bronchiolite oblitérante du poumon transplanté l.f.
bronchiolitis obliterans after lung transplant
Affection pulmonaire panobstructive avec lésions des artères comme des veines pulmonaires, atteignant 30 à 40% des malades ayant subi une transplantation pulmonaire.
Elle est la conséquence au moins en partie d'un rejet chronique. On l'observe aussi après transplantation cardiopulmonaire et de cellules souches hématopoïétiques.
Elle se traduit par de la toux, une dyspnée d'effort évolutive par palier et un certain degré de bronchospasme. Traitement antibiotique et renforcement de l'immunodépression peuvent entraîner temporairement une stabilisation. On discute une éventuelle retransplantation lorsque son retentissement est sévère.
Édit. 2017
bronchiolite oblitérante (B.O.) l.f.
bronchiolitis obliterans, obliterative bronchiolitis
Affection rare, caractérisée anatomiquement par l'oblitération des petites voies aériennes par des bourgeons faits d'un tissu granulomateux.
Cet aspect, souvent cicatriciel, relève de plusieurs étiologies que l'on peut classer en six groupes :
1. B.O. par inhalation de toxiques,
2. B.O. postinfectieuses (bactériennes ou virales),
3. B.O. associées à des connectivites, notamment la polyarthrite rhumatoïde,
4. B.O. d'origine médicamenteuse (D-pénicillamine, sels d'or),
5. B.O des transplantations d'organes (poumon,cellules souches hématopoïétiques)
6. B.O. idiopathiques avec pneumopathie en voie d'organisation, ou BOOP.
Édit. 2017
bronchiolite oblitérante avec trouble ventilatoire obstructif l.f.
bronchiolitis obliterans with obstruent ventilatory disease
Atteinte inflammatoire et fibrosante de la paroi des bronchioles, qui réduit le calibre bronchiolaire et conduit à une altération des débits aériens, pouvant succéder à un processus aigu de cause indéterminée ou se développer selon un mécanisme mal connu dans des contextes particuliers, tels qu’une transplantation pulmonaire, ou plus exceptionnellement survenir de manière isolée (bronchiolite idiopathique).
Le diagnostic fait appel à la spirométrie (trouble ventilatoire obstructif très peu réversible, hypoxémie tardive) et à la tomodensitométrie (aspect évocateur en mozaïque) et il est établi par l’observation de lésions anatomopathologiques : bronchiolite pariétale, inflammatoire ou fibreuse, généralement sans atteinte alvéolaire.
Les manifestations cliniques sont d’abord une dyspnée d’effort, une bronchorrhée et des infections récidivantes. Parmi les facteurs étiologiques, on cite l’inhalation de fumées et de gaz toxiques (en particulier de dioxyde d’azote), des infections dans le cas des enfants, des maladies systémiques (ex. polyarthrite rhumatoïde) et cette bronchiolite est une complication grave des allogreffes de cellules souches hématopoïétiques et des transplantations pulmonaires, en constituant alors une cause d’échec à moyen terme.
Le traitement à visée anti-inflammatoire utilise des glucocorticoïdes et des immunosuppresseurs. L’évolution se fait vers l’insuffisance respiratoire pouvant conduire à une transplantation pulmonaire.
→ bronchiolite, bronchiolite idiopathique
Édit. 2017
bronchiolite n.f.
bronchiolitis , small-airway disease
Infection virale qui affecte essentiellement les bronchioles et les petites bronches avec hypersécrétion muqueuse et métaplasie de l'épithélium, pouvant entraîner un trouble obstructif (bronchiolite aigüe oblitérante) et/ou s'associer à une alvéolite (bronchioalvéolite, bronchiolite suppurée).
Elle s'observe surtout chez le petit nourrisson. L'inflammation entraîne une hypersécrétion et des spasmes liés à une réactivité exagérée des muscles lisses de la paroi, d'où la réduction de la lumière des petites bronches et des bronchioles, voire leur obstruction qui induisent une détresse respiratoire dont la sémiologie clinique et radiologique est principalement bronchiolaire. Il peut s'y associer des manifestations de type alvéolaire.
Les rhinovirus saisonniers en sont les principaux responsables (virus respiratoire syncytial). D'autres virus, notamment un adénovirus, peuvent entraîner une évolution vers l'asthme. Chez l'ancien prématuré, l'enfant hypotrophe ou atteint de bronchodysplasie, une bronchiolite peut menacer la vie en causant une insuffisance respiratoire aigüe avec des apnées. Le traitement consiste en réanimation ventilatoire. La composante spastique peut bénéficier des bêta-mimétiques et, après atténuation des spasmes, la kinésithérapie (technique du flux accéléré) est utile.
La restriction hydrique et les diurétiques peuvent aggraver la détresse en épaississant les sécrétions. La surinfection d'une bronchiolite justifie le recours aux antibiotiques.
→ kinésithérapie, virus respiratoire syncytial, adénovirus
Édit. 2017
ligament de la plante (grand) l.m.
ligament transverse profond de la plante l.m.
→ ligament métatarsien transverse profond
ligament transverse superficiel de la plante l.m.
→ ligament métatarsien transverse superficiel
plante du pied l.f.
planta pedis (TA)
sole of foot
Ensemble des parties molles situées au-dessous du squelette et des articulations du pied.
Elle est concave selon deux courbures, l’une longitudinale à trois rayons, l’arche longitudinale du pied ou voûte plantaire proprement dite, l’autre transversale, l’arche transversale antérieure du pied. Cette conformation fait du pied un organe adapté à la marche plantigrade en station érigée.
Syn. région plantaire, regio plantaris, platar region
plante médicinale l.f.
