Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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HASTE (séquence IRM) sigle angl. pour Half Fourier Acquisition Single shot Turbo spin Echo

Séquence IRM très utilisée en myélo-IRM, cholangio-IRM, uro-IRM.

écho de spin rapide (séquence IRM en)

[B2,B3]

Édit. 2018

hémolyse immuno-allergique médicamenteuse l.f.

Hémolyse survenant à la suite d’une réaction immuno-allergique vis-à-vis d’un médicament.
L’anticorps n’est pas dirigé contre le globule rouge mais contre le médicament ou un de ses métabolites. Le mécanisme de l’hémolyse est de deux ordres : - fixation du médicament sur la membrane du globule rouge - formation dans le plasma de complexe médicament-antimédicament avec adhésion secondaire au globule rouge. La séquence anamnestique classique est prise du médicament - arrêt - reprise de la thérapeutique avec hémolyse aigüe intravasculaire parfois fatale. De très nombreux médicaments ont été incriminés parmi lesquels les pénicillines, la céfalotine, la rifampicine, la phénacétine, la quinine lors de la fièvre bilieuse hémoglobinurique. Le test de Coombs est positif de type complément mais l’auto-anticorps élué n’a pas de spécificité anti-globule rouge.

[F1,F3]

histohybridation in situ l.f.

in situ hybridization.
Formation in vitro de molécules double-brin d'ADN, d'ARN ou d'hybrides ADN-ARN par appariement des séquences nucléotidiques complémentaires appartenant à un même brin ou à deux brins différents.
Elle peut être appliquée sur des cellules en suspension recueillies à partir de liquide biologique (sang périphérique, liquide cérébro-spinal, produit de lavage bronchoalvéolaire), de cellules cultivées in vitro, et sur coupes histologiques de tissu. Une séquence nucléique complémentaire de l’ARNm recherché est utilisée comme “sonde” ; cette sonde nucléotidique, destinée à reconnaître un fragment d’acide nucléique, est couplée à un système de détection, pour la mise en évidence de l’hybridation, système de détection qui utilise soit des radio-isotopes (sonde chaude), soit des traceurs, fluorochromes ou enzymes (sonde froide). Dans ce dernier, cas, la visualisation en microscopie photonique de l’acide nucléique recherché auquel est fixée la sonde froide, utilise des méthodes identiques à celles de l’immunohistochimie.

Syn. hybridation moléculaire

[Q1]

homéoprotéine n.f.

homeoprotein

Protéine qui commande la forme des organes au cours du développement embryonnaire, et dont la synthèse dépend d'un homéogène.
Les homéoprotéines constituent une superfamille de protéines caractérisées par la présence dans leur structure d'une séquence particulière d'environ 60 aminoacides appelée homéodomaine.

homéodomaine, homéogène

homéoséquence n.f.

homeobox

Courte séquence d'ADN caractéristique de nombreux gènes homéotiques bien conservée chez l'ensemble des Eucaryotes, d'une extrémité à l'autre de l'échelle phylogénique.
Ce type d'homéoséquence s'observe particulièrement chez l'animal, de la drosophile à l'homme.

Syn. séquence homéotique

homéodomaine, homéogène

[Q1]

horizon XXIII l.m.

Streeter’s stage XXIII

Étape de la période embryonnaire qui s’étend du 46ème au 48ème jour.
L’embryon mesure de 28 à 30mm VC. La tête est plus redressée et le cou plus développé. Les membres sont plus longs et mieux différenciés. La séquence Horizons se termine à ce point et les âges réels ne peuvent plus être indiqués en jour à partir de la fécondation. On entre dans la période fœtale.

