douleur psychogène l.f.
psychogenic pain
Cependant une activation spécifique du gyrus cingulaire et de ses afférences sous-corticales a été mise en évidence avec la tomographie par émission de positons (TEP) aussi bien dans ce type de douleurs (telles que les céphalées psychogènes) que dans les douleurs neurologiques et les illusions de douleur.
Une description trop riche, imprécise, labile, une sémiologie atypique, l'absence de données objectives orientent souvent vers une douleur psychogène. Bien que non suffisante, la notion d'une manifestation psychiatrique est indispensable : conversion hystérique, dépression masquée, hypocondrie, etc. En pratique, il s'agit plutôt d'une intrication avec des facteurs somatiques.
Comme, selon beaucoup d'auteurs, l’existence d’une douleur psychogène n'est pas scientifiquement prouvée, la qualification d'idiopathique paraît préférable, s'agissant p. ex. des glossodynies et des fibromyalgies. En tout cas, on ne doit jamais faire l'économie d'une relation avec les patients algiques, étant donné la fréquence des états anxieux (surtout dans les formes aigües) et/ou dépressifs (surtout dans les formes chroniques).
Depuis 1885, le parcours freudien sur ce sujet aboutit au problème de la conversion de l'affect en douleur dans les névroses actuelles, mais aussi à l'institution d'un clivage dans le moi par la douleur. À l'extrême, des analystes, sans doute éloignés de la douleur organique, estiment que les moyens employés pour obtenir la guérison, qu'ils soient hypnotiques, comportementaux, voire chirurgicaux, sont voués à l'échec, aux déplacements du symptôme, à son éternel retour, voire au délire.
Douleur sans support anatomique explicable, incitant à évoquer une origine psychogène. (à la ligne)
Étym. lat. dolor : douleur
Syn. psychalgie
→ psychalgie, amputés (douleurs des), membre fantôme
psychalgie n.f.
psychalgia