débit expiratoire 25 l.m.
maximum expiratory flow at 25% of CVF (MEF 25)
Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 25% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue (LBTPS/sec) et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEM 25
débit expiratoire 25-75 l.m.
maximum mid expiratory flow rate (MEF 25-75)
Débit expiratoire mesuré entre 25% et 75% de la capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS/sec.et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet. Ce débit est diminué en cas d'obstruction bronchique et lorsque le VEMS est encore normal cette diminution évoque une obstruction prédominant au niveau des voies aériennes distales.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEMM ou DEM 25-75
débit expiratoire 50 l.m.
maximum expiratory flow at 50% of CVF (MEF 50)
Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 50% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, LBTPS/sec, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle : DEM 50
débit expiratoire 75 l.m.
maximum expiratory flow at 75% of CVF (MEF 75)
Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 75% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, LBTPS/sec, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle : DEM 75
débit expiratoire de pointe l.m.
peak expiratory flow (PEF)
Débit expiratoire maximal après une inspiration maximale.
Mesuré au début de la manœuvre d'expiration forcée, c'est le débit maximum que puisse réaliser un sujet. Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.Un appareillage très simple suffit pour sa mesure, le malade peut à tout moment contrôler lui-même sa fonction ventilatoire, ce qui permet aux asthmatiques d'ajuster leur traitement. Le débit de pointe normal est égal ou supérieur à 500 L/min = 8 L/s, il est très sensible à l’obstruction des voies aériennes dont le diamètre est inférieur à 2 mm. Il est utilisé pour l’autosurveillance des asthmatiques.
A. Strohl, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1919)
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEP
[K1]
Édit. 2019
débit expiratoire maximal l.m.
maximum expiratory flow (MEF)
Volume de gaz expiré lors d'une manœuvre d'expiration forcée rapide.
On distingue les débits instantanés correspondant au niveau de débit à un moment donné de la capacité vitale, et les débits moyens correspondant au débit pendant un temps donné. Ainsi le débit expiratoire de pointe est un débit instantané, le débit expiratoire maximum 25-75 un débit moyen.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
Sigle DEM
aide expiratoire l.f.
expiratory assistance
Technique, actuellement peu usitée, employée en ventilation mécanique pour accélérer l'expiration et ramener la pression alvéolaire moyenne au niveau ambiant.
La ventilation mécanique entraîne une augmentation de la pression moyenne alvéolaire, augmentant la pression veineuse et défavorisant le retour veineux, ce qui est particulièrement défavorable pour le cerveau. L'abaissement de la pression moyenne alvéolaire favorise la résorption d'un œdème cérébral.
[B3,K1]
Édit. 2017
durée de la pause expiratoire d'un respirateur l.f.
expiratory pause time
Durée entre la fin du débit expiratoire et la reprise d'un débit inspiratoire actif.
→ apnée, rapport I/E
durée expiratoire l.f.
expiratory time
Durée de la phase expiratoire dans le cycle ventilatoire spontané.
Elle peut comprendre une pause passive (en position expiratoire) en fin d'expiration,
Une pause dépassant 5 secondes est pathologique.
→ durée de la pause expiratoire d'un respirateur, rapport I/E
pression expiratoire maximale l.f.
maximal expiratory pressure
Pression maximale générée par les muscles respiratoires, rapportée à la capacité pulmonaire totale.
La valeur est exprimée en kPa et en % d'une valeur théorique tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Sigle : PEM
pression expiratoire positive l.f.
end expiratory positive pressure
En réanimation, dispositif permettant de maintenir en fin d'expiration une pression pulmonaire supérieure à la pression ambiante.
Il faut distinguer la pression expiratoire positive en fin d'expiration (PEP) en ventilation contrôlée et celle permanente en ventilation spontanée (CPAP). De tels dispositifs sont installés sur les respirateurs mécaniques et, en particulier, sur les insufflateurs utilisés avec masque nasal pour le traitement des apnées du sommeil.
ventilation avec pression positive expiratoire l.f.
ventilation with positive expiratory pressure
Condition de ventilation dans laquelle la pression des voies aériennes d'un patient respirant sponta
La ventilation avec pression positive expiratoire se fait en maintenant une pression permanente dans le dispositif ventilatoire plutôt que par une simple résistance ou une soupape tarée à l'expiration.
Ce mode de ventilation est le contraire de la ventilation assistée qui laisse la pression expiratoire retourner à la pression ambiante. Il est intéressant en respiration spontanée avec un masque nasal, notamment pour le traitement des bronchopathies et des apnées du sommeil. Il peut aussi se faire par règlage d'un ventilateur mécanique notamment pour combattre un œdème pulmonaire. Il a l'inconvénient d'augmenter la pression veineuse et par là la pression intracérébrale.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, ventilation assistée, ventilation en pression assistée, CPAP
volume de réserve expiratoire l.m.
expiratory reserve volume
Volume de gaz expiré après le volume courant lors d'un effort expiratoire maximal, exprimé en LBTPS.
