émonctoire n.m.
Organe qui élimine les déchets du métabolisme.
Le foie, les reins, les intestins et les poumons exercent un rôle d’émonctoire. Le foie a par ailleurs la faculté d’éliminer des substances toxiques.
Étym. lat. emunctorium, dérivé de emungere : moucher
[C2]
Édit. 2019
entéropathie n.f.
enteropathy
Toute affection intestinale qu’elle soit d’origine inflammatoire, infectieuse, tumorale ou vasculaire.
Trois affections occupent une place particulière :
- l’entéropathie au gluten, ou maladie cœliaque,
- l’entéropathie exsudative liée à la déperdition par le tube digestif de substances provenant du sang, de la lymphe ou du liquide interstitiel,
- l’entéropathie associée aux déficits en immunoglobulines (en particulier IgA et IgG) avec ou sans atrophie muqueuse intestinale.
→ maladie cœliaque, entéropathie exsudative, diarrhée de malabsorption
[L1]
Édit. 2020
épidémiologie des maladies allergiques l.f.
epidemiology of allergic diseases
Dans des enquêtes « grand public », près de 40% des personnes interrogées disent avoir été affectées à un moment ou à un autre par une « maladie allergique ».
Une enquête menée par le ministère américain de la Santé, en 1949, met les maladies allergiques au deuxième rang des ennuis de santé, juste derrière les affections dentaires et au même rang que les maladies très communes comme les rhumatismes ou l'hypertension artérielle.
Les maladies allergiques peuvent être préoccupantes soit par leur gravité (les chocs anaphylactiques), soit par leur caractère de chronicité (asthme bronchique, urticaire, eczémas). Le coût social n'est pas négligeable (perte de 5 millions de journées de travail chaque année aux États-Unis).
On peut schématiquement distinguer:
- d'une part des maladies allergiques très souvent liées à un « terrain atopique »,
- d'autre part des maladies allergiques non nécessairement liées à un terrain atopique : d'origines alimentaires, médicamenteuses, entraînées par des
piqûres d'hyménoptères, les allergies « physiques », les allergies aux substances chimiques.
[E1 F3]
Édit. 2020
épilepsie (traitements médicaux de l') l.m.p.
medical treatments of epilepsy
Médicaments agissant par des mécanismes variés sur la neurotransmission glutamatergique et inhibitrice GABAergique.
La phénytoïne, la carbamazépine, la lamotrigine et le topiramate stabilisent les membranes cellulaires par blocage des canaux sodium voltage-dépendants ; l'éthosuximide bloque des canaux calciques ; les benzodiazépines, le phénobarbital et le topiramate augmentent l'action inhibitrice du GABA par agonisme sur un récepteur ionophore-chlore ; une inhibition de la recapture du GABA suscite la même action (tiagabine). La lamotrigine inhibe les neuroexcitateurs glutaminiques et aspartiques. Le felbamate bloque les récepteurs NMDA (N-méthyl-D-aspartate), le topiramate les récepteurs au glutamate ; d'autres substances comme le valproate ou la gabapentine agissent par des mécanismes mal connus et certainement multiples.
Quatre molécules constituent les antiépileptiques classiques : phénobarbital, phénytoïne, valproate et carbamazépine. De nouvelles formules offrent un apport thérapeutique certain : gabapentine, felbamate, lamotrigine, topiramate, tiagabine, vigabatrine, oxcarbazépine, levetizacetam. Des benzodiazépines sont également utilisées.
Seuls les antiépileptiques classiques sont dosés dans le sang afin d'ajuster la posologie.
La monothérapie est de mise dans la plupart des cas, mais la bithérapie ou la polythérapie sont nécessaires dans les épilepsies pharmacorésistantes.
La surveillance du traitement est surtout clinique et doit déceler les éventuels effets indésirables.
Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprendr
[H1, G5]
Édit. 2020
équilibre acidobasique l.m.
acide-base balance
État biochimique des liquides de l'organisme qui correspond à une concentration stable en ions H+, mesurée conventionnellement dans le sang artériel, c'est-à-dire à un équilibre des concentrations ioniques et moléculaires.
Cet équilibre est assuré par le rejet ventilatoire du dioxyde de carbone, l'excrétion rénale des ions acides ou alcalins et par le jeu de diverses substances tampons, principalement les bicarbonates. Les fonctions ventilatoire et rénale peuvent se compenser dans une certaine mesure. Le diagnostic d'un déséquilibre se fait par mesure analytique, mais, dans les cas typiques, on peut l'approcher par une observation clinique attentive.
