cytochrome-oxydase n.f.
cytochrome oxidase
Enzyme qui catalyse l'oxydation du cytochrome c ferreux par le dioxygène moléculaire et transférant 4 électrons de 4 cytochromes c pour former 2 molécules d'eau.
C'est l'enzyme respiratoire, présent dans les crêtes mitochondriales, responsable des oxydations cellulaires chez les animaux. Sa structure dimérique comprend plusieurs cytochromes a ou a3 et un nombre équivalent de cuproprotéines, ainsi que des cardiolipides. Elle est inhibée par les cyanures, le monoxyde de carbone et le monoxyde d'azote.
Étym. gr. kutos : cellule ; khrôma : couleur
[C1,C2]
cytologie exfoliatrice l.f.
[A2]
cytolytique n.m.et adj.
cytotoxic
Qui détruit les cellules.
On dit aussi cytotoxique
[A2]
cytométrie de flux l.f.
flow cytometry
Technique de biologie cellulaire in vitro mesurant les caractéristiques individuelles de cellules mises en suspension et s'écoulant une par une par un orifice étroit où sont appliqués un ou plusieurs rayons laser de longueur d'ondes différentes.
La mesure des rayonnements transmis, diffractés et/ou diffusés par les cellules elles-mêmes ou la fluorescence de colorants utilisés ou de molécules fluorescentes associées à des anticorps reconnaissant des épitopes spécifiques sur les cellules permettent d'évaluer le nombre, la taille des cellules, leur contenu en acide nucléique, la position dans les cycles cellulaires, l'expression membranaire ou intracellulaire de très nombreux épitopes contre lesquels des anticorps ont été obtenus.
[B3,A2]
cytotoxicité n.f.
cytotoxicity
Phénomène caractérisé par la mort d’une cellule appelée cellule-cible sous l’effet d’une agression extérieure.
La cytotoxicité peut être déclenchée par l’action du complément ou de substances formant des pores dans les membranes (saponine, détergents). Il s’agit alors d’une mort par nécrose. La cytotoxicité peut être mise en jeu par l’action de cellules cytotoxiques. Dans le cas des lymphocytes T et des cellules NK, la cytotoxicité nécessite la formation d’un conjugué par accolement des membranes entre la cellule tueuse et la cellule-cible. La mort est déclenchée par agrégation des récepteurs membranaires CD95 (Fas ou Apo-1) ou bien par la formation de pores par polymérisation de la perforine dans la membrane de la cellule-cible, suivie de l’introduction de protéinases, les granzymes, qui activent les caspases. Dans les deux cas, ceci conduit à une mort par apoptose. Enfin la cytotoxicité peut être déclenchée par différentes cellules cytotoxiques (polynucléaires neutrophiles, éosinophiles, macrophages, cellules K) possédant des récepteurs de Fc et interagissant avec la cellule-cible par l’intermédiaire d’anticorps dirigés contre des épitopes membranaires de celle-ci. Ce dernier mécanisme correspond à la cytotoxicité cellulaire dépendant d’anticorps ou ADCC.
[A2,G4]
cytotoxicité cellulaire dépendant des anticorps l.f.
antibody dependent cellular cytotoxicity
Cytotoxicité exercée par des cellules mononuclées (en particulier les cellules K) contre des cellules cibles recouvertes de faibles quantités d'anticorps IgG (anticorps dépendant des lymphocytes).
Sigle ADCC
[A2,G4,F3]
cytotoxique n.m.et adj.
cytotoxic agent, cytotoxic
Substance médicamenteuse capable de s’opposer à la division cellulaire et de tuer les cellules.
Les cytotoxiques manifestent pratiquement tous en commun une toxicité hématologique portant principalement sur les polynucléaires et les plaquettes. Ils exercent souvent en outre des effets alopéciants et émétisants.
On distingue plusieurs familles de ces anticancéreux : agents alkylants, antimétabolites, inhibiteurs des topo-isomérases, poisons du fuseau.