Sigle VRE
volume expiratoire maximal par seconde l.m.(sigle VEMS)
forced expiratory volume per second (FEV1)
Volume de gaz expiré pendant la première seconde d'une expiration forcée maximale réalisée après une inspiration complète, exprimé en LBTPS/sec et en % d'une valeur théorique déterminée par l'âge, la taille et le sexe du sujet.
Il représente les 3/4 de la capacité vitale chez le sujet normal.
Le VEMS est un débit qui s'exprime en litres par seconde ; il est plus faible que le débit expiratoire maximal ou débit de pointe.
Le rapport de Tiffeneau VEMS/CV compare le VEMS à la capacité vitale. Ce rapport vaut 77 ± 5%, chez l'homme adulte normal (Cara et Sadoul, 1953). Il est très abaissé chez l'emphysémateux et dans tous les syndromes obstructifs ; par contre il reste normal dans les syndromes restrictifs. Comme le VEMS a la dimension d'un débit, et CV à celle d'un volume, le rapport VEMS/CV est inversement proportionnel à la taille : il est donc toujours plus élevé chez l'enfant que chez l'adulte. Le VEMS diminue progressivement avec l'âge à partir de 22 ans et perd 25% entre 22 ans et 65 ans. A tailles et à âges égaux, il est un peu plus petit chez la femme que chez l'homme (environ 6%).
Le spirogramme de l'épreuve d'expiration forcée montre que la courbe décroît avec le temps ; elle est la somme de 2 exponentielles : la première (partie rapide) dépend de l'inertie du mélange gazeux (elle est très accélérée avec les mélanges He/O2), la seconde dépend de la viscosité de l'air alvéolaire. Comme cette viscosité joue essentiellement dans les petites bronches, la queue du tracé donne des informations sur leur état : c'est pourquoi l'on mesure les volumes expirés à 2, 3, 4, 5 secondes (FEV2, FEV3, etc.). L'étude de la boucle pression-volume correspondant à l'épreuve d'expiration forcée fournit de meilleures indications que les valeurs FEV2, FEV3.
Le terme volume expiré au maximum en une seconde a été choisi, avec l'accord de R. Tiffeneau, lors de la réunion de Paris (1955) à la place de «capacité pulmonaire utilisable à l'effort»), terme qu'il avait d'abord utilisé.
Cet indice fonctionnel demeure le plus utilisé pour le diagnostic d'un trouble ventilatoire obstructif.
R. Tiffeneau, médecin physiologiste français (1910-1961) ; M. Cara, médecin anesthésiste-réanimateur français, membre de l’Académie de médecine (1953)
→ débit de pointe, expiration forcée (épreuve d'), similitude biologique, Tiffeneau (épreuve de), ventilation maximale indirecte
bas débit cardiaque (syndrome de) l.m.
low cardiac output syndrome
Manifestation du choc cardiogénique caractérisée par un abaissement considérable du débit cardiaque (inférieur à 2 litres par minute et par mètre carré de surface corporelle), une chute de la tension artérielle, une élévation des pressions de remplissage du cœur et des résistances systémiques, un élargissement de la différence artério-veineuse des concentrations en oxygène.
Il peut être provoqué par une perte de la fonction contractile du myocarde (infarctus), par le détournement d’une fraction importante du volume d’éjection systolique, par une gène au remplissage ventriculaire (tamponnade) ou par une résistance à l’éjection ventriculaire (embolie pulmonaire).
En chirurgie cardiaque, sous circulation extracorporelle, il qualifie l'insuffisance circulatoire aigüe observée dans les suites opératoires immédiates. Les causes en sont multiples : protection myocardique incomplète avec ischémie myocardique, infarctus du myocarde péri-opératoire. Cette complication peut rendre difficile le sevrage de l'assistance circulatoire.
→ choc cardiogénique, index cardiaque
Édit. 2017
constante de débit de kerma l.f.
kerma rate constant
Constante caractéristique d’un radionucléide, représentant le débit de kerma dans l'air, délivré par les photons à la distance unité d’une source ponctuelle et rapporté à l’unité d’activité.
Unité : Gy.s-1.Bq-1.m2
Les photons considérés sont les gammas, les rayons X, le rayonnement de freinage interne, dont l’énergie est supérieure à un certain seuil conventionnel (généralement 20 keV).
[B1]
courbe débit-volume l.f.
flow-volume curve
Enregistrement du débit en fonction du volume au cours des manœuvres d'expiration et d'inspiration forcées rapides.