G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)

Étym. gr. horizein borner

horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)

[A4, O6]

Édit. 2018

hydroxy-méthyl-glutaryl-coenzyme A réductase (HMG-CoA réductase) n.f

hydroxy-methyl-glutaryl-coenzyme A reductase

Enzyme clé de la synthèse du cholestérol présente dans le cytoplasme des cellules (intestin et foie, essentiellement) qui catalyse la transformation de l’HMG-CoA en mévalonate.
L’HMG-CoA réductase est la cible des statines utilisées dans le traitement de l’hypercholestérolémie. Les statines réduisent la synthèse du cholestérol en inhibant l'activité de l’ HMG-CoA réductase. En effet, ces molécules présentent dans leur structure chimique une séquence dont la conformation spatiale reproduit celle de l'HMG-CoA. Elles inhibent ainsi de façon compétitive l'HMG-CoA-réductase en empêchant la production de cholestérol endogène.

statines

hypophyse n.f.

hypophysis (TA)

pituitary gland

Glande endocrine située à la base du cerveau, dans la selle turcique, comprenant une partie postérieure, la neurohypophyse ( ou post-hypophyse ou neurohypophyse), appendue par la tige pituitaire à l’hypothalamus, et une partie antérieure, l’adénohypophyse (ou antéhypophyse).
La neurohypophyse, lobe postérieur, est une structure nerveuse reliée par la tige pituitaire à l’infundibulum du plancher du 3e ventricule dont il est une des dépendances. De structure névroglique, il reçoit par la tige pituitaire (nerf pédonculaire et hypophyse de Roussy) le faisceau hypothalamo-hypophysaire émanant des noyaux dorsal, ventral, préoptique et supraoptique de l’hypothalamus. Ses sécrétions sont la vasopressine ou hormone antidiurétique (ADH) et l’ocytocine. La nature lipidique des granules présécrétoires de la neurohypophyse explique l’hypersignal normal en IRM sur la séquence pondérée en T1.

Syn. glande pituitaire

[A1,04]

imagerie par résonance magnétique en neurologie (IRM) l.f.

magnetic resonance imaging in neurology

Technique d'imagerie appliquée à l'étude du système nerveux central mais aussi périphérique, qui consiste à faire osciller ou résonner les noyaux des atomes d'hydrogène (H+) dans un champ magnétique et à recueillir un signal lors du retour à l'état d'équilibre.
Le signal obtenu dépend de la composition chimique de chacun des points du plan étudié. Deux paramètres du temps de relaxation sont mesurés : le T1, obtenu après un temps court (600 ms) sur l'excitation et qui est lié à l'interaction entre les protons (H+) et l'environnement ; le T2, obtenu après un temps long (I200 ms), lié à l'interaction des protons (H+) entre eux.
Cette méthode multiparamétrique donne des résultats sur la structure étudiée en fonction du type de séquence, du temps de répétition (TR), du temps d'écho (TE), du nombre d'échos, du plan des coupes, de leur épaisseur et de leur nombre. Le type de matrice, d'antenne, l'intensité du champ magnétique sont autant de paramètres permettant une étude sans cesse optimisée et en trois dimensions.
De nouvelles séquences de diffusion, de perfusion, FLAIR, etc., ont des indications précises selon la pathologie, de même que l'angio IRM et les clichés avec injection de produit de contraste (gadolinium).
Contrindiquée chez les patients porteurs d'objets métalliques intracorporels (stimulateurs cardiaques, clips vasculaires, débris de métaux intra-oculaires...), l'IRM s'applique à tous les champs de la neurologie centrale, voire périphérique (tumeurs, pathologie radiculaire, notamment).

Étym. lat. imago : image, représentation

résonance magnétique, gadolinium, IRM fonctionnelle cérébrale

immunoglobuline A (IgA) l.f.

immunoglobulin A (IgA)

Molécule d’anticorps formée de sous-unités constituées de deux chaînes lourdes alpha (α-1 ou α-2) identiques et de deux chaînes légères kappa ou lambda.
Chaque chaîne lourde comprend un domaine variable VH et trois domaines constants CA. Les régions constantes des chaînes lourdes existent sous deux formes définissant les isoallotypes α-2m(1) et α-2m(2). La chaîne α-2 présente dans la région charnière une délétion d’une séquence dans le site de clivage de nombreux enzymes bactériens ; les IgA2 sont donc résistantes à ces protéases.
Les IgA sériques sont pour la plupart monomériques de sous-classes IgA1, produites par les plasmocytes de la moelle osseuse. Les IgA sécrétoires sont sous forme dimérique ou polymérique et comportent un composant sécrétoire ; elles sont produites par les plasmocytes du tissu conjonctif des muqueuses et les plasmocytes entourant les canaux excréteurs des glandes exocrines. La proportion des IgA2 est beaucoup plus élevée dans les sécrétions que dans le sérum. Les IgA exercent des fonctions d’exclusion des microorganismes au niveau des surfaces muqueuses. La concentration sérique des Ig A chez le sujet normal adulte est de 0,6 à 4,0 g/L. Chez le nouveau-né, leur concentration est  très faible (0,02 +/-0,02 g/L). Elle  s’élève progressivement jusqu’à l’âge adulte.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunoglobulines

immunologie inverse l.f.

reverse immunology

Procédé permettant de prédire et d’identifier des peptides immunogènes à partir de la séquence de la protéine produite par le gène d’intérêt chez un patient donné.
La présentation d’un peptide à la surface des cellules présentatrices d’antigènes, ou des cellules tumorales, nécessite des étapes successives de protéolyse, transport et liaison aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classe I (CMH-I). Des algorithmes de prédiction des sites de coupure de la protéine par les protéasomes et d’autres des séquences peptidiques susceptibles de se lier aux molécules du CMH d’un patient donné ont été développés en utilisant des données déjà validées. On identifie ainsi de nouveaux épitopes à partir de séquences d’antigènes connus ou de nouveaux antigènes potentiels à partir de données génomiques. Les mutations tumorales sont en effet la source de néoantigènes à identifier dans un but thérapeutique.

complexe majeur d'histocompatibilité, protéasome

infiltration œdèmateuse de l'o s l.m.

oedema infiltration of the bone

Image oedémateuse mise en évidence grâce à l’IRM dans l’os sous chondral à proximité d’une articulation, qui semble préjuger d’un risque évolutif plus sévère vers l’arthrose.
Elle est évidente sur les images en saturation de graisse, et l’hypersignal de l’eau contrastant avec l’hyposignal de la graisse environante. Sur la séquence T1, l’œdème se manifeste par une plage mal limitée en hyposignal siégeant dans l’os spongieux alors que normalement, il est en hypersignal.
Cet œdème est observé aussi dans d' autres pathologies : rhumatisme inflammatoire, algodystrophie, ostéonécrose.

arthrose, rhumatisme inflammatoire, algodystrophie,ostéonécrose

insert n.m.

insert

Séquence d'ADN étranger introduite dans une molécule d'ADN donnée.

Étym. lat. insertio : introduction dans quelque chose

Syn. insérat

insertion n.f.

insertion

En biologie, addition d'une séquence d'ADN étranger dans une molécule d'ADN donnée.

intron n.m.

intron

Fragment d'un acide ribonucléique prémessager, situé entre deux exons, qui n'est pas conservé dans l'ARNm et qui est éliminé par excision-épissage au cours de la maturation du messager.
Dans les cellules des eucaryotes, un transcrit primaire est généralement constitué d'une succession de séquences codantes, les exons, alternant avec des séquences non codantes, les introns. Les séquences d'intron commencent par GU et se terminent par AG. Les séquences de l'ADN correspondant aux introns du transcrit primaire sont aussi appelées introns dans la séquence du gène.

gène, ribonucléique (acide), exon, excision-épissage, splicéosome, ribozyme

[Q1]

iron regulatory element l. angl.

Séquence de l'ARNm impliquée dans l'adaptation au statut en fer de nombreuses protéines participant au métabolisme martial telles que la ferritine, la transferrine ou encore son récepteur.
Sur cette région de l'ARNm se fixe de façon spécifique une protéine (IRE-binding protein) analogue à l'aconitase. La structure spatiale de cette protéine, et par conséquent son affinité pour l'ARNm, diffèrent selon qu'elle est ou non liée à un atome de fer.

