Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

38 résultats 

centre de lutte contre le cancer l.m.

comprehensive cancer center

Etablissements de santé hospitalo-universitaires, privés à but non lucratif, participant au service public hospitalier, répartis dans 16 Régions.
Leur statut défini par une ordonnance de 1945 leur confère une triple mission de soins, de recherche et d'enseignement, exclusivement axée sur le cancer. Le concept de base est la notion de pluridisciplinarité concertée. Ils disposent sur un même site de plateaux techniques performants en particulier en radiothérapie.

Sigle CLCC

[E,F2]

comité interministériel de lutte contre la drogue et la toxicomanie l.m.

Comité ayant pour mission « de préparer les décisions du gouvernement, tant au plan national qu’international, en ce qui concerne la lutte contre, d’une part la production, la transformation, le transport, la revente ainsi que les transactions financières et, d’autre part, la consommation et la toxicomanie, en favorisant la prévention, les soins, l’insertion sociale, l’information et la recherche ».
Noter que le texte du décret qui institue le comité ne précise pas les drogues ni les toxicomanies visées.

délégation générale à la lutte contre la drogue et la toxicomanie

[E,G3]

comité de lutte contre l'infection nosocomiale l.m.

Dans les établissements de soins publics, comité chargé de proposer à la direction toutes mesures propres à éviter et éventuellement supprimer les infections nosocomiales.
Tous les agents participant à la vie hospitalière sont représentés dans le comité : médecins, infirmiers, personnels de direction ou des services généraux, etc. La lutte contre les infections dépend autant de mesures d’hygiène individuelle (propreté des mains et des vêtements, éviction des agents atteints d’une infection, etc.) que de règles générales de fonctionnement (séparation des circuits de linge propre et de linge sale, circuits des déchets de toute nature, etc).

[E,D1]

lutte utérine (syndrome de) l.f.

uterine hypercontractility syndrome

Etat clinique de prérupture utérine auquel aboutit l'utérus gravide en travail lorsque son contenu fœtal rencontre des résistances mécaniques à l'engagement ou à l'expulsion.
Les contractions utérines augmentent d'intensité et de fréquence, le segment inférieur s'amplifie avec ascension de l'anneau de Bandl et, en l'absence d'intervention salvatrice, on assiste irrémédiablement à la rupture de l'utérus.

vessie de lutte l.f.

retentional bladder wall changes

Ensemble des modifications structurelles qui surviennent dans la paroi vésicale au-dessus d'un obstacle chronique : épaississement par hypertrophie du muscle et surcharge rapide et non réversible de collagène, trabéculations, cellules et colonnes, pseudodiverticules, diverticules de pulsion.
L’obstacle crée une hyperpression en amont et retentit sur les muscles vésicaux (détrusor). Les résultats de cette lutte vésicale évoluent en plusieurs stades :
1) simple hypertonie, avec une vessie ronde, de contenance réduite;
 2) vessie à colonnes et à cellules, avec de nombreuses images juxtaposées d'encoches et de diverticules ;
3) vessie multidiverticulaire.
L'ensemble de ces altérations pariétales réalise un aspect radiologique et endoscopique très caractéristique, authentifiant l'obstruction chronique d'aval (p. ex par un adénome prostatique ou une maladie du col).
Les modifications pariétales des neurovessies avec atteinte centrale sont très semblables..

Étym. lat. vesica : vessie

Syn. vessie à colonnes et à cellules

colonne vésicale, neurovessie, détrusor, col vésical (maladie acquise du), col vésical (maladie congénitale du)

[M3]

Édit. 2019

âge biologique l.m.

biological age

Etat anatomique et fonctionnel des organes d’une personne ainsi que la quantité de réserves physiologiques lui permettant de répondre à un stress quelconque (sollicitations environnementale, maladie, accident, stress psychologique (perte d’un proche).
Certains ont proposé d’estimer un âge biologique, mais pour l’instant aucune des méthodes préconiséées n’a de base scientifique. 

[E1,E3]

Édit. 2017

agent biologique pathogène l.m.

pathogenic agent

Micro-organisme susceptible de provoquer une infection chez l’Homme ou un animal.

Étym. lat. agens, de agere : agir

[D1]

Édit. 2020

analyse biologique l.f.

biological analysis

Aux termes du Code de Santé publique, examen biologique qui concourt au diagnostic, au traitement ou à la prévention des maladies humaines, ou qui met en évidence toute autre modification de l’état physiologique.
Cet examen peut relever de disciplines différentes : biochimie, hématologie, microbiologie, immunologie, virologie, parasitologie, etc.
Le même article du Code précise : les analyses ne peuvent être effectuées que dans des laboratoires agréés, sous la responsabilité de leurs directeurs et directeurs adjoints.
Les examens d’anatomie et de cytologie pathologiques sont des analyses biologiques soumises à une réglementation particulière, portant sur les titres et la compétence des auteurs de l’analyse, la durée de conservation des échantillons, lames ou prélèvements, etc.

