algodystrophie n. f.
algodystrophy, sympathetic algodystrophy, Sudeck's disease, transient osteoporosis
Syndrome douloureux régional, intéressant un membre, s'installant parfois à la suite d'un traumatisme, et associant une déminéralisation osseuse et des troubles vasomoteurs et trophiques.
Ce syndrome fait suite le plus souvent à des lésions d'un membre (entorse, fracture, intervention chirurgicale, etc.) ou, plus rarement, à une maladie viscérale (par ex. infarctus du myocarde) ou du système nerveux (hémiplégie, atteinte médullaire cervicale) ou encore à une thérapeutique (« rhumatisme gardénalique ») et parfois, sans cause sur un terrain hyperémotif.
La forme la plus caractéristique est réalisée au membre supérieur par le syndrome épaule-main, mais des atteintes des membres inférieurs sont possibles.
Les symptômes douloureux n'ont pas de topographie nerveuse, ils sont distaux, diffus et spontanés, à type de brûlure ou de broiement. Ils sont aggravés par la mobilisation et la station debout. Les douleurs provoquées sont plus intenses, elles font suite des à stimulations mécaniques ou thermiques. Il s'installe progressivement une hypothermie régionale témoin d'une mauvaise vascularisation des téguments et la peau présente des lividités. Des troubles sudoraux sont manifestes (hyperhidrose, 60% des cas, anhidrose, 20% des cas). La peau est sensible, plus rarement on constate une hypo-esthésie. Après quelques semaines apparaissent des troubles trophiques de la peau (kératose ou atrophie) des phanères (ongles fins, hypertrichose ou chute des poils), des tendons (rétraction des muscles (atrophie) et des os (ostéoporose en géodes).
Les thérapeutiques sont surtout symptomatiques : antalgiques, voire anxiolytiques et antidépresseurs, infiltrations articulaires par des glucocorticoïdes, physiothérapie, rééducation précoce sous réserve qu’elle soit indolore. La calcitonine à fortes doses serait efficace au début. Le bloc anesthésique du sympathique correspondant au territoire atteint peut soulager le patient, au moins partiellement. La guérison est habituelle entre trois mois et trois ans, avec des séquelles trophiques à type de raideur articulaire, pseudogriffe cubitale ou varus équin.
La pathogénie est inconnue mais l'importance des troubles vasomoteurs locaux pousse à admettre la responsabilité d'un trouble neurovégétatif. Aucune lésion d'un tronc nerveux n'est décelable, l'origine sympathique du syndrome n'est pas exclusive, toutes les fibres du système nerveux autonome y participent plus ou moins.
Étym. gr. algos : douleur ; dus : préfixe indiquant un gène ou une difficulté, trophê, action de nourrir, de développer
Syn. algodystrophie réflexe, algoneurodystrophie, algodystrophie sympathique réflexe, syndrome de Weir-Mitchell, maladie de Sudeck
[I1,I2]
Édit. 2017
algodystrophie de la hanche l.f.
hip algodystrophy
Douleur intermittente siégeant dans les hanches pendant la grossesse, uni- ou bilatérale.
Elle affecte éventuellement d'autres articulations des membres inférieurs. Parfois très invalidante, elle disparaît dans les semaines qui suivent l'accouchement. Elle traduirait une ostéoporose transitoire de la grossesse comme le montrent parfois les radiographies.
Étym. gr. algos : douleur ; dus : préfixe indiquant une gène ou une difficulté, trophê, action de nourrir, de développer
[I1]
Édit. 2017
ostéonécrose n.f.
osteonecrosis
Mortification de l’os par insuffisance ou suppression de la vascularisation par traumatisme, infection, lésion vasculaire ou trophique.
Elle peut être d’origine :
-traumatique : fragment isolé et dépériosté d’une fracture diaphysaire multifragmentaire ou d’un petit os de carpe ou du tarse ; fracture tassement épiphysaire, fracture articulaire ostéochondrale ;
-infectieuse au cours d’une ostéite ou ostéomyélite par thrombose ou destruction vasculaire ;
-vasculaire : oblitération des vaisseaux au cours d’une drépanocytose ou ostéonécrose barotraumatique par embolie gazeuse (plongeurs, maladie des caissons) ;
-radionécrose avec destruction des cellules intra-osseuses.
Une réparation spontanée est possible par revascularisation à partir de la périphérie, en particulier dans les ostéonécroses épiphysaires et métaphysaires. La résorption peut se voir dans la nécrose de petits fragments. L’absence de réparation conduit à la constitution de séquestre osseux isolé, d’aspect condensé en imagerie médicale, anhiste à l’examen histologique
Étym. gr. osteon : os ; nekrops : mort
→ barotraumatisme, caissons (maladie des), drépanocytose, ostéochondrite disséquante, ostéoradionécrose, plongée (accident de), séquestre
Édit. 2017
ostéonécrose du semi-lunaire l.f.
Kienböck's disease
R. Kienböck, médecin radiologiste autrichien (1910)
Édit. 2017
ostéonécrose dysbarique l.f.
dysbaric osteonecrosis
Édit. 2017
ostéonécrose idiopathique l.f.
→ ostéoporose juvénile idiopathique
Édit. 2017
ostéonécrose posttraumatique l.f.
Édit. 2017