Sigle  : IRE

isochromosome n.m.

isochromosome

Chromosome métacentromérique présentant deux bras identiques dont la séquence est inversée par rapport au centromère, tandis que l'autre bras fait défaut.
Il résulte généralement de l'ouverture du centromère.

fission centrique

itéron n.m.

iteron

Chez certains plasmides, séquence d'ADN répétitif de petite taille proche de l'origine de réplication ou incluse en elle.
Par ex., chez le plasmide F.

répétition directe, répétition inversée

jeu de rôle l.m.

role, role playing

Technique de thérapie comportementale qui consiste à mettre le patient dans une situation créée artificiellement et à lui demander de se comporter comme s'il affrontait la situation réelle.
À la différence du psychodrame classique, il s'agit presque exclusivement d'observer et de modifier des comportements en situation, sans recherche directe d'une abréaction émotionnelle du sujet.
Par exemple, lors d'un entrainement en affirmation de soi, celui-ci joue en séance une situation sociale face à un protagoniste. Le thérapeute lui donne alors des commentaires sur ses comportements verbaux et non verbaux, s'attachant à renforcer ceux jugés satisfaisants et à suggérer des modifications pour les autres. La scène est ensuite rejouée sur ces bases et la séquence scène jouée-commentaires constructifs peut être reprise plusieurs fois. Les situations jouées en jeu de rôle trouvent naturellement leur prolongement dans des exercices in vivo, que le patient accomplira après cela en réalité.
Le jeu de rôle peut aussi être utilisé comme outil d'évaluation diagnostique, pour mieux apprécier les comportements du sujet dans diverses situations. Il a été introduit par certains dans l'enseignement de la psychologie médicale.

kilobase n.f.

kilobase

Unité utilisée pour la mesure de la taille d'un acide nucléique simple brin et correspondant à une séquence de 1000 bases.
Symb. kb

kilopaire-de-bases n.f.

kilobase pair

Unité utilisée pour la mesure de la taille d'un acide nucléique double brin et correspondant à une séquence de 1000 paires de bases.
Du fait de l'homogénéité et de la régularité de la structure de ces polymères, leur taille est corrélée à leur masse par la relation : 1 kpb = 0,6666 mégadalton.
Symb. kpb

KIR sigle angl. pour K cell Inhibition Receptors

Molécules membranaires possédant une séquence ITIM inhibitrice de l'activation des cellules cytotoxiques.
On a identifié deux familles de récepteurs KIR : les uns appartiennent à la superfamille des immunoglobulines, reconnaissant des molécules de classe I du complexe majeur d’histocompatibilité, les autres hétérodimériques, sont des lectines (CD94).

lactadhérine n.f.

lactadherin

Protéine globulaire du lait, considérée comme facteur de protection contre l'infection infantile à rotavirus, présente dans l'épithélium de la glande mammaire mais exprimée aussi dans les cellules musculaires lisses de la média aortique.
Faite de 378 acides aminés, sa fonction normale est inconnue mais elle contient plusieurs domaines caractéristiques. La partie N-terminale contient un domaine EGF-like et également une séquence RGD indiquant un lien avec la membrane cellulaire. Dans la partie C-terminale, existent deux domaines avec forte homologie de séquences avec les domaines C1 et C2 fonctionnellement importants dans les facteurs de coagulation C et VIII. Ces similitudes et l'expression de la lactadhérine par les cellules musculaires lisses vasculaires soulèvent l'hypothèse d'une fonction régulatrice de cette protéine dans la coagulation ou dans la fibrinolyse.

Lewis n.m.

Lewis, Lea et Leb

Groupe sanguin correspondant à une séquence oligosaccharidique retrouvée dans les molécules d'adhésion des leucocytes.

Syn. groupe sanguin Lewis

LH-RH sigle angl. pour Luteinizing Hormone Releasing Hormone.

Décapeptide hypothalamique dont la sécrétion intermittente induit la libération des hormones hypophysaires FSH et LH.
Sa défaillance est à l'origine d'aménorrhée avec anovulation, que l'on peut corriger par administration à la pompe de LH-RH exogène. Inversement, la modification de la séquence des acides aminés permet l'obtention de substance agoniste de la LH-RH utilisée pour bloquer la sécrétion endogène de LH, désensibiliser l'hypophyse, interrompre la sécrétion de gonadotrophines et donc la stéroïdogénèse ovarienne.

Syn. gonadolibérine, lutéolibérine, FSH, LH

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