Cette action est également appliquée en agrophysique : un rayonnement ionisant à doses définies (irradiation β ou γ) permet de réduire la charge bactérienne de matériaux fragiles et d’empêcher le développement d’organes végétaux (germes de pomme de terre).
On dit aussi cytolytique
[G3]
dabigratan etexilate l.m.
dabigratan etexilate
Anticoagulant de la famille des nouveaux anticoagulants oraux (NAOC), inhibiteur direct et réversible de la thrombine.
Le dabigratan etexilate est un anticoagulant actif par voie orale ; il est une prodrogue qui doit être convertie par les estérases sériques en dabigratan. Son excrétion est majoritairement rénale (80%) ce qui implique une réduction de doses en cas d’altération de la fonction rénale et contrindique son emploi en cas de clearance de la créatinine < 30ml/mn. Son début d’action est rapide (pic plasmatique dans les deux heures) et sa demi-vie est de 12 à 17 heures. L’activité de cet anticoagulant n’est pas influencée par l’alimentation. Les interactions médicamenteuses sont peu nombreuses à l’exception des molécules interférant avec la glycoprotéine P. Une surveillance biologique n’est pas requise en routine. Il n’existe pas encore d’antidote spécifique en cas d’hémorragie sévère.
→ nouveaux anticoagulants oraux
dacarbazine n.f.
dacarbazine
Chimiothérapie anticancéreuse, analogue structural de l'amino-5 imidazole-4 carboxamide. Elle agit par inhibition de la croissance cellulaire indépendante du cycle cellulaire. Elle inhibe aussi la synthèse de l'ADN. Elle a de plus un effet alkylant.
La dacarbazine est utilisée princialement dans le traitement des mélanomes et des sarcomes des tissus mous.
Syn. DTIC (dimethyl triazeno imidazol carboxamiede)
DAX1 gene sigle angl. pour dosage-sensitive sex reversal, adrenal hypoplasia critical region, on chromosome X, gene 1
Syn. NROB1
DBT gene l.angl pour dihydrolipoamide branched chain transacylase E2
Gène, situé sur le locus chromosomique 1p31, codant pour une fraction d’un complexe d’enzymes appelé branched-chain alpha-keto acid dehydrogenase (BCKD), intervenant dans la fragmentation des acides aminés – leucine, isoleucine et valine – provenant de l’alimentation et utilisés comme facteurs énergétiques.
De nombreuses mutations de ce gène entraînent la leucinose.
Syn. BCATE2, dihydrolipoamide branched chain transacylase (E2 component of branched chain keto acid dehydrogenase complex; maple syrup urine disease), E2 component of branched chain keto acid dehydrogenase complex, MSUdériD2, ODB2_HUMAN
DCX gene sigle angl. pour doublecortin
Xq23 code pour la protéine doublecortin impliquée dans les mouvements des neurones vers leurs localisations au cours du développement du cerveau (migration neuronale).
La doublecortin facilite la stabilité des microtubules qui font la structure du cytosquelette.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la lissencéphalie et de l’hétérotopie sous-corticale en bandes
Syn. DBCN, DC, doublecortex, doublecortex; lissencephaly, X-linked (doublecortin), lissencephalin-X, LISX, SCLH, XLIS
→ lissencéphalie, hétérotopie sous-corticale en bandes
déambulation paroxystique nocturne l.f.
nocturnal paroxystic wandering
Éveils brusques suivis de cris, de paroles incompréhensibles, de gesticulations et d'activités motrices élaborées d'une violence particulière, avec effroi, dangerosité possible et amnésie consécutive.
Ces épisodes paraissent constituer une variante des dystonies paroxystiques nocturnes et sont de plus considérées comme des variantes de crises épileptiques partielles, en général sensibles aux anti-épileptiques, surtout à la carbamazépine.