Étym. gr. analusis : décomposition

[E3]

Édit. 2017

arme biologique l.f.

biological weapon

Emploi des agents biologiques, bactéries, virus, parasites, mycètes et toxines, comme armes au cours des guerres ou des actions terroristes.
De nos jours, ces agents risquent d’être redoutables dans les mains de terroristes (« bombe atomique du pauvre »), étant donné leur facilité de production.
Les principaux agents sont les bacilles du charbon, de la peste, de la typhoïde, les virus de la variole, de la grippe, des fièvres hémorragiques, les toxines botuliques (dose létale per os 0,1 µg, par voie parentérale 0,1 ng) et des toxines végétales telle que la ricine ou l’abrine, extraites des graines de ricin ou d’abrus (légumineuse tropicale). Les agents biologiques sont déposés sur des petites plumes, qui facilitent la dispersion lors de l'explosion de la bombe.
Pour être efficace et provoquer de graves dommages, la dispersion de l'agent biologique doit se faire par aérosols, ce qui suppose une technique militaire assez complexe. Les terroristes peuvent difficilement atteindre ce degré d'efficacité de sorte que leurs attentats ne peuvent pas faire généralement de nombre

bioterrorisme

biologique adj.

biological

Qui se rapporte à la biologie.

Étym. gr. bios, vie; logos : discours, traité

biologie

Édit. 2017

cible biologique l.f.

biological target

1) En physiologie, cette expression désigne les organes qui sont soumis à l’action des différentes hormones.
Ainsi les hormones hypophysaires ont pour cibles les différentes glandes endocrines dont les sécrétions exercent à leur tour un rétro-contrôle sur l’hypophyse qui est ainsi, elle-même un organe cible.
2) En thérapeutique, la prescription est ciblée par les manifestations pathologiques.
3) En toxicologie, la cible est constituée par les organes sensibles à la substance concernée.
Ainsi les drogues illicites sont actives sur les structures encéphaliques.
4) En entomologie médico-vétérinaire, il s’agit d’une espèce d'insecte ou d'acarien d'importance médicale contre laquelle est dirigée une action de lutte.
Ainsi, un traitement insecticide doit être dirigé contre un insecte vecteur mais ne doit pas se montrer toxique pour les espèces non cibles.
5) En infectiologie, il s'agit d'une espèce de bactérie ou de parasite contre laquelle est dirigé un traitement antibactérien, antiparasitaire ou antifongique.
Un tel traitement ne doit pas affecter les espèces non cibles comme celles qui composent les différents microbiotes.
6) En génétique, un gène cible est l’objet d’une manipulation génétique.

[C2, D1, G4, G5, Q1]

Édit. 2019

colle biologique l.f.

biological glue

Substance à base de collagène ou de fibrine utilisée en chirurgie pour faciliter la réunion ou la fixation d’éléments de petite taille.
Elle sert p. ex. en microchirurgie pour l’anastomose des nerfs et des vaisseaux de petit calibre, pour compléter une suture ou p. ex. en chirurgie articulaire pour fixer une fracture ostéochondrale

[G3,N2]

compartiment biologique l.m.

biologic compartment

Ensemble d'entités biologiques identiques, atomes, molécules, cellules, engagées dans le même processus physiologique, dont la localisation anatomique est éventuellement précisée.
P. ex. compartiment iodure thyroïdien ou vasculaire, compartiment des granulocytes sanguins ou médullaires.

[C1]

cycle biologique l.m.

biological cycle

Cycle des processus biologiques à l'échelle d'une cellule, d'un organisme, d'une population ou d'un peuplement.
Cycle saisonnier de la chute des feuilles, cycle de la reproduction, etc.

[C2]

diagnostic biologique de la grossesse l.m.

biological pregnancy test

Ensemble des examens permettant un diagnostic à partir du 23e ou 24e jour de la grossesse par la recherche, dans l'urine ou le sérum de femmes supposées enceintes, de l'hormone chorionique gonadotrophine, HCG.
Injectée à un animal, elle provoque diverses réactions : réaction de Friedmann ou apparition en 48 heures de follicules hémorragiques sur l'ovaire de lapine ; réaction de Reiprich modifiée par Aschheim et Varangot ou hyperémie ovarienne en 6 à 18 heures chez des rates impubères ; réaction de Galli-Mainini ou apparition en 3 heures de spermatozoïdes dans le liquide cloacal du batracien mâle.

M. H. Friedman, physiologiste de la reproduction américain (1929, 1931) ; W. Reiprich, gynécologue allemand (1933) ; B. Zondek (1927) et S. Aschheim, gynécologues allemands (1927, 1928) ; C. Galli Mainini, gynécologue argentin (1947) ; J. Varangot, gynécologue obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1909-1985)

dose biologique l.m.

bioassay

Méthode de dosage quantitatif d'une substance, présente dans un échantillon en très faible quantité, par mesure de son effet sur un organisme vivant ou une population.

Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)

efficacité biologique relative (EBR) l.f

relative biological effectiveness

En physique nucléaire, importance de l’effet biologique d'une même dose selon la nature du rayonnement.
L’EBR d’un rayonnement est définie par le rapport EBR = Dref / D où Dref est la dose d'un rayonnement de référence qui produit le même effet que la dose D du rayonnement considéré.
Le rayonnement de référence est en général un rayonnement à faible TEL (γ du cobalt 6O, ou rayons X et électrons d’énergie élevée) pour lequel l’efficacité biologique est minimale. La définition s’applique à des effets non mesurables dont on peut cependant apprécier l’égalité.
L’EBR d’un rayonnement dépend de la dose et de la nature de l’effet considéré.

Sigle angl. RBE

[B1, B2, F2]

Édit. 2019

horloge biologique l.f.

Syn. synchroniseur

synchroniseur

[C2]

période biologique d'une substance l.f.

biological half-time

Espace de temps pendant lequel la quantité d'une substance, initialement introduite dans un compartiment biologique défini, est réduite de moitié par les mécanismes physiologiques.
La notion de période implique une disparition aléatoire des molécules, c'est-à-dire une diminution exponentielle de leur nombre.

période d'un rythme biologique l.m.

rythme biologique (période d'un)

rétroaction biologique l.f.

biofeedback

Phénomène par lequel un élément biologique agit comme signal de régulation des mécanismes qui interviennent en amont de lui pour régler son taux ou son activité.
Une rétroaction biologique peut avoir une activité de stimulation (rétroaction positive) ou d’inhibition (rétroaction négative). Par exemple, dans les conditions physiologiques, le taux de calcémie est le principal facteur de régulation de la production de la parathormone: quand la calcémie baisse, la production de parathormone augmente, ce qui entraîne une hausse de la calcémie; quand la calcémie augmente, la production de parathormone baisse, ce qui entraîne une baisse de la calcémie.

rythme biologique l.m.

biological rythm

Variation endogène régulière, cyclique, assimilable à une fonction sinusoïdale, observée dans presque toutes les fonctions physiologiques, et caractérisée par sa période, son amplitude et sa phase.
Selon leur période, on distingue les rythmes circadiens, les plus étudiés (entre 21 et 29, voire 33 heures), circasemidiens (autour de 12 heures), infradiens (de 30 à 48 heures, parfois plus) et ultradiens (inférieurs à 21 heures). Il s'agit donc d'un phénomène périodique et prévisible.
Le terme de synchroniseur externe ("zeitgeber", "donneur de temps", J. Aschoff) désigne les signaux temporels de l'environnement qui permettent l'ajustement du système circadien sur 24 heures.

chronobiologie en psychiatrie

rythme biologique circadien l.m.

circadian rythm

Rythme dont la durée est d’environ 24 heures (24 +/- 4 heures).
Rythme endogène de variation sinusoïdale de la température et de la plupart des fonctions homéostatiques selon une période fixe de 24 heures, mais qui peut également, si a été supprimé tout repère horaire, prendre une avance ou un retard systématique (jusqu'à 33 heures), tout en gardant ses variations périodiques pour l'alternance veille-sommeil.
L'expression "zeitgeber" (donneur de temps, synchroniseur externe) se rapporte à l'influence sur ce rythme d'éléments comme l'alternance lumière-obscurité ou les bruits de l'activité humaine et sociale. Un déphasage éventuel est compensé, en situation expérimentale, par la réintroduction d'un "donneur de temps".
Etym. lat. circa : environ ; dies :jour

F. Halberg, chronobiologiste américain (1954) ; M. M. Rosbach, J. C. Hall, M. W Young, chronobiologistes amércains, prix Nobel de Medecine en 2017 (1990,1992)

chronobiologie en psychiatrie

Édit. 2020

rythme biologique circamensuel l.m.

Rythme dont la  période est d’environ 30 jours.

Étym. lat. circa : environ

rythme biologique circannuel l.m.

Rythme dont la  période est d’environ 1 an.

Étym. lat. circa : environ

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