L'analyse de la courbe débit-volume et de ses paramètres est particulièrement utile pour la reconnaissance des troubles ventilatoires obstructifs.
[C2,K1]
criblage à haut débit l.m.
high-throughput screening
Le criblage à haut débit désigne dans le domaine de la pharmacologie, de la biochimie, de la génomique et de la protéomique, les techniques visant à étudier et à identifier dans les chimiothèques et ciblothèques, des molécules aux propriétés nouvelles, biologiquement actives.
L’expression « haut débit » évoque ici l’utilisation de la robotique, de l’informatique et de la bio-informatique pour accélérer la phase de test des molécules, protéines, catalyseurs, etc. en vue de processus de production de matériaux, médicaments, etc. Le criblage à haut débit s’appuie sur la bio-informatique, la génomique, la protéomique, la robotique, et parfois les nanotechnologies, etc.
Sigle HTS
→ toxicogénomique, pharmacologie, protéomique, génomique, chimiothèque, ciclothèque
Édit. 2015
débit n.m.
flow
En mécanique des fluides et en physiologie, volume (ou masse) écoulé par unité de temps.
On distingue le débit instantané (ex. débit de pointe) et le débit «moyen» mesuré sur un temps plus long, la minute, en physiologie, sauf indication contraire.
Symboles : pour le débit moyen mesuré sur une minute on note V' pour les écoulements gazeux et Q' pour ceux de sang.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
→ physiologie respiratoire (symboles)
débit acide basal de l'estomac l.m.
gastric acid output
Paramètre mesuré lors de l'étude de la sécrétion acide gastrique, égal au produit de la concentration d'acide dans le liquide gastrique par le volume sécrété dans une unité de temps.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit aérien phonatoire l.m.
aeric vocal flow
Mesure à l’aide d’un spiromètre du débit d’air passant entre les cordes vocales pendant l’émission d’une voyelle tenue.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit azygos l.m.
azygos flow
débit cardiaque l.m.
cardiac output
Volume de sang propulsé par chaque ventricule , exprimé en litres/minutes, égale au produit de la fréquence cardiaque par le volume de sang éjecté par chaque systole.
Ce volume de sang(Qc) est en moyenne, normalement, chez l’adulte au repos, allongé, à jeun, compris entre 4,8 l et 5,3 l par minute. On peut mesurer le débit cardiaque, soit par la méthode de dilution en utilisant le principe de Stewart Hamilton soit par gazométrie sanguine en utilisant le principe de Fick selon la différence artérioveineuse en oxygène et de la consommation d'oxygène :
Qc= VO2/(CaO2-CvO2)
Qc= VO2/DAVO2
(CaO2 : contenu artériel en oxygène, ponctionné au niveau d'une artère, CvO2 : contenu veineux en oxygène (sang veineux mêlé), ponctionné au niveau de l'artère pulmonaire, DAVO2 : différence artério-veineuse en oxygène, VO2 : consommation d'O2 (en L/min)
Le débit cardiaque diminue de 15 à 20% lors du passage de la position couchée à la position debout, il augmente sous l’influence des émotions, de l’hyperthermie, de la digestion et surtout de l’effort, l’exercice musculaire pouvant le multiplier par quatre ou cinq.
A. F. Fick, physiologiste allemand (1870) ; G. N. Stewart, physiologiste britannique (1897) ; W. F. Hamilton, physiologiste américain (1932)
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
→ Stewart et Hamilton (principe de), Fick (principe de)
[F2]
Édit. 2018
débit coronaire l.m.
coronary flow
Volume de sang traversant pendant une minute le lit vasculaire coronarien.
Au repos et dans les conditions normales le débit coronaire est de 250 à 300 mL/min, ce qui représente 5% du débit cardiaque. Le débit coronaire est relativement faible par rapport à d’autres organes (le rein en particulier) ce qui explique, compte tenu de la forte consommation d’oxygène du cœur, la très forte différence artérioveineuse en O2 (12 vol pour 100) et la très faible teneur O2 du sang veineux coronaire (5 à 7 vol pour 100) qui est la plus basse de l’organisme.
Lors d’un effort intense le débit coronaire et la consommation d’oxygène peuvent être multipliés par cinq ou six. La demande en oxygène est assurée pour 75% par une augmentation du débit et pour 25% par une extraction d’O2 par le myocarde plus poussée.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit de déclenchement d'un respirateur l.m.
triggering flow
En ventilation mécanique assistée, petit débit déclenchant l'insufflation grâce à un faible mouvement inspiratoire du patient.
On mesure ce débit au niveau de l'orifice de raccordement du ventilateur aux voies aériennes.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux