MYCN gene sigle anglais pour v-myc avian myelocytomatosis viral oncogene neuroblastoma derived homolog
Gène situé sur le locus chromosomique 2p24.3 codant pour une protéine qui joue un rôle dans la formation tissulaire durant la vie embryonnaire ; elle est nécessaire au développement du cœur, des reins, du système nerveux, du système digestif, des poumons.
Cette protéine régule l’activité des autres gènes en se liant à des régions spécifiques de l’ADN. Sur la base de cette action, elle est appelée facteur de transcription.
Ce gène appartient à la classe des oncogènes qui, après mutation, sont la cause de la cancérisation cellulaire.
Des mutations de ce gène sont responsables du syndrome de Feingold (syndrome oculo-digito-œsophago-duodénal), de neuroblastome.
Syn. bHLHe37, MYCN_HUMAN, MYCNOT, N-myc, N-myc proto-oncogene protein, neuroblastoma-derived v-myc avian myelocytomatosis viral related oncogene, neuroblastoma MYC oncogene, NMYC, oncogene NMYC, pp65/67, v-myc avian myelocytomatosis viral related oncogene, neu
→ Feingold (syndrome), oculo-digito-oesophago-duodénal (syndrome), neuroblastome
myélinisation n.f.
myelinization
Processus de la formation de la myéline où interviennent les oligodendrocytes dans le système nerveux central et, dans le système nerveux périphérique, les cellules de Schwann dont les membranes s’enroulent autour des axones.
On connaît des anomalies congénitales de la myélinisation comme la maladie de Pelizaeus-Merzbacher. Sous le terme de leucodystrophies sont groupées des affections cérébrales caractérisées par des lésions surtout endogènes de la substance blanche hémisphérique sans signes inflammatoires, notamment par une démyélinisation progressive liée à des troubles congénitaux du métabolisme de certains lipides : certains sphingolipides s’accumulent par suite d’un défaut d’enzymes lysosomiques chargé de leur métabolisme.
Ce sont surtout les neuropathies dites tomaculaires (ou allantoïdiennes) qui se caractérisent par une hypermyélinisation.
F. Pelizaeus (1885) et L. Merzbacher (1910), neurologues allemands
Étym. gr. muelos : moelle
→ hypermyélinisation, hypomyélinisation congénitale (neuropathies avec), démyélinisante (neuropathie congénitale), leucodystrophies ou lésions myéliniques présumées secondaires, Pelizaeus-Merzbacher (maladie de), sclérose en plaques, tomaculaires (neuropathies)
myopathies (troubles digestifs des) l.m.p.
Ensemble de manifestations de souffrances digestives survenant au cours de myopathies.
En dehors des troubles digestifs de toute myopathie (atteignant surtout le domaine œsophagien) le syndrome digestif le mieux individualisé est celui de la pseudo-obstruction intestinale chronique (POIC).
Cliniquement le tableau évoque l’obstruction mécanique de l’intestin, mais aucune lésion macroscopique obstructive n’est retrouvée. Il peut s’agir :
- soit d’une atteinte du tissu musculaire lisse intestinal, réalisant une véritable myopathie viscérale. C’est ici le cadre des troubles digestifs de la sclérodermie, de l’hypothyroïdie et de l’hypoparathyroïdie, de l’amylose, du déficit en vitamine E (brown bowel syndrome), des troubles digestifs des dystrophies de Steinert ;
- soit d’une atteinte du système nerveux central ou du système nerveux extrinsèque (maladie de Parkinson, diabète, dysautonomie primitive, POIC postvirale).
Étym. gr. mus : souris, muscle ; pathos : maladie
myosis n.m.
Etat de la pupille rétrécie par action sur le sphincter de l'iris avec conservation ou non de la réactivité à la lumière.
Il peut être :
1- spasmodique par souffrance des formations sympathiques au niveau de l'hypothalamus, avec conservation du réflexe photomoteur qui est intégré à l'échelon mésencéphalique,
2- réflexe dans certaines affections oculaires aigües comme les kératites,
3- paralytique dans le syndrome de Claude Bernard-Horner.
