurgicale comportant l’ouverture de la plèvre. C’est un geste d’urgence en cas de pneumothorax ou d’hémothorax suffocants.
Le drainage doit en principe être placé sur la face antérieure du thorax, sur la ligne médio-claviculaire, au niveau du troisième espace intercostal, pour éviter de blesser un organe sous-jacent. Pour évacuer un épanchement purulent, la ponction est réalisée au point déclive de la poche pleurale après repérage radiographique.
Le drainage doit être « irréversible », c'est-à-dire fonctionner uniquement de la cavité pleurale vers l’extérieur et empêcher l’entrée d’air ou de liquide lors de l’inspiration. Le drain est raccordé à un tube enfoncé dans un bocal contenant dans sa partie inférieure un liquide stérile dans lequel plonge le tube et comportant dans sa partie haute un second tube pour l’évacuation de l’air.
H. J. Heimlich, chirurgien américain, né en 1920 ; C. H. Martinez, pneumologue américain (2006)
→ thoracentèse, Heimlich-Martinez (valve d'), Jeanneret (soupape de)
droits des malades mentaux hospitalisés l.m.p.
rights of psychiatric hospitalized patients
Les malades mentaux hospitalisés sans leur consentement doivent, selon la loi du 27 juin 1990, être informés à leur arrivée de leur statut juridique.
Ils peuvent voter, communiquer avec les autorités, saisir la commission départementale des hospitalisations psychiatriques, prendre conseil auprès d'un avocat ou d'un médecin de leur choix, émettre et recevoir du courrier, consulter le règlement intérieur de l'hôpital, se livrer aux activités religieuses ou philosophiques de leur choix.
Les malades mentaux hospitalisés avec leur consentement disposent des mêmes droits liés à l'exercice des libertés individuelles que les malades admis dans un autre établissement pour une affection somatique.
drusen de la membrane de Bruch l.m.p.
drusen of Bruch’s membrane
Taches visibles sous l'épithélium pigmentaire rétinien, jaunâtres, plus ou moins larges, apparaissant, disparaissant, se modifiant et évoluant vers l'extension.
Les drusen sont le plus souvent considérés comme dégénératifs. Ils sont situés entre la membrane de Bruch et l'épithélium pigmentaire et constitués de matériel éosinophile. L'acuité visuelle ne s’altère qu'assez tardivement et progressivement par coalescence des drusen, ou brusquement par décollement séreux du neuro-épithélium ou néovaisseaux. L’affection est autosomique dominante (MIM 126700). Il existe probablement plusieurs gènes et l’un d’eux a été localisé en 2p16-21
F. Donders, ophtalmologiste néerlandais (1855) ; J. Hutchinson, Sir, anatomopathologiste et chirurgien britannique (1875) ; W. Tay, ophtalmologiste britannique (1881) ; E. H. Holthouse, RD Batten, ophtalmologistes britanniques (1897) ; R. W. Doyne, ophtalmologiste britannique (1899)
Étym. terme de géologie d’origine allemande, pluriel de druse : cavité minérale tapissée de cristaux
Syn. dégénérescence hyaline du pôle postérieur, dégénérescence colloïde, choroïdite en goutte, choroïdite de Hutchinson-Tay, choroïdite superficielle de Holthouse-Batten, choroïdite en rayon de miel de Doyne, drusen dominants ou familiaux
Dunlap (méthode de) l.f.
Dunlap’s method
Technique de mesure de l'angle d'antéversion du col fémoral, utilisant une radiographie de face et un profil (voisin de celui de Ducroquet), incidences exécutées selon des règles précises.
L'angle réel est lu sur une table à double entrée, à partir des mesures des angles projetés.
K. Dunlap, médecin colonel américain (1953)
duodénocholécystostomie n.f.
duodeno-cholecystostomy
Création par voie chirurgicale d'une communication entre le duodénum et la vésicule biliaire.
duodénocholédocostomie n.f.
duodeno-choledocostomy
Création par voie chirurgicale d'une communication entre le duodénum et le cholédoque.
Duverney-Horner (muscle de) l.m.
Duverney-Horner's muscle
Muscle tendu entre l'inguis et l'orbitaire prétarsal, dont le rôle est de plaquer le point lacrymal contre la conjonctive.
J. G. Duverney, anatomiste français (1648-1730) ; W. E. Horner, anatomiste américain (1793-1853)
Syn. muscle lacrymal postérieur
dysarthrie n.f.
Ensemble des troubles acquis de l'articulation verbale, liés à des altérations des voies motrices responsables des activités buccophonatoires
Aboutissant à la production de paraphasies essentiellement phonétiques, elle se distingue d'une aphasie, mais peut aussi lui être associée, comme dans une aphasie de Broca.
Isolée ou mixte, elle peut être d'origine : paralytique, par atteinte de la commande nerveuse, de la transmission neuromusculaire, ou musculaire directe ; dystonique ou spastique, par perturbation du tonus à leur niveau ; cérébelleuse, par trouble de la coordination de ces différents éléments.
Ses causes sont donc diverses : myasthénie, cérébellite de l'ivresse alcoolique, atrophies cérébelleuses, maladie de Wilson, syndromes parkinsoniens, sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique, syndrome pseudobulbaire, paralysie générale, en particulier.
La stabilité, la simplicité et l’homogénéité de la dysarthrie l’opposent totalement à la complexité et à la variabilité des troubles articulatoires de l’anarthrie ou de l’aphasie (défaut d’adaptation du mot à l’idée, qu’il s’agisse d’une idée à transmettre, aphasie motrice, ou d’une idée à recevoir, aphasie sensorielle).