La concentration en H+ s'exprime en termes de pH. Normalement celui du milieu extracellulaire et du sang artériel est de 7,40 ± 0,02, celui du milieu intracellulaire est de l'ordre de 7,00. L'équation d'Henderson-Hasselbalch explique le mécanisme de cet équilibre en fonction de la concentration en bicarbonates et de la PCO2. Elle permet de comprendre le jeu des compensations ventilatoires et rénales et d'ajuster le traitement pour rétablir un équilibre perturbé. Dans la pratique le calcul se fait sur le diagramme de Davenport qui met en évidence les compensations.
L. J. Henderson, physiologiste, biologiste et philosophe américain, membre de l'Académie de médecine (1908) ; K. A. Hasselbach, biochimiste et physicien danois (1874-1962) ; H. W. Davenport, physiologiste américain (1969)
Étym. lat. aequus :égal; libra : balance à un plateau
→ Davenport (diagramme de), Henderson-Hasselbalch (équation d'), hypothermie (équilibre acide-base en), pH
[C1]
Édit. 2020
érythème a calore l.m.
erythema ab igne
Erythème cutané lié à l'exposition à une source d'infrarouges, qui peut être brutale et aigüe ou chronique.
Dans a forme aigüe, il correspond à une brûlure le plus souvent du premier degré, érythème douloureux succédant à un contact brutal avec le feu, un corps ou un liquide chaud. L'érythème chronique ab igne, devenu rare dans sa forme classique, atteint le plus souvent la face antéro-interne des jambes et des cuisses des femmes après exposition chronique à la chaleur.
De disposition souvent réticulée, il évolue progressivement vers une hyperpigmentation. L'érythème ab igne peut être dû à une exposition à la chaleur, occupationnelle ou professionnelle : il est le plus souvent localisé à la face et aux membres supérieurs (fondeurs, boulangers, souffleurs de verre, etc.). La responsabilité des seuls infrarouges dans la survenue de carcinomes cutanés sur l'érythème a calore est discutée du fait d'une exposition concomitante à d'autres substances carcinogènes tels que les goudrons.
Étym. gr. érythêma : rougeur de la peau ; lat. calor : chaleur
→ dermite des chaufferettes, pigmentation des chaufferettes
[J1,E2]
Édit. 2018
érythrodermie ichtyoïde congénitale l.f.
congenital ichtyoïde erythroderma
Dermatose caractérisée par une hyperkératose ichtyosiforme apparaissant dès la naissance et qui met en jeu le pronostic vital.
L'enfant naît engainé dans une membrane très épaisse, tendue, luisante comme du parchemin huilé. La peau qui se fissure rapidement menace les orifices de la face et des yeux. Comme un brûlé, l'enfant court le risque de surinfection, de désordre électrolytique et d'absorption de substances toxiques à travers la peau.
Les enfants qui survivent sont souvent atteints d'ichtyose.
Le traitement consiste à envelopper l'enfant dans du tulle gras, le placer si possible sur un lit fluidisé, le baigner plusieurs fois par jour (solution de Dakin diluée) et le nourrir par gavage.
Étym. gr. eruthros : rouge ; derma : peau ; ichthus : poisson
Syn. bébé collodion
→ brûlure, érythrodermie, ichtyose
[J1,O1,Q2]
Édit. 2018
excrétion rénale de l'eau l.f.
renal excretion of water
Processus par lesquels les reins excrètent le volume d'eau nécessaire à l'équilibre du bilan hydrique et à l'excrétion urinaire des substances dissoutes provenant de l'alimentation et du métabolisme.
Environ 180 L d'eau sont filtrés par jour chez l'adulte, mais un à deux litres seulement apparaissent dans l'urine définitive. L'eau est réabsorbée en majeure partie (70%) dans le tubule proximal selon un processus maintenant l'osmolalité de l'urine égale à celle du plasma. L'ajustement final du volume d'eau à excréter se fait dans le tubule distal.
En cas de restriction hydrique, l'urine se concentre par équilibration osmotique de l'urine tubulaire avec les liquides interstitiels du rein à travers les parois du tubule rendues perméables à l'eau par l'hormone antidiurétique.
En cas de surcharge hydrique, l'urine hypotonique à l'entrée du tube distal le reste jusqu'à la fin du tube collecteur devenu imperméable à l'eau par absence d'hormone antidiurétique.
[C2,M1]
Édit. 2018
expérimentation animale l.f.
animal experiment
Recherches expérimentales nécessitées d’une part en chirurgie pour la mise au point de protocoles opératoires, d’autre part en pharmacologie, en nutrition et en cosmétologie, pour évaluer l’activité de substances et leur éventuelle toxicité ainsi que les recherches toxicologiques qui font évidemment appel à une large participation d’animaux, en particulier de rongeurs (Rat, Souris).