Deux muscles lisses, le sphincter de l'iris (m. sphincter pupillae) et le dilatateur de l'iris (m. dilatator pupillae) règlent le diamètre de l'orifice central de l'iris. Ces muscles sont innervés par le système nerveux neurovégétatif : le sphincter de l'iris, responsable du myosis, est innervé par le parasympathique (récepteurs muscariniques de type M 3). Le dilatateur de la pupille est innervé par le sympathique (récepteurs α adrénergiques).
L'origine du parasympathique se situe au noyau d'Edinger-Westphal dans le mésencéphale, celle du sympathique est dans l'hypothalamus postérieur.
Les anomalies pupillaires peuvent être uni- ou bilatérales. Elles peuvent être dues à une lésion ou à un effet pharmacologique situé de l'origine du premier neurone dans le système nerveux central jusqu'au niveau des récepteurs périphériques.
Les parasympathomimétiques (pilocarpine) provoquent un myosis (cet effet est utilisé dans le traitement du glaucome). Au cours de l'anesthésie générale la pupille est normalement en myosis, sauf quand l'anesthésie devient trop profonde. Au contraire, les parasympatholytiques (atropine, tropicamide) et les sympathomimétiques (néosynéphrine, adrénaline) sont mydriatiques. Les modifications de la taille de la pupille contribuent à l'analyse des syndromes neurologiques et permettent de suivre l'action de nombreux médicaments (notamment des anesthésiques) ou toxiques.
Claude Bernard, physiologiste français, membre de l’Académie de médecine (1858) ; J. F. Horner, ophtalmologiste suisse (1869)
Étym. gr. muôsis : fermeture (de la pupillle - déverbal de muein : fermer)
Ant. mydriase
→ éther (stades de l'anesthésie à l'), muscarinique (récepteur), pupille, Claude Bernard-Horner (syndrome de)
NAD-NADP-transhydrogénase n.f.
NAD-NADP-transhydrogenase.
Système enzymatique catalysant le transfert de 2 atomes d'hydrogène de NADH,H+ sur le NADP+ formant du NADPH ; un tel système existe dans les mitochondries, où il est stimulé par l'ATP.
néodarwinisme évolutionniste l.m.
evolutional neodarwinism
Théorie de l'évolution s'opposant au néodarwinisme classique et ayant intégré des données du neutralisme.
Elle postule l'existence d'un système génétique clos caractéristique des individus d'une espèce qui leur assure un développement, une physiologie et un comportement harmonieux.
Le système clos serait l'unité de base de la spéciation ou macroévolution, qui se ferait indépendamment de l'adaptation au milieu ou microévolution. Cette théorie propose donc une vision aléatoire et saltatoire de la spéciation, la sélection naturelle servant ultérieurement de crible aux essais de spéciation et à l'adaptation.
→ darwinisme, lamarckisme, mutationnisme, néodarwinisme
neuropathie dysimmune l.f.
dysimmune neuropathy
Neuropathie périphérique dont les mécanismes lésionnels pourraient être en rapport avec une anomalie acquise du système immunitaire de l'organisme : il s’agit soit d'une atteinte isolée des nerfs périphériques, soit de manifestations s'intégrant dans le cadre d'une maladie générale inflammatoire ou dysimmunitaire.
Parmi les atteintes isolées, on envisage surtout le syndrome de Guillain-Barré et les formes subaigües ou chroniques de polyradiculonévrite. On peut y associer les polyneuropathies des gammapathies monoclonales dites bénignes (de signification indéterminée, en anglais : "MGUS", "Monoclonal Gammopathy of Undetermined Signification" et les neuropathies à blocs de conduction multifocaux.
Dans le cadre des neuropathies d'une maladie inflammatoire générale, on regroupe celles de la périartérite noueuse, des collagénoses, de la sarcoïdose, des hémopathies (neuropathies paranéoplasiques associées à une gammapathie monoclonale maligne, au cours d'un lymphome malin, d'une cryoglobulinémie). Les atteintes du système nerveux périphérique d'origine infectieuse, comme la lèpre et les infections par un rétrovirus (HIV, HTLV), sont également de ce type.
G. Guilain et G. Barré, neurologues français, membres de l’Académie de médecine (1916)
neurolipidose n.f.
neurolipoidosis
Ensemble complexe d'affections héréditaires, généralement récessives et autosomiques, caractérisées par une surcharge lipidique du système nerveux central, de la rétine, parfois des viscères et du système nerveux périphérique.
Parmi les formes qui peuvent comporter une déficience mentale, seront citées : les sphingolipidoses (par ex. la maladie de Nieman-Pick), la xanthomatose cérébrotendineuse et les céroïdoses ou céroïde-lipofuschinoses, qui groupent divers types d'"idioties amaurotiques" comme la forme infantile de Jansky-Bielchowsky et la forme adulte de Kufs.
nicotine n.f.
nicotine
Principal alcaloïde de la feuille de tabac (Nicotina tabacum L. et N. rustica L., Solanaceæ) responsable de l’addiction au tabac.
- En pharmacognosie, c’est un alcaloïde non oxygéné, volatil à l’état de base, à noyau pyridine substitué en 3 par un reste de N-méthylpyrrolidone. Sa teneur est de 2 à 8 p. cent dans la feuille sèche.
- En pharmacologie, agoniste des récepteurs cholinergiques des ganglions du système nerveux végétatif et de la plaque motrice (récepteurs nicotiniques), la nicotine provoque tachycardie, hypertension, polypnée, mydriase, accélération du péristaltisme. A forte dose, elle bloque la transmission ganglionnaire (action ganglioplégique).
- En toxicologie, elle est à l’origine d’intoxications accidentelles du fait de son emploi comme insecticide, en particulier contre les pucerons. Elle est absorbée soit par voie respiratoire, soit par voie transcutanée. Les symptômes de l’intoxication aigüe sont : lésions des muqueuses digestives, nausées, hémorragies, insuffisance respiratoire, collapsus, coma, convulsions et mort. L’intoxication à faible dose provoque : hyperventilation, hyper-sialorrhée, vomissements, diarrhée, tachycardie, hypertension, tremblements des extrémités. Le traitement en urgence fait appel au lavage d’estomac ou au lavage des régions de la peau contaminées avec une solution de permanganate de potassium, assistance ventilatoire, sédation des crises convulsives. La nicotine est très toxique pour de nombreuses cellules. Elle stimule puis déprime le système nerveux central entraînant, entre autres effets : confusion mentale, perte de la mémoire. Présente dans la fumée de tabac, elle est responsable de graves accidents vasculaires (artérite).
- En thérapeutique, depuis quelques années, elle est préconisée pour le sevrage des fumeurs de tabac, sous forme de gomme à mâcher et de timbres adhésifs. Son efficacité, réelle quoique non systématique, justifie l’autorisation de la publicité grand public pour ce produit, pourtant uniquement délivré sur ordonnance médicale.
J. Nicot, ambassadeur de France en Espagne (1530-1600)
noradrénaline n.f.
noradrenaline, norépinephrine
Catécholamine naturelle, neurotransmetteur du système nerveux sympathique périphérique (neurones post-ganglionnaires) et de certaines synapses du tronc cérébral.
Biosynthétisée par les cellules noradrénergiques, par hydroxylation de la chaîne latérale de la dopamine, sa structure est celle de l’adrénaline non méthylée. Elle en est un précurseur au sein de la glande médullosurrénale où sa synthèse se fait à partir de phénylalanine.
C’est un vasoconstricteur puissant. L'action physiologique est prépondérante sur les récepteurs alpha 1, elle est plus modérée sur les bêta. Elle s'arrête par recaptage dans les terminaisons nerveuses, par diffusion locale et par transformation métabolique sous l'effet de deux enzymes, catéchol-O-méthyl-transférase et monoamine-oxydase.
Ses récepteurs se situent surtout dans le système limbique et dans les terminaisons post-ganglionnaires : noyaux gris, mésencéphale, hypothalamus, bulbe olfactif notamment. En dehors de sa contribution au contrôle des mouvements et de la posture, elle semble jouer un rôle important dans les processus de vigilance et de sommeil. Un déficit en noradrénaline a été relevé au cours du syndrome de Korsakoff alcoolique.
Dans la réanimation des états de choc avec vasoplégie (choc septique) la noradrénaline est utilisée sous forme de bitartrate (Lévophed®).
La noradrénaline peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique. Ce dosage est utilisé dans le bilan de certaines hypertensions artérielles complexes.
Syn. norépinéphrine, artérénol
normalisation n.f.
standardization
Règles techniques précisant la terminologie, les règles d'emploi, les qualités ou les procédures de contrôle d'une technique, d'un produit industriel ou d'une méthode de fabrication et la réglementation qui en découlent.
La normalisation des poids et mesures a été entreprise par Charlemagne (742-814) puis par Louis le Pieux (778-840), sans succès durable. A son couronnement (1189) Richard Cœur de Lion, imposa en Angleterre un système de poids et mesures qui s'y est maintenu jusqu'en 1963. La Révolution Française institua le système métrique (1790), rendu obligatoire en France à partir du 1er janvier 1840 et adopté par l'Allemagne à la fin du XIXe siècle. Puis cette normalisation diffusa dans toute l'Europe et progressivement dans le Monde entier (les Etats-Unis ne l'ont pas encore adoptée officiellement). Le développement de l'industrie a amené l'institution de la standardization en Angleterre (1904) et, après la Grande Guerre, celle de l'ISO (International Organisation of Standards). L'Association Française de Normalisation (AFNOR) a été officiellement chargée de coordonner, d'assurer la normalisation et de représenter la France auprès des organismes étrangers similaires (1944).
L'AFNOR est intervenue dans l'édification des normes médicales et elle a participé à l'homologation du matériel médical faite par le Ministère de la Santé français.
L'Union européenne a généralisé et fixé les règles de la normalisation (normes CEN) qui ont abouti au marquage CE, obligatoire maintenant dans tous les pays de l'Union européenne. Le matériel médical doit être homologué et de sévères sanctions pénales sont prévues en cas d'utilisation de dispositifs dangereux («Le fait, pour le fabricant, les utilisateurs d'un dispositif et les tiers ayant eu connaissance d'un incident, ou d'un risque d'incident, mettant en cause un dispositif médical ayant entrainé ou susceptible d'entrainer la mort ou la dégradation grave de l'état de santé d'un patient, d'un utilisateur ou d'un tiers, de s'abstenir de signaler sans délai à l'autorité administrative est puni d'un emprisonnement de 4 ans et d'une amende de 80.000 euros ou de l'une de ces deux peines seulement»).
→ dispositifs médicaux, sécurité et performance des dispositifs médicaux (exigences essentielles), incident critique, marquage CE, matériovigilance
noyaux vestibulaires l.m.p.
vestibular nuclei
Structures de projection des fibres vestibulaires dans le tronc cérébral.
Ils sont situés sous le plancher du IVème ventricule, dans la région latérosupérieure du bulbe. Ils reçoivent des informations, non seulement du système vestibulaire, mais également des récepteurs visuels, des extérorécepteurs cutanés, des propriocepteurs ostéo-articulaires et musculo-tendineux, et du cervelet. En réponse à ces influx divers, ils transmettent des informations aux motoneurones somatiques par la voie vestibulo-spinale, aux motoneurones oculo-moteurs par la voie vestibulo-oculaire, au cortex vestibulaire par les voies vestibulo-corticales et aux neurones du système neuro-végétatif. L’ensemble de ces connexions et des réponses musculaires qui en résultent assure ainsi le maintien de la posture et de la vision nette durant les déplacements du corps et de la tête.
aux)
Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)
NTSC sigle angl. m. pour National Television System Committee
Système de télévision en couleur mis au point aux États-Unis en 1953 par des ingénieurs de CBS et RCA, conçu pour être compatible avec le noir et blanc et fondement des systèmes de diffusion PAL et SECAM.
Pour faciliter l'utilisation du courant électrique qui a une fréquence de 60 Hz aux États-Unis, le standard NTSC diffuse 30 images/seconde. Ce standard a été adopté par tous les pays ayant la même fréquence de secteur : Canada, Japon, Mexique. Le système NTSC code l'image sur 525 lignes (PAL et SECAM codent sur 625 lignes).
→ balayage
PACS (Picture Archiving and Communication System) angl.
Système d'archivage et de transmission des images numériques à tout un réseau.
Ses applications médicales, nées du Congrès de Newport Beach (Californie) en 1982, concernent particulièrement l'imagerie. Le système fonctionne déjà depuis plusieurs années dans certains hôpitaux d'Europe, d'Asie ou des USA.
palmitate-synthétase n.f.
palmitic-synthetase
Système multienzymatique catalysant la formation d'acide palmitique à partir d'une molécule d'acétyl-coenzyme A, de 7 molécules de malonyl-coenzyme A et de 14 molécules de NADPH.