Des études complémentaires sur les anomalies du cycle veille-sommeil et la pratique d'enregistre
T. Pedley, C. Guilleminault, neurologues américains (1977)
Étym. lat. ambulare : se promener
débit d'oxygène transporté par le sang l.m.
oxygen flow carried by the blood
Débit égal à la différence artérioveineuse en oxygène multipliée par le débit cardiaque, soit dans les conditions normales 0,05 x 5000 = 250 Ml / minute.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit de pointe l.m.
peak expiratory flow (PEF), peak flow
Débit expiratoire maximal après une inspiration maximale.
Un appareillage très simple suffit pour sa mesure, le malade peut à tout moment contrôler lui-même sa fonction ventilatoire, ce qui permet aux asthmatiques d'ajuster leur traitement. Le débit de pointe normal est égal ou supérieur à 500 L/min = 8 L/s, il est très sensible à l’obstruction des voies aériennes dont le diamètre est inférieur à 2 mm. Il est utilisé pour l’autosurveillance des asthmatiques.
A. Strohl, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1919)
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit expiratoire 25 l.m.
maximum expiratory flow at 25% of CVF (MEF 25)
Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 25% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue (LBTPS/sec) et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEM 25
débit expiratoire 25-75 l.m.
maximum mid expiratory flow rate (MEF 25-75)
Débit expiratoire mesuré entre 25% et 75% de la capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS/sec.et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet. Ce débit est diminué en cas d'obstruction bronchique et lorsque le VEMS est encore normal cette diminution évoque une obstruction prédominant au niveau des voies aériennes distales.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEMM ou DEM 25-75
débit expiratoire 50 l.m.
maximum expiratory flow at 50% of CVF (MEF 50)
Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 50% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, LBTPS/sec, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle : DEM 50
débit expiratoire 75 l.m.
maximum expiratory flow at 75% of CVF (MEF 75)
Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 75% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, LBTPS/sec, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle : DEM 75
débit expiratoire de pointe l.m.
peak expiratory flow (PEF)
Débit expiratoire maximal après une inspiration maximale.
Mesuré au début de la manœuvre d'expiration forcée, c'est le débit maximum que puisse réaliser un sujet. Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.Un appareillage très simple suffit pour sa mesure, le malade peut à tout moment contrôler lui-même sa fonction ventilatoire, ce qui permet aux asthmatiques d'ajuster leur traitement. Le débit de pointe normal est égal ou supérieur à 500 L/min = 8 L/s, il est très sensible à l’obstruction des voies aériennes dont le diamètre est inférieur à 2 mm. Il est utilisé pour l’autosurveillance des asthmatiques.
A. Strohl, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1919)
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEP
[K1]
Édit. 2019
débit expiratoire maximal l.m.
maximum expiratory flow (MEF)
Volume de gaz expiré lors d'une manœuvre d'expiration forcée rapide.
On distingue les débits instantanés correspondant au niveau de débit à un moment donné de la capacité vitale, et les débits moyens correspondant au débit pendant un temps donné. Ainsi le débit expiratoire de pointe est un débit instantané, le débit expiratoire maximum 25-75 un débit moyen.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEM
débit inspiratoire de pointe l.m.
maximum inspiratory flow (MIF)
Débit maximum produit par une inspiration forcée, exprimé en LBTPS/mn.
L'étude de ce débit aide au diagnostic des obstacles laryngotrachéaux où il est diminué contrairement aux obstacles périphériques.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DIP
débit maximum l.m.
maximum flow rate
Valeur la plus représentative de la puissance du jet urinaire, normalement supérieur à 15 mL/sec.
Il varie avec le volume uriné : pour de petits volumes, inférieurs à 150 mL, la valeur n'est pas interprétable.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit minute des éléments figurés de l'urine l.m.
per minute excretion of urinary sediment composents
T. Addis, néphrologue américain (1922) ; H.J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1883)
Syn. technique d’Addis-Hamburger
→ Addis (compte d'), Addis-Hamburger (technique de), sédiment urinaire
débit urinaire maximum l.m.
maximum flow rate
Valeur la plus représentative de la puissance du jet urinaire, normalement supérieure à 15 mL/sec.
Il varie avec le volume d’urine émise. Pour moins de 150 mL, la valeur n'est pas interprétable.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux