ventriculographie cardiaque isotopique l.f.
isotopic ventriculography
Technique d'étude fonctionnelle du ventricule gauche utilisant un marqueur, le technétium radioactif, adsorbé sur les hématies, qui permet de calculer de façon fiable la fraction d'éjection ventriculaire gauche, en fournissant la variation de radioactivité entre la systole et la diastole.
L'étude du premier passage du traceur objective la cinétique ventriculaire et l'étude à l'équilibre permet le calcul de la fraction d'éjection du ventricule gauche de même que l'évaluation de la cinétique ventriculaire gauche.
→ scintigraphie cardiaque, technétium 99m
[B2, K2]
Édit. 2019
ventriculographie isotopique cérébrale l.f.
radionuclide ventriculography
Étude de la distribution d'un traceur radioactif inerte et de son deveni, après administration locale directe intraventriculaire transcérébrale.
Utilisant un traceur inerte (albumine ou sidérophiline, le plus souvent marquées à l'indium 111 ou au technétium 99m), cette technique agressive est rarement utilisée actuellement, sauf pour l'étude post neurochirurgicale d'efficacité des valves de dérivations du liquide cérébrospinal.
[B2, H1]
Édit. 2019
ventriculoplastie n.f.
ventriculoplasty
1) Procédé chirurgical de réduction du volume d’un ventricule cardiaque, par résection ou plicature d’une zone pariétale détruite par un infarctus myocardique, afin de restaurer une cavité et une contractilité normales.
2) Technique chirurgicale destinée à améliorer la performance hémodynamique de certains cœurs hypertrophiés et dilatés, par résection d’un secteur de la paroi musculaire du ventricule gauche.
[K2, K3]
Édit. 2019
verre de Comberg l.m.
Comberg contact lens
Coque plastique, à appui scléral, à l’intérieur de laquelle existe un anneau métallique avec une tige métallique perpendiculaire à cet anneau.
Ainsi l’anneau et la tige, tous deux radio-opaques, représentent les repères pour localiser un corps étranger radio-opaque, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’œil.
Cette technique va devenir désuète avec la facilité d’obtention d’une tomodensitométrie en coupes millimétriques selon le plan neuro-oculaire.
W. Comberg, ophtalmologiste allemand (1927)
→ méthode géométrique de Comberg
[ P2]
Édit. 2019
vessie psoïque l.f.
psoas hitch
Artifice technique fixant la paroi vésicale au psoas, dans le but de l'élever et de permettre la réalisation d'une anastomose urétérovésicale malgré la brièveté de l'uretère d'amont.
La face latérale et le dôme de la vessie, largement libérés des tissus voisins, permettent l'ascension d'une "corne" vésicale et sa fixation au tendon du psoas, gagnant ainsi une distance précieuse pour une réimplantation sans traction.
Étym. lat. vesica : vessie
→ réimplantation urétéro-vésicale
[M2]
Édit. 2019
vidéothérapie n.f.
videotherapy
Emploi d'enregistrements audiovisuels dans un but psychothérapique.
Les progrès technologiques réalisés ont permis de dépasser le stade des enregistrements à visée seulement didactique. La restitution de l'image ainsi permise réalise un moyen privilégié dans de nombreuses psychothérapies individuelles, familiales et de groupe (vidéogroupe).
Quel que soit le cadre d'intervention, psychothérapie d'inspiration analytique, thérapie comportementale, psychodrame, etc., et sous réserve d'une position neutre de la caméra, cette technique revêt un intérêt évident.
Il convient cependant de tenir compte d'une possible valorisation excessive de conflits narcissiques et d'investissements de l'image de soi, ou, a contrario, d'effets éprouvants mal assumés.
→ psychanalyse et psychothérapie, thérapie comportementale
VIP sigle angl. m. pour Vasoactive Intestinal Peptide
polypeptide intestinal à activité vasomotrice.
Sécrété par des terminaisons nerveuses dans tout le tube digestif mais aussi dans les bronches, dans les glandes salivaires et dans la thyroïde, le VIP stimule de nombreuses sécrétions, en provoquant une vasodilatation.
Le VIP peut être dosé dans le plasma par technique radio-immunologique. Un taux élevé est trouvé principalement dans les tumeurs neuroendocrines du pancréas, entrainant un syndrome de Verner-Morrison caractérisé par une diarrhée aqueuse persistante et une hypokaliémie.
J. V. Verner, médecin interniste et A. B. Morrison, anatomopathologiste américains (1958)
→ Verner et Morrisson (syndrome de), vasodilatation
virus respiratoire syncytial l.m.
respiratory syncytial virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Paramyxoviridæ et au genre Pneumovirus.
Le réservoir de ce virus strictement humain ; la transmission est directe par les sécrétions respiratoires ou indirecte (mains ou objets souillés par celles-ci). Les infections provoquées par ce virus touchent surtout le nourrisson et le jeune enfant. La plus fréquente est la bronchiolite du nourrisson, mais il peut aussi s’agir d’infections des voies aériennes supérieures ou de pneumopathies. A ce jour, il n’existe pas de vaccin efficace contre ces virus.
Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez les personnes âgées. Elles peuvent être communautaires ou nosocomiales. L’identification du virus repose soit sur la détection rapide des antigènes viraux par technique immunoenzymatique ou immunofluorescence, soit sur son isolement en cultures cellulaires, à partir d’une aspiration naso-pharyngée.
Sigle VRS
→ Paramyxoviridæ, bronchiolite, virus respiratoire syncytial (infection à)
vision crépusculaire l.f.
twilight vision
Gamme basse de la vision mésopique où la perception de certaines couleurs est altérée.
Expression sans définition technique.
von Kóssa (coloration de) l.f.
von Kóssa’s stain
Technique histologique colorant en noir les dépôts calciques intratissulaires, notamment dans le derme.
J. von Kóssa, anatomopathologiste austro-hongrois (1901)
voyage pathologique en psychiatrie l.m.
psychiatric pathological trip
En psychiatrie, déplacement plus ou moins éloigné ou durable, sans but logique, symptomatique de manifestations psychiatriques inaugurales ou en évolution, qui se différencie de la plupart des fugues réactionnelles et des errances confuses ou démentielles.
Chez l'adulte, toute la nosographie peut être concernée, en particulier : l'épilepsie (observation classique de H. Legrand du Saulle, 1877, en fait discutable) ; un état névrotique, surtout hystérique, avec son vécu crépusculaire ; une dépression, p. ex. mélancolique, fréquent équivalent ou prodrome d'une conduite suicidaire ; une personnalité psychopathique, avec souvent alcoolisme et/ou toxicomanie ; une activité délirante, qui peut donner lieu p. ex. à des parcours volontiers stéréotypés, incompréhensibles, chez les schizophrènes, ou à des déplacements, voire des déménagements répétés chez des paranoïaques (persécutés migrateurs, A. Foville, 1799-1878) ; l'émergence ou plutôt la révélation d'une affection psychiatrique à l'occasion d'un voyage, voire d'une transplantation.
A contrario, la notion de voyage thérapeutique, maintenant dépouillée de son romantisme, a pris une place plus technique parmi les thérapies institutionnelles.
H. Legrand du Saulle, psychiatre français (1830-1886) ; A. L. Foville, fils, psychiatre français (1799-1878)
→ dromomanie, fugue chez l'enfant et l'adolescent
Weil-Felix (réaction de) l.f.
Weil-Felix test
Réaction sérologique longtemps utilisée pour le diagnostic des rickettsioses, basée sur le pouvoir agglutinant du sérum de ces patients vis-à-vis de certaines espèces de Proteus présentant des épitopes communs avec les bactéries du genre Rickettsia.
Cet examen est actuellement supplanté par la technique d’immunofluorescence indirecte.
E. Weil, bactériologiste autrichien, A. Felix, bactériologiste polonais (1916)
Widal-Felix (sérodiagnostic de) l.m.
Widal-Felix (reaction)
Sérodiagnostic, par technique d’agglutination de bactéries inactivées, destiné à la mise en évidence des anticorps dirigés contre les antigènes O et H de Salmonella enterica sérotypes Typhi et Paratyphi A, B, C au cours des fièvres typhoïde et paratyphoïdes.
Il devient positif à partir du 8e jour. Son interprétation est parfois difficile : sérologie faussement positive au cours d’autres maladies infectieuses, apparition retardée des anticorps. Les anticorps anti-O disparaissent en 2 à 3 mois, les anticorps anti-H persistent pendant plusieurs années. Seul un titre d’anticorps anti-O supérieur à 100 témoigne d’une fièvre typhoïde ou paratyphoïde récente.
F. Widal, bactériologiste et interniste français, membre de l’Académie de Médecine (1896) ; A. Felix, bactériologiste britannique (1887-1956)
Witzel (iléostomie de) l.f.
Witzel's ileostomy
Technique dans laquelle une sonde est enfoncée sur une dizaine de centimètres dans un manchon intestinal séromusculaire.
Ce procédé est indiqué dans les iléostomies provisoires car il facilite la fermeture de la stomie après suppression de la sonde.
O Witzel, chirurgien allemand (1856-1925)
Woodruff (test de, technique de) l.m. l.f.
Woodruff’s test
Technique de l'étude de l'adhésion leucocytaire sur coupes congelées de ganglions, souvent utilisée pour identifier des molécules ou des mécanismes d'adhésion.
Judith J. Woodruff et H. B. Stamper Jr, microbiologistes américains (1977)
xénodiagnostic n.m.
xenodiagnosis
Technique jadis utilisée pour le diagnostic de certaines parasitoses.
Elle consistait à inoculer le sang du malade à un animal réceptif au parasite recherché. P. ex., pour la maladie de Chagas (xénodiagnostic de Brumpt), on faisait piquer le malade par des nymphes de triatomes à jeun et non infestées puis, 15 à 30 jours après, on recherchait les formes métacycliques de Trypanosoma cruzi dans les déjections des insectes devenus adultes.
Étym. gr. xenos : étranger
[D2]
xéroradiographie n.f.
xeroradiography
Procédé de radiographie utilisant comme récepteur la variation de charge électrique des différents points d'une plaque au sélénium.
La plaque métallique, recouverte de sélénium et préalablement chargée positivement, conserve après exposition aux rayons X, une image électrostatique latente révélée par saupoudrage de particules de charges négatives, puis transcrite sur papier photographique. On obtient ainsi une image riche en détails avec majoration des effets de bord. Cette technique a été très utilisée en mammographie, puis progressivement abandonnée parce qu'elle nécessitait des doses de rayons X supérieures à la radiologie conventionnelle ou numérisée.
Étym. gr. xeros : sec
[B2]
yoga n.m.
yoga
Technique de concentration mentale issue d'un système philosophique de l'Inde fondé selon la tradition par Patanjali au IIe siècle avant notre ère, qui faisait consister l'état parfait d'union avec un dieu suprême éternel dans la méditation, l'immobilité absolue, l'extase et les mortifications corporelles.
Comme la méditation transcendantale, elle est pratiquée en dehors d'un cadre médical. Elle se présente actuellement comme la recherche du calme et de la maitrise de soi par un apprentissage sans effort, parfois très long, de postures et de mouvements respiratoires, destiné à un contrôle des fonctions vitales et à une détente mentale et musculaire. Les pratiquants du yoga font valoir des effets positifs sur leur état psychophysiologique, émotionnel, voire névrotique.
Zárate (opération de) l.f.
Zárate procedure
Technique de symphysiotomie partielle sous-cutanée par section du ligament arqué, respectant les ligaments inférieur et supérieur de la symphyse.
frein anatomochirurgical supérieur du pubis
E. Zárate, gynécologue obstétricien argentin (1926)
zébrage chromosomique l.m.
chromosome banding
Technique d'identification des chromosomes par coloration différentielle mettant en évidence sur chacun d'eux une alternance spécifique de bandes transversales claires et foncées.
zeugmatographie n.f.
zeugmatography
Terme proposé en 1973 pour désigner l'IRM par l’un des pionniers de la technique, Paul Lauterburg.
Cette appellation n’a pas été retenue par l’usage.
P. Lauterburg, chimiste américain, prix Nobel de médecine en 2003
[B2,B3]
Édit. 2018
zymogramme n.m.
zymogram
1) Diagramme de bandes obtenu par électro
allozyme, isozyme.
2) Technique mycologique destinée à mettre en évidence le profil de fermentation des glucides pour l’identification des espèces de levures.
Représentation graphique du spectre fermentaire d'une souche.
électrotype, zymotype
Etymzumêgrammos : écriture
Syn. fermentation des sucres
éthique en réanimation pédiatrique l.f.
ethics in pediatric intensive care
Observance des règles morales et déontologiques de la réanimation chez les nouveau-nés et les enfants.
La réanimation pédiatrique a non seulement pour but de sauver la vie de l'enfant mais surtout d'aboutir à une survie valable jusqu'à un âge adulte avancé. L'intérêt de l'enfant passe avant celui de sa famille, de son groupe social ou de la collectivité etdecelui des soignants.La prise de décision peut être difficile surtout pour les plus petits, sauf lorsqu'il n'y a évidemment aucun espoir de survie acceptable. Mais les gestes nécessaires en urgence doivent être faits immédiatement et complètement pour donner le maximum de chances à l'enfant. Ensuite, s'il survit, et si l'impression est défavorable pour l'avenir, après un recul suffisant et compte tenu du contexte familial (motivations, solidité, conditions de vie, connaissance de la fratrie et de l'environnement socioculturel, technique et économique, etc.) se pose la question de la poursuite de la thérapeutique active.
Une telle décision ne doit en aucun cas faire intervenir la responsabilité des parents à cause de la culpabilité que ce choix pourrait induire chez eux, parfois très longtemps après. De toute façon le contexte économique et social dans lequel vit l'enfant impose les limites de la réanimation en particulier en néonatologie : une action ne doit pas être entreprise ou prolongée si l'on sait que des soins indispensables au long cours ne pourront être poursuivis.
La question du secret médical est particulièrement importante en pédiatrie.
Etym.êthikon : la morale
prématurisme, secret médical
[E3,G1,O1]
Édit. 2018
éthylisme n.m.
ethylism, alcoholism
Terme souvent utilisé, qui permet en particulier de dissimuler et dédramatiser, sous une forme plus technique et moins défavorable, celui d'alcoolisme dont il est le synonyme.
alcoolisme
[G3]
Édit. 2018
dermatoscope n.m.
dermoscope
Appareil utilisé par le dermatologue pour mieux analyser les résultats de l’inspection cutanée de lésions de la peau et, en particulier, porter le diagnostic de mélanome.
Le dermatoscope est issu de la technique du réseau neuronal convolutif.
→ réseau neuronal convolutif, mélanome
[J1]
Édit. 2018