transmission holandrique l.f.
holandric transmission
Hérédité liée au sexe mâle, le gène étant porté par le chromosome sexuel mâle.
P. ex., dans l'espèce humaine, l'hypertrichose des oreilles (présence de poils sur les oreilles) est à transmission holandrique.
Étym. gr. holos : entier ; anêr, andros : homme
→ hologynique (transmission), hérédité holandrique
[Q2]
Trendelenburg (position de) l.f.
Trendelenburg's position
Position opératoire en décubitus, latérocubitus ou procubitus, tête plus basse que les pieds, le plan tête-pieds du patient fait un angle de 10 à 25° avec l'horizontale.
Cette position améliore les conditions opératoires en refoulant les viscères abdominaux dans le thorax (meilleure vision en chirurgie gynécologique et en cœlioscopie, diminution du saignement), prévient les embolies gazeuses cérébrales et augmente la pression veineuse centrale et cérébrale (mise en place d'un cathéter central).
Mais elle apporte une gêne respiratoire du fait du refoulement du diaphragme haut dans la cage thoracique. Cette position nécessite une grande vigilance de la part de l'anesthésiste : la mise sous ventilation assisté est utilisée, sauf pour des interventions très courtes.
Surtout employée en gynécologie, cette position était connue de Guy de Chauliac (XIVe siècle).
F. Trendelenburg, chirurgien allemand (1890) ; Guy de Chauliac, chirurgien français (1298-1368)
trichoépithéliomatose familiale multiple l.f.
multiple familial trichoepithelioma, epithelioma adenoides cysticum
Dermatose héréditaire à transmission autosomique dominante caractérisée par de nombreuses lésions papuleuses de la face.
Elle est liée à des mutations du gène CYLD
Syn. carcinome adénoïde kystique
→ CYLD gene, cylindromatose, carcinome adénoïde kystique
trichromatisme n.m.
trichromatism
Mode de vision des couleurs par lequel le mélange des trois couleurs primaire, rouge, vert et bleu, peuvent reproduire l’aspect des couleurs perçues.
Les ondes lumineuse de grandes longueurs d’onde (λ d’intensité maximale autour de 560 à 570 nm) excitent l’opsine des cônes L (long wavelength) et donnent la perception du rouge. Les ondes moyennes (λ autour de 530-535 nm) excitent les cônes M (middle wavelength) donnant la perception du vert. Les ondes lumineuses courtes (λ autour de 426-440 nm) excitent les cônes S (short wavelength), donnant la perception du bleu. Pour chaque couleur la courbe d’intensité de l’excitation des photorécepteurs est une courbe en cloche ; les extrémités de ces courbes se chevauchent et cette superposition des spectres d’absorption des trois types de cônes donne les autres couleurs et les nuances par mélange des sensations colorées ; par exemple la somme des signaux (atténués) issus des cônes M et L donnent la couleur jaune. L’œil humain peut ainsi percevoir jusqu’à 15000 nuances quand le trichromatisme est normal.
Le trichromatisme est anormal quand une ou plus rarement plusieurs couleurs sont mal perçues, ordinairement par mutation du gène contrôlant la formation du pigment.
Le trichromatisme est particulier à l’Homme, à certains grands singes et à des oiseaux. La plupart des autres mammifères sont dichromates, ne possédant que des cônes S et M, sensibles aux courtes et moyennes longueurs d’onde.
Étym. gr. tri : trois ; khroma : couleur
→ trichromatisme anormal, cône, opsine, daltonisme
tritan adj.
tritan
Qualifie le type de dyschromatopsie liée à l’absence (tritanopie) ou la déficience (tritanomalie) des cônes S récepteurs de la couleur bleu par altération du gène codant l’opsine S (short wavelength) sensible aux courtes longueurs d’onde.