Le multienzyme est présent dans le cytoplasme de toutes les cellules, particulièrement dans le foie, où il est constitué de 6 chaines protéiniques ayant chacune une fonction enzymatique particulière entourant une septième petite thiol-protéine, l'ACP, qui sert de coenzyme et qui se substitue au coenzyme A pour activer les substrats. Ces différentes protéines sont codées par de longs ARN messagers et selon les espèces, elles forment une seule ou plusieurs chaines polypeptidiques. Leurs activités enzymatiques comportent un enzyme de condensation, la bêta-cétoacyl-synthétase, qui transfère le radical acyle porté par l'enzyme sur le malonyl-ACP, un enzyme d'hydrogénation, la bêta-céto-acyl-ACP-réductase, un enzyme de déshydratation, la D-bêta-hydroxy-acyl-ACP-déshydratase, un enzyme d'hydrogénation, la déhydro-acyl-ACP-réductase, un enzyme de transfert d'acyle, l'acyl-ACP-acyltransférase qui porte le radical acyle sur un thiol de la protéine-enzyme de condensation et libère l'ACP, et un autre enzyme de transfert, la malonyl-CoA-ACP-malonyltransférase qui fournit le malonyl-ACP au premier enzyme du cycle ; chez l'Homme, ces 4 derniers enzymes sont codés par le gène FAS-1, les autres étant codés comme l'ACP par un gène FAS-2. Un dernier enzyme est associé au système permettant l'hydrolyse du palmityl-thiol, libérant le palmitate produit du cycle de cette biosynthèse, cycle appelé hélice de Wakil-Lynen.
Syn. acide gras-synthétase, aliphacyl-synthétase
paralysie n.f.
paralysis, palsy
Diminution ou abolition de la motricité.
Elle peut être complète ou incomplète (parésie). Suivant sa distribution topographique, on parlera de monoplégie, d'hémiplégie ou de paraplégie. Si elle est en rapport avec une atteinte du système nerveux périphérique, il s'agira d'une paralysie flasque, qui associe au trouble déficitaire moteur une hypotonie musculaire et une abolition des réflexes ostéo-tendineux. En cas d'atteinte motrice par une lésion du système nerveux central, elle peut être flasque dans un premier temps pour devenir, après quelques semaines d'évolution, spasmodique, c'est-à-dire associée à une contracture de type pyramidal et à une exagération des réflexes ostéo-tendineux.
Étym. gr. paraluein : relâcher, dissoudre
peau et psychisme l.f.
skin and psychism
Maladies dermatologiques induites par un dysfonctionnement du système neuro-endocrino-immuno-cutané.
La peau est un tissu riche en fibres nerveuses qui libèrent peptides et neurohormones : substance P, vaso-active intestinal peptide, somatostatine, catécholamines….Par surcroît, les cellules immunitaires (macrophages, lymphocytes) en transit dans la peau produisent aussi des peptides et des enzymes. Les perturbations psychiques peuvent, par l’intermédiaire de ce système entraîner la constitution de dermatoses, eczéma et psoriasis en particulier. Les agents du stress sont particulièrement susceptibles de participer à l’évolution de ces maladies.
Les liens entre peau et psychisme font l’objet d’études d’un domaine ce qu’il est convenu de désigner sous le terme de dermatopsychologie ou de psychosomatique dermatologique. La théorie psychanalytique s’est particulièrement intéressée à ce champ en avançant l’hypothèse d’expression d’un conflit psychique par la lésion cutanée.
[H3, J1]
Édit. 2019
période sensible l.f.
sensitive period
Phase du développement au cours de laquelle le fonctionnement du système visuel (ou autre) est particulièrement dépendant de la qualité de l'expérience visuelle dont bénéficie le sujet.
La période sensible a été largement étudiée en privant les animaux de vision par tarsoraphie. C'est ainsi qu'on peut montrer qu'une période de privation monoculaire d'expérience visuelle de quelques jours, pratiquée avant la huitième semaine, conduit chez le singe à une amblyopie durable. Cependant, une inversion des sutures pratiquée pendant cette période permet de restaurer la fonction de l'œil amblyope, ce qui constitue une démonstration de la plasticité cérébrale. Les observations cliniques permettent d'extrapoler ces données pour proposer que la période sensible du système visuel à une perturbation de la qualité de l'image s'étend chez l'homme jusque vers 5 ans avec un pic de sensibilité entre 6 et 18 mois. Il faut cependant distinguer la période sensible des différents éléments de la fonction visuelle. La fonction binoculaire est plus précoce que la fonction d'acuité par ex. Certaines fonctions, comme la vision des couleurs, n'ont pas de période sensible.
pharmacovigilance n.f.
adverse drug monitoring, drug safety monitoring
Système collectif décentralisé de surveillance d’une population dans un territoire géographique donné ayant pour objectif d'obtenir, colliger et valider les liens de causalité entre les médicaments utilisés et leurs effets inattendus, indésirables ou non, après la délivrance de l’autorisation de mise sur le marché et par extension, les structures administratives assurant cette surveillance (Code de la santé publique art. R. 5121-150 et suivants).
Son rôle est d’attirer l’attention de ceux qui fabriquent, prescrivent, délivrent et consomment les médicaments aux problèmes posés par leurs effets indésirables, afin d'identifier ces derniers au plus vite, d'en expliquer les mécanismes et de les prévenir ultérieurement. La pharmacovigilance a également pour objectif de mettre en évidence de nouveaux effets thérapeutiques.
En France, l'organisation de la pharmacovigilance est définie par le décret du 24 mai 1984, qui stipule que «Tout médecin … ayant constaté un effet inattendu ou toxique susceptible d'être dû à un médicament qu'il a prescrit, doit en faire la déclaration immédiate au centre régional de pharmacovigilance».
La pharmacovigilance comporte une Commission nationale et 26 Centres régionaux qui sont chargés de recueillir les déclarations faites par les médecins et les pharmaciens. Ils ont un rôle d'analyse, d'enquête, d'information et de conseil. La Commission nationale peut proposer une modification de l'information sur un médicament comme aussi de son conditionnement, une restriction de ses indications voire même le retrait du marché.
La pharmacovigilance s'intègre dans les autres structures de surveillance sanitaire telles que la matériovigilance et l'hémovigilance.
Du fait leur situation en dehors du circuit normal des médicaments, les produits classés dans la catégorie des compléments alimentaires échappe actuellement au système de pharmacovigilance, ce qui le prive de possibles informations utiles.
→ hémovigilance, hématovigilance, signalement, notification, complément alimentaire
photométrie n.f.
photometry
Ensemble des techniques qui traitent de la comparaison et de l'appréciation des grandeurs lumineuses.
La photométrie est l’évaluation des grandeurs caractéristiques d’un rayonnement avec un appareil dont la réponse est dépendante de la longueur d’onde. On ne s’intéresse ici qu’à la fraction de l’énergie rayonnante qui agit sur le récepteur spécialisé et on apprécie avec une certaine marge de fluctuation individuelle des grandeurs “biologiquement efficaces”.
Quand l’appareil récepteur est le système visuel humain, on parle de “photométrie visuelle”.
Grâce aux techniques photométriques, techniques subjectives, c'est-à-dire basées sur les égalisations lumineuses effectuées par un grand nombre de sujets et étudiées statistiquement, on a pu mettre au point un système d'unités dites "visuelles" dont les principales sont la candela (intensité), le lumen (flux), le lux (éclairement) et la candela par mètre carré (luminance).
plaisir n.m.
pleasure
1) Pôle fondamental de la vie affective (opposé à la douleur), caractérisé par une impression agréable et durable, liée à la satisfaction d'un désir, d'un besoin, ou à l'accomplissement d'une action gratifiante.
2) En psychophysiologie, phénomène connoté par un conditionnement appétitif et un renforcement positif, et qui tend à être reproduit par le sujet.
On oppose souvent un système de plaisir ou de récompense, intéressant l'hypothalamus latéral et la région septale, à un système d'aversion constitué de l'hypothalamus médian, l'hippocampe et l'amygdale corticomédiale.
→ principe de plaisir, hédonisme
plexus coeliaque l.m.
plexus coeliacus (TA)
celiac plexus
Plexus nerveux situé devant l'aorte abdominale, dans la région cœliaque.
Il comprend les ganglions coeliaques, mésentériques supérieurs et aorticorénaux ; ses rameaux afférents proviennent des nerfs splanchniques (système sympathique) et pneumogastriques (système parasympathique) ; ses rameaux efférents assurent toute l'innervation vagosympathique du tube digestif abdominal et de ses glandes annexes.
Syn. plexus solaire
potentiel d'oxydoréduction l.m.
oxidation reduction potential
Force électromotrice que développe un corps, une solution ou un mélange manifestant des propriétés oxydantes ou réductrices en présence d'un autre système oxydoréducteur, due aux échanges électroniques accompagnant les réactions d'oxydation ou de réduction.
On l'exprime par le logarithme de l'inverse de l'activité (ou de la pression) de l'hydrogène moléculaire avec laquelle le corps ou le mélange sont en équilibre. C'est, en effet, cette pression qui commande l'orientation de l'évolution vers l'oxydation ou vers la réduction.
Le système de référence est la demi-pile d'hydrogène, qui sert à classer la force oxydante des divers systèmes. La notation du potentiel d'oxydoréduction a été longtemps effectuée au moyen d'une échelle des rH, analogue à celle des pH. Cette notation est actuellement abandonnée.
potentiel évoqué auditif ( PEA) l.m.
auditory evoked potentials
Potentiel électrique généré par le système auditif ou potentiel évoqué exogène lié à une stimulation sensorielle auditive, destiné à explorer les voies auditives.
En dehors de toute stimulation acoustique, il existe dans la cochlée des polarisations ou potentiels de repos (90 mV par rapport au sang ou à la périlymphe), potentiel intra-cellulaire des cellules ciliées de l’organe de Corti (-70 mV). En réponse à une stimulation acoustique, l’ensemble des cellules ciliées de l’organe de Corti produit un potentiel complexe avec une réponse alternative, le potentiel microphonique cochléaire, et une réponse électrique continue, le potentiel de sommation. Les fibres du nerf auditif produisent des potentiels dont la composition donne le potentiel d’action global ou potentiel composite du nerf auditif. Les réponses électriques apparaissant dans les différents relais du système auditif, en réponse à une stimulation brève, peuvent être enregistrées par des électrodes de surface : ce sont les potentiels évoqués auditifs. Ils sont utilisés en clinique courante pour rechercher une pathologie rétro
Dans les potentiels évoqués exogènes on distingue les PEA du tronc cérébral survenant dans les 10 ms suivant le stimulus, les PEA semi-précoces (latence entre 20 et 50 ms) et les PEA tardifs (latence entre 50 et 500 ms). Ils sont utilisés dans les pathologies auditives périphériques transmissionnelles ou endocochléaires et dans les atteintes encéphaliques du tronc cérébral. Différents pics sont identifiables sur les graphiques obtenus : on étudie particulièrement les latences des pics I, II, III et V, et l'amplitude des pics I et V.
Sigle : PEA
→ potentiels évoqués du tronc cérébral
précession en IRM n.f.
precession
Variation régulière de la direction de l'axe de rotation d'un système, de telle sorte que cet axe décrive un cône autour de sa position d'origine, due à l'effet gyroscopique du moment cinétique du système.
Ainsi l'axe de rotation d'une toupie précesse autour de l'axe du champ de gravité terrestre : en tournant sur elle-même, la toupie s'incline et son axe de rotation décrit un cône autour de la verticale. De même, lorsque des protons sont placés dans un champ magnétique leurs moments magnétiques s'alignent dans la direction du champ, en précessant autour de celle-ci.
La vitesse angulaire de précession omega0 est donnée par la relation de Larmor : omega0 égale gamma x B0 où gamma est le rapport gyromagnétique du proton (égal à 42,58 MHz par tesla) et B0 l’intensité du champ magnétique. Omega0 est également appelée fréquence angulaire de précession.
En IRM, une onde électromagnétique dont la fréquence est égale à la fréquence de Larmor, fait basculer le vecteur d'aimantation du fait du phénomène de résonance.
→ Larmor (fréquence de), relaxation, spin, fréquence angulaire de Larmor, fréquence angulaire de précession, free induction decay
[B1,B2, B3]
Édit. 2018