Plante dont au moins une partie possède des propriétés médicamenteuses.
1) Le plus souvent on n’utilise qu’une partie de la plante, soit à l’état desséché, soit à l’état frais ou sous une forme stabilisée évitant des transformations qui peuvent survenir au cours de la dessiccation. Elles sont définies par un nom de genre et un nom d’espèce selon des règles internationales. Inscrites à la Pharmacopée, les plantes médicinales font l’objet de nombreuses monographies qui en précisent les caractéristiques analytiques.
2) Le produit final était traditionnellement appelé drogue végétale, mais, dans la rédaction actuelle du Code de la santé publique aux articles et, il existe une grave confusion entre deux acceptions du mot drogue et il est préférable d’abandonner l’emploi de ce mot relativement aux plantes médicinales, de façon à ne pas brouiller les conditions de la lutte contre les toxicomanies.
anévrysmorraphie oblitérante de Matas n.f.
R. Matas, chirurgien américain (1888)
[K3,K4]
Édit. 2017
endartérite oblitérante l.f.
obliterative endarteritis
Atteinte obstructive principalement des artères des membres inférieurs, le plus souvent d'origine athéromateuse.
→ syphilis, anévrisme syphilitique
[ K4]
Édit. 2019
mastite oblitérante l.f.
obstructive mastitis
thromboangéite oblitérante de Buerger l.f.
Buerger's disease, thromboangiitis obliterans
Artériopathie non athéromateuse, oblitérante, segmentaire, touchant les artères et veines de petit et de moyen calibre des extrémités supérieures et inférieures et survenant chez un homme jeune et gros fumeur.
Son étiologie est inconnue hormis le facteur déclenchant ou aggravant du tabagisme; originellement, elle a paru plus fréquente chez les jeunes israélites. Le traitement repose sur l'arrêt de la consommation de tabac, les soins locaux, les anticoagulants et les perfusions massives destinées à augmenter le débit sanguin périphérique.
L. Buerger, chirurgien urologue américain (1908)
Syn. maladie de Buerger, thromboangiose, thromboartérite juvénile
thromboangéite oblitérante l.f.
thromboangiitis obliterans, Buerger’s disease
Syn. maladie de Léo Buerger, thromboangiose, thromboartérite juvénile
→ thromboangéite oblitérante de Buerger
cellule trans-complémentante l.f.
transcomplementing cell
Cellule capable de fabriquer les protéines virales qui manquent à un virus défectif, c'est-à-dire un virus mutant qui a perdu la capacité de se reproduire sans virus assistant.
[A2,D1]
contrôle en trans l.m.
trans control
Régulation de l'expression génétique qui s'exerce par l'intermédiaire d'un facteur diffusible.
[Q1]
Édit. 2019
plan neuro-oculaire trans-hémisphérique oblique l.m.
oblique transhemispheric neuro-ocular plane
Plan anatomique utilisé comme plan de référence en tomodensitométrie ou en imagerie par résonnance magnétique, passant en position indifférente du regard, par le cristallin, la papille homolatérale, le canal optique homolatéral et le trou occipital au-dessus de l’odontoïde.
régulateur (trans-) adj.
transregulator
Qualifie un facteur modifiant la transcription d'un gène en ARN messager, en se fixant sur une séquence particulière de l'ADN dite cisrégulatrice.
Ces facteurs sont le plus souvent des protéines sensibles à des molécules régulatrices répondant à des stimulus extracellulaires, et comportant des séquences d'acides aminés ayant une affinité spécifiques pour l'ADN, comme les doigts de zinc ou les hélices basiques à « Leu-zipper » (fermeture éclair à leucines).
test cis-trans l.m.
cis-trans (test)
Chez les eucaryotes, test de complémentation fonctionnelle contribuant à établir les limites d’un cistron.
Il consiste à comparer l’expression de deux mutations récessives par croisement en configuration cis dans un individu et en configuration trans dans un autre :
- si le phénotype est mutant en configuration trans et sauvage en configuration cis, les deux mutations appartiennent au même cistron (schéma 1) ;
- si le phénotype est sauvage quelle que soit la configuration, les deux mutations appartiennent à deux cistrons différents (schéma 2).
→ complémentation fonctionnelle
[Q1]
trans
Préfixe d'origine latine signifiant au-delà, du côté opposé qui, appliqué à un composé éthylénique, désigne l'isomère dans lequel les radicaux les plus importants fixés sur les deux carbones de la double liaison sont situés de part et d'autre du plan de l'orbitale p.
Cette expression est maintenant remplacée par l’allemand entgegen dont l’antonyme est zusammen (ensemble)
Ant. cis
trans (configuration) l.f.
trans configuration
Disposition selon laquelle deux mutations sont chacune sur l'un des deux chromosomes homologues d'une cellule, d'un tissu ou d'un organisme.
effet trans l.m.
trans effect
Chez les Bactéries, action d'un gène sur un autre gène par l'intermédiaire d'une protéine produite par le premier.
P. ex., l'action d'un gène régulateur sur l'expression d'un opéron par un répresseur produit par le gène.
trans-Golgi n.m.
trans-régulateur (élément) l.m.)
trans-regulator element
acide tout-trans-rétinoïque l.m.
Métabolite naturel du rétinol induisant une induction de la différenciation en granulocytes fonctionnels de lignées de cellules leucémiques myéloïdes.
Il permet d'obtenir des rémissions de la leucémie aigue promyélocytaire.
Syn. trétinoïne
Sigle ATRA
→ rétinol, leucémie aigue promyélocytaire
[F1]
Édit. 2018