→ expérimentation sur l'animal, vivisection
[E1,E3,G3,G4]
Édit. 2018
extraction hépatique l.f.
hepatic extraction
Capacité, exprimée en pourcentage, d’extraction par le foie des substances provenant de la circulation mésentérique.
Le coefficient d'extraction hépatique est un concept pharmacologique utilisé pour caractériser l'élimination des médicaments. Lorsque l'extraction hépatique est élevée, seule une petite partie du médicament absorbé par voie digestive est retrouvée dans la circulation systémique. En ce cas, l'élimination du médicament est très dépendante du débit sanguin hépatique. Inversement, les médicaments ayant une faible extraction hépatique ont une élimination dépendant principalement du métabolisme lié à l'activité des enzymes hépatiques.
[L1,G3]
Édit. 2018
fausse route l.f.
false passage
1) Introduction accidentelle de substances solides ou liquides dans les voies aériennes supérieures.
2) Perforation de paroi lors d’une exploration d’un organe à l’aide d’un cathéter, d’une sonde, d’un endoscope.
[P1,B3]
Édit. 2018
fausse route de déglutition l.f.
Introduction de substances solides ou liquides dans l’arbre respiratoire au cours de la déglutition.
Elle survient en particulier au cours des paralysies complètes du larynx.
→ paralysie complète du larynx, fausse route, fausse route alimentaire
[P1]
Édit. 2018
fermentation n.f.
fermentation
Métabolisme énergétique, transformation que subissent certaines substances organiques, notamment les glucides, en anaérobiose ou en hypoxie, sous l'effet d'enzymes produits par des cellules vivantes ou des microorganismes, qui utilisent l'énergie d'une oxydoréduction pour la rendre utilisable sous forme d'ATP, sans que l'oxygène soit l'accepteur final des électrons.
La fermentation s'oppose à la respiration.
→ ATP, ADP, fermentation acétique, fermentation acétonobutylique, fermentation acide mixte, fermentation alcoolique, fermentation butyrique, fermentation lactique, fermentation propionique
[C1,C2]
Édit. 2018
fermentation alcoolique l.f.
alcoholic fermentation
Transformation sous l'action d'un enzyme en éthanol de substances glucidiques contenues dans des fruits ou des céréales et produisant également du dioxyde de carbone (CO2), des composés azotés, etc.
Cette fermentation anaérobie s’effectue sous l’influence de certaines levures, de champignons et de quelques bactéries.
La fermentation naturelle aboutit à des liquides qui ne titrent pas plus de 16° d'éthanol.
Par ex. production de vin, de bière.
[C1]
Édit. 2018
fièvre du lundi l.f.
monday fever, sick building fever
Syndrome caractérisé par des signes cliniques d'une certaine banalité, fièvre, sensation de malaise, d'oppression thoracique avec toux.
Il devient significatif lorsqu'il atteint plusieurs personnes et survient le même jour, souvent le lundi, sur le même lieu de travail. Il coïncide en général avec la remise en route des systèmes de climatisation lors de la reprise du travail après un jour d'arrêt.
La cause n'a pas été formellement identifiée, mais il s'agit probablement d'une dissémination d'endotoxines bactériennes résultant de la prolifération des bactéries (légionnelles, notamment) dans les gaines de ventilation en raison de la sédimentation de substances organiques.
[D1,N1]
Édit. 2018
film hydrolipidique de surface l.m.
skin surface hydrolipidic film
Mince couche qui, à la façon d'un film protecteur, s'étale à la surface de la peau et représente un ensemble complexe formé de substances d'origine sudorale et sébacée ainsi que d'agrégats cellulaires provenant de la desquamation du stratum corneum.
Ce film comporte une partie aqueuse qui correspond à l'élimination de la sueur et une partie lipidique d'origine sébacée et épidermique. Il a un pH acide, d'où son ancien qualificatif de « manteau acide » de la peau, et participe à sa fonction barrière, s'opposant à la pénétration d'agents extérieurs; il régule l'hydratation de la couche cornée.
[C1,J1]
Édit. 2018
filtration glomérulaire l.f.
glomerular filtration
Fonction essentielle de chaque néphron qui assure, avec les fonctions tubulaires, la formation de l'urine à partir du plasma.
La filtration glomérulaire correspond à un transfert unidirectionnel des capillaires vers la chambre urinaire suivant un processus purement passif d'ultrafiltration.
