Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1829 résultats 

urographie par perfusion l.f.

infusion urography, high volume urography

Variante technique d'urographie intraveineuse, où le produit de contraste iodé est administré par perfusion à forte dose, dans le but d'obtenir un meilleur contraste de l'image de l'arbre urinaire.
Une dose importante de produit de contraste peut également être injectée rapidement (technique du "bolus").

urographie intraveineuse

ventilation en pression assistée l.f.

pressure assistance

Technique à utiliser lorsqu'un malade respire spontanément, afin que la pression des voies aériennes soit toujours positive à une valeur limite réglable jusqu'à la fin de la phase expiratoire.
Cette technique est utilisée notamment pour le traitement de certains insuffisants respiratoires à domicile avec l'emploi d'un masque nasal.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, masque nasal

ventriculographie n.f.

ventriculography

1) En neurologie, technique radiologique de visualisation des ventricules cérébraux partiellement remplis d'air par ponction de la corne occipitale après trépanation.
La ventriculographie peut également s'effectuer à l'aide de contraste iodé approprié (iodoventriculographie). Technique délicate et contraignante, la ventriculographie a été supplantée par l'encéphalographie gazeuse fractionnée, abandonnée à son tour au profit de la scanographie et de l'IRM.
2) En pathologie cardiaque, radiographie des cavités ventriculaires du cœur opacifiées par l’injection d’un produit de contraste iodé hydrosoluble.
C’est l’un des temps de l’angiocardiographie.

angiocardiographie, coronarographie, iodoventriculographie, encéphalographie gazeuse

[B2, H1, K2]

Édit. 2019

vide (distribution de) l.f.

Pour les besoins de l'aspiration en chirurgie, en anesthésie et en réanimation, des distributions de vide ont été installées dans les hôpitaux avec des prises rapides à deux crans larges

Ces distributions sont mises sous dépression grâce à une pompe électrique qui aspire dans un récipient tampon assurant la régularité de l'aspiration face aux demandes. L'air aspiré, souvent hautement septique, est rejeté à l'extérieur, en général sans grandes précautions.
Comme le dispositif de pompage est généralement situé en sous-sol, si l'air pollué est rejeté dans le local technique ou au niveau du sol, cet air peut être source de contamination de la cuisine ou de la distribution d'air comprimé quand son compresseur est dans le même local technique : de mauvaises dispositions du rejet de l'air pollué (il devrait être filtré) et du prélèvement pour l'air comprimé sont une cause non négligeable de propagation des infections nosocomiales.

raccord de prise rapide, infection nosocomiale

vidéokératographie n.f.

videokeratography

Technique d'exploration de la surface antérieure de la cornée (topographie cornéenne) par représentation graphique de données quantitatives multiples, permettant une analyse de la totalité de la face antérieure de la cornée, y compris centre et périphérie, ce qui n'est pas possible avec l'ophtalmomètre de Javal ou le photokératoscope.
C'est la seule technique permettant de dépister un kératocône infraclinique.

ophtalmomètre de Javal, photokératoscope, kératocône

Vogt (technique de) l.f.

Vogt’s technic

Technique de repérage d’un corps étranger intraoculaire radio-opaque, en l’absence de plaie sclérale par mise en place d’un film dentaire au contact du globe oculaire au préalable anesthésié par topiques, et prise de clichés en incidences latérales en faisant bouger les yeux, et en incidences verticales.
Les clichés ainsi réalisés permettent de discriminer un corps étranger palpébral et intraoculaire. Cette technique devient désuète du fait de la facilité d’obtention d’une tomodensitométrie en coupes millimétriques selon le plan neurooculaire.

A. Vogt, ophtalmologue suisse (1921)

Walsh (technique de) l.f.

Walsh technique of radical retropubic prostatectomy.
Technique chirurgicale de préservation des éléments vasculonerveux érecteurs lors de la prostatectomie totale pour cancer.

P. C. Walsh, chirurgien urologue américain (1982)

Waters (opération de) l.f.

Waters’ procedure

1) Technique de césarienne supravésicale extrapéritonéale.
2) Technique de ligature des artères utérines par laparotomie dans les hémorragies de la délivrance.

E. G. Waters, gynécologue obstétricien américain (1947 et 1952)

western (technique de) l.f.

western blotting

Technique de séparation électrophorétique et d'identification généralement immunologique des protéines analogue à celle que Southern avait proposée pour les ADNd.
La technique consiste en un électrotransfert des protéines, séparées préalablement par une électrophorèse sur gel, sur une membrane de nitrocellulose (blot), puis en une fixation d'anticorps spécifiques permettant d'identifier et éventuellement estimer quantitativement ces protéines.