Étym. gr. tritos : troisième ; an : abréviation pour anômalia : irrégularité
→ daltonisme, dyschromatopsies protan, deutan et tritan, tritanopie, tritanomalie, trichromatisme anormal
tritanomalie n.f.
tritanomaly
Trichromatisme anormal très rare affectant la perception des courtes longueurs d’ondes lumineuses, le bleu et le violet.
Elle est due à un défaut de sensibilité des cônes S à la lumière. De transmission autosomique dominante à expression variable, elle est liée à une mutation du gène BCP (blue cone pigment) de l’opsine S en 7q31.1-q32
Étym. gr. tritos : troisième ; anômalia : irrégularité
→ trichromatisme anormal, daltonisme
trouble n.m.
trouble, complaint
Déficience d'une fonction dont une personne a sujet de se plaindre, compte tenu de ses manifestations : douleur, gêne à l'accomplissement de gestes ou de fonctions usuels, etc.
La notion de trouble est essentiellement subjective, elle vise plus une fonction que l'anatomie (une amputation n'est pas un trouble) ; elle est à l'origine de la plupart des appels au médecin. Le trouble s'oppose au signe qui est objectif.
Syn. symptôme
tryptophane-pyrrolase n.f.
tryptophan pyrrolase
Enzyme de type dioxygénase catalysant la fixation des deux atomes d'oxygène d'une molécule O2 sur les carbones 2 et 3 du tryptophane, provoquant la coupure du noyau pyrrole et formant la formylcynurénine.
Cet enzyme présent dans le foie possède un groupement fer-porphyrine qui joue un rôle dans l'activation de la molécule de dioxygène.
L'activité de l'enzyme augmente beaucoup sous l'effet d'un apport de tryptophane au foie, et aussi de α-méthyltryptophane, qui provoque la dégradation du tryptophane et par suite celle des protéines. Plusieurs mécanismes s'additionnent pour l'activation de l'enzyme, dont la demi-vie est courte (1 h environ) : le tryptophane protège l'enzyme contre son inactivation, et il induit sa biosynthèse. Le cortisol induit également sa synthèse en agissant sur la transcription du gène ; le glucagon agit en augmentant la traduction de l'ARN messager ; l'insuline a un effet opposé. L'indole inhibe l'enzyme, cet effet est mis en cause comme facteur aggravant de la maladie de Hartnup, dans laquelle le défaut d'absorption du tryptophane entraine déjà une carence en amide nicotinique et une production accrue d'indole par la flore intestinale.
Étym. Hartnup : nom de la famille britannique chez laquelle l’affection a été reconnue.
TTC21B gene sigle angl. pour tetratricopeptide repeat domain 21B
Gène, situé sur le locus chromosomique 2q24.3, encodant pour un membre de la famille de TTC21, localisé dans l’axonème ciliaire, pouvant jouer un rôle dans le transport intraflagellaire rétrograde ciliaire.
Des mutations sont associées à diverses ciliopathies, la néphrononptise, la dystrophie thoracique asphyxiante
→ dysplasie thoracique asphyxiante, néphronophtise
Turcot (syndrome de) l.m.
Turcot’s syndrome
Polypose intestinale avec manifestations extra-intestinales caractéristiques : gliomes (astrocytome, médulloblastome) qui peuvent donner des signes ophtalmologiques.
Elle se traduit par des douleurs abdominales, de la diarrhée, des hémorragies intestinales et rectales, un amaigrissement. Les polypes intestinaux sont multiples, de 20 à 100, pouvant dépasser 3 cm de diamètre, avec transformation maligne à partir de la seconde ou troisième décennie. Les gliomes cérébraux apparaissent à partir de la première décennie. Les signes neuro-ophtalmologiques sont liés aux tumeurs cérébrales : diplopie, ptosis, nystagmus, mydriase aréflexique. œdème papillaire et hyperplasie de l'épithélium pigmenté rétinien.