La pression moyenne de filtration est la résultante algébrique des pressions hydrostatiques et oncotiques qui s'exercent de part et d'autre du filtre glomérulaire. Elle est de l'ordre de 10 à 12 mmHg. Le volume de l'ultrafiltration est de l'ordre de 100 à 140 mL/mn chez l'adulte, mesuré en clinique grâce aux méthodes des clairances en choisissant des substances endogènes ou exogènes éliminées essentiellement par le processus de filtration comme la créatinine, l'inuline, le mannitol.
La membrane glomérulaire permet la filtration de molécules dont le rayon peut aller jusqu'à environ 3 nanomètres et de poids moléculaire allant jusqu'à 5000 daltons.
La filtration glomérulaire varie en fonction de diverses circonstances. Elle s'élève en cours de grossesse, elle s'abaisse en cas de choc. La réduction progressive de la filtration glomérulaire est le reflet du développement d'une insuffisance rénale chronique.
→ filtrat glomérulaire, débit de filtration glomérulaire
[M1]
Édit. 2018
filtre à sang l.m.
blood filter
Placé sur la partie initiale de la tubulure utilisée pour la transfusion des produits sanguins labiles, filtre qui retient les agrégats formés au cours de la conservation du sang.
Des micro-agrégats se forment au cours de la conservation de concentrés de globules rouges. Ils sont formés de fibrine, d'érythrocytes, de plaquettes et de leucocytes. Ces agrégats sont de tailles diverses (de quelques µm à plusieurs centaines) ; s'ils n'étaient pas arrêtés par le filtre, ils seraient cause d'embolies au niveau des capillaires pulmonaires et d'effets systémiques par libération de substances vasoactives (sérotonine, bradykinine). Les filtres normaux en nylon ont des pores de 170 à 200 µm de diamètre efficace, les microfiltres ont des pores de 20 à 40 µm, ils retiennent plus efficacement les micro-agrégats et les leucocytes (depuis 1998 tous les produits sanguins labiles sont déleucocytés, ce qui réduit le risque d’allo-immunisation).
[F1]
Édit. 2018
fixation n.f.
fixation
1) En ophtalmologie, processus réflexe sensorimoteur ayant pour fonction de maintenir l'image rétinienne d’un objet sur une zone de la rétine ayant la meilleure capacité de discrimination et servant de référence oculomotrice (point oculomoteur zéro).
En physiologie normale, la fixation se fait sur la fovéola ; en pathologie, elle peut avoir un siège excentrique et s'accompagner d'un changement de référence oculomotrice.
2) En psychiatrie, notion liée à la conception génétique et dynamique du développement libidinal. L'attachement à certains objets ou à certains modes de satisfaction, qui caractérise une des étapes de l'organisation de la sexualité infantile, persiste dans l'inconscient sous la forme de contenus représentatifs auxquels la pulsion reste liée.
Par ex., la fixation au stade anal est déterminante dans la constitution des symptômes et des traits de caractère de la névrose obsessionnelle. Couplée avec la régression, elle constitue un recours lorsque la satisfaction pulsionnelle s'avère trop coûteuse.
S. Freud évoque aussi un autre mode de fixation, non lié au mode de satisfaction. Dans la conception théorique de la pulsion de mort, la fixation au trauma vient illustrer l'existence et le fonctionnement d'une compulsion de répétition qui n'obéit pas au principe de plaisir.
3) En microbiologie, certaines bactéries sont capables de fixer l’azote, c’est-à-dire de produite des substances protéiques à partir de l’azote de l’atmosphère p. ex. une bactérie anaérobie du genre Clostridium.
4) En anatomie pathologique, la fixation des tissus prélevés se fait après étalement par l’alcool, la laque ou l’air.
G. Papanicolaou, anatomopathologiste américain (1942) ; R. May, médecin interniste allemand (1902) ; L. Grünwald, otorhinolaryngologiste allemand (1863-1927) ; G. Giemsa, bactériologiste allemand (1904)
→ disparité de fixation, mouvement de fixation, réflexe de fixation, fixation croisée, fixation excentrique, ligne de fixation, axe de fixation
[A3,D1,P2,H4]
Édit. 2018
fluorimétrie n.f.
fluorometry
Dosage de substances en très faibles quantités grâce à la mesure de leurs longueurs d’ondes après avoir été rendues fluorescentes.
[B3]
Édit. 2018
fœtor hepaticus l.m.
hepatic fetor
Odeur douceâtre de l'haleine de malades atteints de cirrhose et d'hépatites et accompagnant généralement une encéphalopathie hépatique.
Les substances responsables, éliminées par voie respiratoire sont probablement d'origine intestinale : le diméthylsulfure et le diméthyldisulfure sont probablement les deux principaux. La perception du fœtor hepaticus dépend de la capacité olfactive de l'examinateur.
Étym. lat. foeteo : puer
fonction barrière de l'épiderme l.f.
epidermal barrier function
Rôle joué par l'épiderme, qui, situé entre l'organisme et le milieu extérieur, d'une part s'oppose à la perte d'eau, d'électrolytes et d'autres constituants et, d'autre part, empêche la pénétration de substances nocives diverses, microbiennes, chimiques, etc.
Cette barrière est formée par l'association du film lipidique et du stratum corneum sous-jacent.
→ absorption percutanée, pénétration transcutanée, protection cutanée, stratum corneum
[J1]
Édit. 2018
froid (conservation des aliments par le) l.m.
preservation of food by freezing
On peut conserver les aliments par le froid au-dessous de 3°C, mais cela ne les stérilise pas.
Au-dessous de - 20°C on parle de congélation et aux très basses températures, de surgélation.
Le froid arrête le développement des microorganismes, mais certains se développent encore au-dessous de 10°C. La limite de développement des micro-organismes pathogènes ou toxinogènes se situe à 3°C. Au-dessous de - 10°C les bactéries ne peuvent se multiplier. Mais on rencontre trois principales difficultés pour la conservation des aliments : leur refroidissement après la préparation, leur protection contre les souillures lors des manipulations et le maintien de la «chaine du froid» au cours des transports jusqu'à la distribution.
L'élaboration des produits alimentaires nécessite un certain nombre d'étapes des matières premières jusqu'à la distribution des produits finis. Il faut respecter des règles strictes d'hygiène pour éviter les intoxications alimentaires. Ces règles de «Bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication» sont données dans la Directive européenne 93/43/CEE du 14 juin 1993 et reprises dans les Arrêtés (9/5/95, 28/5/97, 29/9/97, 20/7/98 publiés au J.O.) :
Après cuisson ou retraitement la température à cœur du produit doit passer de + 10°C à + 63°C en moins de 2 h (des exceptions sont tolérées pour la purée, le rosbeef, la soupe, etc.) et le réchauffage à + 63°C doit se faire en moins d'1 h.
Entre + 63°C et + 100°C, zone de pasteurisation, les formes végétatives sont détruites, il y a peu de risque, mais tout aliment peu acide, riche en substances nutritives (à base d'œufs, lait ou viande) risque d'être contaminé après la cuisson, soit par le personnel ou par le matériel, soit par les poussières et les aérosols pathogènes. Il faut respecter les chaines du chaud (la température doit rester au-dessus de + 63°C) et du froid : les attentes trop longues à la température ambiante permettent le développement des microorganismes.
→ intoxications par les conserves
frotteurisme n.m.
frotteurism
Paraphilie de l’adulte, plus souvent masculine que féminine, caractérisée par l’obtention d’une excitation sexuelle intense liée au fait de toucher ou se frotter contre une personne non consentante.
Cette excitation est activement et répétitivement recherchée.
Ces fantasmes ou comportements ont une dimension pathologique manifestée par des signes d’une souffrance ( anxiété , culpabilité ) et une perturbation du fonctionnement social. Il peut s’en suivre des conséquences judiciaires.
La prévalence des actes de frotteurisme en population générale serait élevée ( 30% chez les hommes ) ; la prévalence d’une pathologie sous forme de trouble frotteurisme est non connue.
L’évolution est très variable : des facteurs individuels ( sentiment de frustration sexuelle ) ou environnementaux ( solitude ) peuvent en faciliter la pérennisation.
Lorsqu'elle est pathologique cette paraphilie est le plus souvent associée à d’autres troubles paraphiliques ,en particulier voyeurisme et exhibitionnisme.
L’hypersexxualité, les troubles de la personnalité ( impulsive, antisociale ), le trouble d’usage de substances sont des comorbidités fréquentes.
→ paraphilie, voyeurisme,exhibitionnisme
[H3]
Édit. 2020
galactosamine n.f.
galactosamine
Osamine, sucre aminé présent dans de nombreuses combinaisons polyosidiques, glycoprotéines, glycolipides et glycosaminoglycannes le plus souvent sous forme acétylée, N-acétyl-galactosamine : mucopolysaccharides tels que les chondroïtine-sulfates, gangliosides, substances des groupes sanguins.
La biosynthèse de la galactosamine se fait par isomérisation de l'UDPglucosamine N-acétylée en UDPgalactosamine N-acétylée. La galactosamine libre est une amine toxique pour les cellules hépatiques.