E. M. Southern, biochimiste britannique (1975)

Étym. le mot western a été imaginé après le mot northern par analogie avec le nom de personne Southern.

buvardage, immuno-empreinte

Wright (sérodiagnostic de) l.m.

Wright test

Technique de référence (séroagglutination) utilisée pour le diagnostic de la brucellose et reposant sur la mise en évidence d’anticorps spécifiques, à l’aide d’une suspension de germes tués.
Le taux minimal significatif est 1/80 (100 UI). La positivité du sérodiagnostic apparait vers le 12ème ou le 15ème jour d’évolution de la maladie. Cette technique peut donner des résultats faussement négatifs ou faussement positifs (en cas de tularémie ou de yersiniose).

A. E. Wright, Sir, bactériologiste et immunologiste britannique, membre de l’Académie de médecine (1887)

zonographie n.f.

zonography

Technique de tomographie standard qui, par un déplacement de faible amplitude du système tube-film, génère une coupe tomographique épaisse (1 cm environ) d'un organe déterminé, avec peu de trainées de balayage.
Cette technique simple s'emploie encore sur les tables télécommandées, soit pour visualiser les reins au cours d'une UIV, soit pour diminuer les superpositions gênant la visibilité de certains viscères.

stimulation magnétique transcrânienne

Technique médicale consistant à créer à travers la boîte crânienne un champ magnétique capable de modifier l’activité neuronale dans la zone recevant ce flux.
La première description revient à  Arsène d’Arsonval en 1896.
La stimulation magnétique à une fréquence inférieure à 1 Hz est inhibitrice, la stimulation à une fréquence supérieure à 5 Hz est activatrice : ceci peut s’observer en agissant au niveau du cortes moteur primaire.
C’est à partir des années 1980 que cette technique a trouvé son intérêt en neurologie et en psychiatrie. La stimulation transcrânienne répétée consiste à émettre une série d’impulsions pendant un temps donné.
Les indications actuelles sont la dépression et les syndromes hallucinatoires ; moins efficace que la stimulation électrique transcrânienne ( électrochocs ), elle a l’avantage d’être indolore et très bien tolérée. Le traitement repose en règle sur une administration quotidienne pendant plusieurs jours consécutifs. 

J. Arsène d’Arsonval, méecin physicien français, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine (1896)

champ magnétique, dépression, psychose hallucinatoire chronique

[H1, H3]

Édit. 2019

colorations en endoscopie digestive l.f.

staining in digestive endoscopy

Les examens endoscopiques du tube digestif sont effectués en lumière blanche et la détection des zones dysplasiques planes est limitée, malgré la qualité croissante  de l’image, justifiant l'utilisation de colorations.
Dans de nombreuses indications (bilan d’extension d’un carcinome épidermoïde de l’œsophage,  détection des zones dysplasiques d’un
endobrachyœsophage, dysplasie sur gastrite atrophique, détection des adénomes duodénaux et de des adénomes coliques en cas de polypose adénomateuse familiale, ou en cas de maladie chronique inflammatoire des intestins ou contrôle après mucosectomie fragmentaire…), il est nécessaire d'utiliser une des techniques de coloration disponibles qui sont la chromoscopie utilisant des colorants chimiques ou la chromoscopie par méthodes optiques et électroniques.

Quelle que soit la technique utilisée, l’analyse minutieuse de la muqueuse digestive en lumière blanche est indispensable avant d’utiliser la chromoendoscopie. Les principaux colorants chimiques disponibles sont l’indigo-carmin, le lugol et l’acide acétique. Ils sont utilisables par tous et  de faible prix. Ils ont l’inconvénient d’être consommateur de temps, en particulier dans les indications pour lesquelles des biopsies par quadrants sont recommandées. L’indigo-carmin est le plus utilisé toutes indications confondues, c’est un colorant de surface qui ne pénètre pas en profondeur. Le lugol est absorbé par les zones normales riches en glycogène ; il existe un risque de bronchospasme et la pulvérisation doit s’arrêter 5 cm sous la bouche de Killian.
Parmi les techniques de chromoscopie optiques et électroniques, le
narrow band imaging (NBI),  dont sont équipées les colonnes Olympus, est facilement accessible. Le NBI, également appelée imagerie spectrale en bandes étroites, est basé sur la sélection de certaines longueurs d’ondes dans le spectre de la lumière blanche. Ainsi, la sélection du bleu (415 nm) et du vert (540 nm), qui correspondent aux longueurs d’ondes spécifiques de l’hémoglobine, permet de rehausser les structures vasculaires au sein de la muqueuse. Les NBI de nouvelle génération paraissent supérieures à la lumière blanche pour détecter les polypes plans difficiles à voir. D’autres systèmes existent parmi lesquels le Fuji Intelligent Color enhancement ® (FICE) ou l’image i-scan.  Ces examens diminuent significativement le temps de l’examen par rapport à l'emploi de colorants chimiques.
A côté des techniques de chromoscopie, l’endomicroscopie confocale permet l’étude de la muqueuse digestive à l’échelon cellulaire au cours d’une endoscopie à l’aide de microscopes miniaturisés. Il est possible de combiner l’endomicroscopie confocale et d’autres modalités comme le
NBI. En cas d’utilisation de l’endomicroscopie confocale , la muqueuse digestive doit être marquée par une molécule fluorescente et illuminée par une source laser. L’utilisation de cette technique est limitée en particulier en raison de son coût.

dysplasie, cancer de l'œsophage, endobrachyœsophage, gastrite, polypose adénomateuse familiale, endomicroscopie, microscopie confocale

[L1]

Édit. 2019

slide-seq l.m.

Visualisation des gènes à l’échelle cellulaire sur une coupe de tissu.
L’étude détaillée des gènes au sein des différentes cellules, d’un tissu peu accessible, était considérée comme quasi-impossible   parce que l’analyse reposait sur l’ensemble des ARNm obtenus par extraction à partir de l’échantillon entier. La micro dissection du tissu a fourni une première approche. La nouvelle technique utilise un palet  de 3 mm de diamètre portant des dizaines de milliers de billes de 10 µm de diamètre, chacune couplée à un oligonucléotide comportant une séquence dT et un code-barre. La coupe de tissu est déposée sur le palet qui capture les ARNm , lesquels par transcription inverse, séquençage et repérage spatial permettent d’accéder au profil d’expression de chaque point de l’échantillon, ce qui donne une résolution au niveau de la cellule. Cette technique ouvre  de nombreuses perspectives dans l’étude des tissus et des cancers multicellulaires.

[B3, F3, Q1]

Édit. 2019

exposition sur ribosome l.f.

ribosome display

Technique de sélection de protéines qui peuvent se lier à un ligand déterminé consistant à créer des complexes associant la protéine à son ARN messager, la stabilité du complexe étant assuré par un ribosome.
Cette technique est utilisée par exemple pour sélectionner les protéines qui se lient à des fragments d‘anticorps afin de déterminer ceux pouvant servir à la préparation d’anticorps monoclonaux thérapeutiques.

ribosome, anticorps monoclonal

[C1, G5, Q1]

Édit. 2020

surfaçage radiculaire l.m.

root planning

Technique de retrait de la plaque dentaire et du tartre accumulés sous les gencives, sur la racine des dents
Il peut s'agir d'un surfaçage fermé ou surfaçage ouvert qui ouvre et écarte les gencives pour éliminer les tissus malades, avant de les refermer avec des points de suture .
Cette technique est effectuée chez les personnes ayant une prodontite, infection des tissus soutenant les dents (le parodonte).

[K3]

Édit. 2020

PCR sigle angl.f. pour Polymerase Chain Reaction

Technique d’amplification génique en chaîne par une polymérase, méthode de multiplication in vitro des acides nucléiques ou de leurs fragments pour la recherche en génétique, faisant intervenir des cycles successifs d'appariements d'oligonucléotides spécifiques et d'élongation à l'aide d'une ADN-polymérase.
Cette technique d’amplification génique est très utilisée, notamment pour le diagnostic des maladies transmissibles où elle permet la mise en évidence de séquences caractéristiques de l’ADN de l’agent causal.

K. Mullis, biochimiste américain, prix Nobel de chimie en 1993 (1986)

Syn. ACP (sigle français correspondant à PCR), réaction de polymérisation en chaîne

abdomen n.m.

abdomen (TA)

abdomen

Partie du tronc comprise entre le thorax au dessus et  au dessous le pelvis.
Sa limite avec le  thorax est formée par le diaphragme   et avec le  pelvis (ou petit bassin), par un anneau osseux, l’ouverture supérieure du pelvis ou détroit supérieur des obstétriciens. Selon les reliefs osseux, il est divisé en trois étages : thoraco-abdominale, abdominale pure et grand bassin. Il est formé en avant d'une cavité péritonéale  contenant la majeure partie du tube digestif, foie, rate, pancréas et en arrière du rétropéritoine comportant aorte abdominale et veine cave inférieure sur la ligne médiane  et dans les fosses lombaires, les reins et les surrénales.