Plusieurs formes cliniques du syndrome de Turcot sont décrites : selon le type de tumeur cérébrale, l’une autosomique récessive avec cancer colorectal et glioblastome avant 20 ans, l’autre, autosomique dominante, avec cancer colorectal, médulloblastome et manifestations en dehors de système nerveux central ; des formes associées à des lésions cutanées évoquant une neurofibromatose de type I ou à des lésions hématologiques malignes précoces.
Ce syndrome est considéré comme une variante du syndrome de Lynch. Il est dû à des mutations des gènes impliqués dans la réparation de l’ADN mésapparié par erreur lors de la réplication de l’ARN avant la division cellulaire (Mismatch repear genes) (MLH1 en 1q21.3, PMS2 en 7p22.2) et mutation du gène MSH6 (locus en 2p16.3) qui permet normalement la correction dans la répétition des microsatellites chromosomiques.
J. Turcot, chirurgien canadien (1959), H.T. Lynch, généticien américain (1966)
→ Lynch (syndrome de), appariement des bases, satellite, réparation de l'ADN, polypose adénomateuse familiale
TYRP1 gene sigle angl. pour tyrosinase related protein 1
Gène localisé en 9p23 qui fournit les instructions pour la formation de l’enzyme tyrosinase-related protein 1 localisé dans les mélanocytes ;
Cet enzyme aurait un rôle de stabilisation de la tyrosinase, enzyme responsable du premier stade de la production de mélanine ainsi que de la formation des mélanosomes eux-mêmes.
Les mutations de ce gene sont à l’origine de l’albinisme oculo-cutané de type 3. Cette mutation intéresse la position de la sérine dans la structure de la mélanine.
-- albinisme oculo-cutané de type 3
Syn. b-PROTEIN, CAS2, Catalase B, DHICA oxidase, CATB, DHICA oxidase, Glycoprotein 75, GP 75
tyrosinémie de type 1 l.f.
hereditary tyrosinosis
Forme la plus sévère est la moins rare de tyrosinémie, due à un déficit en fumaryl acétoacétase (FAH, 15q23-q25), qui se manifeste essentiellement par des signes hépatiques et rénaux.
La prévalence est estimée à 1 cas sur deux millions. La transmission est autosomique récessive. Dans la forme infantile précoce aiguë, l'affection débute entre quinze jours et trois mois par un syndrome de nécrose hépatocellulaire avec ictère, œdèmes, ascite associée à une tubulopathie. La maladie peut débuter plus tardivement révélée par une cirrhose et un rachitisme vitamino-résistant lié à la tubulopathie. La maladie aiguë peut se compliquer de crises tyrosinémiques avec des accès de polynévrite porphyrique et une dystonie exceptionnellement révélateurs. La survenue de carcinomes hépatocellulaires est fréquente. En l'absence de traitement, le décès survient avant l'âge de dix ans, habituellement par insuffisance hépatocellulaire, carcinome hépatocellulaire ou insuffisance respiratoire d'origine neurologique.
Le diagnostic est posé par la chromatographie des acides aminés et la présence anormale dans les urines de succinyl-acétone. La valeur normale de la tyrosine est de 50 à 100 µmol/L jusqu’à 6 mois et de 48 à 87 µmol/L de 6 mois à l’âge adulte. Sa concentration est augmentée en cas de tyrosinémie. Le diagnostic anténatal est possible par le dosage des métabolites, l'étude enzymatique ou la recherche de la mutation du gène FAH.
Le traitement repose sur le NTBC, 2-[2-nitro-4-(trifluoromethyl)benzoyl] cyclohexane-1,3-dione, commercialisée sous le nom d'Orfadin®,, qui a obtenu en 2005 une AMM européenne en tant que médicament orphelin pour le traitement des patients atteints de tyrosinémie de type 1, en association avec un régime pauvre en protéines pour éviter l'hypertyrosinémie. Il inhibe une enzyme intervenant en amont du bloc enzymatique déficitaire.
Certains malades développent malgré le traitement un carcinome hépatocellulaire caractérisé par l'élévation de l'α-foetoprotéine.