S. A. Wilson, neurologue américain (1912) ; P. Broca, anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1861) ; A. Kussmaul, médecin interniste allemand (1877)
Étym. gr. dys ; arthron : articulation
Syn. mogiarthie (désuet), ataxophémie
dyschondroplasie n.f.
dyschondroplasia
Affection osseuse responsable du développement anormal de tissu cartilagineux à l'intérieur de l'os.
Elle se traduit le plus souvent par la brièveté des os longs dont l'atteinte est généralement asymétrique. Radiologiquement, elle est caractérisée par la présence de clartés qui siègent dans la métaphyse des os longs.
Ce terme est très souvent associé au nom d'Ollier qui en fit la description (dyschondroplasie d'Ollier). Il est volontiers réservé aux formes unilatérales de la chondromatose multiple du squelette dont il ne constitue pas une variété vraiment autonome. Cette affection n'a pas de déterminisme génétique (une mutation du gène PTHR1 en 3p22-p21.1 a été signalée dans certains cas).
L. Ollier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1898)
Étym. gr. dus : désordre; khondros : cartilage; plassein : façonner
Syn. Ollier (maladie d’), chondromatose multiple du squelette, enchondromatose de type I
dyschondroplasie avec hémangiomes l.f.
dyschondroplasia with hemangiomas
A. Maffuci, anatomopathologiste italien (1881) ; A. Kast, médecin interniste allemand (1889)
dyschondrostéose n.f
dyschondrosteosis
Forme particulière d’ostéochondrodysplasie épiphyso-métaphysaire décelée chez l’enfant ou l’adolescent caractérisée par une atteinte mésomélique avec des déformations osseuses et articulaires, un raccourcissement des membres et un nanisme modéré.
A l’avant-bras le radius est court et incurvé transversalement, son épiphyse inférieure est fortement oblique en bas et en dehors, la tête radiale est abaissée ; l’ulna est incurvé dans le plan sagittal, sa partie distale est luxée en arrière ; le carpe est ogival et le poignet présente une déformation comparable à la déformation de Madelung (ce qui laisse supposer une relation entre ces deux affections). La dysplasie du radius et du carpe peut donner une compression du nerf médian au canal carpien. Les mains sont normales. L’atteinte des membres inférieurs prédomine également sur le segment moyen et provoque une diminution modérée de la taille qui atteint à l’âge adulte environ 1,45 m chez la femme et 1,55m chez l’homme. Le tronc, le crâne et la face sont normaux. La gêne fonctionnelle du poignet, ordinairement modéré, peut parfois nécessiter une correction chirurgicale. Des anomalies oculaires peuvent être trouvées : microphtalmie, anophtalmie, cataracte, opacités nuageuses diffuses de la cornée et paralysies oculomotrices.
L’affection prédomine dans le sexe féminin ; l’hérédité est dominante à manifestations variables. Le gène impliqué est SHOX, porté sur la région pseudo-autosomique du chromosome X, par mutation partielle ou délétion en Xp22.32.
Le même gène est responsable du nanisme mésomélique (angl. mesomelic dwarfism) de Langer où les déformations et le raccourcissement sont importants, associés à une hypoplasie de la fibula et des altérations, inconstantes, de la mandibule ; les mains et les pieds sont épargnés. Elle serait la forme homozygote à hérédité autosomique récessive de la dyschondrostéose ; la maladie de Léri-Weill en serait la forme hétérozygote.
A. Léri, ohtalmologiste et J. A. Weill, pédiatre français (1929) ; L. O. Langer Jr, médecin radiologue américain (1967) ; Valérie Belin, pédiatre généticienne française (1998)
Étym. gr. dus : difficulté ; khondros : cartilage ; osteon : os
Syn. maladie de Léri-Weill
→ Madelung (déformation de), SHOX gene, nanisme mésomélique type Langer, dyschondrostéose, Léri-Weill ( syndrome de)
dyschondrostéose de Léri l.f.
Léri’s dyschondrosteosis
A. Léri, ophtalmologiste français (1929)
dysharmonie évolutive psychopathologique l.f.
developmental dysharmonia
Dénomination employée par des psychiatres psychanalystes, sans qu'en soient toujours précisés le contenu ni les limites, et qui rend compte des difficultés rencontrées à cerner dans leurs mécanismes et leur évolution des perturbations complexes de l'enfant.
Ce cadre rassemble des présentations et des modes de regroupement disparates. En situant la place importante prise par certains traits structuraux dans une organisation qui reste fondamentalement "en mosaïque", on peut isoler les dysharmonies évolutives de structure psychotique, de type névrotique, celles faisant redouter une évolution vers la psychopathie et celles conduisant à une organisation déficitaire.
dyshidrose n.f.
dyshidrosis, phompholyx, chiropompholyx
dyskératose acantholytique focale l.f.
focal acantholytic dyskeratosis
Entité purement histologique d'individualité discutée, correspondant à une image de kératinisation anormalement précoce et individuelle des cellules (« dyskératose ») aboutissant à une ségrégation cellulaire ( «acantholyse ») avec formation de fentes étroites ou de véritables cavités situées généralement au-dessus de la couche basale de l'épiderme.
Cet aspect peut se rencontrer occasionnellement de façon locale dans certaines affections, notamment les kératoses actiniques dans leur forme dite acantholytique.
A. Ackerman, dermatopathologiste américain (1972)
dysmorphie n.f.
dysmorphosis
Anomalie, difformité, trouble de la morphologie.
Étym. gr. dus : difficile : morphos : forme
Syn. dysmorphose
dysmorphologie n.f
dysmorphology
Etude de la morphologie et des signes cliniques des malformations congénitales.