Étym. lat. abdomen

cavité abdominale, diaphragme, thorax, grand bassin, petit bassin, ouverture supérieure du pelvis, colonne vertébrale, muscles de l'abdomen, muscles du dos

[A1 ]

Édit. 2020

abdomen sans préparation (cliché d') l.m.

abdominal  plain film

Radiographie de l'abdomen sans produit de contraste couvrant du diaphragme au petit bassin inclus.
Ce grand cliché, irradiant et peu sensible, était autrefois très utilisé.
Ses indications ont fortement diminué depuis la TDM et l’échographie.

Il reste utile en médecine d'urgence : suspicion de perforation digestive (mise en évidence d’un pneumopéritoine), syndromes occlusifs (voir illustration): hernie étranglée, occlusion du grêle, volvulus du sigmoïde…, suspicion de corps étranger ingéré, suspicion de complication majeure d’une maladie chronique inflammatoire des intestins (perforation, colectasie…).
Il n’a plus d’indications dans les douleurs abdominales, les masses abdominales, les pathologies vésiculaires, la pancréatite aigüe, la pancréatite chronique, les traumatismes de l’abdomen… La TDM lui est nettement supérieure en cas de suspicion de calcul urinaire.

ASP : occlusion de l'intestin grêle: niveaux hydroaériques

Sigle ASP

[B2, L1, L2]

Édit. 2020

absence de cils et de sourcils avec retard mental l.f.

absent eyebrows and eyelashes with mental retardation

Syndrome associant l'absence de cils et de sourcils avec un retard mental, une microcéphalie, un petit nez crochu, une quadriplégie progressive spastique et un glaucome.
Une famille décrite avec deux frères dont les parents sont non-consanguins. L’affection est autosomique récessive (MIM 200130).

B. D. Hall, généticien américain (1974)

Syn. pseudoprogéria (syndrome de)

[Q2]

Édit. 2016

accélération n.f.

acceleration

Augmentation de la vitesse.
En mécanique, l'accélération est la dérivée de la vitesse par rapport au temps. Le mètre par seconde2 (m s-2) est l'unité internationale d'accélération, son sous-multiple le gal est cent fois plus petit. En pratique on se réfère à l'intensité de la pesanteur (G = 9,81 m s-2 dirigée vers le haut). L'accélération et la vitesse sont des grandeurs vectorielles orientées dans l'espace. Elles ne sont parallèles que dans un mouvement rectiligne, elles sont perpendiculaires dans un mouvement circulaire uniforme (force centrifuge).
La notion d'accélération a d'importantes applications en traumatologie, en réanimation et en médecine aéronautique et spatiale car les forces d'accélération, notamment au moment des chocs, peuvent engendrer des effets considérables. Une accélération gamma engendre une force F = m γ, proportionnelle à la masse m sur laquelle elle s'applique et de sens opposé du fait de l'inertie. Par ex. lors d'un choc, produisant une accélération de 20 G, le poids d'une masse devient vingt fois plus grand qu'au repos, ainsi tout organe «tire» dans un sens opposé à celui de l'accélération qu'il subit. Il en résulte des arrachements dans les tissus, causes d'hémorragies.
Les effets physiologiques les plus importants se produisent dans l'axe z (tête-pieds). Pour + 5 Gz il y a perte de connaissance. Si l'accélération est négative, la pression artérielle devient trop faible pour assurer la vascularisation du cerveau : pour - 3 Gz, perte de la vision, «voile noir», - 4 Gz, perte de connaissance. Pendant un choc, lors d'un accident de la circulation par ex., les pressions, qui sont proportionnelles à l'accélération, peuvent devenir considérables. Les effets vasculaires dus au déplacement de la masse sanguine sont maximaux dans l'axe z : la pression artérielle peut alors devenir dix fois plus grande que normalement, il en résulte des pétéchies, voire des hémorragies par rupture vasculaire dans certains territoires (notamment au niveau du cerveau pour une accélération prolongée dépassant 5 G environ). Les distances latérales étant moindres, les à-coups de pression lors d'un choc sont plus faibles et les effets sont moins importants dans ces directions.
Les os se fracturent quand l'accélération dépasse 20 G environ (par ex. fractures vertébrales). Les effets des fortes accélérations, surtout lors des éjections, expliquent les lésions de tachytraumatisme (pétéchies disséminées, hémorragies internes surtout cérébrales, arrachements d'organes, rupture de l'isthme de l'aorte).
La durée d'application de l'accélération est à prendre en compte : l'organisme supporte beaucoup mieux les accélérations de courte durée. En gros, la tolérance est inversement proportionnelle au carré du temps : un choc d'une durée dix fois moindre est cent fois mieux toléré. Ainsi lors d'un accident, une accélération de 100 G peut être supportée si elle n'agit que pendant quelques millisecondes.
La compression des membres inférieurs assure une certaine protection contre les accélérations dans l'axe Gz+ en réduisant les déplacements de la masse sanguine : c'est le principe du pantalon anti-G utilisé dans l'aviation, en anesthésie-réanimation et en premiers secours.
L'accélération négative ou décélération est la diminution de vitesse.