G. Fanconi, pédiatre suisse, membre de l'Académie de médecine (1939)
→ Fanconi (syndrome de), tyrosinémie, tyrosine, tyrosine-transaminase (déficit en)
tyrosinémie de type 2 l.f.
Maladie autosomique récessive due à des mutations du gène TAT (16q22.1) codant la tyrosine aminotransférase (TAT), la tyrosinémie de type 2 se manifeste par des signes cutanés et oculaires et un retard mental dans 50 % des cas.
Erreur innée du métabolisme de la tyrosine dont moins de 150 cas ont été rapportés dans la littérature, elle est plus fréquente dans les populations arabes et méditerranéennes.
Les symptômes oculaires (rougeurs, photophobie, larmoiement excessif et douleurs) apparaissent, en général, dans la première année de la vie. Les signes oculaires comportent une opacification cornéenne avec des lésions cornéennes dendritiformes bilatérales (kératite pseudo-dendritique), une néovascularisation, une ulcération et une cicatrisation cornéennes. Les manifestations cutanées surviennent habituellement après la première année de la vie mais elles peuvent apparaître en même temps que les lésions oculaires. Les lésions cutanées sont des papules et des plaques palmaires et plantaires, hyperkératosiques, sans prurit (hyperkératose palmoplantaire)
Le diagnostic repose sur les signes cliniques et sur la détection d'un taux élevé de tyrosine, plasmatique et urinaire, et d'un taux élevé des métabolites urinaires de la tyrosine (4-hydroxy-phényl pyruvate, 4-hydroxy-phényl lactate, 4-hydroxy-phényl acétate et N-acétyl tyrosine). La mesure de l'activité TAT sur biopsie hépatique n'est généralement pas nécessaire au diagnostic. Certains patients peuvent être détectés dans le cadre de programmes de dépistage néonatal.La prise en charge consiste en un régime diététique limité en phénylalanine et en tyrosine. Le traitement des lésions cutanées peut nécessiter la prise orale de rétinoïdes. Le régime diététique permet de diminuer l'hypertyrosinémie avec un effet rapide sur les manifestations oculo-cutanées. Cependant, le degré de neuroprotection du régime n'est pas certain.
→ tyrosinémie, tyrosine, tyrosine-transaminase (déficit en)
tyrosinémie type 3 l.f.
Erreur innée du métabolisme de la tyrosine qui peut-être asymptomatique ou se manifester par des signes neurologiques incluant déficit intellectuel et ataxie.
Forme la plus rare des tyrosinémies, elle est caractérisée par une hypertyrosinémie modérée et une excrétion urinaire élevée de 4-hydroxyphenylpyruvate, 4-hydroxyphenyllactate et de 4-hydroxyphenylacetate. Due à des mutations du gène HPD (4-hydroxyphénylpyruvate dioxygénase), elle est transmise selon un mode autosomique récessif. Un régime alimentaire pauvre en phénylalanine et tyrosine est recommandé.
→ tyrosinémie, tyrosine, tyrosine-transaminase (déficit en)
U2AF1 gene
Gène, serine/arginine-rich splicing factor 2, situé sur le locus 17q25.1, codifiant pour un membre de la famille protéique riche en sérine/arginine des facteurs coupant pré-mRNA qui font partie des spliceosomes.
Des mutations sont reconnues dans les syndromes myélodysplasiques, les leucémies myéloblastiques secondaires, les formes avancées de mastocytose.
→ leucémie aigüe myéloblastique (paysage génomique)
[Q1,F1]
UBE3A gene sigle angl. pour ubiquitin protein ligase E3A
Gène localisé en 15q11-13 qui code pour l’ubiquitine-ligase.
Sa mutation sur le chromosome maternel est à l’origine du syndrome d’Angelman.
Syn. E6-AP, CTCL tumor antigen se37-2, EPVE6AP, human papilloma virus E6-associated protein, oncogenic protein-associated protein E6-AP
→ ubiquitine-ligase, ubiquitine, Angelman (syndrome de)
[H1, P2, Q2]
Édit. 2018
Ulick (syndrome de) l.m.
Ulick’s syndrome
Cette entité se caractérise par un déficit en 18-déshydrogénase ou 18-aldolase sur la voie de synthèse de l’aldostérone, en liaison avec une anomalie du gène CYP11B2.
Il détermine un hypoaldostéronisme responsable d’un syndrome de perte de sel avec hyperkaliémie, retard de croissance.
S. Ulick médecin interniste américain (1964)
→ 18 déshydrogénase, 18 aldolase, CYP11B2
unité de transcription l.f.
transcription unit
Séquence d'ADN susceptible d'être transcrite en continuité par l'ARN polymérase qui correspond à un gène de structure unique ou à un opéron.
Elle est limitée en amont par le site d'initiation et en aval par le terminateur de transcription.
→ ADN, opéron, ARN polymérase
Unverricht-Lundborg (maladie de) l.f.
Unverricht-Lundborg’s myoclonic epilepsy
Maladie neurodégénérative progressive avec épilepsie et myoclonies, évoluant vers une ataxie cérébelleuse et une tétraplégie avec démence.
Groupe hétérogène comprenant la maladie de Lafora. L’encéphalopathie débute après 7 ans avec épilepsie, mouvements myocloniques continus (qui peuvent être déclenchés par la lumière), paralysie pseudobulbaire, tétraplégie et démence. En ophtalmologie, on rencontre des myoclonies palpébrales, une amaurose avec altération des cellules ganglionnaires de la rétine (corps de Lafora) et parfois une atrophie optique. L’intelligence est conservée ou peu modifiée dans cette forme contrairement à la maladie de Lafora, mais il existe une labilité émotionnelle caractéristique. La survie est courte, l’âge moyen de décès est de 24 ans (dans la maladie de Lafora moins de dix ans), Les pneumopathies et les suicides en sont les principales causes. L’affection est due à une mutation dans le gène CSTB localisé en 21q22.3 qui code pour la cytatine B ; elle est autosomique récessive (MIM 254800).
Syndrome actuellement en voie de démembrement, compte tenu des formes d'expression phénotypiques différentes et de sa distribution géographique particulière.
H. Unverricht, médecin interniste allemand (1891), H. Lundborg, médecin suédois (1903) ; G. R. Lafora, neuropathologiste espagnol (1911)
Syn. épilepsie progressive myoclonique, épilepsie myoclonique-astatique
[H1,O1,O6,Q2]
Édit. 2017
Upshaw-Schulman (syndrome) l.f.
Upshaw-Schulman’syndrome
Forme héréditaire récessive du purpura thrombotique thrombocytopénique causée par l’absence de la protéase ADAMTS13, responsable de la persistance des multimères du facteur von Willebrand qui entraîne des épisodes de micro-angiopathies thrombotiques avec obstructions disséminées de multiples petits vaisseaux.
Ces obstructions micro-vasculaires provoquent un trouble circulatoire avec privation d’oxygène, responsable de dommage et de mort tissulaire. Lors d’épisodes aigus les manifestations sont marquées par de la fièvre, une thrombopénie sévère, une anémie hémolytique micro-angiopathique aves des schizocytes sur le frottis sanguins et des signes d’altération fonctionnelle du cerveau, des reins et du cœur, en rapport avec l’ischémie de ces organes.
La maladie est causée par des mutations du gène ADAMTS13, responsable de la diminution de sécrétion ou d’inactivation de la protéase.
En l’absence d’anticorps contre la protéase, l’affection répond favorablement aux échanges plasmatiques associés à l’infusion de plasma frais.
2017
I. Schulman, pédiatre américain (1960) ; J. D. Upshaw Jr, hématologiste américain (1978) ; Johanna A. Kremer Hovinga, hématologisye suisse (2019)
→ ADAMTS13, purpura thrombotique thrombocytopénique héréditaire, schizocyte
[F1,F4,Q2]
Édit. 2020
urticaire familiale au froid l.f.
familial cold urticaria (FCU), familial cold autoinflammatory syndrome (FCAS)
Affection rare, familiale, autosomique dominante, caractérisée par des poussées d’urticaire avec éruption cutanée survenant lors de l’exposition au froid et accompagnée de signes systémiques d’inflammation.
Le début peut être très précoce dans la première enfance ; les signes inflammatoires sont variables, souvent peu marqués : fièvre, douleurs articulaires, signes oculaires, troubles neurologiques. L’affection est liée à des mutations du gène CIAS1 (Cold Induced Autoinflampatory Syndrome 1), locus en 1q44, codant pour la cryopyrine, protéine intervenant dans la régulation du récepteur de l’interleukine-1β. Elle partage ce même mécanisme avec le syndrome de Muckle et Wells et le syndrome CINCA, réunis sous l’acronyme CAPS (Cryopyrine-Associated Periodic Syndromes).
T. J. Muckle, médecin canadien et M. V. Wells, médecin britannique (1962)
→ urticaire, CAPS ,Muckle et Wells (syndrome de) ,syndrome CINCA
van Buchem (maladie de) l.f.
van Buchem disease
Forme particulière d’hyperostose corticale généralisée qui se développe chez l’adulte et se transmet sur le mode autosomique récessif.
La maladie est souvent découverte en raison de la déformation et de la protrusion antérieure de la mandibule. Radiologiquement, l’élargissement de la corticale des os de la voûte du crâne et l’hypertrophie de la mandibule sont caractéristiques. La condensation des os de la base du crâne peut entraîner une compression des VII et VIIIème paires de nerfs crâniens. Les concentrations de thyrocalcitonine et des phosphatases alcalines sont élevées. L’affection est en rapport avec une altération du gène SOST, locus en 17q12-q21. Une forme dominante a été décrite chez le grand enfant (Worth et Wollin).
F.S. van Buchem, médecin interniste néerlandais (1955) ; H.M. Worth et D.G. Wollin radiologues canadiens (1966)
→ hyperostose endostale, thyrocalcitonine, phosphatase alcaline, Worth et Wollin (maladie de)
[H1, I2, P3, Q2]
Édit. 2020
Vaquez (maladie de) l.f.
polycythemia vera
Syndrome myéloprolifératif primitif caractérisé par une augmentation de la masse érythrocytaire liée à une production médullaire non contrôlée et associée habituellement à une augmentation des leucocytes et des plaquettes.
Survenant généralement après 50 ans, cette affection est plus fréquente chez l’homme. La symptomatologie, souvent insidieuse, est la traduction des manifestations liées à l’hyperviscosité sanguine qui perturbe la microcirculation par l’augmentation des éléments cellulaires : céphalées, vertiges, troubles visuels, prurit à l’eau et érythrose cutanée et des muqueuses.
Les circonstances de découverte sont multiples : un hémogramme pratiqué lors d’un examen systématique, des signes cliniques liés à l’hyperviscosité, des complications thrombotiques veineuses ou artérielles, des manifestations cliniques de l’hyperuricémie…
Le diagnostic repose sur les critères suivants :
- augmentation de l’hématocrite (Hct) et de l’hémoglobine (Hb): chez l’homme Hct ˃ 52%, Hb ˃ 185g/L ; chez la femme Hct ˃ 48%, Hb ˃165g/L ;
- augmentation de la masse globulaire (de plus de 125% de la normale) ;.
- présence d’une mutation somatique JAK2V617F ou d’une mutation de l’exon 12 du gène JAK2 ;.
- concentration d’érythropoïétine abaissée ;
- formation spontanée de colonies par les progéniteurs érythrocytaires ;
- présence d’une myéloprolifération à la biopsie ostéomédullaire.
Les critères majeurs de la maladie de Vaquez sont l’augmentation de l’Hb et la présence de mutation de Jak2 (retrouvée dans plus de 90% des cas). Les critères mineurs sont la baisse de l’érythropoïétine sanguine, la poussée spontanée des progéniteurs érythrocytaires et l’hyperplasie des lignées myéloïdes à la biopsie ostéomédullaire.Le diagnostic formel de la maladie de Vaquez nécessite soit la présence de deux critères majeurs et un critère mineur soit d’un critère majeur et deux critères mineurs.
Le traitement est basé sur les saignées (mieux sur les érythrophérèses) et la myélosuppression par l’hydroxyurée ou le pipobroman. Cette thérapeutique conduit à une normalisation des paramètres sanguins durant de nombreuses années. L’évolution peut se faire vers la myélofibrose ou une leucémie aigüe.
J. H. Vaquez, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1892) ; J. W. Vardiman, anatomopathologiste américain (2008)
Syn. polyglobulie vraie, polyglobulie essentielle, polycythémie vraie
→ érythroblaste, érythropoïétine, polyglobulie, leucémie aigüe, hydroxyurée, pipobroman, myélofibrose, érythrophérèse
[F1]
Édit. 2020
variant n.m
variant
Polymorphisme du génome dont l’allèle mineur est présent, soit dans plus de 5% de la population (« single nucleotide polymorphism » ou SNP ou snip ), soit à très basse fréquence (« single nucleotide variant » ou SNV).
Les SNP sont en fait des SNV dont la fréquence dans la population est élevée.
Avec les SNV, ce sont des polymorphismes de l'ADN dans lequel deux chromosomes diffèrent sur un segment donné par une seule paire de bases. Ils représentent la forme la plus abondante de variations génétiques dans le génome humain et correspondent à plus de 90% de toutes les différences entre individus.
En moyenne, un SNP est observé tous les 100 à 1000 nucléotides aussi bien dans les régions codantes que non codantes. Ils ne modifient pas, en général, le phénotype. La fréquence d’un type donné dans la population doit dépasser 5% pour répondre à leur définition. Des associations de SNP sont caractéristiques de certaines ethnies. Les études pangénomiques comparées ou « genome wide association studies (GWAS) » de patients atteints de diverses maladies chroniques non transmissibles et de sujets sains témoins a montré que la fréquence de la maladie augmentait parfois dans des proportions modestes lorsqu’un ou plusieurs SNP donnés étaient présents ; mais ce type de prédisposition reste d’un intérêt prédictif limité.
Les SNP sont également utilisés dans l’identification des personnes et les études de filiation.
A la différence des SNP, les différents types de SNV sont peu fréquents dans la population, souvent inférieurs à 1%, mais leur variété est très élevée. Si le taux de mutation reste faible (environ 10-8 par nucléotide et par génération, soit 60 pour 6 109nucléotides), leur fréquence devient grande dans l’ensemble de la population lorsque celle-ci s’accroît rapidement, ce qui est le cas de la population humaine, surtout dans les périodes récentes. En effet, la sélection darwinienne n’a plus le temps d’agir et d’éliminer ces mutations.
Un nombre important de SNV est non synonyme. Ils altèrent la protéine codée par le gène et l’inactivent souvent. Ces mutations rares sont nombreuses dans la population, mais peu fréquentes chez chaque individu par rapport aux SNP. Elles pourraient rendre compte, en grande partie, de l’héritabilité manquante, c'est-à-dire des phénotypes héréditaires d’origine inconnue.
[Q1]
Édit. 2020
variant pathogène de l'ADN l.m.
pathogenic variant, disease-causing variant
Altération génétique responsable d’une maladie ou augmentant la susceptibilité ou la prédisposition de la développer.
Lorsqu'un variant pathogène est hérité, le développement des symptômes de la maladie est plus probable, voire certain, selon la nature du gène, du variant et de la maladie. Bien que le terme variant pathogène soit préféré on trouve souvent les appellations mutation délétère, mutation pathogène, mutation prédisposante.
→ mutation
[Q1]
Édit. 2020