Étym. lat. acceleratio : action de se hâter, de faire vite

Ant. décélération

cinétose, G, impulsion, jolt, pantalon anti-G, poids, pression artérielle, tachytraumatisme

[B1,C2]

Édit. 2016

accrochage des fœtus l.m.

entanglement of twin foetuses

Obstacle absolu à l'engagement par collision, impaction, compaction ou accrochage des mentons des jumeaux qui cherchent simultanément à s'engager dans le petit bassin.

Étym. du XIIème siècle accrochier du lat. ad… : vers ; de la fin du XIIème siècle du francique krok : croc

[O3,O6]

Édit. 2017

achromatopsie incomplète récessive liée au sexe l.f.

achromatopsia incomplete X-linked recessive

Affection qui ressemble à l'achromatopsie, en moins grave, sans photophobie avec nystagmus absent ou de très faible amplitude.
L'électrorétrinogramme (ERG) est petit en photopique et normal en scotopique, l'ectro-oculogramme
(EOG) est normal, l'acuité visuelle est mauvaise de 1/10 à 1/20ème, il existe une dyschromatopsie à toutes les couleurs, un nystagmus pendulaire peu marqué. L'aspect du fond d'œil est normal. Dans le monochromatisme aux bâtonnets l'ERG photopique est éteint. Le patient peut voir les petits objets bleus sur fond jaune et vice versa. L’affection est rarissime de fréquence 1 pour 100 millions. Locus est en Xq28. L’affection récessive est liée au sexe (MIM 303700).
J. Huddart, homme de sciences britannique (1741-1816) qui évoqua le premier la dyschromatopsie à toutes les couleurs lors d’une séance de Philosophical Transations of the Royal Society de Londres en 1777.

Étym. gr. a : privatif ; chrôma : couleur ; opsis : vision

Syn. BCM, CBBM, monochromatisme au bleu, achromatopsie monochromatique monocônes bleus, monochromatisme aux cônes.

[P2,Q2]

Édit. 2017

acide butyrique l.m.

butyric acid

Acide butanoïque.
Acide organique à quatre carbones, considéré comme le plus petit des acides gras.
Il se présente comme un liquide huileux, d'odeur désagréable, soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. On le trouve dans la sueur et le beurre rance ; il est aussi l'un des acides gras constitutifs des glycérides du lait, de la crème ou du beurre. Les butyrates exercent des effets métaboliques multiples ; en particulier, comme inhibiteurs des désacétylases, ils modulent l'action des histones dans l'expression des gènes.

Étym. lat. butyrum : beurre

[C1,C3,Q1,R2 ]

Édit. 2017

acides de fruits l.m.p.

acids of fruits

Acides faibles organiques caractérisés par une fonction hydroxyle en position alpha de la fonction carboxyle.
Si, à l'origine, il s'agissait d'extraits de fruits, dont les principaux sont l'acide glycolique (provenant de la canne à sucre), l'acide lactique (du petit lait), l'acide tartrique (du raisin), l'acide mandélique (de l'amande), l'acide citrique (des agrumes) et l'acide malique (de la pomme), il existe actuellement des produits de synthèse qui seraient cependant moins efficaces que les produits naturels. Hydratants, plastifiants, ils ont une action épidermique essentielle et des effets dermiques avec stimulation des fibroblastes et du tissu élastique. Indiqués dans les troubles de la kératinisation, en particulier acné, xérose, ichtyose, pili incarnati, les troubles pigmentaires (mélasma) et le vieillissement cutané, ils s'utilisent à faible concentration en crème, lotion ou gel ou à forte concentration pour des peelings.

Syn. acide alpha -hydroxy-acétique, AHA

[C1,G5,J1]

Édit. 2017

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